Un Grolandais à Paris


Dimanche dernier, jour de Pâques, j’ai pas perdu ma journée. (pour une fois)
A l’heure ou Monsieur16, Benoît de son prénom, nous la faisait urbi et orbi, j’avais l’insigne honneur d’être invité à une petite sauterie au consulat Grolandais à Paris.
Hôtes charmants, invités aimables, buffets copieux, vins délicats ( de Mufflins peut être…)
Une ambiance légère et familiale…
Bref, vu le climat électoral et ses relents nauséabonds dus aux défécations d’un candidat eugéniste à modifier génétiquement de toute urgence (et qui va péter un câble disons…avant le 6 mai)
j’en ai profité pour demander l’asile politique à la présipauté…
On est jamais trop prudent.
Voilà c’est fait. Je suis soulagé et ravi.
Je suis Grolandais.
Les formalités ne sont pas compliquées. Elles sont même assez simples et rapides :
Y’en a pas.
Nul besoin de prouver que vous maîtrisez le Grolandais
Nul besoin de chanter la Grolandaise en saluant le drapeau Grolandais
Inutile de réciter les quatre provinces Grolandaises et sa capitale Groville…
Rien, que dalle ;
Tu demandes à devenir Grolandais et tu deviens Grolandais. Point barre.

Le président Salengro a juste déclaré :
(oui car j’ai reçu mon passeport des mains-mêmes du président — un homme fort simple et accessible au demeurant – longue vie au président à vie -)
…juste déclaré donc :
– Viendez viendez au Groland…
Alors je viende je viende avant que les loups entrent dans paris.
Je viende dans un pays où on peut boire fumer bouloter la femme du voisin et n’être pas gavé par le matraquage média des lécheurs de mocassin compensé d’un certain ‘pourquoi j’ai sniffé mon père’
Je viende dans ce pays « joyeux, hospitalier et lâche. »
Je viende à toute blinde. Je viende, sans me retourner. Je viende, j’arrive.
J’ai fait mon sac. Un petit sac de réfugié. Façon Kouchner. Je me prépare mentalement aux joies de l’émigration et de l’exil. J’ai déjà un plan. Faire de Groville, le Londres de la résistance et lancer un appel… disons mi-juin…
Peut-être qu’un jour l’appel de Groville…dans les livres d’histoire…
En tout cas depuis que j’ai mon passeport tout va mieux. J’ai fait ma journée en touriste, au soleil, aux terrasses des cafés, genre : un Grolandais à Paris.…une ballade insouciante et flâneuse : un vrai bonheur.
Tout en ressassant la dernière « grumeur » qui court la capitale
– ON CONSTATERAIT EN PRÉSIPAUTÉ DE GROLAND UNE HAUSSE PLUS QUE SIGNIFICATIVE DES DEMANDES D’ASILE POLITIQUE VENANT DE FRANCE DEPUIS QUELQUES JOURS (de source bien informée) –
Et je voyais déjà les camps de réfugiés, les French doctors dépassés, les tentes Onu et les vivres de la Croix-Rouge, les téléthons et les appels aux dons, le reportage coup de gueule de BHL entre Tanger et Mufflins
dans… le Point.
N’empêche viendez.
Viendez à pied à cheval ou en rollers
Viendez avec qui vous voulez mais pas avec Johnny
Viendez avec votre bulletin de vote
Viendez par milliers, viendez par millions
Et le dernier parti éteint la lumière
banzaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !



http://groland-vidz.com/carte/
tgb

L’AMPHIGOURI DU TRIMARDEUR


Dans la série pause, pouce, pitié, non à la saturation râleuse, l’overdose politicarde, la nausée médiatique, les rumeurs de rumeurs…
Tapez A pour – violences à la conjugale
Tapez B pour – église à la totologie (salut Zgur)
Tapez C pour – paternité à la clandestine
Choisissez votre bruit qui court…
J’ai décidé cette semaine de faire dans le léger, le superficiel, le printanier bref dans l’anecdotique. J’ai décidé de me reposer le mauvais esprit et la critique hargneuse, de lâcher le bistouri rebelle et le scalpel sanglant élevé..bref de me la mettre un tantinet en veilleuse avant le sprint final.
Quoique…
Sur le site « technologies du langage » Jean Véronis conjugue informatique et linguistique avec un sens certain de la pédagogie active.
Compilant prés de deux cents discours de nos présidentiables
Il met à notre disposition une base de données rhétorique précieuse et pratique. Données lexicologiques qu’il croise, compare et analyse, nous proposant ainsi un outil redoutable qui en dit long sur les idées de nos postulants.
En cliquant sur « discours 2007 » ou « à vos souris » vous accédez aux 164 allocutions disponibles et surtout au moteur de recherche vous permettant (entre autres fonctions) de taper un mot de votre choix et de vérifier s’il est cité par tel ou tel candidat, avec quelle fréquence et dans quel contexte.
J’ai plongé là-dedans avec ravissement.
Bien sûr j’aurai pu avec mon cynisme légendaire et mon esprit tendancieux taper le mot ‘peur’ et m’apercevoir très vite que cette occurrence était la plus cité non pas comme on pouvait s’y attendre chez le candidat Lepen mais bien plutôt chez son fils spirituel…je vous laisse deviner qui.
Bien sûr avec mon esprit tordu j’aurais pu taper aussi le mot egalite sans qu’il n’apparaisse nulle part jusqu’à ce que je comprenne qu’ici on ne faisait pas dans l’approximatif Google et qu’il fallait rajouter tous les accents avant d’accéder aux résultats fort éloquents.
Certes j’aurais pu aussi avec mon esprit farceur, taper ‘Chirac’ et constater que dans le genre ‘spécial dédicace’ c’est le petit François qui décrochait le pompon.
Mais comme j’étais d’humeur taquine et superficielle, je tapais d’abord mon nom avant de me rendre à l’évidence : aucun candidat ne parlait de moi. Ce qui augurait carrément mal de mon vote futur.
Ensuite je ne sais pas bien pourquoi, le temps estival peut être, j’envoyais le mot « vélo » et découvrais que ça n’évoquait rien chez personne même pas chez un écologiste pédaleur. Je décidais de ne pas en parler à ma bicyclette qui déjà se languissait depuis septembre à la cave.
Ensuite, dans un sursaut fulgurant d’imagination créative j’envoyais le mot ‘frites’ et découvrais désappointé qu’au pays des ‘French fries’ et en ces temps de nationalisme Parmentier exacerbé, aucun postulant à la présidence française n’avait réussi à glisser ce mot-là dans un de ses discours. Aussi quand j’inscrivais le mot « mayonnaise » je ne me faisais plus aucune illusion :
J’avais bien raison.
Après, super inspiré, je tapais le mot « bisou » :
Rien.
Votantes votants, je vous signale qu’il n’y aura de bisou pour personne durant le prochain quinquennat. Autant vous faire une raison tout de suite.
Puis je tapais le terme « canabis » :
Oualou
Aucun candidat ne s’intéressait spécialement à la fumette et ça expliquait pas mal de choses dont le climat lourd et poisseux de cette campagne.
Toujours d’humeur facétieuse je tapais le mot « hémorroïde » avec curiosité :
Nada !!!
‘Hémorroïde’ c’est un peu ballot certes comme occurrence, mais quand on sait que des millions de Français en souffrent douloureusement comment se fait-il que nos aspirants présidents qui soi-disant se penchent sur nos problèmes, ne fassent aucune référence à ces indispositions-là ?
Existe-t’il un gène de l’Hémorroïde ?
Le déterminisme induit il l’hémorroïde ?
L’hémorroïde joue-t’elle un rôle dans l’ordre moral et le rendement au travail ?
Tous les concurrents à l’Elysée semblent avoir fait l’impasse là-dessus.
Pris d’une pulsion coquine j’envoyais plein d’espérance le mot ‘foufoune’ :
Evidemment (mais je le pressentais déjà) :
Nietz nieto nothing que dalle
Autant dire pas grand-chose.
J’en restais pour mes frais.
Pas de bisou, pas de foufoune, pas de canabis pour les cinq prochaines années, autant dire qu’il faudra se serrer la ceinture et qu’en ces temps de radicalisation régressive on suppute vite qu’on n’est pas parti pour rigoler.
Pareil pour les ’ White stripes’, (je suis fan mais pas eux) itou pour prolégomènes, (inconnu au bataillon) kifkif pour ‘pipistrelle’ (black-out total) quant à ‘batavia’ pas la moindre citation ; on se demande pourquoi un tel ostracisme envers les salades.
Pour vous faire gagner du temps, autant vous dire de suite qu’il est également inutile de taper « Oui-oui chauffeur de taxi » (pour la petite histoire c’est mon tout premier livre de chevet) cet ouvrage de base n’est à aucun moment évoqué dans les discours de nos hommes politiques.
Et je le déplore.
En revanche si je tapais ‘il faut’ ou ‘je veux’ alors là mazette, ça déboulait en avalanche, ça s’alignait en ribambelle, ça se ramassait à la pelle, à la brouette…ça s’organisait en listing entier, en colonnes par centaines, comme si un élève puni avait dû copier en série, un millier de fois des :
Il faut que nos agriculteurs puissent…
Il faut que la France soit…
Je veux être le président qui ….
Je veux que les français sachent que….
Une putain de litanie.
De vœux pieux
De creuses promesses
De mots et de mots et de mots…
Qui n’engagent que nous…
Bref,
Pour conclure et rien que pour le fun, je m’engage solennellement à voter pour le prochain aspirant à la fonction suprême qui arrivera subtilement à placer dans un de ses discours le mot « amphigourique » et le mot « trimardeur »
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai toujours eu une petite tendresse pour ces mots-là.
En tout cas si le cœur vous en dit, http://aixtal.blogspot.com/ ne vous gênez pas c’est Jean Véronis qui régale.
(désolé, j’ai du mal avec les liens, mon Mac n’aime pas)
tgb

Finkielkrault et la boîte à outils

Toolbox


La dernière fulgurance débile de Finkielkrault dit philosophe par manque d’imagination s’inscrit probablement dans cette citation anonyme :
– Quiconque tient un marteau a tendance à voir tout problème comme un clou –
Ce pauvre Finkie donc, névropathe confirmé, qui, comme la fort opportunément défini Philippe lançon – confond ses nerfs avec la pensée –
a définitivement sombré et son disque dur avec dans la paranoïa profonde en déclarant :
« Les juifs de France n’ont d’avenir que si la France reste une nation: il n’y a pas d’avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d’être plus important ». (Haaretz)
A voir tout en « judaïsme « tout en « islamisme « tout en tension, choc de civilisation et blacks blacks beurs, notre Alain tout en nerfs finit par ne plus rien voir du tout que ses propres angoisses et obsessions qu’il projette sur tous les sujets y compris sur les films qu’il n’a jamais vu (voir Kusturica)
Cet homme pourtant brillant, cultivé, sensible, a fini, victime de son solipsisme aigu (du latin solus – seul et ipse – soi-même, conception selon laquelle le moi constitue la seule réalité existante) par devenir complètement con.
A penser tout en glop pas glop, à voir de l’antisémitisme partout c’est-à-dire au final dangereusement nulle part, à considérer ainsi que tout le monde quasiment (Noam Chomsky, Michel Onfray, Bernard Langlois, Charles De Gaulle, Daniel Mermet, Edgar Morin, Renaud, Raymond Barre, Ronnie Brauman, Pascal Boniface, Olivier Besancenot, José Bové, Hugo Chavez, Jimmy Carter, l’abbé Pierre, les verts, les roses, les rouges…) est antisémite et donc au final plus personne, bref à considérer par réflexe que quand un moustique vous pique il est forcément judéophobe, il devient urgent de consulter.
Dénoncer tout le monde tout le temps jusqu’à épuiser le concept même, ne finit par rendre service ni au combat que l’on mène, ni à l’idée que l’on défend, ni à la communauté qu’on croit protéger ( à peu prés aussi débile que de voir des complots judéo-maçoniques partout)
L’obsessionnel Finkielkrault donc, qui finira en maison de repos et c’est ce qu’il peut lui arriver de plus paisible, voit tout en marteau, pense comme un clou.
Le manque d’humour et de distance est la tragédie de la pensée humaine et finalement une marque indélébile de connerie complaisante et particulièrement chez les éminents intellos qui savent beaucoup et sentent peu.
J’ai eu le loisir ( loisir c’est beaucoup dire) de croiser l’ami Finkie à un réveillon de France culture à l’hôtel Lutétia (ils ne s’emmerdent pas à Radio France)
Arrivé un peu tard je n’ eus que le temps de me jeter sur la dernière bouteille de champagne pour décoincer mon insociabilité un tantinet maladive et festoyer aimablement.
Au milieu de la fiesta joyeuse et de la « nuit magnétique », entre cotillons et rumba (c’est une image y’a pas de cotillons à France culture) un seul invité était assis, seul, taciturne, la tête entre les mains à s’introspecter gravement : Notre Finkie tout en drame.
Au-delà de la sympathie que son attitude pouvait m’inspirer (sombre au milieu de la liesse) je me suis dit un instant, ce type s’aggrave méchamment.
Je sais bien qu’il est des traumatismes douloureux et pesants mais j’ai assez de copains ‘feujs’ pour savoir qu’ils ne se trimballent pas tous la Shoah en permanence dans leur sac à dos et arrivent assez aisément à s’intéresser aux autres et aux vivants (et plutôt frénétiquement pour certains)
Bref s’il en est encore temps un conseil amical à Finkie : Respire et sors nous la clef à molette !!!
Cela dit dans le registre obsessionnel il n’est pas le seul et quand je regarde les 31 notes écrites à ce jour sur mon blog, je me demande un brin anxieux s’il y en a seulement une seule qui ne fait pas allusion à un certain Sarkoléon et je me dis que m’obnubiler ainsi n’est pas bon pour mes neurones.
Commencerais- je moi aussi à penser comme un clou ?…
L’heure de l’autocritique ayant sonné, il me revient comme en boomerang ce conseil éclairé d’un formateur en pilotage sur glace pour VRP en goguette, station Campanile :
– Plus vous fixez votre attention sur l’obstacle plus vous êtes certain de finir dedans –
A faire du Nabot (y compris dans ce texte encore, décidément on n’y échappe pas) le centre obsessionnel de mes préoccupations, ne serais-je pas en train de devenir aussi con que Finkie ?
A bloguer entre blogueurs convaincus (les blogueurs anti Sarko parlent aux blogueurs pro Ségo) ne verserions-nous pas dans une forme d’endogamie (mariage au sein d’une même famille) propice au défoulement narcissique général et vital pour notre santé mentale mais fort stérile au demeurant.
A faire de cet enjeu présidentiel un référendum pour ou contre, à mettre en permanence le personnage vulgaire au centre du jeu médiatique et politique, à rejeter les autres dans des rôles de figurants ou de deuxième emploi ne faisons nous pas le jeu de l’égotiste fou ? (parlez- moi de moi en bien en mal…)
Je sais bien (et après je vous lâche avec mes citations) – que la vérité , c’est ce qui est vrai pour soi – (Bouddha) mais changer d’angle, décaler le regard, nous aérer un peu, me, nous, ferait sûrement le plus grand bien. Car cette consanguinité finit par appauvrir la pensée et le combat lui-même à peu prés aussi sûrement que la bande des néo-cons atlantistes et sionistes du – meilleur des mondes – finissent par penser tout en rond jusqu’à sentir le renfermé, d’autant que leurs contradicteurs sont en général proscrits des débats et médias.
Bref à voir tout par le même filtre, on finit par tout occulter et à s’exciter sur le non-évênement de la gare du nord et son exploitation (j’y suis passé le matin, aucune trace de rien) on finit par nourrir le discours tout pourri de l’autre onaniste du nombril.
Donc promis, juré craché, aujourd’hui, merci Afflelou je chausse la deuxième paire et je regarde en rose. Quand même pas finir dans le décor comme Finkie, à enfoncer des clous comme des portes ouvertes.
et au moment précis où mon imprimante sans malice me signale
un bourrage papier au niveau de la fente
Je pose le marteau, je fouille dans la boîte à outils…tiens un tournevis…
Suffisait d’y penser.
tgb
De méchants connards viennent de profaner à Lille des tombes juives. Provoc, manip…? Tout ce qu’il faut en tout cas pour souffler sur les braises, nourrir les haines et les paranos en cette période électorale… spirale infernale et surenchère nauséabonde…

NationaZisme


Le Monde – 26 mars – A propos du match France – Lituanie de samedi dernier :
« …Du déplacement en Lituanie restera aussi une indigne banderole déployée pendant les hymnes par des supporteurs lituaniens. Sur un drap de dix mètres de large et de vingt de hauteur, il était écrit en français : « Bienvenue en Europe ». Mais la carte dessinée représentait le continent africain barré du drapeau français. Une allusion directe à la couleur de peau des Bleus. Une détestable référence aux discours xénophobes et racistes de certains leaders de l’extrême droite européenne. «
Ce commentaire du journal Le Monde m’inspire un certain nombre de remarques (16 exactement) :
1) Que juste après l’exécution des hymnes nationaux par une fanfare militaire, des supporters deviennent cons, belliqueux et haineux, on le sait.
2) Que des supporters lituaniens du haut des tribunes exhibant cette ignoble banderole (tifo) se soient crus désopilants (attention humour lituanien), qu’ils aient cherché (subtilement) à déstabiliser l’équipe de France ou qu’ils aient adressé un message signifiant la supériorité du blanc sur le noir, on pouvait s’en douter. On connaît le passé nazi de la Lituanie, (engagement massif des Lituaniens dans la Waffen SS) on connaît le passé raciste et antisémite de la Lituanie (son importante communauté juive a été décimée lors de la dernière guerre).
3) Que les supporters en général, du football en particulier, se shootent à l’hystérie collective et totalitaire, s’enivrent de violence primaire, de chauvinisme à la bière et se laissent aller aux pulsions crétines, aux saluts fascistes, aux cris de singes, et autres finesses de cet acabit on sait également. Phénomène groupal bien connu, hooliganisme étudié. Admettons que ces formes de transes servent d’exorcismes et d’expulsion du pire…
4) Que la compétition est un substitut à la guerre, un exutoire de l’agressivité et un prolongement de nos conflits ataviques (ah les matchs France Angleterre de rugby !!!) on suppute. Mieux vaut ces simulacres sans doute que de repartir en vrai pour une nouvelle guerre de cent ans…
5) Que le sport c’est l’opium du peuple (Lénine)…que pendant qu’on regarde les finales à la télé le visage peinturluré en cocarde BBR avec crête de coq sur la tête et maillot de Zizou sur le dos, les gouvernements passent en loucedé leurs réformes les plus impopulaires, on sait encore.
6) Que le langage du supporter exalté est d’une syntaxe affligeante, qu’elle se nourrit de 12 mots de vocabulaire – on va gagner – aux chiottes l’arbitre – ohhhhhenculé – on sait tout autant.
7) Que nos médias en général et le monde vespéral en particulier appelle justement un chat un chat et le racisme du racisme quand il s’agit de Lituaniens et qu’ils sont beaucoup plus indulgents avec un Georges Frêche ou un Alain Finkielkrault (l’honneur de l’intelligence française, je vous le rappelle, dixit un enfin tout nouvel ancien ministre de l’intérieur– l’équipe de France black black black … risée de l’Europe) qui vomissent leur haine xénophobe dans des médias aux pudeurs pleine de mansuétude et nomment ces saloperies « dérapages « on sait aussi.
8) Que l’on assiste un peu partout dans le monde à une poussée des nationalismes décomplexés, engendrés sans doute par un phénomène de mondialisation sauvage et déréglementé– plus le monde est grand ouvert plus on est petit fermé – on ne le sait que trop.
9) Que l’Europe de Maastricht et sa constitution libérale privilégie les mouvements de capitaux, sur les mouvements des hommes, l’argent sur les gens, à faire du plombier polonais notre adversaire économique, on est bien placé pour le savoir.
10) Qu’en ces temps réactionnaires et néo-féodaux où la lepénisation des esprits ne rampe plus mais parade franchement, certains candidats à la présidentielle, nez sur les sondages, dans une campagne électorale décidément fort nauséeuse, démago et populiste, exaltent le nationalisme racoleur à coups de slogans simplistes et réducteurs, de marseillaise par ci, de drapeau tricolore par là, de ministère de l’identité française et de l’immigration, on ne sait que ça.
11) Que pour diriger les masses, il faut les diviser, jouer les uns contre les autres, miser sur les peurs, flatter les bas instincts, la connerie plutôt que l’intelligence, faire appel au soi disant bon sens populaire prés de chez vous, nourrir les préjugés, caresser dans le sens du mauvais poil, on l’a toujours su.
12) Que si on appliquait la discrimination positive, il nous faudrait imposer un quotas de blancs à l’équipe de France de foot, pour faire propre et couleur locale, alors qu’un entraîneur je suppose, compose son équipe en choisissant tout simplement les meilleurs, on subodore.
13) Que je veux bien chanter la marseillaise le 14 juillet et agiter mon drapeau le soir de la finale mais pas plus, que je n’ai pas honte d’être français mais que je n’en suis pas spécialement fier non plus, vous ne le saviez peut-être pas mais maintenant si.
14) Que l’exacerbation du patriotisme finit toujours par le nationaZisme qui constitue essentiellement à foutre sur la gueule de l’autre, on a su mais on a tendance hélas à l’oublier.
15) Que le sport est un spectacle pourri par le fric, la dope, la triche et instrumentalisé par les pouvoirs qui en font une arme politique et une démonstration de puissance, si on ne le sait pas les JO de Pekin vont méchamment nous le démontrer.
16) Que « quand les drapeaux sont déployés toute l’intelligence est dans la trompette « (Stefan Zweig)
On vient une fois encore de le constater.
tgb

Khalid Cheikh Mohammed – la gueule de l’emploi

L’Amérique de Bush a une propension certaine à se la jouer Hollywood.
Elle appréhende le monde à travers un manichéisme puéril, façon noir ou blanc qui catalogue les hommes en gentils (eux) et méchants (les autres), en super héros messianique (eux) ou diabolique (les communistes, les barbus, les communistes barbus).
L’Amérique de Bush a un goût certain pour l’infantilisation.
Dans ce jeu vidéo ricain, les choses sont simples, les codes identifiés, les référents basiques. Le méchant est l’incarnation du mal, il a une tête de méchant sournois. Il est sale, gras, lâche et vicieux. En option, il peut refouler du goulot, mais ce n’est guère utile pour le cinématographe. En revanche le gentil doit incarner le bien, avoir les dents blanches, l’œil clair et la tronche de Bruce Willis ou de Tom Cruise.
Evidemment, pour mettre en valeur le super héros du bien il faut consacrer son double négatif, la création d’un mythe, d’une légende, d’une star malfaisante du terrorisme international par exemple.
Question gueule de salaud malfaisant, Khalid Cheikh Mohammed (appelons le Momo) a décroché la queue du Mickey et le rôle de sa vie. Plus gueule de l’emploi tu meurs.
Quasi caricatural :
Gueule patibulaire, regard fourbe et perfide, apparence négligée, tricot de peau douteux, cheveux en pétard, système pileux développé…Le genre de type qu’on se doit de détester d’instinct, qu’on évite par réflexe le soir au coin de la rue, tant sur son front semble clignoter en lettres rouges et numériques : attention super salaud.
C’est utile, surtout si vous avez raté la saison 3 du feuilleton « axe du bien contre axe du mal », ça vous permet rapidement d’identifier les personnages et de resituer l’intrigue.
Affaire identification, la pilosité est d’importance. Dans ce pays Disney, joyeusement épilé sous les bras, où trois poils de cul qui dépassent frise l’attentat terroriste aux bonnes moeurs, l’archétype du salopard est hirsute voire poilu : Il est crade.
Il a quelque chose de primitivement animal, quelque chose de l’ordre du mammifère, qui l’éloigne fort heureusement de l’humanoïde californien à la beauté plastique et siliconée avec code barre.
Le sauvage, l’ennemi, arbore donc une moustache suspecte genre Saddam Hussein, Staline, Hitler, José Bové, une barbe hirsute façon Castro, Lénine, Arafat, Ben laden, voire les deux, genre le Che, Khomeiny et re-Saddam (épisode capture et visite médicale)…
Si les héros positifs, en antinomie évidente, sont lisses, glabres, gominés, passés aux UV, les barbares sanguinaires sont hirsutes ce qui permet de les désigner directement : les barbus (voir plus haut).
L’épilateur électrique, voici la clef de la suprématie de la civilisation occidentale sur la barbarie métèque.
Un supposé terroriste avec une tête de terroriste est donc un terroriste. Surtout s’il a du poil. (moi si j’étais terroriste, je me ferais une tête de scientologue mais chacun sa stratégie… )
C’est donc dans un élan unanime et consciencieux que nos médias nationaux et internationaux ont rapporté les aveux de notre Momo identifié sale type, sans émettre la moindre réserve sur la version officielle Bushiste qui pourtant en termes d’intox, de scénario bidon et de romans-photos embedded en connaît un rayon. Or ces confessions ne sont en fait qu’un texte lu par un militaire devant un tribunal d’exception (pas d’avocats, ni journalistes, ni témoins). Ces aveux sont donc les confessions d’un détenu enfermé depuis trois ans au secret sans même la visite de la croix rouge, dans une prison illégale (Guantanamo) et ayant subi la torture.
Et alors me direz-vous ? on peut être torturé et coupable, avoir une tête de gros naze et être une ordure. Certes mais quand même ce contexte pourrait légitimement susciter quelques doutes ou conditionnels ou vérifications de faits et de sources et bien non. S’accommodant de l’arbitraire, nos medias relaient l’info, la presse est unanime, le public emballé : A Momo, le César du meilleur terroriste de l’année pour l’ensemble de son œuvre.
Et quelle œuvre !!!
31 complots produits ou co-produits depuis 1993. C’est bien simple des Twin Towers (grosse production) en passant par l’attentat de Bali jusqu’à l’assassinat de Jean-Paul II aux Philippines (resté en projet) on lui colle sur le râble a peu prés tout ce qui s’est fait d’explosif de par le monde. Tout juste si on ne lui rajoute pas le vol du scooter de Sarko junior et le réchauffement climatique.
Momo, une multinationale du crime à lui tout seul. D’ailleurs je leur conseille (aux multinationales) ce mec comme super manager, parce que question productivité, supervision, financement et logistique, il est méchamment efficace et performant le Momo. Faut voir la liste des activités.
Sauf que là le Momo avec sa gueule à la Reiser, son look de gros dégueulasse de l’attentat tout pourri comme ses dents (manque que les cabas), l’imaginer en méchant d’accord mais en cerveau d’Al-Qaïda on a du mal. Comme une erreur de casting. Préjugés me direz-vous…
Sauf aussi qu’on ne peut exclure qu’il se la raconte un peu le Momo, que quitte à passer sa vie dans une cage, autant la passer en star même négative en exagérant quelque peu son rôle, en enjolivant le CV.
Sauf qu’on ne peut exclure non plus que dans une posture de martyr, Momo endosse un maximum de crimes pour protéger son réseau.
Sauf qu’on ne peut exclure encore qu’avec une telle tête de Turc, la mariée soit trop belle ou le méchant trop vilain, bref qu’il ait une admirable tête de lampiste.
Un peu comme Zarkaoui. Vous souvenez vous de Zarkaoui ? (oui je sais c’est loin, genre six mois au moins cette affaire) Zarkaoui (encore un barbu) obscur figurant de la scène terroriste se retrouve en quelques jours fort opportunément propulsé en haut de l’affiche onusienne et se voit consacré du jour au lendemain, vedette number one et internationale du crime barbare. Jusqu’à disputer le titre à Ben Laden. (une référence)
EL-Zarkaoui en super ‘bankable’ est donc accusé d’avoir égorgé de sa propre main, l’otage juif américain Nick Berg, d’avoir organisé le carnage de Madrid le 11 mars, le bombardement des Shiites en Irak le même mois, l’attentat kamikaze du port de Basrah le 24 avril…le tout sur une jambe (il était amputé d’un pied) traqué par toutes les polices, armées, services spéciaux du monde, sa tête mise à prix une fortune affichée partout en Irak.
Sorti du chapeau pour accréditer (faussement) le lien entre Saddam Hussein et le terrorisme international, il est remis dans le chapeau (liquidé) après exploitation médiatique et marketing.
Place au méchant suivant. Au patibulaire Momo.
Question Momo, il est quand même bon de savoir qu’en septembre 2002, les services secrets pakistanais (ISI) avaient annoncé l’avoir abattu à Karachi.Puis les mêmes services secrets avaient prétendu l’avoir arrêté le 1er mars 2003, en présence d’agents de la CIA et remis aux autorités US, sans procédure d’extradition, empochant au passage une forte récompense, alors que des témoins de l’arrestation certifiaient que l’individu arrêté n’était pas Khalid Sheik Mohammed.
Pour conclure, je ne sais pas si le type de la photo est le véritable Momo, s’il est effectivement responsable de tout ce qu’il a avoué et si ses aveux eux-mêmes sont fiables et crédibles. Tout ce que je sais c’est que si tous les escrocs, les sales types, les méchants de la planète avaient la tête de l’emploi, le monde en serait certainement plus sûr et les victimes incontestablement moins nombreuses.
tgb
Fort de cette remarque pertinente, de cette fine analyse et de ces savants éclairages, petit test entre amis :
Saurez vous maintenant reconnaître un bon d’un méchant

A medium_sarko.jpg


B


medium_edito_BIG.jpg
Parmi ces douze candidats à la présidentielle, deux filent du mauvais coton

Saurez vous les identifier medium_222252.jpg


Réponse au prochain épisode (quel suspens !!!)

tgb

365 MOTS

medium_photosymbole-04.jpgLa « leçon de mots » revient à la maternelle : l’objectif est l’apprentissage de 365 mots par an
(Le monde 16 mars )

365 mots par an, c’est bien plus que le capital lexicologique de Johnny, Steevie et Doc Gyneco réunis. Notre trio Devra t’il retourner à l’école pour nourrir son dictionnaire mental ?

En attendant la réponse à cette insoutenable énigme et la réac-tivation linguistique et Gilles de Robienne ; petite dictée possible pour la rentrée 2007 :

– Notre immense président Nicolas Sarkozy en visite au centre de rééducation pour enfants porteurs du gène de la délinquance de Kärcher sous Bois a déclaré de toute son autorité tranquille :

Je voudrais dire aux Français qui se lèvent tôt, qui travaillent enfin plus pour gagner enfin moins et qui regardent, vautrés, bouffant du pop corn transgénique, la sympathique Arlette Chabot à la télévision pour se reposer d’une journée d’effort national, en attendant un nouveau matin plein de précarité enthousiaste, oui je voudrais leur dire que moi, je suis comme eux.

Comme vous.

Comme vous, ouvriers suicidés, cadres défénestrés de chez EDF ou Renault, je participe à tirer notre patrie du profond déclin où les Socialo-Chiraquien l’ont conduit en trente ans. Comme vous j’œuvre énergiquement à transformer notre France éternelle et judéo-chrétienne en nation néo-libérale efficace, atlantiste et saine.

Comme vous je pense que les fonctionnaires sont des parasites peu rentables et les grévistes, les potentiels terroristes de notre société post-industrielle, ennemis du profit.

Comme vous aussi, je trouve normal et légitime de dire aux barbares qui menacent notre identité :

La France tu l’aimes où tu la quittes. Particulièrement si tu es un enfant d’immigré du genre racaille islamique et qu’en plus de niquer la police, tu égorges des moutons dans ta baignoire au lieu de faire tes ablutions comme n’importe quel enfant bien élevé de Neuilly.

Cher petit français de demain, de toujours et de maternelle, sois formaté con et performant, sinon contrôle, police et expulsion.

Bref en résumé et sans tabous, je voudrais dire aux Français – au boulot et ta gueule. –

tgb

MAL NOMMER LES CHOSES C’EST AJOUTER AU MALHEUR DU MONDE – Albert Camus

( le tout en exactement 365 mots)

Photo de Jack Guez – Expulsion de familles d’immigrés le 2 septembre 2005 – jour de la rentrée scolaire – 4 rue de la Fraternité à Paris XIXème

Cool memories


– La tristesse de l’intelligence artificielle est qu’elle est sans artifice, donc sans intelligence -Jean Baudrillard Cool Memories – 1980-1985
Huit jours au fin fond de ma Vallée avec le Dauphiné libéré pour toute info, ça vous décale l’actu vite fait, vous l’écrème, vous la pasteurise. Bref ça vous change l’angle.
Le Dauphiné libéré dit le Daubé, fleuron de la PQR (pourquoi R ? ) est un journal avec rien dedans comme les gratuits mais payant comme le Monde ; l’actualité réduite à peau d’balle pas grand-chose, filtrée, formatée et aromatisée sauce locale.
Un pur moment d’immersion provinciale
Temps de lecture 5mn34 environ (rubrique nécrologique incluse)
C’est dire si j’ai décroché de l’actualité du monde, de la Ségo-Sarko-Bayrou-troyka et des pétages de plomb de Delarue.
La ligne bleu marine des montagnes dans le ciel nocturne d’hiver suffisant amplement à mes méditations branleuses.
De retour à Paris, l’actu, j’ai du mal à m’y remettre, c’est peu de le dire.
(et vu les hara-kiris blogueux ces temps-ci je ne suis pas le seul)
Une certaine saturation de simulacres et de virtuel.
D’ailleurs je m’y remets pas
pas encore
D’autant que Polnareff est de retour (ah… Le bal des Laze !!!)
Et que Baudrillard est mort.
Merde alors.
Parce que question simulacre, y simulait pas Baudrillard. Il pensait. Et avec sa tête encore. Quitte à déranger. De la pensée dépotante. : télé, politique, culture, objets, consommation, infos…il te démontait tout ça en deux coups de fulgurance géniale et vaporeuse qui me mettait sur le toit.
Après la société du spectacle de Guy Debord, voici la disparition du réel de Baudrillard. (la guerre du Golfe n’a pas eu lieu – 1991). Logique et inexorable. Et derrière mes écrans en témoin survivant j’en constate toute la pertinence désincarnée.
Cool mémories (1980_85) est ma clef
Que le philosophe, le sociologue, le penseur inclassable, dans l’impasse intellectuelle trouve la liberté dans la poésie, les aphorismes (la photo) et fasse œuvre ouverte me paraît une évidence.
L’intelligence au service de l’intuition sensible. L’onirisme en béquille de la raison.
Désillusionniste, Baudrillard mais curieux et vivant. Pas cynique, pas nihiliste à la Cioran. Nez dans le chaos et dans l’ambivalence, la pensée en mouvement, sauvage et post-moderne, il assume l’obscur et autorise l’irruption des possibles, des hasards…
Une pensée humble et ambitieuse.Une pensée du paradoxe et de l’ironie.
( ah… le suicide des twin towers – pur chef d’oeuvre de la pensée rêvée, libre et rebelle, et au final meilleure explication rationnelle du phénomène tragique)
Se plonger dans la pensée puissante de Baudrillard (et dans une moindre mesure de celle de ses potes Edgar Morin, Paul Virilio) c’est vraiment se mettre à penser. Seul. Libre, sans système, au feeling. (cruel pour l’imposture des poseurs médias en postures pseudo-philo)
Baudrillard je l’ai rencontré une fois. A une conférence. Un regard, deux mots. Bonhomme et disponible. Aussi simple que complexe, aussi pédagogue qu’hermétique. Et toujours cette pensée dévastatrice l’air de rien qui me travaille encore…
Baudrillard : un artiste du crémol.
– L’artiste tragique n’est pas un pessimiste, il dit oui à tout ce qui est problématique et terrible, il est dionysien – NIETZSCHE
Quant à la réalité si elle existe encore… la prochaine fois
tgb

Décollez le papier peint par la pensée

En ces temps de surenchères électorales, doublées d’un chantier d’appartement à rafraîchir et triplée par la besogneuse rédaction de fiches de stage en novlangue indigeste pour mon job, voici la tentative revancharde et salvatrice d’une proposition de séminaire que je soumets à votre clairvoyance…
Pour ceux qui seraient franchement et étonnamment intéressés inscrivez vous de suite pour la session de juin 2007 (s’il y a lieu) (dans le cadre du DIF bien sûr) Pour les plus circonspects inscrivez vous aussi dans la perspective d’une performance artistique de dynamique de groupe genre work in progress
Sinon vous inscrivez pas. (et j’aime autant)
Décollez le papier peint par la pensée
Du champ conceptuel aux applications concrètes
Avec la méthode TEP (tout est possible) du Docteur Sarko
Objectifs pédagogiques
• Par la pensée positive se mettre en capacité de projeter sa volonté sur supports
• Matérialiser son énergie mentale pour agir et produire un effet sur pâte à papier
• Optimiser ses performances (en mobilisant tout son potentiel physique et mental) pour un gain de temps et d’argent sur un chantier de réfection ou de restauration.
• Transformer les contraintes domestiques en facteurs de succès, de confiance en soi
• Mettre en place des indicateurs de performance (Key Performance Indicator)
• Elargir ses champs d’interventions et de compétences en termes d’interactions
• Stage ou Séminaire de 2 jours pour 10 participants maximums
• Des méthodes pédagogiques basées sur l’action et la concentration :
– Des exercices d’entraînement, d’application
– Des apports théoriques transférables
– Des outils méthodologiques originaux
• Des méthodes pédagogiques impliquantes :
– Des exercices enregistrés en vidéo
– Des analyses par l’animateur et le groupe
– Une réflexion personnelle
– Des axes de progression individuels
– Des situations pédagogiques en lien directe avec
les applications professionnelles et domestiques
Les plus de cette formation
– Droit à l’échec – Savoir surmonter ses doutes –
– Expérimenter et s’approprier la méthode « tout est possible » du psycho -clinicien Franco-Américano-Hongrois Docteur Sarko
– Oser se mettre en chantier
Contenu
JOUR 1
Analyse des objectifs, reformulation de la problématique – détapisser/tapisser
Le DADE – décoller – arracher – déchirer – effriter – Les 4 basiques
Les moyens physiques et psychologiques nécessaires à l’engagement mental efficace
Identification et diagnostic des filtres culturels et obstacles inhibiteurs à la mise en action
Les outils fonctionnels pour agir : Tonus équilibre endurance, patience et combativité
Centration et concentration – se rendre réceptif, perceptif, disponible à l’interaction tapissière
Le mode d’emploi de la visualisation positive et du gagnant gagnant (win win)
Penser individuel pour décoller collectif en synergie – ensemble dans le décor –
Contextualisation et lecture sémiologique– le papier peint – ses couches, superpositions et sédimentations – signes – traces et stigmates pour une totale empathie (se mettre à la place de…)
quelques éléments de sémantique – faire tapisserie ou défaire – ça colle ou ça décolle…
Cas- exercices – training –mises en situation – monstration et démonstration – analyses


JOUR 2
Comment prendre en compte son ressenti et gérer son émotionnel bricoleur
(du motif à l’émotif -Quelques notions de Sophrologie)
Les éléments de l’affirmation de soi : force de conviction et impact personnel dans les champs d’intervention du bricolage mental et de sa tapisserie interne
Espaces temporels et ancrages spatiaux – Prendre le temps d’aller vite dans le mur – faire corps
Loi d’entropie – Loi d’inertie. Déconstruire pour construire
L’acceptation des leçons du feed-back et le rebond permanent (y croire)
L’angle d’attaque le point de fixation – dérouler le rouleau cérébral –
Les techniques maîtrisées de CPS (Creative Problem Solving)
Critères d’autoévaluation – l’ai-je bien décollé ? Plafond/plancher
Cas- exercices – training –mises en situation – monstration et démonstration – analyses
PUBLIC : toute personne crédule avec un poil dans la main et une spatule dans l’autre ayant comme moi aujourd’hui la saturation totale de gratter racler lacérer de petits lambeaux de papier peint à force d’huile de coude engendrant moult courbatures
A l’issue de ce stage chaque apprenant sera en capacité de transposer la théorie à la pratique, aura bonifié ses talents de décolleur mental et repartira avec un bilan sur ses points forts et ses
points à améliorer ainsi qu’un programme de training personnalisé et une fiche de progression.
Il est demandé aux participants de se munir d’une tenue décontractée et confortable (survêtement ou tenue de week-end)
(L’essentiel des termes et concepts est tiré de programmes de stages réels)
tgb

BAYROU CITRON


François Bayrou compare le PS et l’UMP à Coca et Pepsi.
Bien vu Fanfoué. !!!
L’analogie ne manque ni d’intérêt ni de finesse évocatrice.
Sauf que venant de la part de Slim citron, ça relativise le propos.
C’est le light qui se moque du Diet.
C’est vrai, dans un moment d’égarement, le Slim citron au milieu du gaz républico-démocrate peut faire exotique. Goût sauvage béarnais, euro rafraîchissant.
On a l’ivresse qu’on peut.
Mais ça reste de l’eau du sucre, un zest d’essence citronnée et du gaz carbonique. (j’ai travaillé le sujet).
De la limonade quoi !
Du Seven up !
Ce n’est pas parce que Bayrou fait une campagne avec des bulles dedans (comme l’aspirine effervescente) que son ersatz ordinaire n’est pas le Banga Giscardo-centriste et raplapla. De là à dire que Bayrou est à la politique ce que le Champomy est à la veuve Clicquot….
Alors la Badoit aux grandes oreilles de l’UDF – plate ou gazeuse ?
Plate comme le consensus est mou
Plate comme les coalitions avec de vrais morceaux de Kouchner dedans
Plate comme du gagnant gnangnan, du petit dénominateur commun
Plate parce que le conflit, c’est la vie
parce que la confrontation c’est dialectique
parce qu’on peut déjà plus fumer en public alors si on peut même plus s’engueuler en famille …
-Si tout le monde pense la même chose, alors c’est qu’on ne pense plus rien –
Pas moi qui l’ai dit, ni Bayrou qui l’a écrit c’est un certain walter Doyle Staples
(moi pas connaître) mais c’est bien Notre François en extrême centriste survolté qui l’a balancé à la tête de l’UMP il y a quelque temps et ça ne manquait pas de panache.
Bien vu François
C’est bien de te la secouer et te remonter la pulpe au goulot, mais faudrait voir à pas changer de postures au gré des circonstances
Critiquer TF1 et t’y précipiter
La jouer peuple et voter Bolkenstein
Mettre une dose de social dans un grand verre de libéralisme
(Ça a un côté ‘ma tante genre, vous prendrez bien une goutte de porto, un doigt de Martini, une larmichette de pastaga : un cocktail à rendre neurasthénique tout ivrogne qui se respecte).
Non non non quand on voit ce qu’il y a au bar de L’UDF on se doute bien qu’on n’est pas parti pour l’ivresse dionysiaque, la murge céleste, la grande cuite révolutionnaire mais bien plutôt pour le pot de départ réglementairement sobre d’un pré retraité de chez EDF. On se doute bien que c’est pas avec le François même remonté au diabolo menthe qu’on va échapper au calamar géant du libéralo-prédator.
Et avec les martyrs tombés aux champs d’honneur de la liberté d’expression – Redeker, Duhamel, Le Meur, les ultra subversifs Bayrou Ségo, les Voltaire Val, les Rousseau Hulot et les philosophes Steevie Gyneco Mac Doom et Glucksmann, on sent bien qu’on n’est pas spécialement parti pour le grand millésime.
Si, dans une profonde déprime et dans la perspective du pis-aller, on peut toujours se dire qu’il vaut mieux finir pompette avec Bayrou Tonic qu’en coma éthylique avec Sarko-glycérine c’est quand même pas la perspective la plus folichonne du siècle comme me le susure sournoisement ma tendance Bacchus-Haddock à l’oreille.
Cela dit et dans le seul objectif qui aujourd’hui m’intéresse : TSS (Tout Sauf Sarko) je voterai au choix et sans état d’âme pour une armoire normande un appareil à raclette, une volaille avec grippe aviaire, une Ségolène lemon et même un Bayrou soda contre les coups de matraque sur gueule de bois.
Sans dec, à défaut de Don Pérignon
Slim citron fera l’affaire.
tgb

Le jeu des 7 erreurs


1/ ELLE EST BIEN BONNE
Libération
« Les amitiés du principal actionnaire de TF1 avec Nicolas Sarkozy,
que je respecte, ne me regardent pas, elles ne jouent en rien
sur l’information » affirme M. Namias au micro de RMC.

Petit rappel (lu sur Acrimed) – Partick Le Lay, PDG TF1 :
« Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une
perspective « business », soyons réalistes : à la base le métier de TF1, c’est
d’aider Coca-Cola par exemple, à vendre son produit (…) ; Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible, nos émissions ont pour mission de le rendre disponible : c’est à dire de le divertir,de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau disponible (…)

Orwell ou l’horreur de la politique
« Il se pourrait fort bien qu’on arrive à produire une nouvelle race d’hommes,
dénuée de toute aspiration à la liberté, tout comme on pourrait produire une race de vaches sans cornes »

Sarkozy.fr (merci filaplomb)
« Je veux réconcilier la France avec le travail.Mon objectif est de parler au nom
de la France qui travaille. Bien sûr je comprends et lutte CONTRE ceux qui
sont pauvres et n’ont pas d’emploi… »
———————————————————————————————————————————
2/ARITHMETIQUES MILITANTES
Le Figaro
« Selon un sondage CSA/France Europe Expess/France Info, la candidature de
José Bové aura peu d’influence sur les autres candidats : crédité de 1% des intentions de vote, le leader altermondialiste prend un point à Olivier Besancenot et un point à Dominique Voynet »
———————————————————————————————————————————
3/NOUS SOMMES TOUS DES ALAIN DUHAMEL
Le Parisien
« Arlette Chabot Directrice de l’information de France 2 déclare : – Les journalistes doivent être neutres, d’une très grande impartialité et ne faire l’objet d’aucune suspicion – »

Le Nouvel Obs
« Les journalistes sont-ils indépendants ?
Oui : 4,92 %
Non : 39,92%
Me faites pas rire : 36,31%
Ça dépend du vent : 19,58% »

Wikipedia
« Daniel Leconte est un journaliste français. Lauréat du prix Albert Londres »

Acrimed
« M. Elkabbach et M.Bianco sur Europe1, le 28 janvier dernier :
-Jean Louis Bianco (JLB) – On ne peut pas prendre les mots de Jaurès pour
faire la politique de Tatcher !
-JeanPierre Elkabbach(JPE)- Oui, mais pourquoi ? Il y a une histoire qui
appartient aux uns…même l’histoire il faut la découper ?
JLB – Jaurès appartient à tout le monde, par contre, c’est mensonger de mettre
en avant Jaurès quand on veut favoriser les plus riches !
JPE- Mais par exemple Mitterrand pouvait parler de Maurras, de Chardonne etc..
de la gauche, de Blum…
JLB- Tout le monde a le droit de parler de tout le monde, mais pas dans le même discours..où on avance une politique. D’ailleurs Franck Tapiro, vous le savez, le conseiller en communication de Monsieur Sarkozy, a dévoilé la chose. Dans un Blog, il a dit : – il ne faut pas karchériser la France, il faut tatchériser la France – voilà le programme !
JPE – Oui, mais enfin notre inspirateur ce n’est pas Monsieur…
JLB – C’est l’inspirateur !
JPE – Comment il s’appelle ?
JLB – Tapiro !
JPE – Non, ce n’est pas notre inspirateur.
JLB – Mais pourquoi vous dites notre inspirateur ?
JPE – Ce n’est pas nos..nos…on n’a pas besoin…
JLB – Vous n’estes pas de l’UMP, Jean Pierre Elkabbach
JPE – Non, non ni à l’UMP, ni …
JLP – Notre inspirateur ! je me demande de qui vous parlez, là
JPE – Non…Au nom de qui ? au nom de ceux qui font la presse, etc

Vive le Feu (le blog AJT de l’excellent Sébastien Fontenelle)
« Les big bosses de RTL, après avoir fièvreusement compulsé leur annuaire
déontologique, ont finalement choisi, on le sait, de remplacer (le courageux)
Alain Duhamel par (le courageux )Franck Olivier Giesberg.

JF KAHN a rappelé :
« la règle des 3 L : lécher, lâcher, lyncher »

Le monde du 17.02
« Les journalistes politiques s’interrogent sur leur discrédit »
———————————————————————————————————————————
4/L’ANNEE DU COCHON
Libération 19.02.2007- Par Pascal Boniface
« Armée : le budget fou de Bush ; les dépenses militaires américaines prévues
pour 2008 sont plus élevées que jamais. Mais plus les Etats Unis dépensent
pour leur défense, plus l’insécurité augmente. Six cent vingt- trois milliard de
dollars. C’est le chiffre astronomique de dépenses militaires américaines pour
2008. »

Le Monde
« Affaiblis sur le plan politique et militaire les Etats Unis entendent utiliser
la puissance qui reste entière : Wall Street. »

L’expansion 13.02.2007
« Déficit record des Etats-Unis en 2006 – La Chine représente plus
du quart du déficit commercial américain, au grand dam des industriels
et des politiques qui jugent le yuan sous-évalué et responsable des délocalisations d’emplois massives. Les Etats-Unis ont affiché un nouveau déficit commercial en 2006 à 764 milliard de dollars . »

wwwsigne-chinois.com
« L’enfant sous le signe du cochon aura intérêt à ne pas naître juste avant le nouvel an…car engraissé comme les autres il le serait, hélas, par ceux là même qui ont l’intention de le manger pour les fêtes »
———————————————————————————————————————————
5/TOTAL RESPECT
Le Monde
« Total en plein procès de l’Erika a annoncé un bénéfice net record de
12,5 milliards d’Euros, le plus gros jamais enregistré par une entreprise française. »

Le Nouvel Obs 15.02.07
« Procès de l’Erika- Total nie toute responsabilité »

Total.com
« Une démarche éthique : en matière de responsabilité sociétale et environnementale, nous avons la volonté de déployer une démarche fondée sur l’éthique. Formalisée notamment dans notre code de conduite. Notre engagement repose sur le respect et la mise en œuvre du droit et des principes universels… »
——————————————————————————————————————————–
6/LIBEREZ LES IGUANES
-Trouvé je ne sais où – Clive Stafford Smith :
« De quelle liberté parle-t-on ? Celle des iguanes est ici bien plus protégée
que celle des humains, si vous écrasez accidentellement un iguane sur la base,
vous êtes condamné à payer une amende de 10 000 dollars, alors que si vous
tabassez un prisonnier votre geste sera qualifié de – contact bénin non préjudiciable- et n’aura aucune conséquence. Il y a deux ans, les avocats avaient plaidé auprès de la cour suprême pour un alignement des droits des prisonniers de Guantanamo sur ceux des animaux. Notre slogan ? Egalité avec les iguanes ! »
———————————————————————————————————————————
7/NO DEPRIME
Le Monde 15.02.2007
En 2002, le commandement militaire américain prévoyait que seuls 5000
soldats seraient encore stationnés en Irak en décembre 2006, selon les documents déclassifiés de l’armée publiés mercredi 14 février par les archives de la sécurité nationale… Alors que Washington s’apprête à envoyer 20 000 hommes en renfort aux 132 000 hommes déjà sur le terrain. »

Qualité de la vie :
Internationalliving.com place la France sur la plus haute marche du podium.
Le prix du dernier de la classe est attribué à l’Irak.
tgb
———————————————————————————————————————————