Mr Normal, estivant…

A l’heure où j’écris ces lignes vous ne trouverez l’info que dans le Figaro.

C’est l’un de ces curieux paradoxes, qui fait qu’à l’international, et ça fait un peu chier de le dire, seul le canard du marchand d’armes Dassault fait encore à peu près son boulot.

Un journalisme factuel, honnête et objectif.

Oui tandis que des dizaines de milliers d’argentins manifestent dans la rue contre les mesures ultra libérales et régressives du nouveau président très à droite Macron Macri, élu à peine depuis deux mois, et qu’à ce titre il reçoit, comme c’est étonnant, le soutien de notre moderne normal venu faire du tourisme commercial au phosphore entre deux couronnes de fleurs, j’ai beau envoyer du mot clef dans tous les sens :

Walou dans les autres hebdos en ligne.

Nulle trace évidemment dans les torchons socio-libéraux de référence. Pas même une bafouille de Paulo A Paranagua, larbin appointé de la cia toujours prompt à cracher sa désinformation sur Maduro, Morales ou Correa et que dalle dans le torche cul Libération qui a quand même d’autres Melenchon à fouetter et notamment , trouver de toute urgence la sex-tape torride de Jean-Luc roulant des pelles à Vladimir.

Donc Mr normal président, fort modernement , non seulement se sent obligé de renvoyer la France à l’esclavage en explosant le code du travail ici, mais se fait une joie d’aller bousiller les conquêtes sociales obtenues sous la présidence de Cristina Kirchner en Argentine qu’il n’eut pas le temps de visiter durant les huit ans de sa gouvernance.

L’avait poney ou Gayet ou les deux à la fois.

Oui on peut dire que notre gros tas de modernité avariée a de la suite dans les idées. Non seulement il ne se contente pas de bousiller socialement, diplomatiquement, culturellement … notre pays mais a de plus l’ambition d’aller dégueulasser ailleurs.

On pourrait penser que pendant qu’il est absent au moins ne fait-il pas de conneries : ben non !

Pour quelqu’un qui en son temps refusa le survol de notre territoire au président Morales, qui rencontra au Mexique le président mafieux local, qui foula de ses mocassins à glands le sol de Colombie, du Perou… en évitant soigneusement tous les gouvernements progressifs et disons le de gauche, on ne pouvait quand même pas s’attendre à ce qu’il aille fleurir la tombe de Chavez, et ce, malgré son goût prononcé pour les commémorations pluvieuses.

Certes me direz-vous, notre bouffi ennemi de la finance visita en son temps Castro et même le reçut en son palais, mais c’était, il va de soi après avoir reçu la permission du Boss américain.

Il faut donc convenir que si le jeune ringard franquiste Valls n‘est pas un gauchiste forcené et le Jeune post moderne Macron aux autocars visionnaires n‘est pas précisément un bolchevik d’avant garde, Mr François Pays Bas, chef comptable de son état, n’est ni socio-démocrate, ni même socio-libéral mais un pur ultralibéral viscéralement droitard jusqu’au bout de ses trois poils de cul passés au cirage.

Et c’est encore lui qui en parle le mieux…

tgb

T’es de gauche ? non j’suis musulman !

 Si hier vous étiez dans un coma profond, pris par les flammes à Fort McMurray, ou plus simplement imperméable au fast-news, je vous signale à toutes fins utiles qu’un maire musulman vient d’être élu maire de Londres.

Oui, musulman. Accessoirement travailliste. (plutôt Blair que Corbyn d’ailleurs).

Car c’est ainsi qu’aujourd’hui en « journalisme » , l’on renverse les facteurs. On est d’abord de sa religion avant d’être de sa conviction, de son orientation sexuelle avant d’être de ses idées, de son image avant d’être de ses valeurs. Je ne parle même du programme vu qu’on a bien compris comment, en général, les politiques s’asseyaient dessus.

Et pour pousser plus loin, façon Pujadas, le subtil parfum communautariste et le racolage merdiatique, Sadiq Khan musulman prolo aura donc été élu contre Zac Goldsmith juif milliardaire.

Tout de suite ça exhale meilleur son choc des civilisations, son grand remplacement façon Houellebecq visionnaire et son invasion islamiste et barbare. (Notons au passage que dans le jt en question, la mort de Siné n’aura pas été évoquée, pas plus qu’Hollande n’y sera allé de son communiqué larmoyant, sorte d’hommage posthume finalement par le néant).

Alors évidemment l’info pour piliers de bars d’y aller aussitôt de son sondage tout en nuances…

Et d’imaginer alors dans le genre question con pour sondés à tube digestif hyper réactif du clic rapport à Strauss Kahn par exemple, si les français étaient prêts à voter pour un juif obsédé sexuel ?

Ce qui d’emblée pose le cadre tout en finesse.

Sauf que des élus musulmans, juifs, catholiques, athées, protestants, agnostiques et tutti quanti, y’en a déjà un certain nombre, sans qu’on ait besoin de trier dans le tas à les évaluer sur leurs fréquentations de la mosquée, synagogue, église ou bordel de madame X.

Lorsque les électeurs votent pour le républicain Balkany, votent-ils pour un catho, un juif, un musulman ou plus simplement pour un fraudeur fiscal notoire ?

La question de l’intégrité et de la compétence ayant peut-être quelque intérêt supérieur.

Je me fous de savoir si le député Tian chasseur de fraude sociale et épinglé pour un compte en Suisse bouffe casher hallal ou du poisson le vendredi, en revanche je lui botterais volontiers son gros cul de tartufe bien joufflu.

Au risque de heurter les pudeurs à géométrie variable de frère Pujadas.

tgb

La prunelle de nos yeux

– Si la jeunesse n’a pas toujours raison la société qui la méconnaît et qui la frappe a toujours tort – F Mitterand

C’est donc très inspiré par cette citation que François Hollande, scaphandrier en eaux profondes, dont visiblement la priorité est la jeunesse, éborgne, gaze et embastille.

Flashball :

vous me direz, un peu de décence, durant ce temps-là, il est des Porshes qui brûlent dans d’atroces souffrances et font la une des journaux…

Certes !

#JeSuisPorshe et je m’incline devant l’immolation de la vroum vroum.

Mais au nom de l’ordre des 1%, de l’état policier qui vient et de l’état d’urgence qui dure, est-il bien raisonnable d’éborgner, mutiler, bousiller nos mômes dans cet aveuglement répressif visant trop mal ou trop bien à faire régner la terreur et à fracasser le mouvement ?

Que n’use t’on ainsi de tant d’armes « sublétales » quand les bonnets rouges, la FNSEA ou les crânes rasés s’invitent au baston.

 A l’heure bénie du goudron et des plumes, il faudra bien se souvenir de ce triste et sinistre Bernard Gazeneuve, l’Ali Chimique Hollandais, rampant devant les forts et matraquant les faibles, de ses violences calculées, de ses retours de voltigeurs de triste mémoire,

de ses flics-casseurs et de cette appétence pour la lésion irréversible.

A ce moment critique où les insultes contre Finkielkraut sont « lynchage  » et les lâchages de CRS en furie « évacuation « , on attend avec impatience le relâchement anal du phare de la pensée de la cabane du fond du jardin, l’impayable Mimi Onfray, philosophe pétomane tout à ses émois de pucelle traumatisée.

S’il paraît évident que, tel le rituel de passage et la mise en pratique générationnelle de l’indémodable « mort aux vaches » se prendre un coup de matraque sur la tronche fait partie de toute éducation estudiantine qui se respecte, au moins pendant que les jeunes cognent sur les flics ne font-ils pas de conneries – (du genre regarder Hanouna à la télé), l’inverse en revanche reste à démontrer.

C’est pourquoi, tout comme moi, tu vas t’empresser d’aller signer contre cette saloperie de flash ball mille fois dénoncée et toujours pointée sur ta gueule par le robocop de service, avant que ça ne devienne férocement œil pour œil

et dents contre sans dents.

tgb

Antoine Deltour sera exécuté !

Denis Robert : « Ce sont les voleurs qui instruisent le procès »

Ainsi le lanceur d’alerte Antoine Deltour serait un anticapitaliste !

Diantre ! l’accusation est sérieuse, et si la chose était avérée, son exécution en place publique serait évidemment justifiée. La peine encourue de 10 ans de prison paraissant au regard des faits, lamentablement laxiste.

Pensez donc, dans le monde du dumping social et fiscal et de la délinquance financière, où l’ancien premier ministre du Luxembourg devenu président de la commission européenne succédant au gentil criminel de guerre Barroso, fut le garant du système d’évasion fiscale, un homme honnête, pas corrompu, pas même militant, se préoccupant de l’intérêt général, estimant que les multinationales devraient payer leurs impôts, ne peut être qu’éminemment suspect et foin de précautions juridiques, coupable.

Salaud d’utopiste !

Circonstances aggravantes, Antoine Deltour était abonné aux newsletters des Verts et lisait Mediapart. C’est dire si son cas est désespéré et si même il possède encore toute sa raison. Surtout quand on connaît l’attitude d’Edwy Plenel envers Denis Robert lors de l’affaire Clearstream.

Bref, dans l’affaire Luxleaks, il ne s’agit ni de délit d’opinion, ni de procès stalinien ou politique et pas plus de chasse aux sorcières ou de maccarthysme, voire même d’inquisition obscurantiste de fanatiques cupides dans l’impunité la plus totale, mais somme toute de la lutte éclairée, libre et non faussée, contre une forme de terrorisme idéaliste, de pureté barbare.

Le juste procès du vice à la vertu.

Merci donc au fin limier Roger Hayard, policier de son état, d’avoir su avec discernement, confondre le dangereux fouille merde Deltour et d’avoir révélé au grand jour son aversion pathologique pour le capitalisme bienfaiteur.

Aussi je suggère à notre président bien aimé, ennemi ami de la finance, courageux protecteur des opprimés patronaux du code du travail et du secret des affaires, de décerner siné dié la légion d’honneur à l’admirable Roger Hayard, défenseur héroïque du système oligarchique et pourfendeur acharné des ennemis de la liberté de s’en foutre plein les fouilles sur le dos des médiocres imposés.

Rappelons opportunément aux assoiffés de principes moraux que le premier qui dit la vérité sera exécuté !

tgb

Filmer les filmeurs

Etonnant comme, dés qu’on retourne le miroir, les filmeurs filmés ont de soudaines pudeurs.

Observer la machine à fabriquer l’opinion et alors les montreurs d’ours de ne plus se montrer, tel Orphée se retournant sur sa belle et faisant disparaître Eurydice à jamais.

Montrer ce qu’ils montrent, comment ils le montrent et surtout ce qu’ils cachent, par l’angle et le prisme, monter et démonter le misérable dispositif et alors de gripper les engrenages et la grande chaîne médiatique à produire du vide.

Comme si soudain l’exhibitionniste se voyant à poils, d’aller se rhabiller.

Car en vrai, le journalisme mainstream, à mouliner du rien ne montre pas. Il se montre. Il commente, il souligne, il réduit tout au cadre. Il se plante dans le décor, il se filme. Et le sujet alors de devenir accessoire, les acteurs, figurants et tout de lui tourner autour dans une vulgaire mise en abîme pixellisée.

L’image de l’autre ne faisant qu’alimenter l’image de soi. On ne montre alors que pour se montrer soi. Tout á exiger de l’ordre pour dènoncer le dèsordre.

Etonnant oui, qu’à simplement montrer les montreurs, la machine à réduire, la machine à pathos de se déconstruire et de s’autodétruire dans ce brouillage soudain de la routine télévisée.

Et le regard du grand reporter de guerre sur le terrain avec fixeur, bodygard, gilet pare-balles…à 800 mètres de chez lui, soudain d’implorer : – On ne peut pas me montrer moi puisque c’est moi normalement qui montre me montrer

Juste décaler l’angle, devenir témoin du faux témoin, un soupçon de métajournalisme et alors la virtualité du grand mensonge d’être à peine surexposé qu’il se décompose illico et retourne à son néant.

Le montreur n’ayant rien à montrer et se sachant montré n’a donc plus rien à dire. Ou à faire.

Le journalisme de trottoir ou de bétaillère, à toujours tout montrer du doigt, a pris la mauvaise habitude de zoomer sur ce doigt pour ne surtout rien montrer ailleurs.

L’info devenant le doigt, à simplement désigner le doigt qui ne montre que lui-même et alors de voir en gros plan l’index soudain dans le pot de déconfiture.

Le montreur démontré.

tgb

Les vieux cons

Si les jeunes maquerelles finissent en vieilles bigotes, alors nous en avons, avec la bande à Finkie, la parfaite illustration.

Rapport à Nuit Debout :

Cohn Bendit – Il faut arrêter de rêver

Bruckner – Je ne pense pas que ce mouvement doive se poursuivre. Ces jeunes gens se croient tout permis

Goupil – Ce mouvement n’a pas d’avenir

BHL – …nuit debout s‘est déshonoré…

Couturier – en sillonnant la nuit debout on croise toute la galerie habituelle des névroses qui hantent la gauche bobo…-

La disparition de Glucksman nous privant d’une ineptie supplémentaire au catalogue.

De jeunes cons à vieux cons, sans omettre la séquence néo-cons, c’est avec une belle constance dans la connerie, que les yéyés du maoïsme, les bolcheviks en bermuda auront fait carrière. Les rentiers du monôme 68, dépositaires officiels de la marque « révolution et cotillons », les empiffrés de la bamboula lacrymo, tiennent à conserver leurs dividendes comme autant de privilèges.

De la lutte armée à la pensée assise, en parfaite adéquation avec la pire de la pensée moisie : Ciotti Brunet Reynié Lepen Rioufol…

Les anciens contestataires de l’ordre ancien sont aujourd’hui même les pires représentants bedonnants du paternalisme satisfait.

Prière de ne pas déranger tonton Bruckner dans sa sieste digestive à roter sa suffisance et son mépris.

Jeunes gens, veuillez vous indigner dans les clous et prendre les patins avant le matraquage.

Dans le carré VIP de la chemise déboutonnée du haut, mieux vaut ne pas froisser les petits maîtres sous peine de repasser à genoux sa leçon en suivant bien les plis. C’est que nos subversifs momifiés ont l’esprit de caste et l’aigreur facile voire jalouse.

Abonnés depuis presque 50 ans à la révolution sans peine et sans entraves, à la transgression tout confort et à l’intégrisme libéral et Bushien, il ne fait pas bon venir les chatouiller dans leurs charentaises à glands et leur triturer la prostate embourgeoisée.

Pour une fois que le petit Alain avait la permission de minuit, voilà t’y pas qu’il se prend dans la vraie vie de la cour de récré, du réel en pleine face. Et le cœur de la pleurnicherie outragée complice de toutes les guerres sales et de toutes les saloperies atlantistes, d’y aller de son sparadrah humanitaire et scandalisé.

Crime de lèse majesté. On aurait touché à un poil de cul de notre Socrate sur vibreur et bipolaire. Et l’opprimé de la censure gauchiste de répandre son gnagnagna sur toutes les ondes de France.

La bonne blague.

Oui ami islamo-gauchiste, djihadiste vert et autre nuitdeboutiste, va falloir arrêter de t’excuser de tes colères, de demander la permission à tonton Dany et revendiquer haut et fort le dérangement, sans passer par le Lexomil.

Quand ils nous laisseront la parole peut-être alors les autoriserons-nous à accéder à notre crachoir. En attendant quelque chose aura vraiment changé, quand, lorsque nous leur cracherons vraiment à la gueule, c’est eux qui s’excuseront de nous avoir gâché de la salive.

tgb

L’insurrection qui vient est venue

On l’attendait, on n’y croyait plus. On s’exaspérait de tant d’inertie face à tant de violence sociale et de mépris de classe et de gabegie écologique et de foutage de gueule moral, et de Goldman Sachs et de vendus, de médiocres, de postures et d’imposteurs et de compétitivité à tout saloper. Les âmes, la planète, la dignité, l’honneur, la liberté-égalité-fraternité nom de dieu.

Et l’intelligence.

Tant d’arrogance crasse et de tartufferie.

On s’impatientait, assommé par trop de servitude volontaire, de soumission docile, de à quoi bon…

Il y avait bien parfois une chemise déchirée, mais on te faisait payer si cher le pressing !

On l’imaginait comme d’hab cette insurrection à venir, violente, romantique, solaire. Elle a surgi comme d’hab, sans qu’on la voit venir ; peinarde, multiple, tenace dans le froid, imperméable à la pluie, bordelisée organisée tout à la fois.

Fragile.

Elle a posé ses valoches à la République puis ailleurs puis partout, diffuse, confuse, jusqu’à des bleds improbables, un peu sympa, foutraque, vaguement boy scout, debout assise, insaisissable.

Et soudain tout à vieilli. Tout ce qui était vieux et repeint de modernité ringarde s’est flétri et papy Macron et sa dame et Valls musette et pépère à la télé, les retraités parlant aux retraités, et Le Maire rasé de frais et déjà rassis et tout ce plein de vide et leurs salonards de l’éditocratie, de l’entre soi à s’enivrer de parole rémunérée, de platitudes suffisantes et de confort verbal à rien dire.

Qui de machin ou de truc choppera la queue du Mickey ? rien à foutre camarade. Allez vous faire trouer le cul dans vos croisières idéologiques et vos excursions sondagières. La télé, elle est sur les portables et les chroniques y sont sauvages. Le talent est gratuit et la politique partout sauf chez les politiciens.

Tous soudain tocardisé, sauf Bernie, Badiou, sauf Morin, sauf Corbyn, sauf Chomsky, les vieux de la vieille adulés pour ce qu’ils sont restés. Fidèles. Convaincus. Pas modes. Avec de vilains pulls.

Tendance.

La modernité était nichée dans l’intégrité, l’humain et la patience d’autre chose à rien transiger, rien céder.

Et le pull moche.

L’insurrection qui devait venir est venue. Une verveine, un lexomil et au lit le vieux monde de ceux qui dénonçaient le vieux monde. Au dodo les primaires. Et un anus artificiel pour Cohn Bendit. Et le bassin pour Bruckner.

Leur printemps républicain pubard vient de se faire grave empapaouter par la nuit de l’impro.

Et que si rien n’a encore changé tout est déjà différent, tant les cadavres encravatés de l’ordre et de l’oligarchie pourrissent sur pied.

C’était plié ?! on déplie tout.

Alors quoi qu‘il arrive et quoi qu’il advienne elle a surgi, gauche, étonnante, merdique, glorieuse, incertaine…

l’insurrection qui vient est venue.

tgb

le 47 mars 2016

La primaire des primaires

Devant la multiplication des primaires, primaire écolococosocialocollabo, primaire fachocentrorepublicanosarko et primaire sociocivicofrancodroito, il serait sage et judicieux d’organiser une primaire des primaires afin de ne pas trop encombrer les primaires.

Parce qu’on a beau dire trop de primaires finit par tuer les primaires.

Donc avant de procéder à la primaire suprême qui désignera le candidat du secondaire, soit le premier tour du championnat de celui (ou celle) qu’à la plus grosse, sélectionnons la meilleure primaire de toutes les primaires.

Je sais pas si vous me suivez.

Un bel exemple en tout cas de compétitivité civique et illustrée. Soit 4 élections en tout.

On voit tout de suite le côté simplifié de la chose.

Il est évident que tous les candidats des primaires non retenues seront automatiquement éliminés. Ce qui dégagera de la compétition un certain nombre de baltringues distingués aussi dispensables qu’insipides en grappes.

Non on ne redouble pas une primaire. Non, on ne rejoint pas en douce la primaire gagnante. Ce sera quitte ou double et tous les candidats se foutant sur la gueule la veille disparaîtront ensemble dans un bel exemple d’échec fraternel et solidaire.

Seuls les participants de la primaire gagnante pourront continuer à s’insulter copieusement avant de former un gouvernement éventuel.

Bref, pour résumer, on fait un tournoi préalable de primaires avant de passer à la primaire qui désignera le candidat final opposé aux autres candidats pas passés par les primaires.

Vous me direz que c’est un peu injuste, rapport aux petits malins s’exonérant de primaires et je vous répondrais qu’en effet c’est ni sport ni équitable mais qu’il faut être un peu con pour participer à des primaires quand rien dans le règlement ne vous y oblige.

Je vous rappelle que l’heureux gagnant des primaires précédentes fut notre immense président dont l’inconsistance le dispute à la pluviométrie.

Notons également qu’avec 5% au concours, on peut finir premier ministre. C’est dire si l’enjeu des primaires en vaut la peine et que ce mode de désignation électoral reste incontestablement le meilleur moyen de choisir le moyen le meilleur.

Est ce clair ?

Devant un tel challenge parfaitement enthousiasmant, je ne vous cache pas que je suis moi-même à deux doigts de lancer ma propre primaire, parce qu’à 50 ans si t’as pas participé à une primaire t’as quand même vachement raté ta vie.

tgb

Vent debout

De la galanterie républicaine

A l’élégance toute monarchique

Tandis que tombe la pluie forcément islamique

Et que le dernier des tyrans fait météo modeste

De quels étranges privilèges royaux et rincés

Dans la débandade guignolo-libérale

L’histoire toute en images conservera ?

du geste sacrificiel de l’adulte

A l’aile protectrice paternellement désintéressée

Que reste-t-il du paradis fiscal au parachute disparu

Quand le printemps pluvieux et précaire

S’installe debout et malgré tout ?

Une trace de buée sur une tête de genou.

tgb

A la pêche au gros

Parmi ces dix informations, une seule est un poisson d’avril – sauras-tu la retrouver ?

Exemplarité – Xavier Bertrand fermement décidé à faire de la politique autrement après avoir entendu distinctement le message des français aux dernières régionales renonce au cumul des mandats et pour compenser ce manque à gagner s’augmente de 4000 euros en tant que président de l’agglomération de Saint-Quentin.

Compétitivité – Jaloux du patron de Renault Carlos Ghosn bénéficiant d’un salaire de 7,251 millions, sans omettre les 8 millions d’euros qu’il touche en tant que PDG de Nissan, Carlos Tavarés big boss de PSA, double rageusement son salaire dans le virage pour atteindre la somme ridicule de 5,24 millions d’Euros.

Sérénité – Le gouvernement dont la priorité est à la jeunesse a commandé 115 000 munitions de lanceurs de balles de défense destinés aux flashballs, soit deux fois plus que l’année dernière. Quand gouvernement acheter grenades, printemps chaud !

Bien vu ! – Le brillant spécialiste de l’islam et du monde arabe Gilles Kepel, expert de référence omni présent dans les médias avait finement prophétisé dans son ouvrage visionnaire « Jihad » paru en 2000, le déclin de l islamisme. 

Socialisme – Revalorisation spectaculaire des prestations sociales au premier avril 2016. 0,80 centimes de hausse pour le minimum vieillesse et près de 50 centimes pour le RSA et autres allocations familiales.

Fait divers – François Hollande fuyant la France aurait été arrêté à Varennes.

Austérité – Dans cette France déclinante et assistée où les entrepreneurs souffrent le martyr, la fortune des 500 français les plus riches a triplé depuis 2009 et s élève en 2015 à 460 milliards d‘euros soit cinq fois plus qu’en 1996 – la vie d’un entrepreneur est plus dure que celle d’un salarié.

Sa(ou)domasochisme – Une jeune saoudienne de 19 ans est condamnée à 200 coups de fouet pour avoir été violée. La Salooooope ! Manquerait plus qu’on lui donne la légion d’honneur…

Linguistique – Selon le test Flesch-Kincaid, Donald Trump, en tête de la course à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 2016, se démarque par un vocabulaire particulièrement pauvre, du niveau d’un enfant de dix ans.

Grand remplacement – Un jeune Comorien de huit ans arrivé sans papiers à Roissy CDG est retenu depuis plus de dix jours en zone d’attente. L’histoire ne dit pas s’il comprend les nuances sémantiques de Trump (voir ci dessus).

Est-il bien utile de vous donner la solution ?

tgb