Le règne de la confusion

Enguerrand de Marigny à Philippe le Bel : ‘’Ne leur demandez pas de penser, ils cesseraient vite d’obéir.’’

L’époque est confuse. La lecture en devient complexe et acrobatique, bien loin des modèles manichéens de confort et des prêts à penser épuisés.

Où l’on découvre que l’on peut être féministe, révoltée, tout autant que voilée

que tout nationaliste étriqué est déjà à l’ insu de son plein gré un vecteur de la mondialisation uniformisée

qu’on a beau avoir gravé dans la peau un reste de jeunesse guévarien, on a la bedaine nourrie à l’anticommunisme d’extrême droite

et tandis qu’on théorise de la bonne conscience au balcon, il y a comme une permanence Banania dans la pratique.

Les faits sont cruels. Les images impitoyables, telle cette république qui raccourcit le monarque

et se retrouve tout autant mal élevée que plus royaliste que la reine.

Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’à châtrer les mots, à tuer le signifiant,

à foutre le bordel dans les concepts et les valeurs pour toujours se perpétuer,

nos dirigeants éclairés au projo participent méchamment à tout enténébrer.

Quand les mots se font la valise, la morale la malle, et qu’il devient illégal de faire son devoir d’humain, on se dit qu’il n’est guère plus que le désastre pour remettre du sens dans le bordel général tandis que certains accros du profit spéculent déjà sur l’effondrement du monde.

Alors dans ce fourbis trouble, dans ce chaos sans pitié, en revenir a des idées simples.

Se dire que dans la saloperie ambiante celui qui obéit aux ordres jusqu’à la bestialité aura toujours tort.

Que celui qui n’est pas saisi d’effroi devant telle image

ou telle image

a basculé du côté obscur de la banalité du mal.

Que celui qui, bien nanti, bien policé, traite qui que ce soit de « vermine » ne peut pas être honorable.

Que celui qui éborgne un homme dans l’impunité éborgne tous les hommes et mérite moins de respect qu’un chien.

Qu’il y a plus d’intelligence dans l’instinct de solidarité que dans l’égoïsme cultivé du larbin.

Qu’un « rien » altruiste est plus civilisé qu’un « tout » pour ma gueule retourné en barbarie.

 tgb

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Narcisse et Moi

La construction d’une cathédrale était sans signature. Le savoir faire, le talent le génie même de centaines d’artisans anonymes, exerçant simplement leur art, se fondait dans le collectif. Chacun amenant sa petite (ou grosse) pierre. La star n’était pas l’architecte mais le projet, l’oeuvre.

Puis l’égo est arrivé.

Le narcissisme triomphant. Le moi haïssable.

Chacun voulut être sur la photo, avoir son nom sur l’affiche, signer des autographes. Ainsi commença l’ère du quart d’heure de célébrité locale, du vedettariat en prime time, de la voix du pipole.

Tout ça pour dire que le bal des moi je, la farandole des égos boursouflés sur les réseaux sociaux, la danse macabre des prétentieux, des prétendants à la prétention, des professionnels de la profession Narcisse et moi, déballant leurs luttes intestines, exposants, surexposants leurs pots de chambre comme autant de trophées, leurs psychodrames à répétition, leurs querelles d’épiciers de succursales, nous faisant profiter des relents nauséabonds de leurs tubes digestifs, de leurs brûlures d’estomac, de leurs aigreurs gastriques, comme ces couples qui règlent leurs compte devant les invités, comme ces exhibitionnistes de la psyché ayant besoin pour exister de déballer leurs problèmes conjugaux dans des émissions animées par les Dolto du paf pour ménagères de plus ou moins 50 ans, me donnent la nausée, la honte et m’anéantissent.

Grosse, grosse fatigue.

Avant qu’il ne reste pour toute doctrine, idéologie, voire religion, que le toucher de nombril jusqu’à l’orgasme, il fut un temps non médiatique où la moindre des pudeurs était de régler ses divergences, ses contentieux, ses conflits en coulisses, de laver son linge sale en famille et de ne pas exhiber ses dessous douteux, les siens et ceux des voisins, en public.

D’autant qu’on a les mêmes à la maison.

La lutte des places ayant remplacé la lutte des classes, voilà que l’on nous donne à voir la grande partouze des états d’âme, les selfies des stigmates et la surenchère des coups tordus.

« Le Média TV» j’en ai rêvé. Avoir un outil à nous, Un support alternatif pour informer autrement, faire émerger d’autres talents, entendre d’autres voix, montrer d’autres images, analyser différemment…

J’en ai rêvé, je l’ai appelé de mes voeux, et je m’y suis engagé illico en tant que modeste socio, et me voilà sidéré face à la foire d’empoigne, aux convulsions récurrentes, aux bagarres et aux luttes de pouvoir de bandes et de clans jouissants de me faire profiter, en spectateur privilégié, de l’immense gâchis jusqu’à l’obscénité.

Faire d’une si belle idée un spectacle si désolant est non seulement indécent vis à vis du public militant mais aussi un désastre en termes d’exemplarité. User de son talent, de ses compétences, pour abuser du trolling jusqu’à la bouffonnerie, jusqu’à devenir la risée du « mainstream » est la démonstration affligeante de notre incapacité à l’efficacité et d’une forme d’irrespect rapports aux engagements, à la déontologie ou l’éthique, au contrat de confiance envers nous, leurs obligés.

C’est une faute.

je ne veux donner aucun nom, aucun sigle, je ne veux pas participer au bordel ambiant et rajouter du venin à la tambouille, tout le monde sait à qui , à quoi je fais référence et pour partie, à des personnes admirables que j’admire et qui abattent un travail formidable, mais qui, de par leur comportement à se vautrer dans l’auto-célébration du je et la consommation du moi, finissent par foutre le dégoût.

De scissions en scissions, j’ai vu trop de groupuscules autour d’une table s’étriper des heures et des heures pour une virgule, tandis que dehors les chars d’assaut…pour ne pas éprouver aujourd’hui une immense lassitude.

Au fond méritons nous nos défaites, nos impasses et notre condition.

Que cette culture de la dispersion, de la division ne nous raisonne même pas dans l’urgence, face à l’ennemi commun, au rouleau compresseur surpuissant, que l’imminence du désastre programmé, de la déshumanisation en marche, que l’avènement du totalitarisme cupide ne nous impose pas de cesser de gaspiller notre temps, notre énergie à nous détruire, doit bien faire rigoler l’oligarchie qui n’en demande pas tant.

Ne pas mettre son poing dans sa poche, ne pas retenir sa main et son tweet dévastateur, n’avoir aucun sens du sacrifice, de la cause commune, de l’intérêt général au dessus de tout, nous discrédite pour peu que nous ayons eu un jour quelque crédit.

Notre peau étant devenue notre seul drapeau, nos ambitions, nos carrières, , nos envies, nos jalousies, notre seul moteur, on peut toujours se dire de gauche et aspirer à l’humanisme, aux gens plus fort que l’argent blablabla, n’empêche, au final, ne sommes nous chacun que de notre parti, que de notre parti pris et n’avons d’ autre considération que pour nous-même. (et je dis nous pour être poli).

– Je préfère perdre plutôt que de voir mon camarade gagner. Je veux bien gagner encore faut il que mon confrère perde. Je préfère échouer plutôt que de laisser l’autre nous sauver du naufrage. Bref, je préfère la débandade et le suicide collectif plutôt que la réussite sans moi…-

Nous partîmes 50 mais par un prompt confort nous nous vîmes tout seul en arrivant au port.

En cela la pensée bourgeoise nous a parfaitement gangrénée, en cela l’esprit libéraliste nous a parfaitement pétris. En cela le capitalisme libre et non faussé nous a totalement façonné. Nous sommes devenus parfaitement, totalement individualistes, parfaitement totalement égoïstes, égotistes.

Ce nombre qui fait notre force n’est plus que la juxtaposition d’individus compétitifs. Elle fait notre faiblesse. D’une certaine manière le camp d’en face, extrêmement minoritaire, est carrément solidaire, a plus de discipline, ne serait ce que par intérêt de classe.

Personne n’est parfait, chacun veut exister, chacun a droit à sa part d’orgueil voire de vanité, chacun est digne d’être reconnu, mérite sa place au soleil, mais cette course folle au tout à l’égo ne peut que ruiner toute tentative d’unité, de résistance farouche, d’offensive triomphante.

Si l’on n’est pas foutu de penser que l’avenir de tous est supérieur au futur de chacun, alors, vainqueur ou vaincu, amant ou cocu,

nous serons tous perdants.

tgb

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Et soudain le ruissellement

Si toutes choses devenaient fumée, on connaitrait par les narines – Héraclite

Je suis entré à Notre dame une fois. Il y a longtemps. Je venais d’arriver à Paris. Comme tout bon provincial, j’ai visité les monuments. J’ai flâné, fureté, j’ai beaucoup marché.

Ensuite, comme tout bon parisien, je n’ai plus jamais fichu les pieds ni à la tour Eiffel, ni à l’arc de triomphe, ni aux invalides…

Des fois, je me dis que je devrais prendre mes vacances à Paris et jouer les touristes. Et puis je me casse dans mes montagnes ou en Crête.

Le jour de ma visite à Notre Dame donc, il y a longtemps, j’étais tombé sur deux bonnes soeurs toutes décaties qui faisaient le planton à la sortie avec deux vilains cartons pendus autour du cou et sur lesquels étaient inscrits au feutre qui avait bavé :

‘ CCP….’

J’ai oublié le numéro du compte.

J’avais été assez heurté par le côté misérable de la chose et voulant m’en ouvrir à un responsable, j’avais hélé un curé qui trainait là et qui s’était débarrassé de l’affaire en me répondant :

J’ai pas le temps !

En ce lieu d’éternité, de recueillement et d’écoute j’avais pas tellement apprécié. La preuve, je m’en souviens.

Bref, je n’y suis jamais retourné.

N’empêche quand la cathédrale s’est mise à brûler je me suis précipité à Montmartre (je suis du 18ème) pour vivre cette catastrophe au milieu de tout un public pétrifié, tant au fond elle fait partie de moi, me (nous) constitue.

Il y avait comme un air de sidération grave et d’abattement général.

Je regardais un peu accablé, au loin, le panache de fumée s’élever, le brasier se consumer tout en maudissant la fatalité de ne pas s’être acharnée plutôt sur cette saloperie de Sacré Coeur, cette offense faite aux communards, juste derrière moi.

Et puis le cirque a commencé.

Et la société du spectacle et la récupération marchande et politique. Les enchères des riches apatrides de l’impôt soudain si patriotes, à se refaire une virginité philanthropique à nos frais.

Pas de ristourne pas de dons.

Les mauvaises comédies des mauvais comédiens qui nous gouvernent façon Ikea. Les tartuffes poudrés de l’austérité et du pognon de dingue à l’injonction émotionnelle. Les délires hallucinés des Bernadette Soubirous en lévitation. Les apôtres du paf en transe. Les experts en tout, éditocrates couvreurs zingueurs. Le téléthon compassionnel et la charité business lavant toutes les misères et arnaques du monde. La sainte alliance du sabre 5 étoiles et du goupillon en érection et la résurrection miraculeuse d’avant Pâques d’un ministre de la culture non identifié s’inscrivant au concours Lépine de l’idée la plus con.

Et d’étranges images me traversaient.

Quasimodo demandant l’asile sacré pour le prisonnier politique Assange. Le ballet des armes qui tuent sauf au Yemen façon pistolet à eau et son Benalla planqué dans la sacristie. Les victimes des tempêtes par ci par là, pas « bankable » pour un rond dansant en jaune fluo sur les moquettes profondes de l’Elysée en attendant le plus grand pont aérien depuis Berlin…

Et tandis que nos admirables pompiers risquaient leur peau de fonctionnaires qui foutent rien qu’à grever nos budgets, je me demandais simplement si les ruines fumantes de Notre Dame bientôt privatisée n’étaient pas l’allégorie effondrée de notre triste Etat.

tgb

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Carnet Mondain de l’oligarchie ordinaire

Nous avons le plaisir de vous informer qu’Helène P. commissaire en chef de la sûreté départementale chargée de l’enquête préliminaire sur le massacre en règle de Geneviève Legay militante d’Attac à Nice est l’heureuse compagne du commissaire Rabah Souchi mis en cause dans cette affaire pour avoir donné l’ordre de charger avec toute la fine brutalité qui fait sa réputation.

Pour le procureur local Jean-Michel Prêtre, que la femme de l’assassin enquête sur le crime, rien de plus normal. Certes, il y a bien les articles 1 et 2 de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique : les  personnes chargées d’une mission de service public doivent veiller à  faire cesser immédiatement tout conflit d’intérêts » mais on ne va quand même pas respecter le cadre législatif pour si peu et mettre la misère dans un ménage si harmonieux…

Nous avons aussi l’honneur de vous faire savoir que Philippe Paquis, chef du service dans lequel Geneviève Legay a été hospitalisée et qui a accepté bien courtoisement le 25 mars que des policiers viennent faire pression sur la militante, tout en lui refusant un entretien avec les médias, est l’heureux époux de la 2e adjointe du maire Estrosi. (endive de son état).

Encore une bien belle histoire matrimoniale qui montre combien les liens du mariage sont sacrés.

Nous avons également la joie de vous faire connaître que Raphaëlle Rabatel est justement nommée directrice de la com’ de la Française des jeux. Cette joyeuse nouvelle nous est offerte par CBNews, obscur organe de presse pourrie qui donne une information mais surtout pas L’INFORMATION, à savoir que Raphaëlle est la sympathique épouse de Gilles (Marie François) Le Gendre, président du groupe EN Marche à l’assemblée nationale acteur de la privatisation de FDJ et à qui elle a donné deux charmants enfants en seconde noce.

Nous leur souhaitons naturellement une belle et heureuse compromission familiale.

Enfin, nous avons la satisfaction de vous annoncer que le très cordial Jérôme Cahuzac ne passera pas par la case prison et se contentera d’orner son mollet d’un bracelet électronique de qualité à l’instar des montres de luxe qu’il apprécie tant. On ne sait pas encore si le juge fort délicat à son égard est son gendre scrupuleux ou le beau-frère de son copain de promo mais en cherchant bien…

En tout cas, dans la mesure ou l’ancien ministre délégué au budget n’a lancé nul pot de rillettes sur les forces de l’ordre pas plus que des confettis, qu’il n’arborait pas de lunettes de piscine ou ne transportait pas dans son baise en ville du sérum physiologique on ne voit pas en quoi l’incarcération se justifiait.

Un pauvre inculpé va en prison, un riche mis en examen rentre à la maison et c’est bien ainsi :

Chacun chez soi.

Comme Luc Ferry, admirable flicosophe mondain, nous pensons qu’il est parfois sain de mitrailler la populace, histoire de lui rappeler c’est qui Raoul, tout en nous indignant que les droits de l’homme riche ne s’appliquent pas mieux au Japon. Une pensée pour notre cher ami Carlos Goshn injustement maigrichon dans les geôles nippones.

Bref, notre beau monde endogamique, notre entre soi bien méritant de la caste est tout petit. Il a du carnet d’adresse, du réseau, de l’immunité VIP, de la protection clanique et le sens de l’hyménée platonique. Et c’est pas un pauvre plouc de gilet jaune collé à son rond point de plouc qui va élargir son cercle de notables et trouver du piston (même s’il croise François Ruffin). C’est déjà bien beau qu’il trouve un plouc charpentier pour construire une cabane de plouc.

Non, les honorables représentants de notre respectable établishment – ne sont pas corrompus…

ils sont la corruption – Juan Branco

Notre oligarchie est pourrie de bas en haut et c’est pas en nettoyant dans les coins qu’on va assainir tout ça. Les écuries d’Augias ça se lave pas au rince doigts.

Faut tout péter.

Nul doute que ceux qui viendront et prendront place dans les rouages reconstitueront à plus ou moins long terme un même système consanguin mais en brassant quelque peu les cartes ça fera toujours un peu d’aération.

Par ces temps nauséabonds un peu de sent bon c’est toujours bon à prendre.

tgb

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Une pensée aux familles des vitrines

Pour revenir sur les champs Elysées abominablement mutilés (sic) petit florilège des magasins de marques ciblés et de leurs contribution à l’humanité tout entière (philanthropie et ruissellement cela va sans dire).

J’ai presque tout pompé sur Wikipédia ou Acrimed (merci merci)

HSBC : Banque à l’histoire particulièrement sulfureuse, HSBC a régulièrement été impliquée dans divers scandales politico-financiers (évasion fiscale massive, financement du terrorisme, déforestation, blanchiment d’argent issu du trafic de drogue, manipulation des taux…), et a fait l’objet de nombreuses condamnations ou procès encore en cours, par exemple au Mexique où elle finançait les cartels de la drogue12.

Ladurée ( groupe Holder) : Siège social de la filiale Ladurée international SA situé au Luxembourg de 2003 à 2005 puis transféré en Suisse, à Genève, de 2005 à 2011 puis à Bas-Intyamon ( Suisse) à partir de la fin 2011, tandis qu’une usine de transformation est implantée à Monaco pour l’export européen. On se demande bien pourquoi les macarons sont si prisés dans les paradis fiscaux.

Dior, Vuitton, Bulgari, donc LVMH donc Arnault – Le péché originel de Bernard Arnault (4eme fortune mondiale) ce n’est pas d’être bien né – il a hérité d’une entreprise immobilière. Mais d’avoir proféré l’un des plus gros bobards de l’histoire économique, le 16 décembre en 1984. Il affirme : « Je procéderai à la mise en œuvre du plan industriel », promettant de « maintenir la survie du groupe en évitant son démantèlement. » Il s’agissait de la reprise de Boussac, conglomérat textile au bord de la faillite. Arnault débarque tel un sauveur. Sur sa bonne mine de fils de famille du Nord, il obtient du gouvernement une subvention de 750 millions de francs, et des banques, un abandon de créances d’un milliard. Au nom de la sauvegarde de milliers d’emplois. En mars 1986, la droite revenue au pouvoir, il réitère par écrit sa promesse d’ivrogne : « Toute cession d’activité au sein du groupe Boussac aura un caractère exceptionnel. » Arnault encaisse l’argent, oublie aussitôt ses belles promesses, liquide les usines textiles, vend quelques pépites du groupe (Peaudouce, Conforama…) et ne conserve guère que le seul actif qui vaille à ses yeux : Dior. Avec une mise initiale de 40 millions de francs, il se retrouve trois ans plus tard avec un magot de 8 milliards. (Acrimed)

Voilà comment quelques années plus tard on peut gagner 800 euros à la seconde et ne pas trop pleurer sur 2, 3 slogans sur ses murs.

H et M – Une étude commandée par l’ONG Greenpeace démontre que des résidus de NP et de NPE (Nonylphénol fortement suspecté de provoquer, entre autres des cancers et stérilité) ont été trouvés sur les fibres des vêtements de 14 grandes marques – dont H&M. Le 2 juin 2014, Canal+ diffuse Le monde selon H&M, un documentaire de Marie Maurice qui dénonce les actes de la marque : l’exploitation d’ouvriers au Bangladesh, travaillant 80 heures par semaine dans des bâtiments non sécurisés. Mais aussi son implantation en Éthiopie pour ses salaires avantageux et la collaboration avec Mohammed Al Amoudi, homme d’affaires ayant pratiqué des expulsions forcées de villages pour de l’agriculture industrielle. Ou encore les tentatives de l’entreprise pour éviter de payer des impôts.

Suite à l’accident du Rana Plaza en avril 2013,  le groupe H&M signe un accord sur la sécurité des bâtiments au Bangladesh. Selon le collectif Clean Clothes Campaign le groupe n’aurait pas respecté ses engagements dans la sécurité notamment dans les usines du Bangladesh.

En 2013, l’organisation PETA obtient l’arrêt de la production de vêtements H&M en angora après avoir diffusé des vidéos de violences infligées aux lapins sur le web etc…

Hugo Boss : Dès 1931, Hugo Ferdinand Boss adhère au Parti nazi et devient « Förderndes Mitglied der SS »7. De 1931 à la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, Hugo Boss contribue à la production des uniformes militaires du Troisième Reich, tout d’abord pour la première milice d’Hitler les chemises brunes puis ceux des SS, des Jeunesses hitlériennes et de la Wehrmacht….

Disney : En 1947, durant les sombres premières années de la guerre froide, Walt Disney témoigne devant la « Chambre du comité des activités non-américaines ». À cette occasion, il dénonce trois de ses anciens employés auxquels il prête des opinions communistes : Herbert Sorrell, David Hilberman (en) et William Pomerance (en). L’accusation est grave dans le contexte tendu de l’après-guerre. Ce simulacre de procès est annonciateur du maccarthysme qui, quelques années plus tard, marquera très profondément la conscience américaine.

Nespresso donc Nestle – Les saloperies de ce monstre sont tellement nombreuses, travail forcé et travail des enfants, fraude à la viande de cheval, participation à la déforestation, réétiquetage de boîtes de lait périmé que je vous laisse les découvrir – juste histoire de marquer le coup cette citation de Peter Brabeck, patron actuel de Nestle – L’ACCÈS À L’EAU NE FAIT PAS PARTIE DES DROITS DE L’HOMME, IL DEVRAIT ÊTRE PRIVATISÉ.

Sinon je vous laisse enquêter sur les autres joyeusetés des autres groupes internationaux tels Apple aux conditions de travail inhumaines, exploitants les enfants, Omega, lançant la troupe contre les ouvriers grévistes au début du siècle dernier, Zara créant la polémique avec un t-shirt rayé et une étoile jaune, le PSG qatari et ses esclaves à construire du stade coupe du monde…

Voilà, si vous avez du liquide à dépenser, vous pouvez, à l’instar de nos pleureuses merdiatiques, vous indigner sur les façades, chialer sur les vitrines et compatir devant les 80 devantures mondialisées…ou comme moi vous en ballec.

tgb

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Vodka et cocktail molotov

Tout d’abord permettez moi, en ces jours funestes, d’avoir une pensée émue pour les Champs Elysées affreusement saccagés, les nombreuses devantures de magasin lâchement agressées par les terroristes jaunes et les succursales du grand capital tombées au combat : Bulgari – Hugo Boss – Chanel – Longchamp – Le Fouquet’s – Swaroski – Nespresso – Le PSG – Lacoste

une minute de silence aussi pour les familles des vitrines bouleversées :

-………………………………………………………………………..-

merci !

La violence c’est pas bien. La violence c’est mal. La violence appelle la violence. Non à la violence. Halte à la violence. D’autant que l’instrumentalisation de la violence méchante justifie la répression gentille, qu’être aussi féroce qu’eux n’est pas gagné, tandis que la non violence n’empêche pas d’acheter un sac Vuitton ou un maillot du PSG.

Ce n’est évidemment pas en brisant la vitrine d’une banque qu’on va faire tomber la banque sur la gueule du banquier même si ça la fout mal.

Donc, quand on m’éborgne l’oeil droit, je me justifie devant Pujadas, puis me culpabilise devant Aphatie et enfin tend l’oeil gauche à Castaner pour me soigner de tant d’aveuglement. Ce n’est pas parce qu’on me mutile, m’humilie, me nie, me conchie, me vire, m’exploite, me crache à la gueule, que je dois me laisser aller sauvagement à égratigner un robocop qui est un être humain aussi.

Je n’oublie évidemment pas d’exiger en toute décence d’un factieux éborgné à peine mutilé, devant le spectacle des Champs Elysées affreusement défigurés, qu’il verse sa larme du dernier oeil qui lui reste. Lui l’a bien cherché contrairement au Fouquet’s. (qui ne nous appartient alors que les aéroports, Engie ou la française des jeux bradés à la mafia…mais que c’est pas une raison).

Je m’excuse donc si un membre de la bac a contracté quelque courbature à cause de moi, quelque méchante crampe de flashball et condamne avec la plus grande vigueur le fait d’avoir occasionné, à force de réglementaire matraquage, une tendinite par ci, une contracture par là, parmi nos dévouées forces de l’ordre nouveau.

J’ai bien conscience que, jusqu’à aujourd’hui, c’est avec la plus grande retenue que le pouvoir a massacré son peuple, certain préfet ne souhaitant pas spécialement entrer dans l’histoire avec du cadavre sur son CV, mais que les meilleures choses ayant une fin, il devient légitime, sous les encouragements civiques de l’éditocratie collaborationniste française, qu’on enferme les sauvages fluos dans un stade sauce Pinochet, qu’on en fusille quelques uns pour l’exemple, et qu’on mitraille à balles réelles la foule, le grand Dieu jaune et le franc tireur Luc Ferry, reconnaissant les siens.

Le consciencieux et zélé Lallement, nouveau chef des milices de l’oligarchie méritante semble être de ce point de vue tout à fait déterminé à courageusement salir ses gants blancs.

Un tel sens du devoir rappelle avec nostalgie les meilleures heures préfectorales du serviteur de l’état qu’était le regretté Papon.

N’oublions pas non plus de compassionner fort socialement pour une fois, avec le pauvre kiosquier privé soudain de son outil de travail encore tout fumant avant d’aller rejoindre la longue cohorte des assistés en vacances aux Bahamas, tout en nous fichant parfaitement des chômeurs virés pour cause de dividendes, de la spéculation de certaine ministre du travail sur les plans de licenciement, des accidentés du travail, des riens d’une manière générale qui peuvent crever.

(Chaque année en France : – 2000 morts dans la rue – 560 morts au travail – 67 000 morts à cause de la pollution – 14 000 morts à cause du chômage…)

Rassurons les accros de la manif merguez et cotillons, l’itinéraire Bastille Nation restera praticable tous les premiers samedis du mois (et encore), histoire de pas déranger, d’autant qu’un Grand Débat fort démocratique nous est offert pour exprimer nos incessantes doléances.

Rappelons surtout que la boxe est strictement interdite sur les passerelles, que les tractopelles ne doivent pas défoncer les portes des ministères, et qu’on ne martyrise pas les plâtres des allégories de l’arc de triomphe sous peine de paniquer le patronat en son merdef, le subtil Griveaux en son pantalon et le président volant en son hélicoptère affrété, entre deux télésièges éjectables.

Pour résumer notre devoir citoyen du jour, consommons plus consumons moins

pour aider notre grand patron Arnault et lui éviter de devoir jeter l’éponge et son RH Macron tout en même temps.

tgb

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Le jeune tambour

Je vois ça, estomaqué et alors me reviens ça du fond de ma mémoire d’écolier du temps lointain où l’ école républicaine en sa glorieuse propagande vous apprenait encore, en cours d’instruction civique, la république et c’était toujours mieux que de programmer des gamins à devenir milliardaire, d’autant qu’ils ne le seraient jamais.

Bref, l’histoire du tambour Bara, joseph de son prénom, neuvième enfant d’une famille pauvre, engagé volontaire au 8e de hussards et combattant en Vendée les contre révolutionnaires.

L’histoire raconte que près de Cholet le 7 décembre 1793, menant ses deux chevaux à boire, Bara est pris à partie par des chouans, qui le contraignent à crier « Vive le Roi ! ». Il répond : « Vive la République ! » et tombe sous les balles royalistes.

Ainsi naquit le mythe de l’enfant soldat Bara, héros et martyr qui faillit entrer au Panthéon et que la Convention Nationale s’empressa d’ instrumentaliser (on faisait de la comm

et du story telling déjà) le peintre David immortalisant le jeune Joseph avant qu’une reproduction du tableau soit placé dans chaque école primaire.

L’histoire du jeune Bara est sans doute en partie une légende fabriquée, inscrite dans l’imagerie républicaine mais quoi, comme chez John Ford, quand la légende dépasse la réalité, publions la légende.

Et alors nous y voici,

voici qu’une jeune tambour en gilet jaune se fait prendre à parti par la milice française, de celle qui héroïquement tue les grands mères aux fenêtres, gaze les paraplégiques, écrase les lunettes des manifestants, éborgne, matraque, insulte, humilie, avec un zèle tout macroniste, la jeune fille, le retraité, voire le touriste égaré, puis rentre chez elle après une journée harassante, fière du devoir accompli, embrasser ses gosses et regarder les chaînes de l’ORTF de la start up nation.

« délit de roulement de tambour » à n’en pas douter ça doit faire chic sur un procès verbal, avec pour tarif peu syndical, une nuit de garde à vue.

On a les actes de bravoure que l’on peut quand on pense comme un porc.

Cet évènement ici est évidemment moins tragique que le drame de Joseph Bara, l’histoire se répétant comme une tragédie d’abord puis comme une farce selon Marx, mais il est en ce moment des clins d’oeil révolutionnaires, comme ce fameux Drouet, qui nous dit quelque chose de notre incorrigible et admirable penchant pour l’insurrection populaire, tatouée de façon indélébile dans notre mémoire collective.

Et décidément en pleine régression infantile et par association me vient inévitablement cette vieille comptine qu’on loge tous dans un coin de sa tête et qui en redécouvrant les paroles faussement anodines me cause de mésalliance, d’un monde où l’on s’épouse entre soi, dans sa classe, d’un Niel mariant la fille d’Arnault,

de cette caste endogamique, arrogante, cupide, suffisante, qui contrairement à ce qu’elle croit, ne nous fait pas envie.

Roulons tambours, percutons, répercutons…

liberté égalité fraternité

de leur monde pourri on n’en veut pas

le notre est plus modeste et plus joli

tgb

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Le manifeste jaune !

Symboliquement, le jaune n’a jamais été une couleur sympathique. Elle est connotée au social traitre briseur de grève, genre cfdt négociant le poids des chaînes, au cocu qui se voit offrir des cravates jaunes citron par sa femme, au rire jaune compassé, à l’étoile jaune de sinistre mémoire, et ce n’est pas forcément en bougeant avec la poste qu’on risque de faire tendance et furieusement start up nation.

Bref, le jaune porte les codes de la honte et le maillot jaune frelaté d’un Amstrong par exemple, ne sauvera pas cette couleur de l’infamie.

Le jaune et même le petit n’a pas bonne réputation.

Loin du noir de l’anarchie, du blanc de l’innocence, de l’immaculée ou de la neutralité, du rouge de la révolution et du sang, du bleu royal ou républicain, du vert de l’espérance, le jaune politiquement n’est associé qu’au renégat, à la traitrise, au félon, au Judas.

Carton jaune.

Alors en faire soudainement une couleur révolutionnaire ça n’était pas gagné d’avance. Je ne sais pas qui a eu cette idée bizarre d’associer cette chasuble, moche accessoire obligatoire de sécurité, que si tu l’as pas dans ta bagnole t’as une amende et que si maintenant tu l’as, tu vas direct en garde à vue, mais il ne devait sans doute pas s’attendre à déclencher des marées fluos sur les Champs Elysées ni à en faire internationalement l’emblème de l’insurrection contre le nouvel ordre mondial.

L’histoire a de ces facéties.

C’est donc ce gilet jaune dont personne ne voulait, objet de toutes les contraintes autoroutières qui fétichise les luttes d’aujourd’hui et c’est donc Jojo le gilet jaune déboulant en Bourgeoisie, ce rustre, ce manant, ce gueux, ce pouilleux qui finit par faire tomber les masques des bien assis bien pomponnés découvrant leurs faces hideuses de poudrés suffisants, de rebelles de pacotilles, d’artistes confortables, de journalistes de chambre, de politiques de gauche sans gluten qui aiment les révolutions partout en théorie oui mais surtout pas dans leurs chaussettes.

Faudrait voir à pas trop déranger cette société pseudo rebelle de notables paillassons.

Non ce n’était pas gagné d’avance, d’autant que le jaune fluo en ces heures sombres de charcutage gouvernemental, de boucherie policière joue même contre l’insurgé, le visibilisant comme jamais, l’identifiant dans le viseur, le désignant comme cible et dans le collimateur de cette violence « légale » de tous les abus de pouvoir, avec cette volonté féroce de martyriser les chairs, de punir, de casser, de faire mal, de ramener l’homo domesticus à son rang de domestique.

Tant que si nous naissions borgnes, finirions nous tous aveugles mais toujours moins que ceux qui ferment ou détournent les yeux ou recomptent en sordides comptables, le nombre de doigts arrachés comme la responsabilité navrante des mutilés qui l’ont bien cherché.

Mais paradoxalement c’est aussi cette extrême visibilité des invisibles ordinaires qui fait aussi sa force en tant que Jojo le gilet jaune s’assume, se reconnait, et que sans dents, descendant de sans culotte, se retrouve habillé pour l’hiver. (et sans doute le printemps).

C’est donc dans cette société étrange, libéralement décomplexée, qui légifère contre la fessée sociétale et se perpétue par l’éborgnement social, qu’il va nous falloir repenser le jaune, le reconsidérer solaire, tel qu’il fut en cet hiver de lacrymo et de ronds points.

Oui Jojo le Gilet Jaune a montré qu’avec deux poings on faisait reculer la milice, qu’avec un tractopelle on faisait trembler le château et que c’est le premier qui faisait dans son froc qui se retrouvait marron, comme ces pathétiques listes européennes de faux gilets mais de vrais jaunes pour le coup.

L’hiver fut jaune, le printemps pourrait être coloré, comme le manifeste lumineux

de Vasarely.

tgb

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Lettre à mes gens

C’est de Saint-Tropez, charmant petit port de pèche modeste et typique de notre start up nation, made in Europe, ce vieux continent de petits bourgeois se sentant à l’abri dans le confort matériel des ronds points, que je vous écris cette lettre que vous lirez peut-être, si vous savez lire et si vous n’êtes pas bourrés à cette heure, bande d’alcooliques assistés tout juste bons à boire votre RSA aux Bahamas et à chialer sur votre CSG et vos 5 euros d’APL de merde.

Chers riens, chers fainéant(e)s, mes très cher(e)s cyniques,

Sachez tout d’abord que si vous prenez le temps de me lire et que malgré ma subtilité et mon intelligence vous arrivez à me comprendre ma pensée complexe, c’est que vous avez du temps de libre et que probablement vous ne vous êtes même pas donné la peine de traverser la rue pour trouver du boulot et vous acheter un costume neuf.

Que vous ne soyez pas foutus de devenir milliardaires, justement exemptés d’ISF, comme mes patrons amis potes Arnault, Niel, Lagardère…passe encore, qu’à l’instar de ma RH copine complice Penicaud vous n’ayez même pas chouravé gagné 1 million d’euros en licenciant 900 cadres inutiles, admettons, mais que vous n’ayez rien d’autre à foutre le samedi que d’aller vous faire volontairement éborgner vêtus d’une sorte de gilet jaune moche comme tout hideux et même pas tricoté par Brizitte juste pour me faire chier, alors que je ne sens pas de colère dans le pays et que je vous ai lâché une prime pour vous éviter d’aller vendre de la drogue dans les quartiers, prouve bien que vous êtes des gaulois réfractaires à tout changement.

Si vous n’êtes pas capable de piger que la démocratie est le système le plus bottom up de la terre et que je suis l’émanation du gout des français pour le romanesque alors en tant que leader du monde libre je vais vous envoyer casser des cailloux à Cayenne sur l’île de Guyanne pour vous apprendre à faire des efforts et comme Castaner, les chèvres indiennes à vous prosterner devant moi.

Bref, en tant qu’hyper président manager et dieu solaire et jupitérien, je vous renouvelle tout mon mépris disruptif et vous demande finalement de ne plus venir me chercher, mon valet de pisse Benalla étant passé me prendre.

Sinon à part ça vous pouvez toujours pensez printemps ça vous occupera

Je vous hais.

E. macron


(alias tgb)

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tous les mots en italiques sont des citations littérales

Christophe D. vainqueur aux points

« Quand les citoyens craignent leur gouvernement, il y a tyrannie ; quand le gouvernement craint ses citoyens, il y a liberté » – Thomas Jefferson 

J’ai adoré !

Pour tout dire, quand j’ai découvert quasi en temps réel, la performance du boxeur qui ne s’appelait pas encore Christophe D. j’ai pris un pied géant.

J’imagine que ce n’est pas politiquement correct de dire ça, la violence blablabla, mais depuis le temps qu’on se fréquente vous vous doutez bien que je m’en fous et tant que je peux encore ouvrir ma gueule,

j’en profite.

Non franchement on en met 20 de ce calibre là samedi prochain dans les rues de France et l’affaire est pliée dans la journée ; les baqueux et autres crs harnachés, de déposer les armes au pied du colosse et de pleurer leur mère.

Le voir avancer comme ça, tout en maîtrise, tandis que les robots reculent, le voir à mains nues affronter les robocops au corps à corps dans l’art du pugilat ça avait de la gueule.

Un sentiment jubilatoire de revanche.

Comme quoi c’est toujours celui qui à le moins peur, ou le moins à perdre ou le plus enragé, qui prend l’ascendant.

En face ça dérouille, genre c’est pas mon jour. K.0 debout le petit soldat. Comme les romains face à Obélix, deux jours après ça doit encore être en mode vibreur dans la tête. Des moments où tu regrettes d’avoir séché les cours pour finir garde chiourme ou pandore.

Destroyé le playmobil ! (je te parle même pas du bouclier)

Lâche Christophe D. ?

que non ! il y a va à la loyale, seul contre tous, dans le style du noble art, jeu de jambes, crochet gauche, direct droit, uppercut, pif paf, champion du monde, et nous venge, de tous les chefaillons impunis, de tous les tortionnaires stagiaires qui usent et abusent de leurs misérables pouvoirs, de tous les petits commandants gras du bide,

un pois chiche dans la tête, une breloque à la boutonnière dans la baston et la cogne courageusement à dix contre un sous l’oeil enamouré de la bourgeoisie tout confort et de la gauche caviar biberonnée au flic et au fric.

Vas y mon héros, mort aux vaches, rejoue nous du Gnafron bastonnant du gendarme, rappelle nous encore que pendant qu’on se rosse un flic au moins on ne fait pas de conneries.

On l’a mis vénère notre Rocky Balboa, pas facho mais fâché.

Je l’écrivais dans la note précédente…

et maintenant il est dans son match, plus rien ne peut l’arrêter, sauf le bout de la passerelle. Le pont des arts ? outragé, brisé, martyrisé, mais libéré, Il est comme ce transpalette, invincible, à lui tout seul, il ouvre la voie de tous les ponts, de toutes les routes, de toutes les portes de tous les ministères « radicalisés » démontrant s’il en était besoin que ce pouvoir arrogant de freluquets ne repose sur rien.

Alors il s’arrête Christophe et on découvre son visage plein cadre et on a mal pour lui, on sait qu’il est cuit et qu’il va manger bon, qu’on va lui faire payer son audace, ravaler son panache, casquer sa danse martiale, sa ruée victorieuse.

Alors la curée des médias de l’ordre et aux ordres, le deux poids deux mesures, faire un exemple, parler de lynchage, évoquer le fichage, bidonner les sondages,

en appeler aux balles réelles, tout pour sauver mon hôtel particulier, mon ryad, ma jag, mon séjour à Courchevel, ma rente de baveux à France intox…

Et puis la cagnotte, qui enfle et qui enfle, que le peuple (s’il existe) qui pue, qu’est sale, qui boit tout son RSA, qui sait pas lire, qui bouffe avec les doigts, qui pète, qui rote, qui n’est rien, qui feignasse…alors les gens, de reconnaître leur héros et de donner le peu qu’ils ont parce que chez les pauvres on donne vraiment, sans penser à défiscaliser, et parce que le peuple à bien pigé que Christophe D. vient de faire le combat de sa vie et qu’il est son champion.

tgb

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