Du pareil au même…en pire !

Affreuses, affreux de l’heureux avènement du déconfinement assigné…

vous aurez bien noté…

avec finesse…

et attention…

que du monde d’hier…

au monde d’aujourd’hui…

voire de demain….

si plus rien n’est comme avant…

tout semble rigoureusement pareil…

du vert pisseux…

au vert de gris…

comme de la continuité…

dans le changement…

histoire de tout changer…

pour ne rien changer…

du pareil…

au même…

mais en pire…

jusqu’au retour joyeux…

du masque jaune…

vengeur…!

tgb

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Fond d’écran

En ces heures exquises qui sentent le renfermé, l’interview dématérialisée en téléportation permet non seulement de bénéficier encore des professionnels de l’expertise et de la profession des experts, mais encore de plus ou moins visiter leurs petits intérieurs en découvrant d’où ça parle.

Si quelques avertis ont appris à se méfier, en toute sémiologie, du fond des choses,
à pas se laisser trahir par le détail qui tue et à soigner leurs arrières, certains autres,
faut bien l’avouer partent carrément dans le décor, un poignard dans le dos :

quelques exemples et conseils pratiques :

La bibliothèque reste un incontournable. Bien que classique et peu originale, elle a le mérite de vous poser là, de faire de vous quelqu’un de cultivé, même si vous êtes un parfait ignare. Et sauf si, par mégarde, vous affichez l’oeuvre complète de Pascal Bruckner ou un Mein Kampf dédicacé, elle démontrera avantageusement, que vous ne passez pas votre temps à vous gratter les parties, vautré sur un sofa, en regardant « les Marseillais » (sic) mais que vous savez lire. Ce qui renforce sérieusement le côté expert.

Un chat passant à l’improviste devant la caméra complétera astucieusement le tableau.

Dans la tendance caritato-enfoirée, si vous tenez absolument à pousser de la mièvre chansonnette pour mieux souligner votre côté humanitaro-défiscalisé qui sautait pas aux yeux quand les soignants se faisaient massacrer et que vous n’en aviez manifestement rien à foutre, évitez d’afficher une cave de premiers crus, que ça décrédibilise un chouïa la commisération populaire.

De même, à votre heure patronnesse, tout à quêter de l’obole charitable pour nos nouveaux héros dans la tranchée, efforcez vous de planquer les dossiers Lazard frères,

que question bancaire et fraternité ça fait pas tellement marqué la Poste dessus.

Faute de goût. Faute d’inattention. La moindre erreur refoulée et soudainement jaillissante peut rapidement transformer l’opération marketing en désastre programmé à l’insu de votre plein gré.

L’image révélée de l’ordure fasciste et raciste de Riposte Laïque, Pierre Cassen, éructant devant son bar et soudain vous voilà tout accaparé par le niveau des bouteilles, tant on sait la prédominance de l’image sur le son, du non verbal sur le verbal, et de saisir dans les vomissures tout le prêt à penser comme un porc du pochtron démasqué.

Chez Gilles le Gendre vous remarquerez la nudité des choses et le clou du tableau préalablement décroché. Etait ce un portrait du monarque inversé, un billet de loto où tous les gagnants ont tenté leur chance et particulièrement madame…? En tout cas, cette saine prévention ne suffit évidemment pas à vous prémunir des facétieux,

la nature ayant horreur du vide.

Vous pouvez évidemment furieusement transgresser les codes et tel l’hyper audacieux Yannick Jadot,

parler de votre état intérieur à l’extérieur. Etant considérablement verte, cette créativité fulgurante vous fera poser devant un lierre donnant à votre parole creuse une touche subtilement végétalisée.

On peut néanmoins se demander si tant d’imagination oxygénée ne ferait pas un tantinet potiche.

Si le décor prend une importance démesurée dans le cadrage, l’angle d’attaque et de vision révèle également toute son importance dans sa vérité crue. La funeste contre plongée de madame Verdier Jouclas (LREM)

peut en effet, fort défavorablement accentuer le naufrage, à ne plus exactement savoir laquelle des deux croûtes regarder.

Pour conclure, rappelons qu’une image confinée fait toujours sens et que par exemple dans ce décryptage iconographique, un reportage du Nouvel Obs peut implicitement nous dire toute la médiocrité intestine du journalisme mainstream

et combien il doit au sanibroyeur.

La bibliothèque reste donc une valeur sûre, neutre et indémodable.


même si elle fait tapisserie

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La supérette Nation

C’était une supérette de quartier. Elle avait sa clientèle d’habitués. Son personnel dévoué. Ginette à la caisse. François le chef de rayon, Hubert à logistique, Kevin, le fils de Ginette, en renfort le samedi. On comptait pas forcément ses heures. ça tournait gentiment, en famille. On appelait les clients par leur nom, on parlait de la pluie du beau temps. Kevin portait les sacs des mamies, ça ne s’appelait pas encore livraison à domicile. Juste on rendait service. On dépannait.

Et puis elle fut racheté. Par un jeune type moderne. Diplômé en gestion. Expert de la fusion acquisition, avec tableaux Excel et power points en couleurs. Fort de son immense savoir et de sa vaste expérience (il avait travaillé six mois dans une multinationale ) et après audit implacable, il transforma l’épicerie pépère en Start Up Commissions.

Question rentabilité, rationalisation, réduction des coûts, il en connaissait un rayon. Question rayon et réapprovisionnement, il connaissait que dalle. N’empêche très vite il appliqua ses méthodes apprises à HEC : la disruption !

Flux tendu des stocks ; employés en auto entreprise ; travailleurs détachés avec statut polonais ; sans papiers sous payés ; externalisation du service nettoyage ; comptabilité sous traitée en Tunisie ; caisses automatiques sans plus de présence humaine. Zéro grève.

Ouverture 24/24 -7/7. Drive in.

On créa des postes de chef de caisse manager, de responsable de com’ manager, d’intendant manager, d’achalandeur manager. On challengea, on boosta, on supervisa ; on fit du reporting, du fooding, du marketing ; On créa le prix du meilleur salarié du mois.

On mit le paquet sur le département sécurité, dirigé par un super méchant à casquette. Objectif zéro délit. Zéro chèque sans provisions. Une politique du chiffre avec prime à la clef. Tous suspects. Les vigiles suréquipés pistaient les clients à la trace. Vidéo surveillance. Tracking. Puces intégrées aux caddies.

On recruta un responsable commercial. On décida de cibler une autre clientèle. On vira les papys, on dégoûta les mamies, on instaura un système de livraison à domicile payant. On fit venir les denrées du bout du monde, des carottes pas chères, calibrées, qui faisaient deux fois le tour de la planète, des steaks 100% français, étiquetés en Guyane, hachés en Ukraine, du boeuf abattu en Corée, élevé en Argentine…

On fixa des objectifs toujours plus. Plus de croissance. Plus de dividendes. Plus de rendement. Plus de rentabilité. Plus d’heures de travail. Plus de profits. Plus de quantité. Le tout avec toujours moins. Moins de protections sociales. Moins d’hygiène. Moins de pertes. Moins de normes. moins de goûts. Moins de personnel. Moins de qualité.

On fit des promos. On cassa les prix. On vendit la baguette 20 centimes de moins que chez la concurrence avec moitié moins de farine dedans.

Et puis vint la crise et la rupture des stocks. Plus de livraisons. Plus de farine. Plus de PQ pour les grosses commissions. Plus de riz ni de pâtes. On fit les fonds de frigos. On épuisa les réserves. On trafiqua les dates de péremption. Plus rien à vendre et plus personne pour acheter. Ne restait qu’une palette de pizzas aux ananas surgelées dont personne ne voulait. Même à prix sacrifiés.

3 pizzas offertes pour une pizza achetée.

On continua malgré tout a verser des dividendes, à augmenter le salaire mirobolant du super chef PDG manager. On pilla la boutique en trois semaines, on plia le commerce en un mois.

La start up Nation mit la clef sous la porte.

Une illustration brillante et réussie de disruption pragmatique.

TGB

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GA BU ZO MEU (2)

Nos amis Shadocks ne possèdent que 4 mots de vocabulaire. Ga. BU. ZO. MEU
Avec ce langage rudimentaire ils doivent tout penser, tout désigner, tout nommer et argumenter. 4 mots exclusivement, car leur mémoire ne possède pas plus de 4 cases pour tout compartimenter. Ainsi chaque nouvelle information acquise, conceptualisée par un nouveau terme, expulse automatiquement l’un des quatre mots de sa case. Ce qui n’augmente donc ni le nombre des connaissances ni les éléments sémantiques. Ainsi, pourquoi faire un effort considérable pour apprendre puisqu’en définitive le niveau d’érudition reste sensiblement le même.

Nos dévots, bigots du capitalisme libéré sont à l’identique. Ils ne possèdent pas plus de quatre éléments sémantiques : austérité, croissance, profit, dette ! et sont donc dans l’incapacité d’intégrer un concept supplémentaire sans perdre un de leur basique. C’est pourquoi par commodité ordinaire, confort intellectuel ou conformisme notable, ils ont définitivement décrété qu’hors de ce cadre point de vérité et qu’il n’était pas d’alternative possible.

Si on met de l’argent sur la santé il faudra en prendre à l’éducation – Christophe Barbier

C’est pourquoi après moult alertes et coups de semonce, après les catastrophes de Three Mile Island, Tchernobyl ou Fukushima, ils ne changèrent rien à leur programme nucléaire ; après l’attentat du 11 septembre ils attaquèrent l’Irak qui n’avait rien à faire dans l’affaire, après le krach boursier de 2008 ils relancèrent de plus belle la bulle spéculative.

Ga BU ZO Meu

En ces jours de pandémie et de péril mondial inutile d’espérer donc quelque changement notable dans la marche du monde. Certes nos navigateurs à vue, nos bed managers en flux tendu tout à la réduction des coûts relocaliseront une entreprise de tests qu’ils inaugureront la veille d’élections, GA, stockeront quelques milliards de masques en rivalisant de surenchères lors de campagnes électorales, BU, donneront une breloque posthume par ci à un médecin mort au combat et une prime par là à une infirmière stakhanoviste, ZO, et affirmeront, fusil au pied pied au plancher avoir tout prévu, tout anticipé, présentant en sons et lumières la parfaite ligne Maginot qu’on ne les y prendrait plus.

Meu.

Sauf que comme ils sont cons, nuls, méchants, cupides, incompétents et dénués de toute imagination, le virus ne sera pas grippal mais informatique cette fois ci par exemple, fera par la force des choses apocalyptiques, 100 fois plus de victimes de par le monde et ayant économisés sur la sécurité nucléaire, les normes aéronautiques et autres protections technologiques, foutra une fois de plus tout le système par terre et nous avec, que ce sera encore notre faute d’avoir trop regardé les séries, trop joué au jeux vidéos et s’être trop pignolé sur des films pornos.

Car ces cons de chez cons, ces arrogants de la start up mon cul, ces suffisants du clergé libéral, ces ceusses qui savent tout et qui n’écoutent rien et nous expliquent la vie avec leur GA BU ZO MEU à 4 cases, n’apprennent rien, ne pigent rien et se contentent d’être ce qu’ils ont toujours été, des êtres supérieurs, supérieurement cons et parfaitement bons à rien.

  • le jour où tous les managers s’arrêteront, plus aucun powerpoint ne sera produit dans ce pays – (anonyme)

Ainsi l’imbécile de la gamelle dorée qui parle de revaloriser les petits métiers, infirmières, boulangers, pompiers, éboueurs, égoutiers, forestiers, aides à domicile…est un de ces nigauds dodus qui n’a pas bien pigé que ce sont précisément d’immenses professions vitales avec un vrai savoir faire, tandis qu’assis sur sa chaise à ergoter, il n’est lui même que le représentant des inutiles dont on peut se passer du jour au lendemain sans dommage et même avec un certain soulagement.

En attendant, et avant liquidation, l’oligarchie effondrée tout à l’effondrement, s’achète des îles en totale autarcie.

Je ne leur donne pas six mois pour en faire un cauchemar climatisé, un enfer nombriliste et un dépotoir inhabitable.

Franchement je ne les envie pas.

tgb

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Devine où j’suis ?

Devine où j’suis ?
Comment tu sais ?

ben oui, je confine, chez moi

à la guerre comme à la guerre…

d’ailleurs si tu as une attestation datée signée tu peux toujours venir confiner 15 jours, trois semaines à la maison, voire un mois…

n’amène rien non, même pas ton virus personnel, on a déjà le notre, viens les mains vides…avec des gants !

Sinon ça va. Des nouvelles de la rue Jean Robert 75018 ?

C’est calme !

Pour le peu que j’en vois. de chez mon pote Arsène, le meilleur punch de Paris, côté sud, au lavomatic en libre service, côté nord, la meilleure lessive je sais pas…

Pas plus d’horizon que ça.

Oui c’est calme : deux trois pigeons un peu désorientés, un rat qui ne prend même plus la peine de regarder à droite à gauche avant de traverser, un ou deux confinés de sortie…et au delà de mon monde et de mes perspectives, la chair à canon des caissières réquisitionnées du Franprix, sans protections

et les clients à la queue leu leu, les uns sur les autres, un masque sur le nez pour certains, qui ne sert à rien puisqu’on n’en a pas. Quand on en aura, il sera obligatoire et passible de 130 euros en cas d’omission.

Le PV management.

Bref, on a toujours tort, ils ont toujours raison.

Quand même la vie continue, les pauvres montent au front, les riches montent à cheval, les gueux font des incivilités, les riches du jogging et les privilèges sont bien gardés.

Rassure toi je ne vais pas tenir mon journal de confinement,

je laisse ça à ceux qui sont payés pour le faire. Tu reconnaitras quand même que les catastrophes finissent toujours par profiter aux mêmes, aux réfugiés pandémiques dans leur maison secondaire, à faire de l’import export de virus en week-end tout en visant le Goncourt du survivant.

Un confiné riche est un riche, un confiné pauvre est un confiné.

Tout changer pour que rien ne change ; après tout sera comme avant… en pire.

Le capitalisme n’apprend jamais rien. Il fait ce qu’il sait faire : du désastre, du profit, du profit sur le désastre.

Sinon oui, ici en bas, trois dealers sont d’astreinte. Bien équipés. Gants en latex, masques FFP2, gel hydroalcoolique, se passant de bouche en bouche un joint convivial.

Comme un léger déficit de pédagogie encore côté QG du chef de guerre.

Bon on attend 20 heures, le grand moment exutoire, où la foule aux balcons, quand y’en a, ovationnent les soldats des tranchées, les soignants, les pompiers, les éboueurs, les sacrifiés…tout ces gens chouchoutés par les maîtres de ce monde virulent, à coups de LBD dans les dents, juste avant.

C’est fraternel. C’est sympa. On découvre nos voisins d’en face. On se fait de petits signes complices. On fait communauté. ça défoule. On aime tellement ça qu’on envisage déjà la seconde rafale. Le concert de casseroles pour les cons qui nous gouvernent et nous passent à la poêle.

ça donne le tempo. ça sonne l’heure de l’apéro.

Mais voilà, moi qui suis casanier, un peu ours, agoraphobe même, voilà t’y pas que par esprit de contradiction surement, j’ai maintenant une folle envie d’espace, de montagnes, d’horizons, de vol libre…bref de partir loin, en courant, de voir du monde et le monde.

ça m’apprendra.

Mais je vais pas me plaindre. Je confine tranquille avec ma douce. On s’engueule pas plus que d’habitude. Même moins. Y’a juste que je suis privé de ma petite fille très loin. Paris 20ème. Et on a beau dire les câlins virtuels, c’est quand même vachement pixélisé.

N’empêche j’en profiterais bien pour écrire un chef d’oeuvre…mais j’ai pas d’idée, et puis je voudrais pas encombrer les librairies d’un roman de rentrée de plus sur mon nombril confiné.

ça, attendra.

La suite ? quand je le sens…

Sinon passez quand vous voulez : je bouge pas.

tgb

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NOUS ALLONS TOUS MOURIR

Probablement oui ! mais du coronavirus, sans doute pas.

Parce que j’ai une grande nouvelle à vous annoncer : tout seul, sans aucune formation scientifique , sans labo, sans même un assistant doctorant, sans subventions, sans aucune aide de qui que ce soit, pas même un microscope de petit chimiste 6/12 ans, je viens d’isoler dans mon garage (une chance que le cluster – ou le foyer mais ça fait moins globish – se soit planqué dans un de mes vieux bidons d’huile)…

oui bref, je viens d’isoler le : COVIDー19.
Rien que ça !!!

Le voilà :

Photo qui fait autorité.

Le temps que j’envoie le dossier à Nature et Science et à moi la gloire.

Comme quoi, quand on veut, on peut.

Une éprouvette, une pince à épiler, une loupe grossissante, un hamster et hop que je te choppe la bestiole virulente et que je te la colle dans une boîte de pastilles mentholées.

C’est pas pour me vanter mais au delà de ma modeste personne, c’est un immense succès pour la France et pour son bed manager chef, le père de la Start up Nation, le grand timonier local.

Alors on a beau dire mais les chercheurs de la petite bête, les assistés fonctionnaires de la molécule, les scientifiques toujours à râler, à dénoncer le scandale du crédit impôt, plutôt que tout attendre des autres, de se plaindre de l’austérité budgétaire, du massacre des infrastructures sanitaires et de la liquidation des services publics et des conquis sociaux,

feraient mieux de se lever tôt le matin pour devenir milliardaire ( tout en évitant la bourse ces temps ci) et de traverser la rue (ou leur garage) pour trouver enfin quelque chose. Parce qu’avec un peu de volonté, d’initiative personnelle et quelques moyens privés, on peut très facilement devenir le Bill Gates de la science moderne, sans en faire toute une planification mélenchoniste.

La preuve !

Je vous raconte. C’est en traversant la gare du nord en tant que rien, que tout à coup je pris conscience que je pouvais être quelqu’un qui réussit. Puis c’est devant mon petit écran où je constatais qu’en plus de savoir tout sur tout, Christophe Barbier, Romain Goupil, Mireille Dumas…touchaient vachement leur bille en sciences nat’ que je me suis dis pourquoi pas moi ? Je ne suis quand même pas plus con que Kouchner ! (qu’en est pas la moitié d’un). Et il faut bien admettre qu’on en apprend énormément plus à la téloche que sur les réseaux zoziaux à raconter que des fake news.

Et alors, confiné à rien foutre, qu’à admirer le professeur Macron isolant (après s’être bien désinfecté les mains ) le populovirus à gilet jaune

(et c’est là qu’on se dit que ce gouvernement a quand même bien fait d’anticiper les grenades désencerclantes des admirables miliciens plutôt que les masques FFP2 pour le petit personnel soignant qui passe son temps à prendre en otage les patients sur des civières dans les couloirs) que je me suis mis à chercher, un peu au pif, (l’intuition du chercheur) et que j’ai fini par tomber sur une bestiole un peu zarbi toute verdâtre avec des pics autour genre hérisson, que j’inoculais avec une vieille seringue à pâtisserie à mon hamster qui soudainement se mit à faire des stocks de nouilles.

C’est à ce moment là, à l’heure où, panique à bord, tous les résistants de la France libre, fustigeants en général les lâches réfugiés fuyant les bombes de leur pays, s’étripaient dans les magasins pour quelques rouleaux de PQ, à l’heure où les assassins du système de santé couraient au chevet de leur victime en vantant l’état providence,

à l’heure où l’amateurisme de l’ex ministre de la santé pouvait apporter toute son incompétence au service des parisiens, que je compris Euréka, que je venais de découvrir la souche du coronavirus himself et que je l’envoyais se faire cuire le cul dans mon four à micro ondes.

Voilà le monde est sauvé, ne me remerciez pas, ne vous reste plus qu’à écouler votre stock de papier hygiénique au marché noir et ça va pas être de la tarte.

Et comme le disait mon honorable confère Einstein : – s’il ne faut pas compter sur ceux qui ont crée les problèmes pour les résoudre – on peut toujours compter sur ceux qui les résolvent pour en créer de nouveaux.

Picasso disait « je ne cherche pas je trouve » mais si ça se trouve il ne trouvait pas il cherchait !

Pas comme moi !

tgb

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Gaspard, rat du roi

Bon faisons simple, bourrin, brutal : je hais ce type !


Je le hais d’instinct, de façon épidermique, viscérale. Et comme l’envie irrépressible de péter sa tronche de premier communiant, de chouchou délateur planqué derrière le dos du dirlo, avec cet air con supérieur et sa raie du cul crantée sur le côté.

Je hais, j’exècre, j’abomine, j’ abhorre.

Bon pas lui évidemment. Je ne le connais pas, je ne l’ai jamais croisé et n’avait aucune chance, vu qu’on n’a surement pas du faire le même « couvent des oiseaux », qu’on n’a pas fréquenté les mêmes cocktails dinatoires, ni les mêmes rotary clubs.

Pas lui non mais son genre, le genre à pas se prendre pour de la merde avec sa gueule d’étron à strabisme convergent macronard.

On a dit pas le physique. Mais si le physique ! tant parfois le physique est le reflet parfait de la pensée saloparde, de l’opportunisme visqueux, prêt à toutes les saloperies, à toutes les ignominies, les bassesses, pour imposer son nombril essentiel à sa gloire versaillaise.

Gaspard Gantzer donc – A ne pas confondre avec l’admirable Gaspard Glanz

dont tout le sépare : veulerie contre courage, carrière contre conviction, compromissions contre intégrité – commença mal, donc socialiste. Travailla pour Royal, Fabius, DSK, autant dire le CV idéal du parfait renégat répugnant, fut le brillant communicant hyper compétent de Mollande :

une pointure :

un cador :

à qui il recommanda avec insistance son camarade de promotion d’ENA et d’arrogance Macron.

Outre son génie de la communication hollandaise,

ce résidu de cabinet (ministériel), se fit remarquer par sa propension à mépriser tout ce qui n’était pas lui, dans le doux parfum putride de son air suffisant du temps :

Fort de son immense notoriété, dans une stratégie à peine téléphonée, il fut chargé aux municipales à Paris, de jouer les rabatteurs pour son collègue de mépris Elyséen, fit semblant d’un peu critiquer sur les bords, de la parlote jurée crachée qui n’engage à rien

puis lâcha au milieu du gué ses colistiers pour apporter sur un plateau d’argent son colossal 1% de popularité aussi parisien qu’hypothétique dont 0,8% avait déjà filé ailleurs.

«C’est une décision qu’il a pris en solitaire. Nous lui avons tous demandé une réunion pour en discuter, il n’a pas donné suite. Il n’a pas eu le courage».

Une poignée de voix sait on jamais ça peut toujours servir.

Ainsi le gars Gaspard eut pu avec un certain aplomb se contenter de trahir ses amis

«J’imagine que ma décision fera débat entre nous, que certains ne seront pas d’accord avec moi, que vous pourrez même m’en vouloir. Cela m’attristera bien sûr, car je vous apprécie tous personnellement mais je me dois de l’assumer, car il ne s’agit pas de moi mais de l’avenir de notre ville».

mais en plus se croit il obligé de nous refourguer ses pseudos états d’âme (et ta soeur) et ses fluctuantes convictions de camelot à nous la jouer Jean Moulin, offrant son corps à la science politicarde, sacrifiant sa liste ras la touffe pour sauver in extremis la capitale du péril Hidalgo (dont je me fous vu que je vote mon poteau Dhorasoo ). Car ce spécimen d’inutilité boursouflée et narcissique se sent forcément, porteur d’une mission divine, et pour rester modeste, élu par les dieux des urnes :

«Si je ne suis pas élu en 2020, je me représenterai en 2026, 2032 et même en 2038»,
«Je suis au début d’un parcours politique dans lequel je veux être maire de Paris»

Ce qui est toujours possible, tant son parcours calamiteux de petit merdeux ambitieux et gélatineux, de racaille pliée dans la soie, prêt à s’offrir au plus riche, au plus pourri, au plus fumier, que même la teub de Griveaux fait envie à côté, colle si bien à la médiocrité de notre époque.

Gaspard Gantzer n’étant donc personne, n’excluons pas qu’il ait une destinée. Cet authentique rien, que l’on ne croise surement pas dans les gares mais plus surement dans les salons VIP des aéroports, a le profil type du vendu d’avance, acheté en viager, du parasite bon à rien prêt à tout.

Anecdotique et dérisoire me direz vous ? que non ! c’est de cette sale engeance dont crève ce foutu pays, de ce syndrome De Rugy, Valls, Dussopt…et prochainement Jadot…(dont la dame Saporta avant de rallier Villani roucoulait déjà sur la liste gaspardienne) le déshonneur à la boutonnière et le maroquin collé au cul.

Que ma môme, que j’aime inconditionnellement, me ramène un jour ce genre de tête à claque à la maison

et malgré mon incommensurable tendresse, je la déshérite illico.

Mais vu son pédigrée et ses déjà fréquentations, c’est pas prêt d’arriver.

tgb

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L’humaniste manager

Enfermé dans sa novlangue corporate, le top crétin manageur qui dirige la nation comme une entreprise, parvenu à son niveau d’incompétence jargonneux nous déclare : « le gouvernement va corriger les choses pour que l’humanité retrouve l’efficacité ».

De l’humanisme efficace, voire performant, ça aurait tout l’air d’un oxymore mais faudrait voir à pas trop exiger de la pensée complexe tout autant que rudimentaire, tant l’humaniste pdg parle couramment le con et par exemple : « Si tu veux faire la révolution, tu apprends d’abord à avoir un diplôme et à te nourrir toi-même ».

Il faut bien reconnaître au super manager de la macronie agonisante que côté humaniste, il nous gâte.

Et c’est ainsi que guidés par un « objectif d’humanisme » (ils ne peuvent pas s’empêcher) en pleine épidémie mondiale, les gestionnaires de matériel humain votent la suppression de l’aide médicale aux étrangers en situation irrégulière, remplacent une grenade mutilante par une autre plus mutilante encore dans un contexte de violences policières qui n’existent pas selon Sibeth Ndiaye mais qui sont systématiquement sanctionnées selon la même Sibeth Ndiaye et s’apprêtent à dépecer nos forêts aux temps longs dans le temps court qui leur est imparti. La start up nation en ses fins algorithmes assureront la repousse.

Oui, ‘ trop facile de s’acheter de la générosité sur le dos des entreprises », trop facile, Sereine Mauborgne, que de mettre en péril les multinationales gavées de CICE, pour accompagner les enfants handicapés, cancéreux, ou même pour enterrer nos petits anges qui ne deviendront même pas milliardaires…trop facile de dilapider ce pognon de dingue qu’on n’a pas mais qu’on trouve toujours quand il s’agit de primes aux non grévistes tout en retirant un jour de salaire aux profs ayant été aux obsèques de Christine Renon directrice d’école suicidée, ou de lâcher 1,5 milliards par an pour un SNU, à endoctriner la jeunesse macronarde dans des panoplies de majorettes au lever de drapeau, tandis qu’on met en garde à vue des lycéens refusant de passer le bac encadré par la BAC, pour faire passer l’envie aux autres, que ça leur fera au moins des souvenirs.

Rappelons incidemment, que ce sont ces mêmes gens, qui passent leur temps à nous culpabiliser avec la dette, la dette, la dette, que nous laissons à nos enfants ce qui ne les empêche évidemment pas de coller du pesticide à 5 mètres des écoles, tellement l’avenir de nos mômes les obsède et la FNSEA.

C’est à ces petits riens qu’on perçoit toute l’humanité de ce gouvernement peuplé de cadres d’entreprise, de DRH productivistes tout à leur cafouillage entrepreneurial et champions du pilotage par statistiques et de la disruption dans le fossé ; inventeurs inspirés, d’un service payant à la poste pour discuter 5 minutes avec une personne isolée alors que ça se faisait spontanément avant la gestion du temps et la rationalisation des coûts ; concepteurs novateurs de sièges wc sournoisement inclinés afin que le petit personnel ne s’éternise pas à caguer. Oui c’est à ces petits riens qu’on reconnait l’extrême sensibilité exacerbée de ces comptables à kilométrages limités tout à leurs séances de reporting, benchmarking et de powerpointing à tout quantifier ; le prix d’un pneu de chez Michelin, d’un enfant mort né, d’une femme battue, avec numéro vert surtaxé, entre start up mon cul et call center ; à tout désigner, Bedmanager, Streetmanager, gardechampêtremanager… en ce sinistre globish pour décérébrés acculturés fanatiques du management par la terreur.

  • Comme on lui en avait donné l’ordre, Eichmann était simplement incapable de penser. Hannah Arendt

Incapables de penser ou d’aimer sans compter oui, toujours dans le combien tu m’aimes ? dans le combien tu rapportes ? dans cette mesquinerie robotisée de playmobils sans conscience, tandis que les éboueurs ou les égoutiers à l’espérance de vie réduite font grève et que les bataillons d’ éditocrates autrement moins indispensables mais autrement mieux payés, tout à leur macr’onanisme quotidien, font des commentaires indignés sur les poubelles.

Constater alors que les ordures qui prolifèrent ne sont pas sur les trottoirs et que les rats qui infestent les rues paradent en robocops.

tgb

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Le macronisme zombie

Ce qui est fort significatif en ce macronisme déshumanisé de chefs comptables, dont les mots n’ont plus de valeurs, les phrases plus de sens et dont les fonctions elles mêmes sont dépourvues de toute consistance, c’est que face à des situations de crise, face à l’insurrection tranquille, aux colères symboliques et canalisées, ces rouages désincarnés, ces représentants d’institutions ne réagissent plus, n’existent plus, ne sont plus que des ombres dans leur représentation zombie.

Des pompiers qui te plantent là des notables tout ballots. Des avocats qui te jettent leurs robes à la figure de la ministre sur rail. Des artisans d’état qui te déposent leurs outils de travail devant leur boss sur orbite. Des soignants qui balancent leur blouse au nez du grand patron. A la limite, on admirerait presque la patronne de Radio France qui essaie un minimum de sauver la face et de se battre avant d’opérer sa retraite de Russie.

Tels des robots programmés incapables de faire face à une situation imprévue (et il n’y a bien qu’eux pour ne pas les prévoir) incapables d’improviser, de sortir de leur cadre, de leur zone confinée balisée de confort, d’écouter, de s’adapter, d’avoir la moindre marque d’empathie, une émotion, une colère, un mot d’humour, une agilité d’esprit quelconque, bref l’intelligence de la situation, il n’y a rien, rien qu’un fonctionnement, qu’une mécanique, pas même une débandade, une fuite, une reddition honorable, non rien, rien que du vide, une absence, un néant.

Il n’y a plus d’abonnés au numéro que vous avez demandé.

Et alors de se poser la question. Y en a t’il jamais eu ?

Toute cette viande froide haut fonctionnarisée fut elle un jour habitée ? Tous ces costards taillés sur mesure furent ils un jour incarnés ? Et derrière tel ou tel poste à responsabilités, derrière tel ou tel pantin gris grassement payé pour ses responsabilités, parce que des responsabilités, existe il quelqu’un qui fut un jour responsable de quelque chose, voire de lui même ?

Et devant ce gouffre, cette dématérialisation, de penser à Hannah Arendt à cette banalité du mal, à cette seule réponse après des crimes de masse dépassant toute entendement : je n’ai fait qu’obéir aux ordres !

ni responsable ni coupable.

Mais obéissent ils encore ou tels des automates, des poulets sans tête, dans cette routine, continuent t’ils imperturbablement, à fonctionner, à faire ce qu’ils savent faire. C’est à dire RIEN. Des discours creux. Dans des conventions vaines. Lors de rituels inutiles. Dans des simulacres pitoyables avec projections power point en trois points et tableaux Excel illisibles et vaut mieux.

Dans ce naufrage des institutions, cette décomposition des corps et des corps d’état, ce délabrement moral, physique, de toute autorité, à ce niveau d’inanité, de transparence, on gagnerait en effet à remplacer avantageusement ces petits grands chefs par des algorithmes. Au moins serait ce clair et honnête et économique.

Mais précisément, dans ce vide, ne sont ils même pas désemparés, même pas sidérés, même pas interdits, ils font, ils continuent, ils lisent, ils débitent, comme non concernés, comme hors réalité, ils déroulent, ils ânonnent. Comme des morts vivants.

Et c’est bien cette faiblesse qui devient redoutable. Comment se révolter contre du vent, du vide, du plus rien, du que dalle. Combien il est difficile alors de n’avoir plus d’interlocuteur pour faire rebondir le cri, la parole, le ras le bol généralisé. Hors la flicaille de rue, cette barbarie enragée hors contrôle et qui tient le pouvoir plus qu’il ne le tient, et la flicaille des écrans, aux arguments recuits, usés jusqu’à la corde, pris la main dans le sac systématiquement et qui ne font plus illusion, l’ennemi est précisément ce rien abyssal, ce pouvoir inexistant de députés fantoches, de courtisans fades, de ministres dévoyés, ne masquant même plus le visage poudré d’un petit morveux mégalomane, ivre de lui-même et cocaïné.

Et de prendre conscience alors que le rien c’est pas nous, que le rien c’est bien eux. Et que peut-être est ce là tout le problème. Hors les matraques il n’y a plus que du vide, plus que de l’absence, plus que du zombie et qu’il n’y a pas 36 moyens pour se débarrasser d’un mort vivant :

faut lui couper la tête.

tgb

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Coup de grâce !

Et dans le tumulte des lacrymos, des charges bestiales des milices, des visages défigurés, des corps tuméfiés, mutilés, de la propagandastaffel en boucle, des interviews d’opposants comme des gardes à vue, du mensonge d’état édifié en vérité solennelle, de la reconnaissance au faciès, du flicage, du fricage, du bourrage et matraquage de crâne… soudain comme en suspension un pur moment de grâce.

Et ce temps pétrifié de faire le tour du monde et de tout dévaster, des images maquillées aux éléments de langage, des mirages potemkine aux formatage des consciences, du story telling laborieusement agencé à coups de com’ frelatée et alors la légèreté de surgir de la pesanteur, la fragilité de la brutalité animale, la beauté de la barbarie policière et macronarde.

Et des petits rats éthérés sur le parvis, d’offrir au peuple, à la populace, diraient les méprisants de cette sinistre république, la magie de Noël, ces quelques secondes d’éternité, dans le glauque des comptables et des tableaux Excel, des managers inutiles de la « gestion du matériel humain », additionnant les tutus que les bataillons féroces n’ont pas encore souillé de sang, et les bleus de travail, et les blouses blanches et les gilets jaunes et de faire une moyenne et des stats dans le sordide du quantifiable pour mieux fractionner.

Que l’élite esthétique, les symboles de ce pays, choeur de radio France ou de l’opéra Bastille, orchestre et ballet de l’opéra Garnier ou de l’opéra de Lyon soudain fracassent la vulgarité des cuistres et des cupides et la nomenclature tout à coup devant tant de lévitation, de se trouver interdite, stupéfiée, statufiée comme en état de choc, à l’état de pierre avant de s’effondrer.

Et les derniers adeptes patentés du système, incapables même de la fermer le temps d’un instant poétique de se sentir obligé encore à justifier le pire et l’exécrable, à mégoter, compter, et pinailler tout à la médiocrité de leur monde obscène.

Et bon dieu que c’est triste, que c’est sale, que c’est laid, d’avoir pour ennemi la beauté.

tgb

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