C’est le genre de film qui peut vous rendre fier de certains Français, souvent d’origine étrangère d’ailleurs et non pas fier d’être français, vu qu’en général, au grand loto des spermatozoïdes, on n’y est pas pour grand chose.
C’est le genre de film qui pourra aussi vous faire honte de certains Français, du premier d’entre eux notamment, dont la muflerie n’a d’égale que la vulgarité indigne.
C’est pas un scoop mais c’est encore plus flagrant sur grand écran.
Je suis allé voir ce film à Annecy en avant-première et je ne l’ai pas vu. La salle était comble. Alors j’ai bu des bières.
Mercredi 4 novembre c’est la sortie nationale, j’irai le voir à Paris, ça me changera de l’identité du même nom et ça ne m’empêchera pas de boire des bières à la sortie…
Pour les parisiens donc, une seule salle, une seule adresse possible :
C’est le genre de film, Walter retour en résistance, qui peut vous rendre fier de certains Français, souvent d’origine étrangère d’ailleurs et non pas fier d’être français, vu qu’en général, au grand loto des spermatozoïdes, on n’y est pas pour grand chose.
C’est le genre de film qui pourra aussi vous faire honte de certains Français, du premier d’entre eux notamment, dont la muflerie n’a d’égale que la vulgarité indigne.
C’est pas un scoop mais c’est encore plus flagrant sur grand écran.
Je suis allé voir ce film à Annecy en avant-première et je ne l’ai pas vu. La salle était comble. Alors j’ai bu des bières.
Mercredi 4 novembre c’est la sortie nationale, j’irai le voir à Paris, ça me changera de l’identité du même nom et ça ne m’empêchera pas de boire des bières à la sortie…
Pour les parisiens donc, une seule salle, une seule adresse possible :
Du restaurant panoramique du centre Pompidou chez «Georges», restaurant chicobobo du groupe Costes, occupé par ses travailleurs sans-papiers, vous pourriez contempler, avec une acuité visuelle toute mobilisée, les 4107 autres travailleurs étrangers en grève dans la capitale et la quarantaine de lieux d’occupation, dont les médias respectables et bien informés ne vous informent surtout pas.
Faudrait voir à pas trop déranger.
On verrait, les piquets de grève, des agents de sécurité du Monoprix de Strasbourg St Denis (depuis mars 2009) ceux de l’hôtel Majestic, de la cité des sciences de la Villette (évacué depuis peu) du groupe SELPRO porte Champerret (700 occupants) du chantier du tramway porte des Lilas…
Ce mouvement social général de « clandestins », abonnés à la confidentialité donc, concernant aujourd’hui 33 départements et les communautés chinoises, kurdes, turques, africaines, amérique latine, afrique du nord…tente de mettre au grand jour enfin les pratiques obscures et crapoteuses d’ un monde du travail chouchouté par un état hypocrite et négrier, expulseur à ses heures mais pas trop regardant sur l’identité nationale quand il s’agit d’exploiter des travailleurs taillables et corvéables, capitalistiquement parlant plus que rentables.
Car s’il est de bon ton symboliquement, d’éjecter 3 lampistes Afghans en charter à l’heure du 20 heures pour faire mouiller la ménagère ménopausée UMP, il est quand même très appréciable, soyons pragmatiques, d’offrir au medef une main d’œuvre discount, docile et particulièrement vulnérable, obligée de raser les murs tout en faisant tourner, en sous-traitance et dans des conditions de travail déplorables, la bétonneuse du btp, entre autre.
Le travailleur clandestin ? le rêve éveillé du patronat et de l’état réuni ; pensez donc : cotisations et impôts perçus sans droits sociaux reçus dont au final nous bénéficions à leur place, flexibilité et précarité totale, horaires à rallonge avec accidents du travail qui n’apparaissent pas dans les statistiques, pénibilité sans revendication possible, employeurs multiples…bref une forme moderne d’esclavagisme libre et non faussé.
Ils nettoient nos bureaux Ils goudronnent nos routes Ils récurent nos casseroles Ils torchent nos vieux Et assurent même (le gag) notre sécurité.
Quand un travailleur illégal, vigile de métier, rallonge son itinéraire de boulot de deux heures pour esquiver tout risque de contrôle, on commence à friser le kafkaïen. Surtout lorsque l’on sait, que le travail des agents de sécurité est soumis à une autorisation du ministère de l’intérieur.
Si, par simple humanité et souci d’équité, on se doit d’être solidaire, il y va évidemment de notre intérêt aussi, puis qu’ils sont aux avants postes de l’exploitation misérable qui nous pend au nez avec cette obsession malsaine du gouvernement à détricoter le droit du travail et les acquis sociaux.
A la limite et par pur cynisme, les défendre eux, c’est nous défendre nous, ce qui ne semble pas émouvoir plus que ça, le manager Delanoë aux abonnés absents comme d’hab.
A l’heure du débat bidon des valeurs de la France et de son identité, inutile de chercher bien loin ce qui nous définit et de se perdre en polémiques à la mord-moi-l-nœud : Liberté Egalité Fraternité – c’est marqué sur tous les frontons des écoles, des mairies, des batiments publics et ça suffit largement à nous rassembler.
Autant dire pour aller à l’essentiel et c’est pas pour cafter, que la mauvaise France, rapport à la république, c’est pas les piquets de grève qui dénoncent mais bien ceux qui exploitent : à savoir
Le petit joueur avait enfin perdu la pogne. Entre le blagueur raciste anti-auvergnat, le touriste Fredo aux michetons de 40 balais, et le livreur de pizza de chez Darty-la Défense, de l’épate à l’Epad, les emmerdes volant en escadrille, il courrait à contre-temps derrière l’actu emballée sans plus rien contrôler du buzzeur ; sale temps pour le matamore.
Le toréador encorné se retrouvait « toro » enfin.
Commando diversion en catimini de chez Gandrange : fiasco Castration chimique « qu’un zob impur n’abreuve plus nos sillons » : laborieux Charité bien ordonnée de 600 millions saupoudrés à la FNSEA : mitigé
Ça tapait à côté, ça souquait mou du genou, ça ramait grave et puis…
Et puis la bonne vieille recette à la sauce bien dégueu gauloise La bonne vieille enfumade pour fumer le hareng de base Un de ces fondamentaux de fond de tiroir éprouvé, pour ramener au troupeau la brebis grégaire égarée ;
l’insécurité ayant déjà beaucoup servie :
L’identité nationale.
Fier d’être français drapeau à colorier
marseillaise tricolore
Max Gallo en érection (il est libre Max ?)
le tout sous la baguette BBR de l’homme qu’on aime particulièrement haïr, le traître à gueule de faux jeton du félon Besson et c’est reparti comme en 40 :
Maréchal nous voilà Pétain is back Lepénisation tsoin tsoin Ligne Maginot de nos pseudos valeurs chauvino-patriotiques Allez la France et Forza Italia
Et toute la blogosphère y compris moi, pas dupes pas cons, pas folle la guêpe, gros comme une maison avec de l’énorme ficelle à tête de noeuds, à pas nous la faire avec le paravent du trompe l’œil du leurre du faux semblant du mirage de l’attrape couillon de l’appât de l’hameçon de la muleta du pipeau de l’écran de fumée pour faire diversion…de replonger fissa dans le court-bouillon crapoteux, de retomber dans le panneau indiqué par la direction pleine cible.
Et voilà le nabot vagal de reprendre la main. De remettre à découvert le couvert et de nous indiquer à nouveau le caniveau conseillé pour faire là où on nous dit de faire nos révoltes outragées.
Et tout à démonter le piège de se complaire dedans et de l’entretenir, dans le cercle vicié vicieux de l’effet pervers et de lâcher la chair du mollet droit là où ça faisait mal pour mordre le bois du mollet gauche juste sur les pointillés là où ça fait rigoler.
Ne serions-nous devenus rien d’autre, que de bons professionnels de l’indignation programmée qu’on ballade ?
Au jeu cruel de la corrida et de la mise à mort, c’est toujours celui qui court qui se fait embrocher.
Quand même un peu ballot, le doigt d’honneur taquin du député UMP, Jean-François Lamour, ancien escrimeur, ripe, manque une touche du boîtier, et l’index qui pensait oui, tapote non. Résultat de cet acte manqué de ce lapsus digital consternant : l’assemblée nationale dans sa divagation politique gauchisante colle un petit 10% de taxes sur les bénéfices des banques.
« Fauuuuuuuuuuuuuuuuuuute !!! – déclare illico l’arbitre Lagarde impartiale des banques – on refait le match. »
Explication de texte : on va quand même pas demander à des gens qui t’ont, privés de boulot, expulsés de ton pavillon et raclés soigneusement tes poches de renoncer à remettre le couvert et à palper des bonus qui dépassent ton entendement (parce que toi, sorti d’un chiffre à 3 zéros…) sous prétexte d’un doigtage doigté approximatif. Car je te rappelle, pauvre innocent aux mains vides, les fondamentaux de l’égalité selon Libéral : le principe de la solidarité « moderne » va de bas (les pauvres) en haut (les riches) et travailler plus ( dimanche, heures sup, congés maladie …) pour gagner moins – consiste, et c’est la moindre des justices sociales, à partager ce moins avec ceux qui ont déjà trop.
Ce concept, pour ta culture G, gros nigaud, se nomme : nouvel ordre mondial.
Bref, il faut reconnaître qu’il y a, en termes ergonomiques j’entends, un vrai dysfonctionnement au niveau du bouton électronique et du bulletin électoral, qu’il s’agit de résoudre au plus vite pour éviter de nouveaux et fâcheux malentendus.
Déjà que les français, dans leur grande confusion mentale s’étaient trompés de vote lors du référendum sur la constitution européenne et que l’oligarchie dans sa grande sagesse avait du rattraper le coup et corriger le tir à Versailles, idem pour les Irlandais tellement distraits qu’ils durent s’y reprendre à deux fois pour valider un scrutin, pourtant assez basique – tu lis la question – tu réponds oui – et on s’occupe du reste – et je ne te parle même pas de la première élection de George Bush junior, ripolinée velue, par les juges suprêmes, il est quand même assez navrant de constater que c’est de la Bougnoulie centrale autrement appelée Tunisie que nous vient une leçon d’exemplarité ergonomiquement civique :
85% de participation – 90% en faveur de Ben Ali. Ben Ali plébiscité comme convenu et fermez le ban.
Quand même pas sorcier :
Un seul bouton sur le boîtier électronique un bulletin de vote unique sur la table des scrutateurs (on peut toujours conserver l’isoloir pour la tradition et le folklore) Gain de temps, gain d’argent, d’énergie et de suspens et aucune embrouille possible.
Avec ce remarquable mode d’emploi, simple, balisé, efficace, transparent, inutile de dissoudre le peuple, qui fait enfin là où on lui dit de faire, ou de faire revoter les députés de l’assemblée nationale au doigté erratique. (voire dissident)
Si un barbare même pas français, d’un pays en voie de sous-développement peut comprendre ça, un énarque de civilisation sarkoïzée super éclairée, doit pouvoir l’intégrer
338 voix contre 335 – L ‘Europe moisie s’assoit sur la liberté de la presse.
Il a manqué 4 voix pour adopter une résolution demandant à la Commission européenne de proposer une directive « sur la concentration des médias et la protection du pluralisme », y compris dans les médias de service public.
C’est la troisième fois qu’une telle résolution échoue.
La bande à Berlusco harcelée par les médias comme tout le monde le sait exulte. La bande à Sarko victime de complot médiatique traumatisant (pauvre petit Jean) comme tout le monde le constate se félicite. La bande à Murdock qui a corrompu Blair et défie ouvertement Obama se marre. La bande à Bertelsmann se frise les moustaches teutonnes. Le journaliste à la déontologie de soupière, Jean marie Cavada, qui s’est courageusement abstenu s’honore une fois encore. Et les membres du PPE (conservateurs et démocrates chrétiens) peuvent laisser exploser leur joie démocratique et vertueuse par l’exemple, sur les bancs du parlement européen.
Toute la droite réactionnaire et fascisante donc – accusant les eurodéputés de se prêter à une « farce absurde » – (la liberté de la presse, quel gadget rigolo en effet) peuvent savourer dignement leur défense héroïque de la lobotomie démagogo pour temps de cerveau disponible et continuer peinard, à fabriquer du consentement et de l’auto-aliénation.
Pensons à remercier Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la société de l’information liberticide et des médias au pas, pour service rendu à la supériorité de la civilisation « implants , lifting et gros nichons » du pizzaïolo de Mediaset.
Crachons une fois de plus sur cette Europe pourrie qui pue le slip totalitaire , anti-social et vulgaire de Barroso et de bientôt Blair. (sympathiques criminels de guerre).
Notons aussi que pour une fois les libéraux ont, avec les socialistes, les Verts et la gauche de la GUE votés cette proposition avortée.
Et ouvrons là une fois encore, avant qu’on ne nous la ferme définitivement, qu’on nous épile maillot tout ce qui dépasse, avant que de balancer nos boîtes à cons sur la tronche de quelque ministre, esthétiquement carlabrunisé par devant, et allié objectif dans un opportunisme pédant par derrière, de la culture trash, de la communication cash et de la berlusconisation cérébrale en marche vers l’euro crétinisation.
Le suicide est toujours un acte profondément intime et mystérieux, plus ou moins insondable et dont le « mobile » premier nous reste inexplicable. Il est sans doute l’amalgame de plusieurs facteurs, jusqu’à l’élément déclencheur fatal et définitif. Il est une forme d’échappatoire à la souffrance physique , psychique… qui fait qu’au final, la mort finit par devenir sans doute la solution la plus douce et appropriée à un moment donné, la seule finalement envisageable, rapport à une existence ou à une séquence de vie, devenue insupportable.
On a tous été confronté au suicide d’un proche qui nous reste comme un questionnement sans fin et une interpellation existentielle douloureuse.
Mais après tout, le suicide est une forme de liberté radicale et de droit humain absolu, comme peut l’être l’euthanasie pour la dignité ou l’immolation par le feu en termes de protestation politique.
A l’heure de la pseudo pandémie H1N1, l’épidémie de suicides liés au travail qui fait infiniment plus de victimes et semble se propager comme un virus nous apparaît soudain comme le symptôme profond d’un malaise social signifiant. Il n’est évidemment pas de virus du suicide
, mais il est bien, en revanche, un terrain propice dans un climat d’une violence sociale insidieuse et programmée.
Pour la direction de France Télecom, qui n’est qu’une incarnation symbolique du malaise au travail et du management volontairement déshumanisé, la vague de suicides peut être considérée, avec une pointe de cynisme, comme la consécration d’une stratégie performante dont l’objectif est, et reste, par le harcèlement, la déconsidération et la surcharge de travail jusqu’au dégoût, de pousser à la démission le salarié et de le voir enfin disparaître.
En ces termes les « 25 départs volontaires » sont le résultat matérialisé d’un « process » efficace, voulu, pensé et élaboré, poussant à la négation même de l’individu, process où le collaborateur est devenu l’ennemi à effacer. En ce sens, France Telecom n’a rien d’une exception. Cette entreprise n’est que le révélateur d’un système totalitaire sournois et concerté généralisé en entreprise.
(voir l’excellent film « la question humaine de Nicolas Klotz)
Les procédures du management par la terreur sont connues : mutations permanentes ; compétitivité entre les salairés ; auto-surveillance en Open space ; mixité des équipes aux statuts divers et contradictoires ; objectifs hors d’atteinte ; humiliations constantes ; précarisations ; injonctions paradoxales ; individualisations, ; parcellisations ; évaluations arbitraires ; rémunérations minables ; primes aléatoires ; flicages divers…
Il s’agit donc, de morceler, de casser les solidarités, les défenses collectives, les luttes syndicales et de fragiliser l’individu isolé et soumis, de lui nier toute forme de reconnaissance et d’existence , toute initiative personnelle dans un système de procédures ou tout salarié devient interchangeable, chacun devenant son propre flic et le flic de l’autre puisque les intérêts particuliers sont alors contraires aux intérêts collectifs.
Il n’est donc pas surprenant de voir en réponse à cette violence institutionnalisée des réponses individuelles et désespérées. Quoi de plus individuel au final qu’un suicide ? Acte d’isolement, acte de désespoir, acte de renoncement, acte de soumission peut-être même.
Mais au 25ème suicide ici, au dixième là, ou au 5éme chez Pôle emploi (emblématique que là où se joue le travail on s’y suicide ostensiblement) le suicide redevient soudain une arme collective. Arme de dénonciation, arme de contestation, arme retournée contre soi certes mais arme faisant surgir une nouvelle forme d’appartenance et de solidarité. Exactement ce que cherchait à briser l’outil clinique du management par la terreur.
Car en effet, si l’esclave contre le maître n’a plus de liberté, il lui en reste pourtant encore une fondamentale, celle de vivre ou de mourir et ce choix redevient une arme et renverse alors le rapport de force. La peur change de camp. Et c’est bien sur la peur que tout se joue. Peur de perdre son emploi, peur de ne plus honorer ses factures, peur de finir SDF, peur d’être nié socialement, peur et haine de l’autre considéré comme un rival.
Il suffit de voir la tête de Lombard qui chaque matin se lève avec la peur au ventre de découvrir encore un nouveau suicide pour comprendre comment quand l’esclave n’a plus rien à perdre, le maître n’a plus aucune prise sur lui.
A la terreur de l’entreprise, le salarié répond par une forme de terrorisme : se faire sauter avec sa propre bombe.
Et encore, pour l’instant, si celui qui se sacrifie ne s’en prend qu’à lui-même, il viendra forcément une nouvelle phase ou il retournera l’arme contre son exploiteur et viendra faire des cartons à la Défense, bientôt aux mains du jeune Jean, petit monsieur pressé, au cœur même des sièges sociaux des prédateurs.
On se souvient sans doute de cette pub pour le loto où un salarié gagnant-gagnant en caleçon, un poil éméché vient dire au revoir à son président. J’avais écrit début septembre, que le principe de réalité aurait beaucoup d’imagination cette année et qu’il prendrait sa revanche sur le virtuel.
Il est probable que le prochain salarié, n’ayant plus rien à perdre et venant dire adieu à son président ne le fera pas avec des cotillons .
Ami automobiliste sarkozien, aperçois-tu furtivement, ce chauffeur affalé sur son volant en plein roupillon suite à 12 jours de conduite ininterrompue, zigzaguer face à toi droit devant ?
Ami automobiliste libéralo-européen tenant ton 130 réglementaire sur l’A13 pour ton week-end familial normand, dis-moi quel est cet étrange autocar qui maintenant te fonce dessus, grimpe sur le terre plein central en explosant la rambarde avant de te hacher menu toi et les tiens ?
Mais c’est le bon vieux bus de l’Europe sociale promise par mr Barroso mon enfant, cette Europe sociale qui, par sa divine dérégulation et sa charmante concurrence libre et non faussée, fait passer de 6 à 12 jours, le temps de conduite des autocaristes, supprimant ainsi astucieusement pour l’entrepreneur la nécessité coûteuse, d’engager deux chauffeurs pour une longue excursion.
Oui, c’est le vieil autobus à impériale de l’Europe humaniste, à l’harmonisation sociale PAR LE HAUT mettant au cœur de son projet politique le salarié européen toujours plus flexible et ses conditions de travail toujours plus libéralisées dans son » paquet transport routier »
C’est, cette Europe protectrice donc, du gilet orange et du triangle fluo, qui tient tant à ta sécurité, cette pure Europe écologique, obnubilée si sincèrement par le développement durable et la chasse aux CO2, qui te travaille maintenant avec tant d’attention au hachis Parmentier.
J’espère, tandis que les pompiers tentent désespérément la désincarcération de ta petite famille transformée en compression Cesarienne, que tu es plein de gratitude pour cette Europe, sociale, écolo, sécurisante, cette Europe des peuples les uns contre les autres et des salariés en pleine compétitivité, et que tu ne regrettes surtout pas, ami ouitiste enthousiaste, ton vote de Juin pour la bande à Rachida Barnier, cette bonne vieille droite si chaleureusement exploiteuse, dominant avec tant de générosité, l’hémicycle fraternel de Bruxelles.
Réjouissons nous enfin, avec son slogan « Genève et les Genevois d’abord », le Mouvement citoyen genevois (MCG) a été le grand vainqueur des élections au parlement de Genève. Dénonçant avec lucidité le lien direct entre la présence des travailleurs français frontaliers et le taux de chômage du canton, le plus élevé de Suisse, Eric Stauffer, leader visionnaire du MCG déclare que Genève risque de devenir un dépotoir « déversoir « pour les 3 millions de mendiants chômeurs français ».
Dans la même veine, l’UDC, autre parti patriote, a publié un encart publicitaire courageux, alertant la population helvétique du risque, si une nouvelle liaison ferroviaire transfrontalière était établie avec la ville française d’Annemasse, que la « racaille » et les « criminels étrangers » envahissent Genève.
Il était temps.
Car que dire, devant cette jungle sordide, dans les environs d’Annemasse, où les travailleurs immigrés français dépenaillées, sans hygiène, cadres bancaires hirsutes, infirmières négligées et sentant l’ail, faux réfugiés politiques bouffés par la gale et autres sales mangeurs de grenouilles n’utilisant leur baignoire que pour y stocker des litres de vinasse tiède, ces hordes de travailleurs immigrés clandestins, prêt à tout pour franchir la frontière, se massent dans des camps de fortune, sinon notre profond dégoût helvétique.
« Nulle chasse à l’homme » nous explique notre ministre de l’immigration et de l’identité confédérale, tout à la préparation, dans sa vertueuse politique d’expulsion aux objectifs ambitieux (30 000 par an) de charters délicats renvoyant définitivement cette population étrangère dans son pays en voie de clochardisation, mais bien plutôt la volonté de faire tomber les filières de passeurs exploitant sans vergogne toute cette plèbe misère humaine.
Car il est évident, que ces réfugiés en exil, incapables de traverser dans les clous, de compter en septante et nonante, de troquer leur calendos qui pue pour une bonne raclette savoureuse dans le karnotzet familial, ces catholiques papistes et braillards, n’ont l’ambition ni les moyens de s’intégrer à notre calvinisme rigoureux, ni même les facultés culturelles pour une parfaite assimilation.
« On ne peut accueillir toute la misère du monde » nous déclare d’ailleurs un célèbre socialiste de Carouge, dont la caution morale fait toute autorité.
Il est d’ailleurs assez révoltant de constater, que certains genevois de souche, tristes humanistes au romantisme douteux, osent, en toute illégalité, non seulement ne pas dénoncer ces individus louches et répugnants, mais encore, pour certains, (une infime minorité heureusement) aider ces barbares à survivre.
Oui, Genève aux Genevois, karchérisons cette mauvaise racaille française, venant tremper son pain moisi, dans l’onctueuse fondue Suisse.
L’Helvétie, tu l’aimes ou tu la quittes et même si tu l’aimes, tu la quittes quand même – (non pas toi Johnny)
D’abord il avait pensé à son grille–pain. Mais savez un grille-pain ça fait des miettes, faut nettoyer, tout ça…
Ensuite il avait opté pour son tabouret personnel : Pratique, fidèle, discret, peu encombrant ; Mais se séparer ainsi de son plus proche collaborateur…
Enfin, en voyant les résultats du gros ballot Douillet dans les Yvelines, l’idée d’attribuer le poste à un bœuf charolais l’avait effleuré un instant. Cette hypothèse de travail comportait un certain nombre d’avantages : Faire plaisir aux éleveurs en crise Relancer le marché de la viande bovine Rendre hommage aux campagnes françaises… Mais cela lui rappelait par trop, le trauma du salon de l’agriculture.
(Caligula faisant de son cheval Incinatus, son consul)
Son staff de communicants avait bien également une liste de nominations possibles sous le coude :
Une caméra vidéo surveillance, un mini – aspirateur, un tazer, une cage à oiseaux, une balayette à chiottes, François Fillon, une paire de mocassins à glands, un presse citron, un scooter, une multi prise, un décapsuleur, un paquet de fraises tagada, l’épilateur électrique de Carla B….
C’est le mot scooter associé au grille-pain Darty qui fit tilt dans un de ses six cerveaux et lui fit penser soudain à son fiston admirablement cloné à partir d’une de ses crottes de nez préférées.
Et c’est ainsi que Jean Sarkozy brillant étudiant à la poursuite de son Deug de droit depuis même pas dix ans, fût imposé (à la place de Devedjian ministre de la relance belotée ) à la tête de l’Etablissement public chargé de l’aménagement du quartier d’affaires de la Défense (Epad) ; Périmètre dont la densité en sièges sociaux d’ entreprises du CAC 40 et des copains du Fouquet’s (comme quoi y’a de ces coïncidences dans la vie c’est dingue ) n’a d’égal que la multitude de fruits agrippés à un régime républicain bananier.
D’abord et pour paraphraser approximativement Mr Hortefeux sympathique rouquin anti-auvergnat, parce qu’un : Sarko quand y’en a un ça va mais quand y’en a plusieurs c’est tellement mieux »
Ensuite, et comme le fait remarquer pertinemment notre président « tout ce qui livre en pâture une personne, sans fondement et de façon excessive, ce n’est jamais bien »
Non, ce n’est jamais bien en effet, comme l’affirme encore sur le ton de l’ironie Aldo la classe, notre immense président en raffinement –« Je trouve tout ça très élégant ! » – de se moquer d’une personne souffrant d’un handicap aussi sérieux et difficile à vivre au quotidien que l’absence d’un fondement.
Et l’on comprend mieux tout à coup, les difficultés pudiques du dauphin Jean à suivre une scolarité normale et à se tenir en équilibre sur un scooter. Et l’on s’indigne d’autant plus de cette pétition lamentable de la fachosphère, véritable chasse à l’homme diminué génétiquement.
Il est quand même plus honorable, face à la candidature pressentie d’un paquet de fraises tagada ou même d’un François Paillasson double-face, de donner sa chance à une personne souffrant d’une incapacité physique quelque peu honteuse et de rappeler par simple souci de justice et d’humanité qu’un handicapé du fondement est un enculé comme les autres. – je trousse ma rate– nous déclare d’ailleurs le futur président de l’EPAD, haussant les épaules face à la polémique misérable, dénoncée d’ailleurs par Mr Dray dit Juju, toujours à l’heure pour se faire amnistier quelque chose.
Et puis une balayette à chiottes franchement, on se demande bien ce que le prince Jean en ferait…