
« Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique: ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement ». Albert Einstein.
Si, selon l’expérience fascinante des chercheurs du Cern, qui reste à confirmer tant elle serait révolutionnaire, les neutrinos vont plus vite que la lumière, c’est donc que la théorie d’Einstein, « cette limite infranchissable » est en partie caduque.
On le sait, une théorie est vraie tant qu’elle n’est pas réfutée. Toute vérité n’est donc que « relative » et provisoire.
Amis de la science-fiction, de l’utopie et de tous les possibles, si donc on peut aller plus vite que la lumière, alors et c’est tout simplement prodigieux, on peut remonter le temps.
Et ça tombe bien, vu que j’ai deux mots à dire à Adam Smith et comme le besoin irrépressible de foutre mon pied au cul de Milton Friedman.

Car si même la théorie du génial Einstein est dépassable, que dire alors du dogme fumeux et régressif de l’arnaque TINA : Il n’y a pas d’alternative.
Je vous laisse méditer sur ce « IL N’Y A PAS… » Sur ce que ce « IL N’Y A PAS… » induit en termes de structure de pensée.
Cette incitation monstrueuse à renoncer.
Cette injonction morbide à se contenter.
Cet encouragement pervers à se résigner.
Cette fabrication mentale de l’acceptation.
IL N’Y A PLUS ni à inventer, ni à contester, ni à espérer, ni à créer, ni à tenter, ni rien à penser autrement. IL N’Y A PLUS ni à franchir, ni à s’affranchir, ni à évoluer, ni à s’améliorer, ni à proposer, ni à exercer son libre-arbitre, ni à s’émanciper.
Il n’y a plus que ce qu’il y a. Ce qui a été décidé qu’il y aurait.
Ce « IL N’Y A PAS, IL N’Y A PLUS « est le cadre parfait de la pensée carcérale, de « la servitude volontaire » du consentement mental à se soumettre.
Or qu’est ce qu’une humanité renonçant à la liberté de l’utopie si ce n’est une termitière ?

Ce que nous enseigne fort à propos l’expérience du Cern c’est que précisément tout est dépassable et franchissable et contestable, qu’il n’y a ni limites ni barbelés à la toute pensée humaine.
Ce que nous enseigne l’expérience du Cern, c’est que si les scientifiques eux-mêmes avaient définitivement admis comme infranchissable la théorie d’Einstein alors, ils n’auraient même pas essayés de s’y confronter.
A l’heure du délitement et de l’effondrement politique, économique, écologique et moral, au moment même où ce monde de l’ultra compétitif crétin part en sucette, où l’on assiste enfin à l’agonie obscène de cette putain de Tina, où ce capitalisme en phase terminale rebaptisé in extrémis pragmatisme crève la gueule ouverte, IL Y A nécessité urgente et vitale comme jamais d’une alternative.
Car non seulement IL Y A une alternative mais il n’y a QUE des alternatives.
Des centaines, des milliers, des milliards d’autres possibles.
Oui il y a et tout est dépassable, et la dette et le CAC 40 et le productivisme et ce vaste bordel nommé en toute indécence sans même d’ ironie : nouvel ordre mondial.
OUI IL Y A, IL Y A forcément puisque le IL N’Y A PAS serait la négation et le tombeau même de l’humanité.
tgb















