C’est pour un sondage

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Jacques Chirac a annoncé la création d’une journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage.
Est ce selon vous pour la France…
1/Une façon d’assurer toute son histoire,
ses pages noires comme ses pages glorieuses. : 53,1%
2/Une forme d’insistance sur les pages sombres : 33%
3/Sans opinion : 13, 9%
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Jacques Chirac s’est déclaré favorable à l’instauration d’une journée de souvenir pour les descendants d’esclaves, jugez vous une telle initiative…
1/Nécessaire, afin que le mémoire de cette période sombre
de notre histoire ne se perde pas : 41,6%
2/Excessive, la France finit par accorder trop d’importance
à la repentance : 52%
3/Sans opinion : 6,4%

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Je prends ma calculette et vous annonce pas peu fier qu’il y a aujourd’hui, au pays de l’oncle Sam suffit pas, 300 000 millions d’américains (et 250 millions de bagnoles) qui exploitent consomment le quart des ressources naturelles de notre planète terre et qui s’en cognent. ( A quelques exceptions prés).
Immigré ou nouveau né, peu importe, ce UN là, à mon avis, a du souci à se faire. Et nous avec.
Si le monde entier se goinfrait à ce rythme et ça vient (Chine, Inde, Russie, Europe…) il nous faudrait six planètes bleues pour couvrir l’ensemble de nos besoins. Autant dire qu’il devient urgent d’accompagner Madonna dans l’espace à la recherche d’une terre promise, sauf que je ne crois pas que ni vous ni moi sommes en mesure de nous offrir le billet même joker, même junior ou senior.
Et Il ne s’agit même plus que Tonton George dans un éclair de lucidité peu probable ratifie fissa les accords de Kyoto, parce qu’alors, il manquerait encore pas mal de planètes à l’appel même après la signature du crétin de Washington
Bref ça craint.
Croire qu’il existe une croissance infinie dans un monde fini, je ne suis pas un cador des mathématiques, mais ça me paraît un pari extrêmement audacieux que personnellement je ne tiendrais pas. ET pourtant nos décideurs y croient. Ou ça les arrange de le croire. Parce que le taux de croissance à trois ou quatre pour cent, les gars, ça crée de l’emploi, de la consommation et c’est bon pour le moral des ménages.
Faut voir.
Si c’est dans la perspective bien confortable du  » après moi le déluge » et qu’en attendant je m’empiffre, c’est jouable, si j’ai un minimum de considération pour mes mômes (que j’ai pas) c’est foutrement discutable.
Quand par souci de sécurité pour leur progéniture j’espère, mais plus vraisemblablement par goût de la frime, j’en ai peur, les oisives de Neuilly, le cul dans leur 4X4 rutilant, avec pare – buffles, des fois que, vont chercher leurs futurs majors d’HEC à la maternelle privée du quartier, je suppute méchamment qu’elles font un mauvais calcul. Quand les classes moyennes découvrent le nouveau concept d’été qu’on nous vend à TF1, à savoir la canicule, soit 20 jours grosso modo au mois de juillet et qu’il se ruent sur la clim, j’ai peur également qu’ils jouent contre leur camp. Plus Ça chauffe, plus je refroidis, plus je refroidis et plus ça chauffe par le jeu pervers des émanations.
Y’a du CO2 et du cercle vicieux dans l’air.
Pourtant y’a un truc pas mal pour la fraîcheur en été, c’est pas nouveau je sais, ça vient pas de sortir, c’est sur mais ça s’appelle un arbre. Avec de l’arbre, on fabrique gratos de l’ombre et l’ombre, c’est sympa même en plein cagnard pour faire la sièste. Sauf que dans le lotissement lambda et ses dix mètres carrés de pelouse réglementaire, faut faire un choix entre le panier de Basket du gamin, le barbecue du dimanche ou la parabole et ses 120 chaînes débiles et toutes pareilles et que par conséquent l’arbre est d’autant sacrifié qu’il fait des feuilles et que les feuilles se ramassent à la pelle.
J’ai goûté à l’American-way -of- life, au cauchemar climatisé comme disait Miller, et j’admets que c’est assez bandant. Le road movie en Californie a quand même plus de gueule que le Paris Clermont -Ferrant en Clio, sauf qu’entre finir en sueur à vélo ou à l’étouffé en cocotte minute ; j’hésite peu.
Dans ce monde con et cupide, qui manque tant de sens, de générosité et d’humanité, il y a pourtant un formidable défi à relever, un objectif immense et excitant, inventif, mondialement ou alter-mondialement fédérateur, créateur de millions d’emplois :
Tout faire mieux avec moins.
Sinon, je sais pas si le 21eme siècle sera religieux, féminin, verseau, Ségo-light ou hard-Sarko et je m’en contrefous mais il sera le dernier et ça fait un peu chier. Surtout pour les girafes.
tgb

Ne pas fumer tue


Bienvenue dans l’hygiènisme ambiant. Bienvenue dans la conformation clinique et hypocrite du Docteur libéral et de son soft fascisme.
Bienvenue dans le grand sanatorium climatisé.
Vivons cons mais longtemps.
Mort à la tabagie
Fini de Boraté, la police du politiquement correct, la ligue de la vertu bien pensante, l’amicale de la grande tartufferie efface les mégots de Dietrich, colle une brindille aux lèvres de Lucky Luke, interdit au condamné Texan en phase de barbecue, de s’en griller une dernière.
La chaise électrique oui, la clope non.
Halte à l’apologie nicotinée.
Mourrons d’ennui mais en bonne santé
Partons en fumée oui, mais sans fumer.
 » Fumer tue  » alertent les paquets de cigarettes en faire-part de deuil.  » Fumer nuit à votre entourage  » qu’ils dénoncent. Mais que lit on sur le missile du complexe militaro-industriel, que lit-on sur le SIG Sauer 550 du cow-boy de la Bac ? Comme si un flingue ne nuisait pas à notre entourage, comme si la mine anti-personnelle ne nuisait pas à la femme enceinte ou au nourrisson.
Fumer tue certes mais surtout tuer fume. Comme tuer, fume un gosse de banlieue, comme tuer, fume une population Irakienne.
J’essaie de comprendre cette étrange civilisation qui interdit de s’en rouler une dans les pubs et autorise la bombe à fragmentation. J’essaie de comprendre cette étrange société qui semble nous materner et qui sur un coup de clairon nous envoie, pauvre merde à canon, crever par milliers au nom d’un gros mensonge. Quand l’hécatombe se fait  » dégâts collatéraux « , quand le missile se fait  » frappe chirurgicale ». Quand le carnage se fait au nom du « zéro mort idéologique « . Quand le glissement sémantique édulcore l’arnaque.
Que l’on interdise les cigarettes en chocolat au nom du danger de modélisation paternelle soit ; mais alors quid de la mitraillette en plastique ou du jeu vidéo  » tripes à l’air  » ?
Nuit grave la cibiche, nuit pas grave le napalm.
Nuit grave la sèche, nuit pas grave la dioxine.
Nuit grave le mégot, nuit pas grave l’oxyde de carbone.
Nuit grave la taffe, nuit pas grave les armes en vente libre au nom de je ne sais quel amendement de la constitution Yankee.
Au non du bien contre le mal et Dieu en bandoulière, au nom de la civilisation face à la barbarie. on légalise consciencieusement la torture en écrasant réglementairement nos mégots.
Mais sur qui ?
Le dernier bistrot de mon village natal vient d’être remplacé par une pharmacie. Dois-je m’en réjouir ? Et que dois-je dire à cette femme quasi lobotomisée qui m’adjure d’arrêter de fumer tandis qu’elle aligne devant elle ses cachetons multicolores, ses drogues sur ordonnance prescrites par le lobby des labos pharmaceutiques : Neuroleptiques analgésiques, anxiolytiques, psychotropes ; toute cette palette d’abrutisseurs légaux, d’empêcheurs de penser avec sa tête, de souffrir même, de se confronter à sa propre mélancolie, au monde anxiogène, de l’affronter ou de le changer. Sans parler des stéroïdes, corticoïdes, amphétamines et autres anabolisants au nom de la compétitivité et de la performance.
Un esprit sain dans un corset
Alors patchons nous et mâchons en choeur notre chewing-gum sauce Nicorette et alors bienvenue à la vie épilée sous les bras, à la beauté plastique et froide, à la modération et au tiède. Roulons sage, buvons sobre, baisons sous cellophane jusqu’à s’aseptiser morose, se formater conforme, jusqu’à crever d’ennui.
Le siècle dernier nous avons gagné trente ans d’espérance de vie. Mais à quoi bon, si ce temps-là est consacré à la Star Ac, à Jean-Pierre Pernaut, à offrir docile son temps de cerceau disponible à coca-cola.
Il fut un temps ou la fureur de vivre, ou vivre vite, ou vive libre…
Vivre tue !!! alors pourquoi ne pas choisir par plaisir, névrose ou vice sa propre aliénation, par goût, par provocation, par réflexe anti-pavlovien. Oui j’ai le droit à mon crabe intime, à mon tas de cendres ; à me laisser émouvoir, après l’amour, par les deux mégots enlacés dans le cendrier, dont un avec rouge à lèvres. Droit à l’odeur somptueuse du sexe et du tabac froid sur les doigts, du mélange nicotine et cyprine, du café-canard-clope matinal au bistrot.
Addict d’accord, toxo, d’accord, dépendant à mort d’accord. Pour sûr que je les connais les trucs et machins du mec sans allumettes, le soir à la maison : le brûleur de la gazinière, la flamme du chauffe-eau, la résistance du grill pain. Aliénation oui, aliénation renforcée au chlore, à l’ammoniaque, à la sauce accro oui mais cette aliénation-là est ma liberté.
Quelque part, à se conformer à l’hypocrisie ambiante, à l’hygiénisme idéologique, à ne pas résister aux diktats institutionnels pseudo vertueux, nous nous laissons abuser. Le pire danger n’est pas celui que l’on décrète mais celui que l’on masque derrière un écran de fumée.
Oui quelque part, ne pas fumer tue.
tgb

la politique à semelles compensées


DE L’USAGE DU TABOURET EN POLITIQUE.
Debout sur la pointe de ses ergots le coquelet Sarko, crête dressée tout en pâmoison sert la louche du maître du monde : Bush.
A l’instar de son clone, le stagiaire en Franquisme explosé en vol, Aznar, Sarko est enfin sur la photo. Cheese !!! Cliché recalé, tabouret sous les pieds ou angle approprié qu’importe, le mètre 68 d’arrivisme forcené se voit hissé au sommet du monde, quasi au niveau du mètre 83 du représentant himself de la civilisation du bien du bon et du mou du bonnet : c’est dire si le petit Nicolas prend de l’altitude.
On se demande déjà comment le paltoquet de l’intérieur peut croire se grandir à serrer la pogne d’un méchant crétin, menteur, tricheur et loser comme pas un, fusse t’ il maître du monde, et comment accessoirement en crachant son venin sur les valeurs de la France, du pays joyeux de l’obésité, il pense conquérir le cœur des français mais passons, cette obsession curieuse de ne pas se sentir à la hauteur et de faire des pointes en tutu à côté des tout puissants à quelque chose de pathétique.
Putain ! que son mètre 68, le nabot en campagne l’assume, car comme disait Coluche  » la bonne hauteur c’est quand les deux pieds touchent le sol  » . Napoléon que je sache n’avait pas besoin de semelles compensées pour livrer bataille et conquérir l’Europe et si De Gaulle est rentré dans l’histoire il ne le doit pas spécialement à son double mètre mais bien à sa dimension intrinsèque.
Mais voilà, effroyable vérité, évidence révélée, le killer de l’ump, l’Iznogood des commissariats, le vrp des médias souffre d’un terrible complexe d’infériorité. Le suffisant du haut de son insuffisance n’a pas confiance en lui. Il se fantasme grand et il se sait petit. Et c’est son drame.
Sarko est tout en gueule certes, tout en flash- ball, tout en plan médias, tout en annonces klennex, tout en sondages bidons mais concrètement et au bilan, Sarko est petit bras, petit joueur, et c’est sans doute pour cela qu’il kiffe à ce point la matraque. On se rallonge, ou se rassure comme on peut.
Sarko est limité. Sarko est petit. Sarko est court.
Petit dans sa frénétique et désespérée course à la grandeur, petit dans ses gesticulations liberalo-communautaro-atlantistes, petit dans la cour des grands rêvant de prendre sa revanche (un jour quand je serai grand…), petit dans sa volonté obsessionnelle de prendre le dessus. Court dans ses discours démagos-populistes, court dans son programme néo-con, court dans sa drague scabreuse du pire du show – biz, de tout ce que compte la France de vieux, de rance, de ringard et de pétomanie, bref de TF1, court au milieu de sa cour de son arrière-cour et de sa basse-cour de larbins, d’opportunistes et autres laquais des médias, court sur pattes et court toujours.
Il nous faut donc l’admettre, l’hystérique de Neuilly, le Nabo Premier de l’ump, dans son immense ambition n’est pas un géant, c’est juste un petit monsieur à l’intérieur et c’est là que ça coince.
Si on se fiche bien de connaître ses mensurations, ( il n’y peut rien et je suis encore plus petit que lui) qu’à son age il n’ait pas encore pris conscience qu’on ne se grandissait pas en montant sur un tabouret me fait envisager le pire. Car au delà de ce qui ne pourrait être qu’anecdotique, sa volonté de dominer son monde et son incapacité à se dominer soi-même, ce hiatus là, il nous le fera payer cher et au Kärcher.
tgb