
Dialogue entre le Maréchal Président et son gros poussah poussif, le tout en alexandrins
– Maréchal président, O Sun Tzu vénéré
De l’art de la guerre qui pue un peu des pieds
Vous le grand rabougri du bling bling d’Austerlitz
O prince de la tactique, vous le fourbe Clausewitz
J’avoue ne pas comprendre la manœuvre de dimanche
Cette funeste branlée que j’en ai plein les branches
Voyez donc les stigmates sur mon fessier rougi
Pommadez moi de grâce afin que d’être assis
– Cap au cap Bertrand, qu’importe le dimanche,
Vu qu’nous sommes lundi et conservons le manche
– Ben je dis pas c’est sûr, lumineux président
Mais curieuse stratégie de mettre tous nos gens
Dans la grande bataille sans réserve aucune
Où qu’on va les chercher nos alliés, sur la lune ?
Nous partîmes 30% mais par zéro renfort,
nous nous verrons trois glands en arrivant au port…
– Lefebvre et Estrosi Longuet de Bolloré
Le compte y est ainsi, nous voilà belotés.
– En l’an 2014, si ça se reproduit
Nos beaux tripatouillages nous mettront dans l’ennui
Réforme territoriale, tour uninominal
Pourraient bien en retour, nous ramoner l’anal
– Mais n’oublie surtout pas mon Xavier tout mielleux,
Que les justes découpages et charcutages vicieux
Sont les nobles mamelles de l’élection perfide
Détends toi du nougat, relâche-toi du bide

– Je n’oublie certes pas, mais immense est mon trouble
Rapport au renégat ach’té pour quelques roubles
L’ignoble Eric Felon et son identité
Qui devait nous goinfrer les Lepen éborgnés…
– Une burqa par çi, une vidéo par là,
Un crime basané, comptons sur Pujadas
Un fait divers et le colonel Boutefeux
Nous fera une loi en fusillant un peu…
– A propos d’basané, ben Ali Soumaré
Attaqué proprement rapport à son casier
Nous à mis la pâtée dans son département
Si même sous la ceinture, ça fait fuir les votants…
– Rassure toi Bebert mon doucereux iguane
Ils n’auront pas j’te jure l’Alsace et la Guyane
– On conserve la choucroute alsacement garnie
En revanche en Guadeloupe, la Penchard Luce-Marie
Qu’a trop voulu nous vendre de l’acra de morue
Est officiellement bien portée disparue.
– Qu’ils se dévorent entre eux, avec un os dans l’nez,
On renverra Jégo s’faire canibaliser…

– Ce qui m’inquiète surtout Maréchal Président
C’est qu’la moitié d’chez nous est porté désertant
Nos grognards nos loqu’teux nos vieux et nos prolos…
Des années de travail à la sauce Pernaut
A bien les abrutir sous nos propres boulets
Portés en première ligne, victimes et satisfaits
– On en fabriquera d’autres, j’connais personnellement
Chabot à la télé et j’nomme ses présidents
– Et Villepin et Copé qui affûtent leurs couteaux
– Qu’ils sortent leur canif, et j’les colle au barreau
– Donc on est massacré mais c’est pas une défaite
– C’est une victoire en creux, pas de quoi faire la tête
– En somme Maréchal, tout baigne et tout va bien
– Vini, Vidi, Déni…assieds-toi nom d’un chien
– Que cet aveuglement est doux à mon courroux
Mon désarroi s’épuise quand je suis près de vous
– La campagne fut jolie la guerre sera belle
J’aime que l’on ramasse les cadavres à la pelle.
– Quelle sérénité alors même qu’Aubry
Nous frôle de ses ailes et prépare la chienlit

– Je travaille ces temps-ci à une arme fatale
– Maréchal me dites pas, Fillon présidentiable ?
– Je te parle munitions, pas d’la Rillette du Mans…
– Vous me faites languir, dites moi Président
– J’vais engrosser Carla, d’la layette dans les urnes
– Le truc du périnée c’était donc pour les burnes ?
– Pas tout à fait Xavier, j’ai délégué quelqu’un,
Un type nommé Biolay, un certain Benjamin…
– Vous êtes un génie, Président Maréchal
– Ben oui j’ai six cerveaux et ça fait même pas mal
– J’ai honte d’avoir douté, suis-je digne encore ?
– Viens me lécher les pieds et fais gaffe à mon cor
– Je vous fais un grand slurp de ma langue de velours
– J’aime cette langue ump, avant le deuxième tour.
tgb



















