Questions pour des millions

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Rue Affre, toujours opportuniste avec ce sens de la vénalité qui n’aura échappé à personne, vous propose en ce mercredi de débat présidentiel, son jeu de société original et éducatif en version familiale (de 8 à 88 ans) du fameux rituel politique.

Commandez dès aujourd’hui en promo exceptionnelle « questions pour des millions » pour la somme modique de 99, 99 euros. (livraison avant dimanche 6 mai)

Fourni avec sa piste finement illustrée :

Un jeu de cartes thématiques :

Faut-il souscrire un quatrième crédit révolving ?

Petit déjeuner – hallal ou ricoré ?

Doit-on offrir le permis de conduire à Kevin ?

Belle maman en maison de retraite est-elle une assistée ?

Y a t’il trop d’immigrés dans le salon ?…

Un jeu de répliques célèbres à replacer

– Vous n’avez pas le monopole du cœur

– Les yeux dans les yeux je vous le dis

– Vous avez raison Mr le premier ministre

– L’homme du passé l’homme du passif…

Plus les figurines des deux animateurs vedettes et leurs formules originales :

– vous êtes en avance de 46 secondes –

– vous avez 1mn 07 de retard sur votre temps de parole

– je vous propose de conclure en 12 secondes –

– Il vous reste 4 secondes pour développer votre argumentation…

Ainsi que le chronomètre magique (piles non fournies)

Une exclusivité Rue Affre (existe aussi en version voyage )

Edité par « la société du spectacle »

Tgb

Pour solde de tout compte

Ben dites donc, filez pas de blé à la petite frappe, pas votre voix non plus

Parce que c’est pas le genre à rembourser.

Une voix, une balle

50 millions, un porte-avion.

Plus BHL en comique troupier.

Du brutal !

Il a le contrat facile le p’tit mafieux.

La dette la dette la dette boum.

Remboursé dans sa gueule le Kadhaf’

On a connu des investissements plus rentables.

Buter son banquier en voilà une idée qu’elle est bonne !

Pas bien réglo mais efficace.

Ni douilles ni traces

La Libye libérée !!!

De l’alibi béton ça…

Je serais un de ses débiteurs au nabot, me méfierais !

Je défouraillerais en premier

Comme le parrain Pinault.

L’a du métier le gars.

Du genre à te dissoudre l’affranchi dans l’acide.

Congédiée la petite frappe

Au profit du petit gros comptable

Not dangerous.

Pour solde de tout compte

A régler !

tgb

Malheur aux vainqueurs !

Au point de rupture sociale où nous sommes, le prochain élu à la présidence de la république, qui que ce soit, signera à mon humble flair, sa consécration tout autant que son suicide politique.

Et celui de son parti.

Que François Hollande soit élu, et tout honnête homme qu’il puisse être, entre l’enclume FN et le marteau FdG, le savonnage systématique de la planche à gouverner par les débris d’une UMP revancharde, les injonctions austères bruxelloises et le chantage des marchés, il sera inexorablement broyé.

Certes, Super François pourrait toujours nous sortir à notre grand étonnement un déguisement de superman et se révéler comme un super héros, sait-on jamais, mais franchement j’ai des doutes.

Et je crains méchamment et en toute empathie pour son taux de cholestérol.

Oui je crains que les notables du socialisme modéré, tout à leur équilibrisme, aient à peine le temps de chauffer de leur cul, le siège moelleux de leur véhicule de fonction avant d’en être éjecté.

Raisonnablement, on peut penser qu’Hollande finira comme Zapatero, Socratès ou Papandréou accélérant l’agonie d’une sociale démocratie ravagée par l’Histoire.

Mais que l’infâme nabot par je ne sais quelle truanderie, dégueulasserie ou subterfuge finisse par sauver sa peau, évitant ainsi le parloir et, dans la tourmente des austérités à répétition, des réformes régressives, des scandales à répétitions, des provocations vulgaires et brutales, finira-t-il lui aussi par être dégagé, si ce n’est par l’espèce de peuple souverain, du moins, comme son alter égo en cabotinage Berlusco, par le système lui-même, lassé des clowns peu sortables par grand vent.

Bref, à moyen terme, en France comme en Europe, les 2 partis de gouvernement se relayant en alternance dans un bipartisme gestionnaire complice et confortable et s’accommandant de (à) la sauce libérale plus ou moins épicée, sont voués à la disparition.

On n’est plus là pour composer.

C’est donc paradoxalement autour de deux forces radicales contestant ce système même et qui, notons l’ironie au passage, se partagèrent pour des raisons bien différentes le ‘NON’ au traité de Lisbonne, que se recomposera vraisemblablement le paysage politique français autant qu’européen.

Front contre Front.

On peut observer aisément dans toute l’Europe, cette montée des fascismes reliftés et autres populismes new-looks baignant invariablement dans le jus de leur nationalisme rance et étrangement dénoncé par une commission de Bruxelles largement responsable de cette poussée de fièvre, comme on peut assister enfin à la renaissance d’une véritable (je vais éviter le qualificatif ‘vraie’) gauche anticapitaliste se consacrant enfin à l’alternative.

Deux contestations radicales d’un même système pour deux visions du monde opposées.

On sait d’évidence et par l’Histoire sur laquelle des deux forces s’appuieront les puissances d’argent pour maintenir leur domination, sachant que pendant les travaux, les affaires continuent, voire s’épanouissent.

Ainsi donc, voici venu le temps du qui perd gagne, tant aujourd’hui un parti de gouvernement n’a pour toute fonction, non plus de faire de la politique, mais de manager des populations soumises à des diktats supérieurs dans un contrat à durée extrêmement déterminée.

En ces années de crises, fini les climats tempérés, les heures tièdes, les douceurs pondérées. Dans l’affrontement des pôles et des guerres peu civiles, choisis ton camp camarade !

L’Histoire a de l’humour, mais, on n’est plus là pour rigoler.

tgb

De défaite en défaite jusqu’à la victoire…

L’histoire ne se répète pas, mais elle conserve ses terribles mécanismes.

Les crises accouchent de la haine.

La colère se fixe sur le bouc émissaire.

L’intestin remplace le cerveau.

La pulsion, l’intelligence.

On finit par en vouloir à l’opprimé plutôt qu’à l’oppresseur.

Il est tellement plus simple de couper un arbre plutôt que d’en planter un et de le voir grandir.

Dans cette perspective joyeuse de la révolution ou la guerre, les oligarchies à travers leurs merdias préféreront toujours Hitler au front populaire, jouer avec le pire jusqu’à s’y faire prendre ou miser sur l’alternance plutôt que l’alternative.

L’objectif étant de maintenir quelqu’en soit le prix, leur ordre des choses.

Au front de gauche devrons-nous aussi laver notre linge sale en famille.

Notamment sur cette étrange stratégie consistant à nous mettre des obligations de résultats ou de podium, que nul nous demandait et qui fait passer aujourd’hui une progression magnifique dans une campagne exaltante pour un échec amer.

A Paris, De mon 18éme d’adoption à la population si mélangée, je constate le score riquiqui de Lepen et observe, dans mon village natal savoyard, ce drôle de réflexe pavlovien pour le rance.

Etre ignare et replié renforce les mauvaises certitudes.

Quoiqu’il arrive, et que je vote Hollande le 6 mai ou que j’opte finalement pour une lucide abstention dynamique, je serai dés 20 heure dans l’opposition à ce système mortifère.

Avec cette même conviction tranquille : de défaite en défaite jusqu’à la victoire – (Victor Serge)

tgb

Ni droite, ni droite, front de gauche

Dès le premier jour, j’étais de l’aventure du front de gauche. Et même un peu avant.

Avec des hauts, des bas, des doutes et des ferveurs.

Pas encarté. Juste compagnon de route, fidèle et critique. Je n’ai pas l’engagement facile. Ça en agace plus d’un, plus d’une, y compris moi parfois.

Pas l’âme militante. Un peu trop frondeur peut-être.

Depuis le front de gauche , je ne suis plus orphelin. J’ai enfin une famille de pensée dans un parti creuset où tout est à faire et rien à attendre. Je me suis remis à penser ensemble.

J’adhère à un mouvement pas à un homme providentiel, ni leader maximo, ni gourou, mais il faut bien que les idées s’incarnent.

En ce moment historique, de crises et de convulsions et de tous les possibles, nous avons la chance inouïe que ces idées s’incarnent en Jean-Luc Melenchon.

ET quelle incarnation !

La voix de Melenchon ouvre la voie enfin de l’alternative, du combat et du droit à l’utopie. Elle fait, se relever les têtes, s’agglomérer les forces, reconquérir le vocabulaire, tomber les masques des tartuffes de la gauche salonarde, elle redonne de la fierté à ce que nous sommes, sans ne plus nous excuser de nos valeurs.

Elle cogne. Elle tonne. Elle décomplêxe. Fini de raser les murs.

Avec lui à nouveau, We are dangerous, et à nouveau la peur de changer de camp, et de la défensive passons nous à l’assaut.

Alors certes les hommes ne sont que des hommes avec leurs faiblesses et leurs contradictions. Et si l’on cherche sous le tapis, trouverons-nous alors toujours de drôles de poussières.

On ne reste pas 30 ans au Parti socialiste sans en garder des séquelles.

A cette heure, peu importe, il n’est plus temps de finasser. Ni états d’âme, ni quête idéale du chimiquement pur.

Jean-Luc Melenchon nous fait gagner un temps précieux, nous fait faire des bonds de géant. Nous mets en ordre de bataille.

Il n’est pas l’aboutissement mais l’outil. Nous ne pouvons que l’en remercier.

Le remercier de parler à notre intelligence, à notre sensibilité, à la meilleure part de nous même. Le remercier de nous faire confiance, de nous savoir responsable, de parier sur notre fraternité. Le remercier de lire Hugo, de dire Eluard et de réconcilier l’internationale et la marseillaise.

Pour la première fois depuis très longtemps, dimanche, je voterai utile, c’est-à-dire pour ce en quoi je crois. L’humain d’abord. Car, comme le dit Melenchon : « Si vous perdez vos convictions dans l’isoloir, faudra pas s’étonner de ne pas les retrouver à la sortie. »

Quel que soit le résultat ce ne sera qu’une étape. L’insurrection citoyenne viendra. Inéluctablement. Et vite.

L’Europe nous attend. Les peuples nous espèrent. L’histoire à besoin de nous.

J’étais à Stalingrad au lancement de campagne, je serai à Stalingrad pour les premiers résultats.

Pour continuer avant de commencer …

tgb

Le cimetière des éléphants

Faut déjà être sacrément demeuré pour chasser l’éléphant, animal aussi mythique que fabuleux, autrement plus impressionnant qu’un Ibère Ubu dégénéré par l’oisiveté et la consanguinité.

Faut-il avoir l’égo démesuré, le narcissisme creux, pour poser avec son gros fusil, substitut d’improbable virilité, devant la carcasse d’un pachyderme, autrement plus noble qu’un roi de carnaval, tout émoustillé d’avoir tiré son coup à 37 000 euros dans la savane ?

37 000 euros la branlette espagnole tandis que le peuple d’Hispanie crève la dalle !

Mais ne serait-ce que ça ! Car non seulement, un de ces rois des cons s’essuie les pieds sur la misère de ses sujets avec cette suffisance dorée à l’or fin, mais en plus, dans toute son indécence, appelle t’il la population « à faire preuve de rigueur, de sérieux et d’exemplarité ».

Et c’est là vraiment qu’on touche le point abject.

Si encore la Marie-Antoinette madrilène, ambassadrice du WWF, tout à ses privilèges, ses frivoles fantaisies, avait l’élégance royale de fermer sa gueule…

Que les riches soient riches, qu’ils se bâfrent, se goinfrent de leur pognon et surtout du nôtre, qu’ils accumulent les lingots d’or, les liasses, les comptes off shore, grand bien leur fasse. Pour en avoir côtoyé quelque uns je ne les envie pas.

Si l’argent a bien un intérêt c’est de donner enfin la liberté de ne plus y penser. Or, et je l’ai constaté, si les pauvres ont UN problème de fric qui bouffe leur vie ou plutôt leur survie, les riches ont DES problèmes d’argent jusqu’à l’idée fixe.

Dans l’inconfort ou le confort, au final une même obsession.

Mais que le roi des cons d’une Espagne ravagée, ou revenant chez nous, que l’Alain Minc aux 3 Millions de salaire annuel, que le Jean-Michel Aphatie (40 000 euros mensuel) aux vapeurs de pucelle quant à ses rémunérations…passent le plus clair de leur temps à radoter de la dette et à prescrire du sacrifice à des pauvres gens gagnant 1000 euros par mois quand ils les gagnent, a réellement quelque chose d’obscène et d’insultant.

L’impayable, quoique onéreux Aphatie, mérite t’il son salaire ?

J’en sais foutre rien et je m’en tape.

Avoir le talent de cirer les bonnes pompes et de bien opportunément se servir des faibles comme paillasson ne pousse pas forcément à l’admiration, mais en tout cas, ne mérite t’il pas plus son chèque que l’éboueur qui évacue sa merde ou sa femme de ménage qui récure ses chiottes.

Et eux, au moins, ont une utilité.

Rien de personnel ! Quand je dis Minc ou Aphatie, je pense à tous ces kapos du système établi, à tous ces larbins s’aplatissant pour chopper les miettes, à tous ces impétrants dressés à lécher la main du maître et qui déjà à l’heure de l’alternance remuent la queue devant d’autres susucres.

Leur misérable salaire extravagant n’étant que la récompense de leur servilité.

Beau comme un graphique de Lenglet !

Aussi est-il de nécessité publique de rappeler à ces cuistres que, si les traiter de « sales cons » est grossier, qu’ils exigent du haut de leur balcon doré de serrer la ceinture des pauvres est juste vulgaire.

Quand le roi est un plouc que dire de ses bouffons ?

tgb

Les femmes et les enfants d’abord

Alors voilà, il était une fois, dans une jolie banque, appelons là « Société Générale » pour préserver son anonymat, aimable usine bancaire dont le jeune Kerviel fit beaucoup pour la notoriété, un joli plan original de restructuration.

Ce joli plan social, conduit par l’honorable chef manager Frédéric Oudéa (1,156 million de salaire annuel passé à 1,904million, soit une modeste progression de 65% ) consistait à alléger la vache financière, souffrant d’une hypothétique surcharge pondérale de 800 salariés, sous la forme de départs volontaires, n’incluant pas forcément le suicide.

Or, vu l’ambiance gestionnaire des ressources humaines particulièrement conviviales, pressions diverses, harcèlements ordinaires, concurrences internes, management brutal…bref la routine, ce furent plus de 2200 salariés dont 900 pas concernés par l’affaire (jeunes employés, cadres confirmés…) qui par un prompt renfort se retrouvèrent au port, trop heureux de quitter la galère.

Un surplus donc de 1400 salariés pas prévus, alléchés par l’idée d’être expulsés du Titanic, lorgnant avec envie sur les quelques gilets de sauvetage sertis d’indemnités, les yeux rivés sur d’autres horizons prometteurs.

Cet enthousiasme salarié à quitter la boutique et à planter là des grands patrons indispensables que le monde entier nous envie, pourrait bien valoir plus d’un sondage sur l’état du « travailler plus pour gagner pareil » en notre douce France laborieuse.

Et que voilà alors une idée à creuser. Ne pourrions-nous pas tous dans un bel élan créatif, grimper dans les chaloupes et laisser nos brillants capitaines d’industrie à l’imagination diablement fertile et autres bons à rien de contrôleurs de gestion, récurer le pont et souquer ferme tout seuls.

Il ne serait d’ailleurs pas tout à fait illégitime qu’un oligarque visionnaire, cumulant quelques milliers de ‘smic’ se charge, à lui seul, du boulot des quelques milliers de rameurs grevant lourdement les dividendes des actionnaires, dans une approche subtile de culture du résultat.

Et me revient en mémoire cette vieille anecdote qu’on se racontait le soir, à la veillée , à la chaleur des machines à café :

« Une firme lambda battue à plate couture dans une course d’avirons décida de trouver la cause de son échec. Une équipe d’audit de supers managers fut donc constituée. A l’issue d’une rigoureuse enquête, on s’aperçut que l’équipage du bateau était constitué de 8 barreurs pour un seul rameur. Devant ce constat, il fut donc décidé de motiver le rameur à travers un programme dit « de qualité ». Après une nouvelle et humiliante déroute, l’équipe de consultants, gratifia les 7 barreurs d’une prime de performance tout en concluant que par manque de compétitivité, il fallait sur le champ licencier le rameur. »

Du haut de mon iceberg, en ce centenaire du Titanic naufragé, je souhaite bonne route au capitalisme insubmersible et rappelle pour mémoire le principe déontologique de toute impensable immersion :

Les femmes et les enfants d’abord, le capitaine du Concordia, en principe après !

tgb

Cette leçon vaut bien un sondage sans doute…

J’eus l’occasion, dans ma brillante carrière de communicant, d’assurer quelques campagnes électorales modestes, quoique municipales.

Un de mes maires, sortant sorti et revenant à l’assaut dépourvu d’arguments à l’époque, m’avait affirmé stocker une montagne de courrier d’électeurs l’enjoignant, que dis-je le suppliant de revenir aux affaires, ce qui tombait bien, vu que c’était sa seule obsession.

Vérification faite, la montagne de courriers accoucha d’une termitière d’une vingtaine de lettres ce qui, sans être négligeable, n’avait rien d’un Himalaya éminemment populaire.

C’est donc ainsi que lors d’une conférence de presse, bluffeur que j’étais, j’eus l’idée de bourrer, au flan, un sac de lettres, ma vingtaine au-dessus, plus deux cents factures et autres publicités en dessous, à la manière des rançons bidons dans les mauvais polars.

Il eût suffi qu’un journaliste un peu curieux, un peu fouille merde, plonge la main dans le sac et nous repartions couverts de honte, estampillés baltringues.

Aucun journaliste bien sûr ne plongea sa main dans le sac, et le lendemain en revanche, tous de reprendre en copie conforme et en accroche, cette info à la mord-moi-l’con-d’votant, d’un gros sac de courrier tout plein d’électeurs dedans, trônant au cœur de la campagne électorale que nous finîmes par perdre cela dit.

Depuis ce jour, ma conviction est faite. Les journalistes, à quelques notables exceptions, sont de gros bouffons, survolant leurs dossiers, investiguant que dalle, reprenant à l’économie les communiqués clefs en main, et plus sensibles à l’anecdote et à l’esbroufe qu’au travail de fond.

De fieffés dilettantes.

Aussi donc, ne suis-je guère surpris que, d’une longue interview de Jean-Luc Melenchon, hier, sur France Inter, gros bosseur de dossiers ayant l’outrecuidance de recentrer la cuisine journalistique sur du champ politique, ne reste au final dans les titres de nos merdias de surfaces, que le fait qu’il appréciait la voix de la chanteuse Carla Bruni.

Tous les goûts sont dans la nature y compris les mauvais.

Pour quelqu’un qui enseigne comme moi l’analyse et la synthèse, forme des étudiants à extraire l’essentiel d’un propos, il est sans doute temps d’envisager une rapide reconversion professionnelle.

Lors de cet échange assez dense, l’on pouvait par exemple, souligner la manière dont Méluche avait atomisé l’animateur Patrick Cohen normalement creux quant au fond, et reprenant sur la forme et en litanie sans les avoir vérifiées cela va de soi, des infos cousues main, à propos d’une étude de l’INSEE de 1997, exhumée par une vague officine affiliée au Merdef°, « l’institut de l’entreprise » , et remettant en cause le financement du programme du Front de Gauche.

Cette leçon valait bien un sondage sans doute.

J’t’en fous l’appréciation d’une couineuse es pipoleries, reconvertie en première dame pondeuse étant autrement vendable et inoffensif.

Tout ça pour dire que, ce n’est pas tant la mauvaise foi, le syndrome du larbin ou l’opinion qui anime tant que ça l’éditocrate moyen, expert en tout et en oualou, mais cette sorte de paresse intellectuelle, consistant à s’étaler beaucoup avec peu, du moment qu’il n’aborde jamais le moindre contenu auquel il n’entrave rien.

Si, comme disait le grand Victor avec pertinence, la forme c’est le fond qui remonte à la surface, pour l’animateur zappeur au léger verni, le fond c’est de la surface qui redescend pour la forme.

tgb

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Penser dans les clous

Dans l’enthousiasmante perspective du non-remplacement d’un enseignant sur 2 ; autrement plus fondamental que les cours d’histoire supprimés ou de philosophie, qui ne servent qu’à aiguiser un putain d’esprit critique amenant au politiquement correct, à la bien pensance, dans le cadre d’une pensée unique :

L’apprentissage du code de la route au lycée.

Une leçon de bonne conduite pour la jeunesse française.

Apprendre à tomber dans le panneau.

Et c’est là d’un coup, que nous prenons conscience de la dimension interplanétaire d’un président visionnaire, embrassant le 21ème siècle, d’un simple coup d’oeil furtif dans le rétro de sa bagnole.

Mais après tout, autant que le jeune futur conducteur, ait, dés son plus jeune age, une vision globale de son itinéraire et sachant bien penser dans les clous, puisse identifier les multiples interdits, guidé par le GPS gouvernemental dans un projet d’hygiène public et mental que l’on pourrait résumer par ces quelques mots :

Sain, sauf, et con !

Quelques exemples :

                                                           no alternative

                                            no no no no no alternative

                                                       travailler plus…

                                                         competitivité…

                                                   salaires…

temps de travail

                                                               politique sociale

                                                                   égalité

en résumé

Mon conseil du jour :

tgb