Mis en avant

L’humaniste manager

Enfermé dans sa novlangue corporate, le top crétin manageur qui dirige la nation comme une entreprise, parvenu à son niveau d’incompétence jargonneux nous déclare : « le gouvernement va corriger les choses pour que l’humanité retrouve l’efficacité ».

De l’humanisme efficace, voire performant, ça aurait tout l’air d’un oxymore mais faudrait voir à pas trop exiger de la pensée complexe tout autant que rudimentaire, tant l’humaniste pdg parle couramment le con et par exemple : « Si tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même ».

Il faut bien reconnaître au super manager de la macronie agonisante que côté humaniste, il nous gâte.

Et c’est ainsi que guidés par un « objectif d’humanisme » (ils ne peuvent pas s’empêcher) en pleine épidémie mondiale, les gestionnaires de matériel humain votent la suppression de l’aide médicale aux étrangers en situation irrégulière, remplacent une grenade mutilante par une autre plus mutilante encore dans un contexte de violences policières qui n’existent pas selon Sibeth Ndiaye mais qui sont systématiquement sanctionnées selon la même Sibeth Ndiaye et s’apprêtent à dépecer nos forêts aux temps longs dans le temps court qui leur est imparti. La start up nation en ses fins algorithmes assureront la repousse.

Oui, ‘ trop facile de s’acheter de la générosité sur le dos des entreprises », trop facile, Sereine Mauborgne, que de mettre en péril les multinationales gavées de CICE, pour accompagner les enfants handicapés, cancéreux, ou même pour enterrer nos petits anges qui ne deviendront même pas milliardaires…trop facile de dilapider ce pognon de dingue qu’on n’a pas mais qu’on trouve toujours quand il s’agit de primes aux non grévistes tout en retirant un jour de salaire aux profs ayant été aux obsèques de Christine Renon directrice d’école suicidée, ou de lâcher 1,5 milliards par an pour un SNU, à endoctriner la jeunesse macronarde dans des panoplies de majorettes au lever de drapeau, tandis qu’on met en garde à vue des lycéens refusant de passer le bac encadré par la BAC, pour faire passer l’envie aux autres, que ça leur fera au moins des souvenirs.

Rappelons incidemment, que ce sont ces mêmes gens, qui passent leur temps à nous culpabiliser avec la dette, la dette, la dette, que nous laissons à nos enfants ce qui ne les empêche évidemment pas de coller du pesticide à 5 mètres des écoles, tellement l’avenir de nos mômes les obsède et la FNSEA.

C’est à ces petits riens qu’on perçoit toute l’humanité de ce gouvernement peuplé de cadres d’entreprise, de DRH productivistes tout à leur cafouillage entrepreneurial et champions du pilotage par statistiques et de la disruption dans le fossé ; inventeurs inspirés, d’un service payant à la poste pour discuter 5 minutes avec une personne isolée alors que ça se faisait spontanément avant la gestion du temps et la rationalisation des coûts ; concepteurs novateurs de sièges wc sournoisement inclinés afin que le petit personnel ne s’éternise pas à caguer. Oui c’est à ces petits riens qu’on reconnait l’extrême sensibilité exacerbée de ces comptables à kilométrages limités tout à leurs séances de reporting, benchmarking et de powerpointing à tout quantifier ; le prix d’un pneu de chez Michelin, d’un enfant mort né, d’une femme battue, avec numéro vert surtaxé, entre start up mon cul et call center ; à tout désigner, Bedmanager, Streetmanager, gardechampêtremanager… en ce sinistre globish pour décérébrés acculturés fanatiques du management par la terreur.

  • Comme on lui en avait donné l’ordre, Eichmann était simplement incapable de penser. Hannah Arendt

Incapables de penser ou d’aimer sans compter oui, toujours dans le combien tu m’aimes ? dans le combien tu rapportes ? dans cette mesquinerie robotisée de playmobils sans conscience, tandis que les éboueurs ou les égoutiers à l’espérance de vie réduite font grève et que les bataillons d’ éditocrates autrement moins indispensables mais autrement mieux payés, tout à leur macr’onanisme quotidien, font des commentaires indignés sur les poubelles.

Constater alors que les ordures qui prolifèrent ne sont pas sur les trottoirs et que les rats qui infestent les rues paradent en robocops.

tgb

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Mis en avant

Coup de grâce !

Et dans le tumulte des lacrymos, des charges bestiales des milices, des visages défigurés, des corps tuméfiés, mutilés, de la propagandastaffel en boucle, des interviews d’opposants comme des gardes à vue, du mensonge d’état édifié en vérité solennelle, de la reconnaissance au faciès, du flicage, du fricage, du bourrage et matraquage de crâne… soudain comme en suspension un pur moment de grâce.

Et ce temps pétrifié de faire le tour du monde et de tout dévaster, des images maquillées aux éléments de langage, des mirages potemkine aux formatage des consciences, du story telling laborieusement agencé à coups de com’ frelatée et alors la légèreté de surgir de la pesanteur, la fragilité de la brutalité animale, la beauté de la barbarie policière et macronarde.

Et des petits rats éthérés sur le parvis, d’offrir au peuple, à la populace, diraient les méprisants de cette sinistre république, la magie de Noël, ces quelques secondes d’éternité, dans le glauque des comptables et des tableaux Excel, des managers inutiles de la « gestion du matériel humain », additionnant les tutus que les bataillons féroces n’ont pas encore souillé de sang, et les bleus de travail, et les blouses blanches et les gilets jaunes et de faire une moyenne et des stats dans le sordide du quantifiable pour mieux fractionner.

Que l’élite esthétique, les symboles de ce pays, choeur de radio France ou de l’opéra Bastille, orchestre et ballet de l’opéra Garnier ou de l’opéra de Lyon soudain fracassent la vulgarité des cuistres et des cupides et la nomenclature tout à coup devant tant de lévitation, de se trouver interdite, stupéfiée, statufiée comme en état de choc, à l’état de pierre avant de s’effondrer.

Et les derniers adeptes patentés du système, incapables même de la fermer le temps d’un instant poétique de se sentir obligé encore à justifier le pire et l’exécrable, à mégoter, compter, et pinailler tout à la médiocrité de leur monde obscène.

Et bon dieu que c’est triste, que c’est sale, que c’est laid, d’avoir pour ennemi la beauté.

tgb

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Le macronisme zombie

Ce qui est fort significatif en ce macronisme déshumanisé de chefs comptables, dont les mots n’ont plus de valeurs, les phrases plus de sens et dont les fonctions elles mêmes sont dépourvues de toute consistance, c’est que face à des situations de crise, face à l’insurrection tranquille, aux colères symboliques et canalisées, ces rouages désincarnés, ces représentants d’institutions ne réagissent plus, n’existent plus, ne sont plus que des ombres dans leur représentation zombie.

Des pompiers qui te plantent là des notables tout ballots. Des avocats qui te jettent leurs robes à la figure de la ministre sur rail. Des artisans d’état qui te déposent leurs outils de travail devant leur boss sur orbite. Des soignants qui balancent leur blouse au nez du grand patron. A la limite, on admirerait presque la patronne de Radio France qui essaie un minimum de sauver la face et de se battre avant d’opérer sa retraite de Russie.

Tels des robots programmés incapables de faire face à une situation imprévue (et il n’y a bien qu’eux pour ne pas les prévoir) incapables d’improviser, de sortir de leur cadre, de leur zone confinée balisée de confort, d’écouter, de s’adapter, d’avoir la moindre marque d’empathie, une émotion, une colère, un mot d’humour, une agilité d’esprit quelconque, bref l’intelligence de la situation, il n’y a rien, rien qu’un fonctionnement, qu’une mécanique, pas même une débandade, une fuite, une reddition honorable, non rien, rien que du vide, une absence, un néant.

Il n’y a plus d’abonnés au numéro que vous avez demandé.

Et alors de se poser la question. Y en a t’il jamais eu ?

Toute cette viande froide haut fonctionnarisée fut elle un jour habitée ? Tous ces costards taillés sur mesure furent ils un jour incarnés ? Et derrière tel ou tel poste à responsabilités, derrière tel ou tel pantin gris grassement payé pour ses responsabilités, parce que des responsabilités, existe il quelqu’un qui fut un jour responsable de quelque chose, voire de lui même ?

Et devant ce gouffre, cette dématérialisation, de penser à Hannah Arendt à cette banalité du mal, à cette seule réponse après des crimes de masse dépassant toute entendement : je n’ai fait qu’obéir aux ordres !

ni responsable ni coupable.

Mais obéissent ils encore ou tels des automates, des poulets sans tête, dans cette routine, continuent t’ils imperturbablement, à fonctionner, à faire ce qu’ils savent faire. C’est à dire RIEN. Des discours creux. Dans des conventions vaines. Lors de rituels inutiles. Dans des simulacres pitoyables avec projections power point en trois points et tableaux Excel illisibles et vaut mieux.

Dans ce naufrage des institutions, cette décomposition des corps et des corps d’état, ce délabrement moral, physique, de toute autorité, à ce niveau d’inanité, de transparence, on gagnerait en effet à remplacer avantageusement ces petits grands chefs par des algorithmes. Au moins serait ce clair et honnête et économique.

Mais précisément, dans ce vide, ne sont ils même pas désemparés, même pas sidérés, même pas interdits, ils font, ils continuent, ils lisent, ils débitent, comme non concernés, comme hors réalité, ils déroulent, ils ânonnent. Comme des morts vivants.

Et c’est bien cette faiblesse qui devient redoutable. Comment se révolter contre du vent, du vide, du plus rien, du que dalle. Combien il est difficile alors de n’avoir plus d’interlocuteur pour faire rebondir le cri, la parole, le ras le bol généralisé. Hors la flicaille de rue, cette barbarie enragée hors contrôle et qui tient le pouvoir plus qu’il ne le tient, et la flicaille des écrans, aux arguments recuits, usés jusqu’à la corde, pris la main dans le sac systématiquement et qui ne font plus illusion, l’ennemi est précisément ce rien abyssal, ce pouvoir inexistant de députés fantoches, de courtisans fades, de ministres dévoyés, ne masquant même plus le visage poudré d’un petit morveux mégalomane, ivre de lui-même et cocaïné.

Et de prendre conscience alors que le rien c’est pas nous, que le rien c’est bien eux. Et que peut-être est ce là tout le problème. Hors les matraques il n’y a plus que du vide, plus que de l’absence, plus que du zombie et qu’il n’y a pas 36 moyens pour se débarrasser d’un mort vivant :

faut lui couper la tête.

tgb

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Black bloc contre blackrock

Toute l’histoire du macronisme et de son monde, pourrait pourri, tenir dans cet odieux personnage ordinaire. Laurent Pietraszewski.

Non, rien de personnel, juste l’incarnation parfaite de la start up nation, le maître étalon du valet de pisse corporate, trimbalant la banalité de son inhumanité au service du pognon.

Une véritable métonymie. La partie pour le tout. Le petit contremaître s’élevant sur les faibles pour mieux nourrir la barbarie policée de l’entre soi collabo et du 1%.

Vendu, acheté, du conflit d’intérêt plein les fouilles, du vote de loi accommodante sur commande et du remerciement à 71 872 € la gamelle.

C’est donc un de ces DRH radical, exalté, amicalement nommé « le nettoyeur » par ses anciens collègues de la cfdt (c’est dire) qui l’ont côtoyé dans le Nord-Pas-de-Calais, de ce genre de psychopathe lambda qui fit se défenestrer par dizaine les « inutiles » les « riens » ces épuisés de l’âme et du corps de chez France Telecom, de cet intégriste du financier qui aime à s’engraisser opportunément sur les licenciements à dividendes, à jouer de la variable d’ajustement humain, et qui toujours zélé, fusille pour l’exemple un de ces délégués syndical tout juste bon à la fraternité, quel ringard, pour une erreur de caisse de 80 centimes et un croissant offert.

Toute la normalité « moderne » du salopard, du cadre sup de « l’entreprise France », de la supérette discount, sous larbin du larbin chef, PDG de que dalle mais liquidateur de tout, au profit du profit et qui au jour de l’hypothétique procès du Nuremberg entrepreneurial dira innocemment qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres.

A l’ordre. Au nouvel ordre mondial. Ce chaos. Ce désordre ordonné.

Ainsi vont les ministres de chez Auchan, de chez Danone, les premiers ministres de chez Areva, les secrétaires d’état de chez Véolia, tout à spéculer sur la fin des mondes et les morts de faim, ainsi vont les candidats à la mairie de Paris de chez Unibail-Rodamco… Le voici tout ce petit monde playmobil de la réforme régressive, du progrès en arrière, de l’intérêt perso à se gaver sur l’usure des autres, dans ce monde sans pitié qu’ils arborent en médaille, tout à dépecer le bien général, à imposer leur sous-culture dans la suffisance de soi et la culpabilisation de l’autre.

Oui un de ces petits kapo grossièrement notable et structurellement dégénéré qui offre « du matériel humain bon marché », à tâter du biceps d’esclave sur cv. Le type même du sale type, vrp de cette bourgeoisie vip, dans son obscurantisme normal, s’adonnant au mépris sans complexe ;

ce mépris si longtemps refoulé, qui enfin peut exprimer dans sa légitime vulgarité, sa novlangue en son vide et sa réduction des coûts : sociaux, écologiques, vitaux.

Ces marchands de mort.

Rien à espérer, rien à voter, rien à négocier, rien à discuter, rien à attendre du manageur à démanager à coups de marteau. Dans le remplacement du pire, trouvera t’on toujours pire, du pire commun, du pire motivé, du pire formaté, du pire fusible et jetable, pour un futur du pire, de pire en pire, au service de l’empire et du monstre tout économisé.

Encore trop à perdre avant qu’ils aient tout. Jusqu’à payer le prix dérisoire des chemises déchirées et de l’adjuration publique à s’en excuser.

Mais viendra, et il rôde, le plus rien à perdre du tout qui ne se contentera pas de régler le pressing mais y foutra le feu avec le beau linge dedans et ses calcifs douteux.

Non pas de « win win », comme ils disent, entre deux benchmarking de la gestion des troupes d’open space sur tableaux excel. On ne sera jamais deux à faire de bonnes affaires. Le caporal chef Lallement en son ample casquette à pointe, à amplement raison : nous ne sommes pas du même camp.

La barricade n’ayant que deux côtés ; black bloc contre blackrock

Alors viendra vraiment l’esprit de noël et ses guirlandes clignotantes de pantins effroyables accrochés aux branches des sapins.

La peur est très bonne conseillère.

tgb

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C’est bien là !

Affr’euses, Affr’eux…

Nouvelle adresse de : RUE AFFRE 2

Et si comme moi, dans cette Start up nation, humaine, harmonieuse, fraternelle, tu as une certaine difficulté à rester compétitif…

Rue Affre te propose une large gamme de tongs pour affronter, austérités, LBD, effondrements écologiques, rigueurs, guerres civiles, apocalypses, management par la terreur et pourquoi pas insurrections, jaunes, vertes, rouges… à venir.

Notre collection Hiver été :

spéciales réchauffement climatique

élévation des océans (merci Claude)

mal bouffe

misère créativité et recyclage

et bien sûr nos indémodables tongs spéciales révolution

(A saisir jusqu’au 5 décembre dans les limites du stock disponible)

Vous êtes ici chez vous en n’oubliant quand même pas que c’est chez moi.

des bises…

tgb

Dernière sortie avant autoroute

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Bon ça pue. Du régime policier qui s’installe, à l’instrumentalisation du fascisme qui vient ; de la canonisation post mortem à grand spectacle pour mieux faire écran aux nuages toxiques qui ne dépassent pas les frontières de la Seine Maritime ; des procès politiques iniques aux manifs des milices barbares en marche, en attendant l’effondrement et la guerre civile : oui ça pue. Et je me sens un tantinet dépassé, désarmé, devant tant d’abrutissement récurrent et l’accélération de l’histoire qui nous promet le pire de l’empire.

Et comme une tentation irrépressible d’aller cultiver mon jardin ailleurs, gorgé d’hydrocarbure.

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Mais ce 980eme billet ne parle pas de ça. Il vient vous informer que fin décembre, affr’euses, affr’eux, ce blog ouvert le 07 10 2006, fermera. Du moins la plateforme 20minutes qui l’héberge. 20Minutes oui, ce média appartenant au groupe Bouygues, celui là même qui offre une monumentale caisse de résonance à la parole raciste, option nazie, et qui, soyons honnête, m’a foutu une paix royale durant 13 ans.

Sauf ce fameux 15 aout de je ne sais plus quelle année ou un stagiaire étourdi avait tout verrouillé avant de partir faire du pédalo avec les clefs. Ce jour là, j’avais bien percuté que ce blog ne m’appartenait pas et dépendait du bon vouloir commercial d’un groupe en béton armé qui pouvait m’en déposséder à tout moment.

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J’ai commencé à écrire ce blog au 21 de la Rue Affre dans la Goutte d’Or, où je possédais et c’est tout ce que je possédais, un bureau de 13m 80. Ce fut 13 années de galère. 5 dégâts des eaux, 6 restaurations d’appart, 2 procès divers, 1 ravalement de façade à rebondissements, 2 règlements de comptes avec cadavres sur le seuil, plus 1 escroquerie avec squat, 1 incendie raciste et criminel à quelques mètres, deux assureurs qui finirent par me jeter, une dizaine de tentatives d’effraction et j’en passe. Bref, un condensé de la très pittoresque rue Myrha en pleine gentrification malgré tout (ça mériterait d’être raconté tant ce fut une épopée).

Ce bureau je l’ai vendu en mai 2018 et franchement j’en suis assez soulagé. En tout cas, question stage en immersion dans la vie réelle, ce fut une sacrée formation. L’école de la rue (Affre) ça existe. Ce fut même, on peut le dire à ce niveau d’emmerdements, une université.

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Donc Rue Affre va déménager. Migrer comme on dit. Je ne sais pas encore où…si vous avez des idées, je suis preneur. Migrer déjà, pour en garder la mémoire, le témoignage de ces 13 années archivées, vos 10 714 commentaires en sus, et pour, pourquoi pas, me laisser à l’occase continuer en cas d’urgence et de fourmillements au bout des doigts, à pousser un cri de rage numérique qui m’aide tant à survivre.

Même si en ces heures automnales, je suis sur un autre projet d’écriture, qui m’aère un peu la tête et dont je vous parlerai plus tard.

Donc tout ce mois d’octobre (novembre aussi je pense) il vous sera encore possible d’échanger ici avec moi et d’interagir, ensuite, dès le mois de décembre (si j’ai tout compris), les notes s’afficheront encore mais sans plus d’intervention possible. Enfin à la dernière seconde de la dernière heure du dernier jour de décembre et de 2019, la Rue Affre à cette adresse, deviendra une impasse. Il vous faudra alors bifurquer et venir me retrouver à une autre adresse. Je vous dirai ça quand je serai moi même un peu plus orienté…

salutations affreuses, fraternelles et distinguées

tgb

Alors bon vent l’affreux.
On vous a beaucoup aimé, on vous aime toujours et on vous aimera encore.

Écrit par : marissé | 01/10/2019

merci c’est tout mignon

Écrit par : tgb | 01/10/2019

On te suivra là où tu iras…

Écrit par : Robert Spire | 01/10/2019

C’est une demande en mariage ou quoi ? en tout cas trop sympa

Écrit par : tgb | 01/10/2019

Tant que la Tong résiste, le papillon butinera les fruits de la libre pensée

vaya con Dios amigo, en hombres libres te seguiremos

Écrit par : Jb | 03/10/2019

Hasta la victoria siempre companero

Écrit par : tgb | 03/10/2019

Ben merde alors…

Écrit par : jacques d. | 04/10/2019

comme tu dis…

Écrit par : tgb | 04/10/2019

Je suis toujours fidèle au blog mais il est vrai que je commente très peu, je le regrette car je vous trouve très souvent pertinent, ironique et très bon dans l’exercice.
Je viens de passer en mode Céline Dion : J’irai où tu iras … avec très haute intensité sonore.
Au plaisir de continuer à vous lire et peu importe l’endroit.

Encore bravo pour tous ces moments, zut, j’aurais du dire « merci pour ce moment »

A bientôt !

Écrit par : Nade | 04/10/2019

c’est bien aimable tout ça et franchement ça me fait un bien fou – on verra bien la suite je ne suis pas très fixé mais ça m’aide beaucoup

Écrit par : tgb | 04/10/2019

Salut Steph….
Ben pour moi cela fait déjà plusieurs années que j’ai migré sur Eklablog, j’en suis plutôt content. J’y ai 5 blogs thématiques.

Bien entendu la présentation (très modulable) est assez différente, du moins de la façon dont je l’ai paramétrée : au hasard

http://nantesconstituante.eklablog.com/
http://5gdesert.eklablog.com/
http://44contre-linky.eklablog.com/
http://ennemieurope.eklablog.com/
et bien sûr
http://babalouest.eklablog.com/

J’ajouterai mes contacts en réseaux sociaux :
https://vk.com/id484575905
https://vk.com/club184486140
https://vk.com/public186536368

Il y a de quoi faire, non ?

A bientôt !
JC

Écrit par : babelouest | 06/10/2019

merci pour les liens c’est sympa (sinon je m’appelle Thierry mais on va pas chipoter)

Écrit par : tgb | 06/10/2019

Ah désolé, je mélangeais avec Des Pas Perdus….

Écrit par : babelouest | 06/10/2019

si c’est Stéphane Des Pas Perdus alors tu es absout

Écrit par : tgb | 07/10/2019

Remarque, Babel est toujours à l’ouest. Rien de nouveau !…:-)

Écrit par : Robert Spire | 10/10/2019

Eh Robert, l’avantage c’est que j’ai Allo, céans à trois quarts d’heure d’ici !

J’ai déménagé, mais la distance de l’eau salée n’a pas changé. Seule différence, je peux bien plus facilement aller au Bar André m’enfiler…. un homard !
(chez André, c’est une institution, à La Rochelle)

Mais bon, les homards, ce n’est pas pour les gens qui ne sont rien…
https://www.barandre.com/photos/

Écrit par : babelouest | 11/10/2019

A tout hasard, j’ai fait une sauvegarde de ton site. Multiplions les précautions !

Écrit par : babelouest | 12/10/2019

merci c’est sympa !

Écrit par : tgb | 13/10/2019

Compte sur moi pour répercuter le déménagement. Et continuer comme avant.
C’est pas grâve je l’ai fait 5 fois en 13 ans. rushes, rushes.infos verrouillés. J’ai perdu rushes très vite. Là je suis wordpress facebook et scoopt-il reliés. On s’arrange toujours.
Bises

Écrit par : ramdane Issaad | 20/10/2019

merci pour tes encouragements

Écrit par : tgb | 20/10/2019

Le macronisme sur un plateau (de fruits de mer)

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Bon appétit, messieurs, O ministres intègres…

Si s’empiffrer sur notre dos tout en exigeant de nous serrer la ceinture est à gerber, c’est bien dérisoire en comparaison des scandales d’état, du fascisme rampant et par exemple, des 400 millions de Tapie blanchis grâce au frère du cousin qui juge la soeur de la belle mère, toute cette petite famille endogamique qui s’arrange.

400 patates sans compter les indemnités, ça constitue un gros gros pactole offert sur un gros gros plateau de fruits de mer.

ça doit faire un taux pas dégueu du homard de l’heure.

Mediapart, dont la spécificité est d’attaquer la tapisserie pour mieux épargner les murs du système aime à mordre les mollets de l’indélicat, Morelle, Cahuzac…sans jamais toucher à l’organisation générale.

On sacrifie une tête, on la donne en pâture, ça dope l’audience, ça racole de l’abonnement mais question enquête investigation, c’est juste du dossier tout ficelé généralement mis sous pli façon règlement de compte. Comme pour le Canard enchaîné, pas plus d’enquête journalistique que de nouilles au menu des festins entre amis ou lobbies.

Juste malheur à celui qui se fait chopper, en général un sale type balancé, mais pas plus sale ou pourri que la plupart, juste un peu plus nigaud ou maladroit, voir encore Cahuzac, rapport à Raymond Barre par exemple.

Attaquer le symptôme pour mieux épargner la maladie, à ce petit jeu entre amis, on peut faire durer l’arnaque mille ans, puisque au règne du profit, parfaitement interchangeables, ils ne sont pas corrompus mais sont la corruption. (Juan Branco).

Faut dire, avec le petit marquis poudré François Goullet de Rugy on tient un très beau spécimen de pourriture. L’archétype même de l’arriviste dénué de convictions, du renégat sans foi ni loi, dont la parole (mais ça on a l’habitude) et même la signature (et c’est déjà plus rare) ne vaut rien.

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Oui un superbe cas de carriériste tout pour ma gueule au détriment de l’intérêt général. Autant dire que l’écologie peut aller se rhabiller d’autant qu’on sait parfaitement que la décence ne se porte pas en cravate et qu’en revanche la saloperie est souvent pliée dans la soie.

« François de Rugy a voulu sauver sa tête en offrant la mienne », assure son ex-directrice de cabinet démissionnée.

On retrouve ici toute l’élégance du personnage dont la particule prime sur la partie tête et son aristocratie parfaitement soluble dans sa vulgarité.

Voir, ces quelques secondes de défense pathétique et de médiocrité étalée, cette vacuité de cuistre dans ces instants de honte est toujours jouissif. Ce genre de tartuffe dénué du moindre talent n’a forcément rien d’autre à faire valoir que sa servilité zélée. Mais tant qu’on en meurt pas, cette mauvaise digestion passagère vaut sans doute le « coût ».

A condition toutefois de retourner se bâfrer dans l’illusion de sa boursoufflure. Car chez ces gens-là, et j’avoue une certaine admiration, point d’amour propre.

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Les dégoûtants ont une propension assez remarquable à ne jamais se dégoûter. Au point qu’il est aujourd’hui bien difficile de nommer un honnête homme (ou femme) dans cette bande de crapules sans scrupules, jusqu’à se demander s’il ne faut pas montrer une absence d’intégrité morale et civique et une aptitude à la fraude pour intégrer la caste.

Car comme dirait ma copine de tweet,

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sérieusement qui irait bien se faire chier toute une soirée avec François du Néant s’il n’y avait pas de l’entre soi homard public et de l’entre soif pommard grand cru à volonté sous les ors de la république gonflant l’inanité et donc la vanité des courtisans.

Si encore les écornifleurs de salon se contentaient de se rincer la dalle gratis mais en plus parlent ils la bouche pleine, du populisme plein la gueule, éructant de la dénonciation de poujadisme pour mieux roter à table à la barbe des « pouilleux » décidément trop cons.

Car en ces temps modernes de « start up mon cul » le nouveau monde qui ressemble furieusement à l’ancien régime, se doit d’être décomplexé du système digestif. L’élément de langage « j’assume » valant absolution et signifiant après traduction, qu’ils nous emmerdent ouvertement.

Oui pour la classe dominante et ses valets de pisse, se goberger ne suffit plus, encore faut il cracher son mépris sur les gueux, culpabiliser les « assistés » dans l’arrogance confortable d’en croquer sur les croquants.

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Lire les commentaires des macro’homards c’est découvrir qu’une partie des habitants de ce pays a quitté définitivement la condition humaine. Se goinfrer aux frais de la princesse tout en exigeant le sacrifice des riens qui vivent au dessus de nos moyens coûtent un pognon de dingue et refilent, les salauds, la dette à leurs enfants, tandis que l’oligarchie s’empiffre sur la planète tout en se foutant pas mal des générations futures, ne choque plus.

Quand ils en seront à ébouillanter les gilets jaunes, ces « vermines », cri du coeur d’un de ces éditocrates de l’extrême tiède, squattant les buffets garnis, faudra t’il encore souligner le courage des marmitons.

Dans l’inversion époustouflante des valeurs, si les pauvres avaient l’esprit civique, ils se réjouiraient volontiers de sacrifier leurs APL sur l’autel des langoustes gouvernementales : ingrats que nous sommes, et les affamés iraient en prison pour un sandwich en applaudissant les repus se gavant de crustacés publics. Car après tout, que les riches et leurs larbins se délectent du caviar tandis que la plèbe se bouffe du flash ball démontre bien que les classes n’ont définitivement pas les mêmes valeurs.

Car si dénoncer l’immoralité de la caste est du méchant populisme en revanche montrer les immondes privilèges sociaux des pauvres n’est que du courageux pragmatisme.

Alors oui, que les homards sauce thermidor, cessent de prendre en otage nos courageux ministres.

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Cela dit, si tout ça est un beau furoncle, symbole de la putréfaction de ce triste pays, il n’est rien en comparaison de la socialisation des pertes, de la privatisation des profits, du bradage de nos fleurons industriels, de nos aéroports,de nos barrages, de notre indépendance économique et technologique, voire stratégique, du pétainisme ambiant, de la prise de pouvoir des milices, des petits meurtres couverts par la hiérarchie dans un silence de plomb, du naufrage calculé de nos services publics, santé, urgences, éducation nationale…à l’avantage de l’oligarchie et de ces milliardaires si généreux avec l’argent des autres.  

En cette veille de 14 juillet muséïfié, de défilés cadencés des jeunesses macroniennes, nulle révolution citoyenne par les urnes à espérer mais

que 100 tractopelles contre cent portes de ministères lancés

que 1000 admirables boxeurs à mains nues en danseuse

que 10 000 pinces de homards en guise de fourches dans l’oeil pour oeil

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jusqu’à la nuit du 4 aout…

j’assume !

tgb

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Ken et Barbie au pays du fascisme sympa

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A une époque de technologie avancée, le plus grand danger pour les idées, la culture et l’esprit risque davantage de venir d’un ennemi au visage souriant que d’un adversaire inspirant la terreur et la haine. Aldous Huxley –

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« La France est devenue l’une des menaces mondiales pour la liberté d’expression. »

 

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– La police française est « la plus brutale de toute l’Europe » selon le quotidien allemand (de droite Welt)

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– Enfin un flic sanctionné (sic) 

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– « On ne peut pas prendre nos enfants en otage »: Macron dénonce la rétention de copies du bac’’.

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– Police partout, justice nulle part

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– La-resistible-ascension-du-national-liberalisme

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tgb

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Dix bonbons… moins un

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N’essayez pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur (Einstein)

Ma môme a volé un bonbon chez le boulanger. 5 centimes – de ce genre de bonbon dans un casier à bonbons, à hauteur de môme, qui invite à se servir et à ne pas résister à la tentation… et comme la frustration c’est pas tellement le truc des mômes…

– bon ! – la fois suivante, sa mamie lui a acheté dix bonbons, en a retiré un qu’elle a rendu à la boulangère qui s’en fichait un peu – histoire de faire la leçon à la môme : voler c’est mal !

ça s’appelle l’éducation, donner des repères, un cadre, l’honnêteté tout ça…

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Mais en vérité je me demande si inculquer ce genre de valeurs morales à ma môme est bien utile à sa « réussite » sociale, parce que, soyons pragmatiques, (je hais ce mot) par les temps qui courent il vaut mieux lui enseigner que tricher, truander, filouter, trahir, être déloyal, sans honneur, sans principes, tout en exigeant des autres qu’ils en aient, est le plus sûr moyen de faire carrière, de s’enrichir et pour coller aux valeurs de Macron et à l’air du temps, devenir milliardaire.

Comme de Rugy, ne respecter ni sa parole ni sa signature, ni ses engagements peut largement « booster » votre carrière, comme Richard Ferrand, mélanger argent public et intérêts privés peut vous conduire au perchoir de l’assemblée nationale, comme Muriel Pénicaud chez Danone, supprimer 900 emplois peut vous faire gagner une plus-value d un million, comme Gilles le Gendre, participer à la vente de la FDJ peut permettre à votre dame de trouver un emploi à hauteur de ses « talents » et de resserrer les liens conjugaux.

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Indignez vous de malversations, de conflits d’intérêts, de fraudes fiscales, lancez l’alerte et de vous retrouver « suicidé » par la société,

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en revanche comme François Pinault, assurez la déforestation de l’Afrique avec papa BHL, trichez sur la longueur des planches et vous pourrez vous offrir quelque joli musée à votre gloire ; passez un contrat avec l’état avant de renier vos engagements et tel Bernard Arnault vous pourrez financer en grand mécène altruiste votre collection d’oeuvres d’art avec de l’argent public tout en gagnant 1000 euros la seconde.

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De Niel, condamné pour proxénétisme à Drahi et ses montages acrobatiques de sociétés off shore en passant par ces 21 ministres du gouvernement en redressement fiscal, sans oublier Carlos Goshn jouant perso avec le chéquier de Renault et vous avez un joli panel de saloperies ordinaires pour mieux intégrer le cercle vertueux de l’oligarchie méritante qui viendra jour et nuit vous culpabiliser à travers ses valets de pisse de votre rsa ou de vos 35 heures.

De prévarications/concussions en compromissions/corruptions tel semble être le chemin tout indiqué pour chopper l’ascenseur social plutôt que l’escalier de service.

Mieux, bradez l’indépendance de la France à travers Alstom pour financer votre campagne électorale et vous aurez toutes les chances de finir président de la république et garant des institutions.

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Bref, mieux vaut apparemment miser sur la duplicité que la probité, l’opportunisme plutôt que la conviction, la trahison plutôt que la fidélité, la tartufferie plutôt que la droiture, l’intérêt personnel plutôt que le sens commun.

Mais bon, il sera toujours temps que ma môme et ses 4 ans le 16 juin, découvre que la morale de l’histoire est toujours celle des autres et qui vole un oeuf bio va en prison tandis que qui vole un boeuf vérolé finit ministre de l’agriculture.

Du moins lui aurons nous donner les bases : voler un bonbon chez le boulanger c’est pas bien. Ensuite comprendra t’elle toute seule que voler le paquet entier dans une grande surface, de celle qui licencie des employés qui ne veulent pas travailler le dimanche, ou qui ont récupéré pour 3 euros d’invendus ou de bons d’achats, n’est rien d’autre que de la légitime défense et de la justice sociale.

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Cette leçon vaut bien dix bonbons sans doute, moins un !

 

tgb (à Mireille)

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L’envers du décor

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Il y a quelques années, j’étais en train de coller une affiche insoumise sur un mur d’une HLM assez cossue et visiblement bien habitée du 18eme arrondissement de Paris.

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Un type élégant, décontracté, caricature typique du bourgeois bohème, était venu me faire la leçon du genre …pas très écolo toussa, affichage sauvage, dégradation patin couffin… se présentant très ostensiblement comme responsable vert local.

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Je venais de capter ce que représentait pour ces gens là l’écologie de fait : une sorte de confort dans leur environnement propret avec l’aimable injonction à surtout pas déranger et à pas faire tâche dans leur décor.

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Ce jour là j’avais compris qu’il n’y avait rien de moins politique qu’un membre écolo de confort et rien a attendre de ce genre de notable de la végétalisation appliquée et de la trottinette nucléaire tout occupé à pétitionner pour la réintroduction du loup dans le Mercantour, contre la déforestation amazonienne et la salle de shoot avoisinante et ses nuisibles…

dont moi.

tgb

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