Black bloc contre blackrock

Toute l’histoire du macronisme et de son monde, pourrait pourri, tenir dans cet odieux personnage ordinaire. Laurent Pietraszewski.

Non, rien de personnel, juste l’incarnation parfaite de la start up nation, le maître étalon du valet de pisse corporate, trimbalant la banalité de son inhumanité au service du pognon.

Une véritable métonymie. La partie pour le tout. Le petit contremaître s’élevant sur les faibles pour mieux nourrir la barbarie policée de l’entre soi collabo et du 1%.

Vendu, acheté, du conflit d’intérêt plein les fouilles, du vote de loi accommodante sur commande et du remerciement à 71 872 € la gamelle.

C’est donc un de ces DRH radical, exalté, amicalement nommé « le nettoyeur » par ses anciens collègues de la cfdt (c’est dire) qui l’ont côtoyé dans le Nord-Pas-de-Calais, de ce genre de psychopathe lambda qui fit se défenestrer par dizaine les « inutiles » les « riens » ces épuisés de l’âme et du corps de chez France Telecom, de cet intégriste du financier qui aime à s’engraisser opportunément sur les licenciements à dividendes, à jouer de la variable d’ajustement humain, et qui toujours zélé, fusille pour l’exemple un de ces délégués syndical tout juste bon à la fraternité, quel ringard, pour une erreur de caisse de 80 centimes et un croissant offert.

Toute la normalité « moderne » du salopard, du cadre sup de « l’entreprise France », de la supérette discount, sous larbin du larbin chef, PDG de que dalle mais liquidateur de tout, au profit du profit et qui au jour de l’hypothétique procès du Nuremberg entrepreneurial dira innocemment qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres.

A l’ordre. Au nouvel ordre mondial. Ce chaos. Ce désordre ordonné.

Ainsi vont les ministres de chez Auchan, de chez Danone, les premiers ministres de chez Areva, les secrétaires d’état de chez Véolia, tout à spéculer sur la fin des mondes et les morts de faim, ainsi vont les candidats à la mairie de Paris de chez Unibail-Rodamco… Le voici tout ce petit monde playmobil de la réforme régressive, du progrès en arrière, de l’intérêt perso à se gaver sur l’usure des autres, dans ce monde sans pitié qu’ils arborent en médaille, tout à dépecer le bien général, à imposer leur sous-culture dans la suffisance de soi et la culpabilisation de l’autre.

Oui un de ces petits kapo grossièrement notable et structurellement dégénéré qui offre « du matériel humain bon marché », à tâter du biceps d’esclave sur cv. Le type même du sale type, vrp de cette bourgeoisie vip, dans son obscurantisme normal, s’adonnant au mépris sans complexe ;

ce mépris si longtemps refoulé, qui enfin peut exprimer dans sa légitime vulgarité, sa novlangue en son vide et sa réduction des coûts : sociaux, écologiques, vitaux.

Ces marchands de mort.

Rien à espérer, rien à voter, rien à négocier, rien à discuter, rien à attendre du manageur à démanager à coups de marteau. Dans le remplacement du pire, trouvera t’on toujours pire, du pire commun, du pire motivé, du pire formaté, du pire fusible et jetable, pour un futur du pire, de pire en pire, au service de l’empire et du monstre tout économisé.

Encore trop à perdre avant qu’ils aient tout. Jusqu’à payer le prix dérisoire des chemises déchirées et de l’adjuration publique à s’en excuser.

Mais viendra, et il rôde, le plus rien à perdre du tout qui ne se contentera pas de régler le pressing mais y foutra le feu avec le beau linge dedans et ses calcifs douteux.

Non pas de « win win », comme ils disent, entre deux benchmarking de la gestion des troupes d’open space sur tableaux excel. On ne sera jamais deux à faire de bonnes affaires. Le caporal chef Lallement en son ample casquette à pointe, à amplement raison : nous ne sommes pas du même camp.

La barricade n’ayant que deux côtés ; black bloc contre blackrock

Alors viendra vraiment l’esprit de noël et ses guirlandes clignotantes de pantins effroyables accrochés aux branches des sapins.

La peur est très bonne conseillère.

tgb

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Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

7 commentaires sur « Black bloc contre blackrock »

  1. « Question subsidiaire : combien de temps encore le siège social parisien du fonds de pension américain Black Rock, en plein quartier de la bourse, restera-t-il aussi immaculé ? » C’est Yves Pages qui pose la question. Pratique le gars te met la photo de l’entrée de l’immeuble pour que tu ne cherches pas trop. Parisiens tageurs, graffeurs, pochoiristes, lanceurs de bombes de peinture, voici une adresse vierge pour vos œuvres les plus dégoulinantes. http://www.archyves.net/html/Blog/?p=7897

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  2. « Quand on rédigera l’acte de décès de la planète ce qui, au rythme du progrès convulsif, ne saurait tarder, il suffira de quelques formules brèves pour tout expliquer. Victimes : les Terriens. Lieu du décès : la Terre. Cause du décès : l’enflure maladive de l’industrie et du commerce, la course à la production. Motif : le goût du lucre. Circonstances atténuantes : nulles. Amen ». Jacques Sternberg

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