Le fin stratège

Dialogue entre le Maréchal Président et son gros poussah poussif, le tout en alexandrins

– Maréchal président, O Sun Tzu vénéré 
De l’art de la guerre qui pue un peu des pieds
Vous le grand rabougri du bling bling d’Austerlitz
O prince de la tactique, vous le fourbe Clausewitz
J’avoue ne pas comprendre la manœuvre de dimanche
Cette funeste branlée que j’en ai plein les branches
Voyez donc les stigmates sur mon fessier rougi
Pommadez moi de grâce afin que d’être assis

– Cap au cap Bertrand, qu’importe le dimanche,
Vu qu’nous sommes lundi et conservons le manche

– Ben je dis pas c’est sûr, lumineux président
Mais curieuse stratégie de mettre tous nos gens
Dans la grande bataille sans réserve aucune
Où qu’on va les chercher nos alliés, sur la lune ?
Nous partîmes 30% mais par zéro renfort,
nous nous verrons trois glands en arrivant au port…

– Lefebvre et Estrosi Longuet de Bolloré
Le compte y est ainsi, nous voilà belotés.

– En l’an 2014, si ça se reproduit
Nos beaux tripatouillages nous mettront dans l’ennui
Réforme territoriale, tour uninominal
Pourraient bien en retour, nous ramoner l’anal

– Mais n’oublie surtout pas mon Xavier tout mielleux,
Que les justes découpages et charcutages vicieux
Sont les nobles mamelles de l’élection perfide
Détends toi du nougat, relâche-toi du bide

– Je n’oublie certes pas, mais immense est mon trouble
Rapport au renégat ach’té pour quelques roubles
L’ignoble Eric Felon et son identité 
Qui devait nous goinfrer les Lepen éborgnés…

– Une burqa par çi, une vidéo par là,
Un crime basané, comptons sur Pujadas
Un fait divers et le colonel Boutefeux
Nous fera une loi en fusillant un peu…

– A propos d’basané, ben Ali Soumaré
Attaqué proprement rapport à son casier
Nous à mis la pâtée dans son département
Si même sous la ceinture, ça fait fuir les votants…

– Rassure toi Bebert mon doucereux iguane
Ils n’auront pas j’te jure l’Alsace et la Guyane

– On conserve la choucroute alsacement garnie
En revanche en Guadeloupe, la Penchard Luce-Marie
Qu’a trop voulu nous vendre de l’acra de morue
Est officiellement bien portée disparue.

– Qu’ils se dévorent entre eux, avec un os dans l’nez,
On renverra Jégo s’faire canibaliser…

– Ce qui m’inquiète surtout Maréchal Président
C’est qu’la moitié d’chez nous est porté désertant
Nos grognards nos loqu’teux nos vieux et nos prolos…
Des années de travail à la sauce Pernaut
A bien les abrutir sous nos propres boulets
Portés en première ligne, victimes et satisfaits

– On en fabriquera d’autres, j’connais personnellement 
Chabot à la télé et j’nomme ses présidents

– Et Villepin et Copé qui affûtent leurs couteaux

– Qu’ils sortent leur canif, et j’les colle au barreau

– Donc on est massacré mais c’est pas une défaite

– C’est une victoire en creux, pas de quoi faire la tête

– En somme Maréchal, tout baigne et tout va bien

– Vini, Vidi, Déni…assieds-toi nom d’un chien

– Que cet aveuglement est doux à mon courroux
Mon désarroi s’épuise quand je suis près de vous

– La campagne fut jolie la guerre sera belle
J’aime que l’on ramasse les cadavres à la pelle.

– Quelle sérénité alors même qu’Aubry
Nous frôle de ses ailes et prépare la chienlit

– Je travaille ces temps-ci à une arme fatale

– Maréchal me dites pas, Fillon présidentiable ?

– Je te parle munitions, pas d’la Rillette du Mans…

– Vous me faites languir, dites moi Président

– J’vais engrosser Carla, d’la layette dans les urnes

– Le truc du périnée c’était donc pour les burnes ?

– Pas tout à fait Xavier, j’ai délégué quelqu’un,
Un type nommé Biolay, un certain Benjamin…

– Vous êtes un génie, Président Maréchal

– Ben oui j’ai six cerveaux et ça fait même pas mal

– J’ai honte d’avoir douté, suis-je digne encore ?

– Viens me lécher les pieds et fais gaffe à mon cor

– Je vous fais un grand slurp de ma langue de velours

– J’aime cette langue ump, avant le deuxième tour.

tgb

Ma note ordurière

Le Oueb étant une immonde saloperie appelant à la transparence totalitaire et à la calomnie ordurière alors que les médias classiques à la déontologie irréprochable n’aspirent qu’à la conscientisation des masses sans recourir jamais ni à la vulgarité, ni à la propagande, ni à l’info vérolée ni même à la pipolisation scabreuse, je vais donc me permettre de balancer la dernière rumeur que je tiens de Michel Sourcesûre (dit gorgeprofonde le bien surnommé) une référence dans le monde enchanté de Pipicaca.

Il semblerait – vous noterez donc que j’utilise quand même le conditionnel contrairement au journal de révérence « le Monde » qui par exemple il y a quelques années, autant dire un siècle, titrait à propos des attentats de Madrid : « Un retour sanglant d’ETA sur la scène politique espagnole à trois jour des élections législatives » avant que de rectifier sans plus de mea culpa – il semblerait donc disais je, avant de m’égarer dans les méandres de la presse exemplaire, que dans mon immeuble du 18eme arrondissement, rue Affre, Colette, la voisine du second, escalier A, coucherait avec Gérard, le mari de la nana du 5éme, escalier B, qui se taperait d’ailleurs en loucedé carrément le concierge et sa dame.

Je dis ça je dis rien, le respect de l’intimité entre personnes adultes et consentantes, la sphère privée tout ça machin…

J’en ai touché quand même un mot à Joffrin-Mouchard, le patron diet-éthique de Libération qui offusqué m’a répondu qu’il ne mangeait pas de ce pain là ni même de cette biscotte ci, qu’il écrirait d’ailleurs un article sur cette rumeur pour mieux la dénoncer, tout en l’évoquant : 383 réactions à cette heure, tandis que l’article intitulé – France Télécom : l’inspection du travail dénonce un «harcèlement moral» – n’en produit que 13.

Un peu dépité j’ai fait passé l’info ragoteuse à quelques blogueurs influents de mon immeuble, qui un poil condescendant m’ont rétorqué qu’au delà du rideau de fumée que représentait cette médiocre anecdote, il y avait d’autres sujets autrement plus urgents à traiter, tels, le racket bancaire, la casse des droits sociaux, l’explosion du chômage et des gardes à vues entre autres. J’en ai bien trouvé quand même deux pour évoquer l’instrumentalisation de la branlette extraconjugale par le syndic, et considérer que lors de la dernière fête des co-propriétaires Gérard, en toute impudeur, ne s’était pas gêné pour peloter Colette devant tout le monde et qu’au final pendant qu’on parlait de sa relation adultère affichée, on oubliait non seulement qu’il n’était pas à jour de ses charges mais qu’en plus, qu’en tant que président du conseil syndical, il en avait profité pour faire voter les travaux concernant sa cage d’escalier au détriment de la notre.

Résultat : 127 657 visiteurs sur cet article, plus 243 commentaires ; c’est dire, si l’info investiguée rapporte.

Et ne méprisons pas l’intérêt des foules pour le dessous de la ceinture et le linge sale pas en famille, puisque moi même, sensible aux potins comme toute midinette qui ne se respecte pas, je me dois à l’autocritique.

Oui, si je me suis rapproché sensiblement du Front de Gauche ce n’est pas seulement parce que son discours prône la rupture avec le capitalisme,  mais également parce qu’il semblerait par ouï dire, que Jean Luc M. se ferait faire des turluttes par Marie Georges B. le soir au fond des meetings unitaires et que c’est quand même plus honorable que les turpitudes déviantes dit on, de Bové et Cohn Bendit à Bruxelles.

Et puis, y’a pas de raison, je veux aussi ma part des 127 657 visiteurs et des 243 commentaires, sauf que mince voilà maintenant que j’y pense, je ne suis pas certain qu’avec Colette et Gérard comme mots clefs, je ramasse vraiment la mise.

tgb

Fils de pub !

Cette affiche annonçant les concerts de Damien Saez, a été refusée dans les couloirs du métro parisien par les sociétés d’affichage Decaux et Clear Channel.

ça devient une méchante habitude. Après la censure de la campagne Telerama : « Dimanche 15 janvier. Vivement dimanche. Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C’est déjà la troisième fois qu’il invite Michel Drucker dans son émission » après le remplacement débile de la pipe de Jacques Tati par une hélice puérile ou le bannissement des clopes de Gainsbourg et de Coco Chanel par hygiénisme mortifère, voici qu’on nous remet le couvert, à se refaire une vertu facile par l’exemple.

Triste, con et foutage de gueule intégral. 
Mais le meilleur reste à venir :

Selon l’Autorité de Régularisation Professionnelle de la Publicité, l’affiche « présente un caractère dégradant pour l’image de la femme dans la mesure où elle apparaît nue, et qui plus est dans un chariot de supermarché, donc comme une marchandise […] La publicité ne peut réduire la personne humaine, et en particulier la femme, à une fonction d’objet ».

Et c’est là qu’on est autorisé, à bien se gondoler de conserve, devant le monument de tartufferie de la réclame à coups de matraque dans la tronche, car évidemment, conscientisés comme vous l’êtes, JAMAIS AU GRAND JAMAIS vous n’avez imaginé que la pub oserait dénuder une femme pour vendre de la charcuterie, ou la réduire (mon dieu quelle insanité) à une fonction d’objet.

Pensez bien que la marchandisation,c’est pas le genre de la maison pubard.
Car nom de d’la, faudrait voir à pas trop perdre de vue l’éthique tatillonne de Séguela et consorts toujours dans la délicatesse et l’élévation  spirituelle.

Non, jamais une pub n’encouragerait une fille à glisser un string dans la poche de son mec, pour lui faire la grande scène de jalousie, l’autorisant ainsi à dormir seule sur un canapé en cuir. L’amour c’est bien beau, mais faudrait quand même pas oublier les vraies valeurs en mousse expansée et en peau de zébu.

Jamais aucune pub ne mettrait en scène un jeune futur papa tellement heureux de changer de bagnole et de repeindre son garage en bleu layette, car et c’est ça qui est émouvant dans la paternité, le bon côté de la chose, c’est quand même le carburateur.

Aucune pub ne mettrait en scène un grand père sournois et prêt à tout, piquant les gaufrettes de sa petite fille, un ado avec une pièce de 1 euro préférant au distributeur, un Esquimau géant à un préservatif, tant il faut admettre que la sensualité Miko c’est quand même autrement plus bandant que quelques lascivités bêtement épidermiques.

Non la pub ne se permettrait pas, vous pensez bien, de flatter les bas instincts, de nourrir l’individualisme forcené, de nous pousser à bâfrer sur le compte du voisin, de spolier sa famille, de privilégier l’égoîsme tout pour ma gueule, de susciter l’avidité mesquine, de contribuer à faire triompher l’avoir sur l’être, tant elle œuvre à l’humanisation de toute chose et à libérer le citoyen, par l’éveil de la conscience, des plaisirs vulgairement matériels.

Pas de ça Lisette. Oh que non. Le veau d’or ??? : pas de ça chez nous.

Pourtant, moi je la trouvais bien inoffensive cette affiche-là, avec un brin d’analyse sémiologique,  j’y  voyais même une gentille et esthétique  dénonciation de l’aliénation de la ménagère de – de 50 ans tout à son consumérisme carouf, rappelant à l’envi et pour paraphraser un pur esprit détaché de toutes contingences et qui fût célèbre en son temps (il y deux ans à peu prés) « que la femme (ou l’homme) n’est pas une marchandise comme les autres. « 

Sans doute voulait-il signifier qu’elle n’est pas exactement comestible ?!

Bref, vous aurez donc appris grâce à l’Autorité de Régularisation Professionnelle de la Publicité, que toute pub dégradant l’image de la femme et réduisant la personne humaine à une fonction d’objet » est systématiquement bannie de nos écrans publicitaires et comme moi, vous vous en réjouissez naturellement.

Et si toutefois il vous restait encore, comme un vieux reste de berlue, c’est sûrement que vous prenez trop le métro.

Mon conseil :

Jouez pas collectif, entubez l’autre, consommez perso et surtout surtout : « devenez radin  !!! » puisqu’on vous le dit sur l’affiche.

Avec Label déontologique.

tgb

Plan social à C. dans l’air

Réduction des coûts sur le service public : Yves Calvi, animateur de C. dans l’air licencie brutalement Jacques Marseille, collaborateur régulier de l’émission (17 passages entre avril 2008 et avril 2009).

C’est donc un véritable coup de poignard pour ce résistant désintéressé de l’ultralibéralisme, luttant courageusement contre la pensée unique que cette mise d’office en pré retraite alors qu’il professait chaque jour avec une rare clairvoyance le report de la retraite à 67 ans minimum.

Jacques Marseille, fonctionnaire brillant et lucide consacrant un temps précieux, à dénoncer la fonction publique et ses feignants de grévistes à la télé plutôt que de se gâcher bêtement à la fac post-soixante-huitarde, à brocarder les syndicats bolcheviques responsables du chômage en France, jusqu’à négliger parfois (et c’est tout à son honneur) sa collaboration intègre, avec cette organisation marginale qu’est le Medef, illustre  aujourd’hui à son détriment et dans sa chair, la justesse de ses thèses audacieuses : le droit absolu au licenciement.

Oui, ce partisan infatigable de la dérégulationquiseréguletouteseule (et avec quelques milliers de milliards de l’état qui est le problème sauf quand il est la solution) de la liberté chérie à exploiter l’autre sans entraves bureaucratiques, à qui l’on doit d’avoir su dans un discernement exemplaire, troquer le mot « cotisations » contre le mot, autrement plus éloquent de « charges » vient d’être honteusement remercié par la télévision publique .

Ce qui prouve bien au passage, que tout ce qui est public et de l’ordre de l’intérêt général ne peut être que fondamentalement vicié.

Voudrait-on ainsi sournoisement lui faire payer cette erreur de jeunesse, ce passage éphémère au parti communiste français ? erreur qu’il rachetât pourtant largement en luttant avec dévouement contre ces salauds de pauvres,

en mettant tout son talent d’historien, reconvertit dans l’économie de supermarché, au point même d’en occulter la crise. La crise quelle crise ? osait-il même, en son génie iconoclaste, du haut de sa chaire à vie de professeur émérite. 

Oui, c’est bien à cet expert incisif  et pertinent (et non pas à ce charlatan de Maurice Allais, imposteur anti-libéral au prix Nobel de l’économie  frelaté et à qui heureusement encore, on ne peut se tromper tout le temps, C.dans l’air ne donne jamais la parole) que l’on doit des notions aussi révolutionnaires que : « la pauvreté est essentiellement subjective » ou « c’est à la psychologie individuelle que l’on doit la misère ».

Nous comprenons bien qu’en ces temps d’austérité dus à l’assistanat tristement social, si une compression de personnel s’imposait sur la 5, choisir entre Christophe Barbier, Elie Cohen ou Jacques Marseille devenait forcément un choix cornélien, tant chacun de ces intervenants se révèle indispensable à l’intelligence française, néanmoins, n’y avait-il pas quelque syndicaliste parasite, à virer et sans indemnités encore, avant que de se passer d’un de nos plus grands phares de la pensée patrono-universitaire ?

Si comme moi vous êtes scandalisé par la disparition arbitraire et télévisuelle de Jacques Marseille, je vous encourage à rejoindre son comité de soutien aux centaines de témoignages orphelins dans ce fanzine encore trop confidentiel « le point » où fort heureusement continuent à œuvrer inlassablement Bernard Henri Lévy, Nicolas Baverez, Franz Olivier Giesbert, autant de courageux francs tireurs de la pensée alternative, ostracisés il va de soi, par nos grands médias noyautés par de cloportes gauchistes.

Enfin une réflexion personnelle qui n’a rien à voir là mais, à traiter vulgairement tout le monde sur un même pied d’égalité, la mort ne serait elle pas une saloperie communiste ?

tgb

Klaus et Xynthia sont dans un bateau…

– Que d’eau que d’eau ! – devait se penser très fort et super inspiré (à la Mac Mahon) le nabot volant du haut de son hélico, survolant à la Bush son mini Katrina et les problèmes comme d’hab (occultant fort à propos le salon submersible de l’agriculture naufragée) tout à son exercice compassionnel qu’il affectionne tant : voix grave en caoutchouc, regard sombre avec brassières, écoute attentive tête penchée façon digue du cul.(à moins qu’il ne pensât nostalgique à ses vacances en yacht Bolloré du temps insouciant où il était encore vaguement crédible pour les plus de 75ans – la France d’aprés)

Enième version donc de l’homme qui à changé changé, dans l’austérité sobre de l’autorité restaurée, habitant gravement le job la fonction présidentielle, et se penchant (sur pilotis) au risque insensé d’un lumbago, sur la France souffrante et l’urne régionale méchamment embourbée.

C’te blague !!!

Car tout le monde sait que personne ne change (et surtout pas lui) et particulièrement les victimes landaises de Klaus attendant toujours dans les forêts en ruine, une tronçonneuse à la main, les jolis millions promis par l’indigeste Barnier, passé depuis, de ministre inconsistant de l’agriculture  non consistée à commissaire européen servant à rien. Sa spécialité.

Les Charentais et autres Vendéens, un pied dans l’eau et un pied devant feraient bien de se méfier des promesses en pédalo express, tenues devant les caméras clapoteuses et d’investir plus sûrement dans un zodiac à gros boudins ou un stock de serpillères avant que les projecteurs s’éteignent sur peau d’balle et balais de crin.

sortir la tête hors de l’eau

Je serais eux, j’aurai séquestré le blablateur amphibie, en gilet hybride de sauvetage et pare balles, le temps de toucher les aides d’urgence mais chacun sa stratégie : on ne peut quand même pas élire de Villiers et être très malin…

Il faudrait avoir l’idée saugrenue, (médiatiquement j’entends) de retourner patauger dans un an du coté de chez Xynthia, dans les marécages des illusions et promesses perdues (qui n’engagent que ceux qui les écoutent il va de soi) pour constater ce que sont devenus les jolis lotissements sur littoral inondable avec vue imprenable sur passe droit et tsunami.

Heureusement on peut faire confiance aux médias pour ne surtout pas suivre l’affaire. Une heure de barbotage vaseux et multixplex pour ne rien dire, le temps de charger mamie en direct dans le canot et pour ne surtout plus jamais y revenir. Ce sont des pros quand même !!!

Logos Pathos et Pas-d’infos selon le théorème de Pujadas

Quand le président qui ment, annonce que le chômage baisse, c’est que le chômage augmente, quand il dénonce les constructions dans les zones inondables, c’est qu’il préconise de construire dedans, quand il nous envoie les sous marins autant s’attendre au radeau de la méduse. Vendéennes Charentais, avant que de reboire la tasse, vous voilà au jus.

L’auditeur c’est comme le lapin, il s’attrape par les oreilles disait l’autre, sauf que quand la parole ne vaut plus rien c’est que l’orateur spongieux  ne vaut plus grand chose.

Ne reste plus qu’à l’essorer.

tgb

Florence for ever

Je viens de finir le livre de Florence Aubenas « Le quai de Ouistreham ».

C’est le genre de bouquin qui vous laisse orphelin. Comme en manque.

C’est une enquête et ça se lit comme un roman.

Avec un vrai sujet, de vrais personnages et tout un climax.

Bien loin des inanités nombrilistes de sous auteurs nous contant par le menu leur aérophagie existentielle.

Florence Aubenas : ancienne de libé centre gauche passée au nouvel obs centre droit ; dans le paysage journalistique dévasté : d’accord personne n’est parfait(e)

N’empêche, Florence Aubenas, des mois de captivité en Irak, qui nous épargna par décence ou pudeur, la capitalisation littéraire et financière de sa terrible expérience, à qui l’on doit en grande partie la réhabilitation des outragés d’Outreau, a l’inconvenance, dans cet univers narcissiquement onaniste moi je, de s’intéresser aux autres et aux sans grades : déviation perverse quasi insensée s’il en est.

Donc pour Aubenas : six mois à récurer à genoux, les chiottes du capitalisme sordide, dans la précarité, l’humiliation et la misère ordinaire, pour nous offrir au bout du compte, du journalisme debout tandis que ses confrères assis, pratiquent entre deux cocktails, un confortable journalisme couché : chapeau bas.

Car faut-il le rappeler, deux reporters France 3, otages en Afghanistan et tentant, quelle incongruité, de faire leur métier d’informer, coûtent bien plus chers selon nos délicates autorités, qu’un journaliste embedded ou qu’un stagiaire au rabais, recopiant avec fautes d’orthographes itou, les dépêches AFP.

Oui, dix journalistes comme Aubenas en France et le pays médiatique en serait radicalement transformé.

Dans la misère quotidienne des précaires en voie de paupérisation donc, à éponger la merde du sol au plafond, Aubenas nous fait exister ses damnés camarades du balai brosse, acculturés, dépolitisés, tout à l’immédiate survie, dans la machine infernale statistique et truqueuse du pôle emploi, dans le mercenariat hideux du nettoyage par le vide, jusqu’à nous rendre visible enfin cette cohorte d’ombres truculentes pourtant, autrement plus talentueuse et instructive que quelque vulgaire TV réalité dont elle est (cette cohorte) paradoxalement grande consommatrice.

Six mois oui, à courber l’échine, la peur au ventre, dans la résignation et la soumission lambda face à l’esclavagisme moderne libre et non faussé.

Mieux qu’une étude sociale, plus évocateur qu’une thèse fouillée, le récit d’Aubenas drôle et acide, appréhende férocement et l’air de rien, la logique infâme d’un monde cupide et sans pitié. Et pour peu que comme moi, vous ayez vécu un peu à Caen, s’ajoute la connivence intime des lieux et des gens.

Admirable Florence, qui, cerise sur le gâteau, explose en vente et au passage, le Bernard Henri Levyde, tout à sa suffisance autocentrée.

Comme la revanche rassérénée, du savoir faire sur le faire savoir.

tgb

De l’ouverture à la fermeture

C’est donc toujours avec son courage légendaire, derrière ses 22 gardes du corps, sa claque de figurants œufs de l’ump et ses cordons de crs, qui lui permettent de sonder au mieux le cœur de la France réelle et de rester en phase avec la population (les vrais gens quoi) que notre immense président du comice agricole clôturera le salon de l’agriculture 2010.

Il aurait évidemment préféré venir pour l’ouverture qui est, je vous le rappelle, une spécialité sarkozienne, mais, pas de bol, il avait justement piscine ce jour là. Y’a des fois, c’est con mais on fait pas ce qu’on veut.

Pressentant le lancer d’œufs pourris avec atterrissage sur costume présidentiel, ce qui vaut quand même mieux à tout prendre, qu’un lancer de nain dans les poubelles de l’histoire, notre expert en France profonde de Neuilly se contentera donc de tâter du cul de vache en catimini (je rappelle que le catimini n’est pas un airbus de fonction mais bien le signe ostentatoire du pétochard craignant pour son image d’Aldo la classe)

Pour un type dont l’électorat semblait pourtant provenir des mugissantes campagnes qui ne mentent pas, venir faire les foins en loucedé à l’heure où l’on commence à rentrer les bêtes à l’étable n’est pas de meilleure augure.

Il eut pu certes déléguer la chose à madame Carla B. dinde royale piémontaise, nourrie paraît il à la fondue savoyarde, plat diététique s’il en est, qui eut pu nous en pousser une au beau milieu de la basse cour mais les éleveurs et autres producteurs de lait vendant déjà à perte et craignant pour la qualité de leur lait et la santé mentale de leurs troupeaux (élevés sur du Mozart en fond sonore dans les fermes modèles), les 3567 communicants de l’Elysée, après un brain storming rural, renoncèrent assez vite à cette idée bucolique.

C’est donc probablement Monsieur l’EX, le maître étalon Chirac et son jeune poulain Villepin, qui profiteront de l’opportunité médiatiquement vagale, pour se peloter de la croupe bovine en primeur et se bâfrer du fromage de tête arrosé à la Corona dans la cohue joyeuse de la foire au boudin.

Pas de « cass’toi pôv, con » rituel à prévoir cette année à la ferme des célébrités hélas et c’est bien dommage car ça reste tout de même et de loin, la meilleure réplique du meilleur sketch du meilleur comique quinquennal ( la preuve : on la ressortira encore avec une certaine allégresse en l’an 2012).

Venu à la fumée des cierges, faudra quand même pas que le camembert président un peu fait de l’identité nationale qui fouette du slibard s’étonne de ne pas trouver le buffet en grande forme.

Quand on passe de l’ouverture politicarde qui déchire Charasse, à la fermeture de la France à Pernaut, on peut y voir comme de la métaphore crépusculaire.


tgb

Haleine Frêche

Heureusement que, face à l’halalisation de la France, voyant surgir des mosquées de nos villages islamisés des hordes d’auvergnats en burqa, casquettes à l’envers, hamburgers Quick entre les dents, une organisation réduite à la clandestinité (le crif) lutte et résiste encore à l’envahisseur,  en convoquant tout ce que ce pays compte de ministres en smoking, afin de pourfendre le communautarisme et l’importation du conflit israélo-palestinien en notre territoire occupé.

Heureusement que, dans nos écoles à feu et à sang, d’héroïques enseignants osent encore l’apologie de la politique civilisatrice d‘Israël face à des élèves au bord de l’Intifada, revêtus de tee shirts prosélytes, d’une Palestine dévastant sauvagement une population pacifique israélienne  enfermée entre quatre murs.

Heureusement oui, que de courageux briseurs de tabous, tel le preux Zemmour, oeuvrent à la réhabilitation des races et dénoncent en s’exposant à la quasi-lapidation, dans des samizdats confidentiels (RTL, canal + France 2 le Figaro) une islamisation obscurantiste, accaparant les médias et forçant à la pensée unique.

Encore heureux, qu’au péril de leurs vies, de courageux enfants de la patrie, résistants de l’aube, se lèvent pour hurler sur les murs des mosquées pullulantes délicatement profanées, les cris taggés de leur sang national,  alors que le ministre de l’intérieur, laxiste  et capitulard, renonçant déjà à l’identité nationale, considère qu’un ça va alors qu’un est déjà de trop.

Heureusement oui qu’une poignée de patriotes, Val, Valls,  Rioufol…,  lutte contre cette vague fourbe et polygame, à la natalité animale, trustant les pouvoirs politiques, médiatiques, économiques, noyautant la police, l’armée et la haute administration, et faisant de notre beau pays de France, une obscure Musulmanie. Faudra t’il  instaurer un triste quota de blancs, relégués aujourd’hui aux tâches subalternes, dans nos grandes écoles, pour ne pas désespérer Neuilly ?

Heureusement encore, que de téméraires fonctionnaires au civisme irréprochable dont l’admirable Besson, résistant lui-même à la sournoise  conversion, nous débarrassent avec discernement de jeunes étrangères perverses, poussant le vice jusqu’à se faire violenter pour susciter compassion et indulgence et éviter la juste expulsion qu’elles méritent en se victimisant.

Et heureusement enfin que de téméraires iconoclastes sont là, honneur du journalisme, pour défendre contre la calomnie, notre immense philosophe, reporter, cinéaste, témoin vivant et visionnaire, commercial infatigable  de chez Vuiton ; un harcèlement pestilentiel digne de la nuit de cristal, prenant prétexte d’une étourderie littéraire pour mieux s’acharner, avec la lâche complicité de médias munichois à la censure systématique.(Car enfin si BHL avait réellement voulu citer un philosophe qui n’existe pas, il se serait cité lui-même. Si c’est pas une preuve ça ?)

Oui, encore heureux, que face au péril sarrasin, la France éternelle, enfante ses Charles Martel, sentinelles lucides et vigilantes, faisant de leurs corps défendant et de malheureux Karcher, un rempart sacrificiel contre la barbarie hégémonique islamofasciste, rouge verte et brune afin que l’haleine Frêche exhale à nouveau en notre belle patrie.

tgb

Fins de mois difficiles ; merci Fevrier

L’autre matin, je vais retirer 20 euros à mon distributeur habituel.
Comme souvent un récépissé négligé dépasse de la fente du DAB.
Par curiosité un peu malsaine, je jette un œil sur le carré de papier.
La personne me précédant a retiré 10 euros.
Sur son compte reste 2,32 euros.
Nous sommes le 18 du mois.

Février,
Un bon mois pour les fins de mois difficiles.
Quoique, 2,32 pour survivre encore dix jours…

Tgb

S’il vous reste plus de 2,32 et sur les conseil d’agathe : aujourd’hui à Montreuil : les pieds dedans un spectacle autour de l’affaire de Tarnac.

mea culpa medias gracias

Tiger Woods, Tiger, parce que programmé par papa pour devenir prédateur de chez winnerwinnerandwinner, Woods, parce que, le son du club le soir au fond des greens, surdoué de la baballe sans toucher la bouboule, était donc the sportif milliardaire et modèle, the mari exemplaire et propret, the parfaite success story noire américaine ouvrant la route au fadasse Obama, jusqu’à ce que patatras, on le surprenne la main dans la culotte de pas sa femme, à courir 18 trous au moins, alors que son mannequin vedette légitime n’en possède officiellement que trois.

Et le voilà au cœur du gros scandale pipolé, à perdre ses sponsors, son swing et ses millions de dollars tout en même temps, ce qui finit par faire cher la pipe.

Confondre le put et la pute, dans cette Amérique tartufiée par les lobbies évangéliques, puritaine par dessus et putaine par dessous, ne pardonne pas.

Dans cette Amérique schizophrène, ce cauchemar climatisé, ce qui en vérité ne devrait regarder que le golfeur et sa dame, finit par devenir une affaire d’état, obligeant le jeune prodige débraguetté à non seulement s’excuser de ses immondes turpitudes dans un grand mea culpa médiatique, mais encore, à se faire traiter illico  dans une clinique privée pour addiction sexuelle, puisque, comme tout le monde le sait, aimer la bagatelle peut être considéré comme une déviance maladive des plus tordues.

Précédemment, Michael Phelps héros olympico-nautique aux huit médailles d’or, surpris à fumer du cannabis ou Hugh Grant gendre idéal, choppé en pleine turlutte de prostituée noire (circonstance aggravante) s’empressèrent tout pareillement de confesser leurs perversions en mondiovision, et de faire acte de contrition, pour sauver leur conforme carrière, et réparer leur « rupture d’image », tandis que Lance Amstrong et consorts peuvent continuer peinards à se trouer les fesses, du moment qu’on ne les l’attrape pas un pétard au bec.

hypocrisie tranquille et ordinaire…
soumission motivée au code du commerce
etc…

A l’opposé, Jean-Marc Rouillan, (quel rapport ? – j’y viens) membre d’action directe, condamné en 1989 à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de dix-huit ans, pour l’assassinat de l’ingénieur général de l’armement René Audran ainsi que celui du PDG de Renault Georges Besse n’a rien renié de sa lutte armée et c’est bien, après avoir pourtant purgé sa peine et donc payé sa dette, ce qu’on lui reproche aujourd’hui.

Il ne s’agit pas ici de justifier les actes ciminels de Rouillan, les errements d’Action Directe en sa logomachie révolutionnaire ; ne serait-ce qu’en termes de stratégie, éliminer madame Parisot° aujourd’hui par exemple ne ferait que précipiter la prise de pouvoir du dangereux Kessler à la tête du Medef : tu parles d’une avancée ! mais subir 25 ans de prison sans rien regretter et sans plier devant la société est en soi remarquable.

Plus respectable en tout cas qu’un Tiger Woods s’empressant de se couler dans le formatage de la vertu mercantile pour récupérer ses pubs autocollées au cul.

A tort ou a raison, Rouillan persiste et signe, sans remords, sans repentance, accuse encore et ne s’excuse pas de ses crimes politiques. Et c’est bien là que le bât blesse, car en cette société capitaliste hyper moralisée et forcément honorable, il ne suffit évidemment pas de purger sa peine, encore faut-il regretter sa faute, rentrer dans le rang et s’autoflageller.

Ce qui ne manquera pas de vous valoir quelques circonstances atténuantes, la société étant bonne fille allez allez…

Oui ce n’est pas que Rouillan l’ouvre encore dans « l’express » qui dérange mais bien le fait qu’après 25 ans d’enfermement, il ne s’amande pas, ne batte pas sa coulpe.

Or la justice pourtant n’a rien a voir avec la morale mais tout avec la loi.
La loi étant passée Rouillan à droit à sa morale.

Et qui au final, qui de Tiger Woods aujourd’hui et malgré son luxe et ses dollars, tenu à un comportement de moine soldat, sans le droit ni de boire ni de tirer un coup en douce ou de Rouillan enfermé entre quatre murs est le plus prisonnier ou le plus libre des deux ?

tgb

°à lire dossier Parisot dans la revue Fakir/avril en kiosque