Vaincus ou vainqueurs, les morts perdent toutes les guerres.

Il se trouve que les soldats morts ont des noms, des visages, des corps et une histoire.

Avaient.

Il se trouve que les soldats morts à la guerre sont autrement incarnés que par une triste breloque épinglé sur des cercueils impeccablement alignés. Il se trouve que si mourir est rarement avantageux, mourir à la guerre est presque toujours une connerie. Il est peu de combats qui méritent d’y laisser sa peau et ses 20 balais.

Il n’y a pas de cadavre héroïque.

Les os n’ont pas d’avenir.

Et comme le disait Anatole France – On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.

Il se trouve que les déjà 52 soldats français Morts en Afghanistan dans une relative indifférence, eux à coup sûr sont vraiment morts pour rien.

Ils ne sont pas morts pour la France.
Ils ne sont pas morts pour la cause.
Ils ne sont pas morts pour la liberté.
Ils ne sont pas morts en faisant leur devoir.
Ils ne sont pas morts en se sacrifiant

Ils sont juste morts pour des clous. Les clous de leurs cercueils.

Morts pour la sale gloriole d’un petit cador atlantiste tout content de faire claquer ses talonnettes d’un coup de menton médiatiquement martial.

Morts en toute caution, au prix du litre de sang français à la machine OTAN.

Morts pour du gaz privatisé

Morts pour de la figuration dans une guerre sans issue et sans nom

Morts pour la civilisation contre la barbarie ou le contraire.

Avec ce baratin à trois balles traçantes qui consiste à faire croire que se battre la bas c’est empêcher nos femmes et nos enfants de mourir ici.

Attention les Talibans vont envahir Paris…

Certes, faut être un peu ballot pour faire le militaire. Pour jouer encore à la guerre quand on est grand et se prendre une bastos pour de vrai. Mais c’est pas une raison.

Certes,il se trouve qu’à l’échelle tragique de l’histoire 52 morts c’est rien du tout. 52 morts ou 253 ou 527…

Sauf que 52 morts pour rien, c’est toujours trop.

Parce que vaincus ou vainqueurs, les morts perdent toutes les guerres :

Murat Yagci
Simah Kingue Eithel Abraham
Thierry Jean Baptiste
Alan Karsanov
Cédric Crupel
Loïc Le Page
Kamel Elward
Joël Gazeau
David Poulain
Sébastien Planelles
Fréderic Pare
Pascal Correia
Stéphane Rieux
Laurent Pican
Damien Buil
Mélan Baouma
Sébastien Devez
Nicolas Gregoire
Julien Le Pahun
Anthony Riviere
Kevin Chassaing
Damien Gaillet
Alexis Taani
Rodolphe Penon
Nicolas Rey
Patrice Sonzogni
Nicolas Belda
Guillaume Barateau
Anthony Bodin
Johan Naguin
Thomas Rousselle
Johann Hivin-Gérard
Kevin Lemoine
Yann Hertach
Gabriel Poirier
Ihor Chechulin
Matieu Toinette
Fabrice Rouiller
Harouna Diop
Enguerrand Libaert
Robert Hutnik
Christophe Barek-Deligny
Konrad Rygiel
Steeve Cocol
Laurent Mosic
Antoine Maury
Lorenzo Mezzasalma
Jean-Nicolas Panezyck
Hervé Enaux
Thibault Miloche
Benoït Dupin
Jonathan Lefort

tgb

Plaisir d’offrir !

Bande de petits veinards !

Alors que les assurances, les complémentaires, les abonnements gaz, électricité, internet et autres taxes diverses augmentent, vous smicards, allez être crédités royalement de 17 euros de plus par mois.

Le Super Bonus !!!

Alors que les laborieux patrons du cac 40, à tout juste 190 smics mensuel, soit grosso merdo 1000 euros de l’heure à peine, voient leur salaire baisser de 14% et leurs frais exploser, vous smicards de mon cœur, allez accroître vos revenus de 1,6% par mois, atteignant le prix horaire vertigineux de 9 euros, sous le regard envieux des 2 000 000 de millionnaires français, qui, comme le résume superbement le dénommé Cyril de Lacoste, fin lecteur du Figaro, vont jalousement penser que :

– C’est un scandal! Ces gens
(c’est à dire vous) sont payés à rien foutre. Encore l’argent des honnêtes citoyens (c’est à dire lui) qui va partir dans les poches de fumistes, qui passent leur journée à boire, ou à jouer au PMU. (les fautes d’orthographes sont certifiées d’origine).

Quel poète !

Bande de petits veinards disais je, puisque c’est bientôt le temps des joujoux par milliers, et que voici quelques idées de cadeaux, que vous ne pourrez, même en économisant trois sous par semaine et je me demande bien comment, jamais vous offrir et c’est bien fait :

Le Goldstriker iPhone 3GS Suprême en or, sertis de petits diamants, du bijoutier Stuart Hughes à 2,11 millions d’euros.

Le sac Chanel Diamond Forever en or blanc véritable, serti de 334 diamants à 190 000€.

La paire de chaussures tissées de fils de platine et incrustées de 642 rubis de chez Stuart Weitzman à 1 450 000 €

La paire de lunette de soleil en or Dolce & Gabbana à 270 000 €

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Le parfum « N°1 » de chez Clive Christian, flacon en crystal de Baccarat, orné d’or et d’un diamant, à 160 000 €.

La Koenigsegg Trevita ; 1 018 chevaux, courbes aérodynamiques, trois modèles au monde, à 1,58 000 000 .

Le Phœnix 1000, sous marin personnel, le yacht classique étant devenu un peu trivial, à 78 000 000 € (on peut négocier)

Une île tout confort avec piste d’hélicoptère, piscine et solarium à partir de 50 000 000 € (Dubaï, côtes grecques, Caraïbes…)

Le paquet cadeau ainsi que le bolduc autour est fourni gracieusement.

Merci ! fallait pas…

Chers smicards besogneux, pour digérer votre légitime frustration, mon conseil de la semaine : Avec 17 euros de rab, offrez vous plutôt une bonne bouteille de tequila à consommer direct au goulot à la santé de Cyril, ou plus festif si c’est pour offrir, carrément en cocktail Molotov.

tgb

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Le vote inutile de l’idiot utile


« Que feriez-vous au second tour si celui-ci devait opposer Jean-Luc Mélenchon à Nicolas Sarkozy ? » « Je ne répondrai pas à votre question. »
déclare le dirigeant de la non gauche socialiste, Michel Sapin, idiot utile de l’émission « mots croisés » à Yves Calvi.

Fort civiquement pourtant, la non-gauche socialiste a tenu à ébaucher un début de réponse ce week-end  à Noisy-le-sec, qu’un simple clic, en votre aimable curiosité, permettra d’assouvir.

Ce qu’il y a de bien avec nos socio-démocrates préférés, c’est qu’on est jamais déçu. On s’attend au pire : ils font mieux.

Il m’est arrivé dans ma vie de voter utile. Il m’est même tellement arrivé dans ma vie de voter utile que je ne me souviens plus avoir voté autre chose qu’utile depuis un certain temps.

En me bouchant le nez

Chirac, Royal…

Ce fut tellement utile que le Front National est aujourd’hui aux portes du gouvernement et que le choix prochain risque de se résumer à Strauss-Kozy puis Valls-Copé.

C’est dire si le vote utile est utile.

Mais que je ne cède pas à la culpabilité de ne pas voter utile, et me voilà consacré illico par la police de la pensée subtile, idiot utile du Sarkozisme et le piége honteux et misérable de se refermer sur moi.

Pourtant il faudrait se demander déjà, si voter est utile.

J’ai voté non au référendum du traité de Maastricht , suivant pour une fois mon intime conviction ; ce fut si redoutablement utile qu’on rendit mon vote inutilisable.

M’en souviendrai.

Voter utile ou inutile c’est un peu comme prôner la rigueur ou ne pas la prôner : dans tous les cas, on finit par dégrader ton AAA.

A ce jeu-là autant se la faire au feeling, et oublier toute pseudo stratégie.

Parce que si voter utile c’est voter Strauss Kahn pour ne pas se retrouver l’idiot utile du Sarkozisme, il se pourrait bien que voter DSK soit le plus sûr moyen de devenir l’idiot utile du FMI.

Strauss Kahn n’ayant pas plus d’idée que Sarkozy ou la même, je n’exclue donc pas que le vote utile ce coup ci, soit strictement inutile.

Je voterai donc, si je vote, assurément et sans complexe absolument comme j’en ai envie. Et que personne, personne ne vienne en juger à ma place.

Quitte à être un idiot utile, je serai mon propre idiot utile à moi.

Avec un peu de bol ça pourrait m’être utile.

tgb

La compé TITI vité

La meilleure réponse à la crise : la compétitivité ! nous déclare l’impayable mais fort bien rémunéré Baverez, fonctionnaire libéral, bouffant à tous les râteliers, privés, publics, du Merdef à l’ENA, occultant par distraction sans doute, le fait, que la crise précisément provient de cette compé titi vité même :

Moins de salaires, plus de profits, moins de pouvoir d’achat, plus de crédits….subprimes.

Juste un détail, passons.

Ce qui fait le charme de ces chiots de garde des puissances d’argent, ces athlètes ramollis du cerveau, le fauteuil dans leur cul, c’est que plus ils bavent de conneries démenties par les faits, plus ils tapent l’incruste dans les médias, déclinant à toutes les sauces une misérable idée à 1 concept cinquante :

La compé titi vité…

Pendant que Baverez, tout à dérouler ses obscènités du genre « L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin et de la régression de la France » il ne se trouve personne d’assez bien réveillé et muni d’un minimum de savoir vivre pour lui claquer un « ta gueule » définitif.

Car précisément sans le matraquage incessant de ce genre de petit soldat appointé du système idéologique le plus archaïque, le plus inepte, amoral et intellectuellement affligeant et qui plus est parfaitement inefficace, absolument personne, doué d’un minimum d’intelligence et d’un soupçon d’humanité n’y souscrirait.

Car le principe même de la compé  titi

1190106351870.jpg vité, hormis le fait qu’il est économiquement, écologiquement et sociologiquement, parfaitement suicidaire, n’a d’autre utilité ici, que d’obliger chacun à lutter contre l’autre, à défendre sa peau, à jouer sa survie, à canaliser l’énergie qu’il mettrait sinon à penser et donc par évidence à se révolter.

Cette compé titi vité brandie comme un sauf-conduit vers la croissance heureuse n’est en fait qu’une aliénation à peine déguisée, visant à empêcher toute émancipation.

En un sens, l’on peut louer à titre posthume le seul quart d’heure de lucidité de cet autre expert en pitreries, Jacques Marseille, qui eut au moins la décence de casser sa pipe avec le libéralisme.

Car il est une évidence, ce système est mort. Mort de sa sale mort, mort même si par réflexe panique et conditionné, il s’acharne encore à dévorer frénétiquement ce qu’il reste à dépouiller encore.

Les derniers services publics, les derniers services sociaux
, les derniers sous dans les dernières poches trouées des derniers contribuables.

Tel Vil Coyote pris dans son élan du haut de sa falaise, le libéralisme en mort clinique, continue mécaniquement à pédaler dans le vide avant d’être avalé par son propre néant.

Ne reste plus qu’à compter les jours d’avant son écrasement. Ecrasement dans le chaos et la violence et d’où émergera probablement, régime policier, obscurantiste et xénophobe avant peut être, dans le sens même de l’histoire, de voir poindre cette renaissance, vouée à la civilisation et au progrès humain.

Ni traîtres à leur patrie, ni traîtres à leurs idées (qu’ils n’ont pas n’étant que de vulgaires passeurs de plats) mais simplement traîtres et fossoyeurs de toute humanité, l’emblématique Baverez et ses acolytes en mission commandée en resteront comptables.

On en fusilla pour moins que ça.

J’ai la liste.

tgb

Eyjafjöll ou la constituante

On se souvient de l’éruption imprononçable du volcan islandais Eyjafjöll dans notre ciel médiatique encombré, au comble de l’enfumage.

Un peu comme les chutes de neige du moment.
De la neige en décembre, pensez si c’est un scoop.

Les brumes dissipées et les avions redécollants des tarmacs, la mondialisation heureuse pouvait reprendre son cours, l’Islande, capitale Reykjavik, ressortir de nos écrans de fumées et Pujadas laisser tomber sa phonétique pour les nuls.

Pourtant s’il y a de belles nouvelles aujourd’hui sur cette planète wikileakée qu’on passe naturellement sous silence, comme les occupations d’universités en Angleterre ou les manifs d’étudiants en Italie, faudrait voir à pas donner de mauvaises idées, c’est bien de cette île lointaine qu’elles proviennent.

De là à se propager….

En effet après l’effondrement économique de ce petit pays, la faillite de ses trois principales banques suite au krach boursier de New York en 2007, la condamnation de ses dirigeants poursuivis pour fraudes et enrichissements illicites et le refus par la population suite à un referendum de rembourser les dettes bancaires et cela malgré la pression internationale, le peuple islandais vient d’élire son assemblée constituante choisissant parmi 523 citoyens, les 31 acteurs qui élaboreront la future constitution, dont le programme pourrait donner des sueurs froides à tout patron de FMI en pleine hallucination sondagière :

Séparation de l’Eglise et de l’Etat, nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles, séparation claire des pouvoirs exécutif et législatif, soins médicaux et éducation gratuits…

Aujourd’hui où, partout en Europe, les gouvernements se soumettent sans conditions aux chantages AAA des pouvoirs financiers, où partout en Europe, l’on institutionnalise des plans de rationnement des populations, des pillage des fonds publics, où l’on se couche devant les responsables des crises à répétition, où s’accroissent les inégalités, où s’exhibent d’indécents privilèges, la volonté et la détermination d’un petit peuple (320 000 habitants) d’un état riquiqui, prouve qu’il n’y a aucune fatalité à entrer dans le rang et à baiser servile, la main invisible du divin marché.

Ce magnifique exemple de souveraineté islandaise, pas vue à la télé ni à la une de vos kiosques favoris, est l’illustration singulière que les peuples peuvent reconquérir enfin leur indépendance.

Si ce pays aux 130 volcans qui fument a pu le faire, notre nation aux 400 fromages qui puent pourrait y réfléchir.. .

M e ô  l ög u m  s k a l  l a n d  b y g g j a : L a  N a t i o n  e s t  c o n s t r u i t e  s u r  l a  l o i .

tgb

Aux chiottes l’arbitre !!!

Après le gros pavé WikiLeaks dans la vitrine de l’ordre mondial, dont l’opacité est aussi constitutif à la démocratie que la transparence l’est au totalitarisme (sauf pour la vidéo surveillance et la tv réalité dont les indignés de la chose s’accommodent parfaitement) et avant que Julien Assange ne soit, comme tout immonde anarchiste°, lynché en place publique, voici surgir de sa surface de réparation, col relevé sur son maillot 7 (comme le 7 décembre), l’ami Canto dont un beau pointu en pleine lucarne bancaire, commence sérieusement à émouvoir l’équipe dirigeante.

Assange-Canto : nouvel axe du mal.

Bon, je ne me fais guère d’illusions sur l’impact réel du drible Cantona, sachant d’une part que pour retirer 200 euros de son compte (si on les a), faut quasiment prévenir une semaine à l’avance son agence de quartier, et d’autre part, vu l’état des finances des classes pauvres et moyennes et sous les encouragements d’un public d’experts, il y a belle lurette que la France paupérisée vit à découvert et à crédit dans les mensualités iniques du vilain petit homme vert revolving.

Bref, l’idée serait séduisante, si on savait où mettre notre pognon ailleurs que sous nos matelas et si, l’écroulement des banques ne se faisaient pas au final sur notre gueule de cons de payants d’agios.

N’empêche, voir tout à coup quelques éminents banksters dont le parachuté doré à ceinture et bretelles Prout de la BNP, ou le DG délégué de la Société Générale, Jean-François Sammarcelli et autre cumulard de smics puissance 10 000, commencer à mouiller leur slibard ne peut que nous réjouir.

Comme ne peut que réjouir également nos longues soirées d’hiver, le jeu de jambe soudain fébrile de mme Lagarde qui meurt mais ne se rend toujours pas, tout à tenter laborieusement avec ses petites menottes gantées d’arrêter le tir cadré de l’ex butteur de Manchester.

Et comme encore, nous enchantent, les sorties intempestives du remplaçant de division d’honneur Baroin, sur son banc de toutouche, à se demander chagrin, d’un petit tacle par derrière, ce qu’un joueur de foot vient faire dans la haute politique.

Est ce qu’on demande à Baroin ce que fait le gros Douillet député en dehors du tatami ? même si on peut effectivement déplorer que suite  au changement d’orientation de Christine Lagarde, la natation synchronisée ait perdue en sa personne barboteuse ce que les finances n’y ont pas gagnées.

Oui, qu’enfin, ce ne soit pas les mêmes qui se passent des nuits agitées rapports à des fins de mois difficiles n’est pas tout à fait pour nous déplaire et c’est l’espiègle Cantona, tout à son petit pont acrobatique, qui doit en être le premier étonné.

Constatons avec ravissement enfin que malgré les appels constant à pas déranger et à la jouer fair-play de tous les Thierry Roland de la politique,  de plus en plus de joueurs sur le terrain commencent à trouver bizarre l’extrême partialité de l’arbitre, son hyper favoritisme d’un côté et sa frénésie de cartons rouges de l’autre.

On a beau refréner le coup de boule, se faire piétiner en permanence par des crampons acérés finit par donner des idées à la Zizou.

Avec Assange et Canto, à nous aussi de hurler dans les tribunes :

Aux chiottes l’arbitre !!! 

tgb

° qui doit être considéré comme le mal absolu au pays de Mickey

Mercato Meritocrato

Denis Olivennes, ex patron de la Fnac, épidermiquement carlabruniste ascendant gauche caviar et jusqu’à peu, patron du nouvel obs, hebdo bobo pour dentistes socio démocrates, prend la tête d’Europe 1, remplaçant ainsi à la 63ème minute, dans un chassé croisé des plus subtils, Alexandre Bompard, parti lui pour la Fnac, avant probablement de diriger le nouvel Obs ou le Point, permutant ainsi avec Franz olivier Giesbert nommé à la direction de l’Express tandis que Christophe Barbier pressenti pour diriger RTL sera remplacé au pied levé par Jean-Michel Aphatie, pendant que Philippe Val lorgnant sur la direction de Libération cédera la direction de France inter à son clone Joffrin.

Rassurons nous tout de suite, et dans une saine tentative de marquer un peu de stabilité, Alain Duhamel continuera à chroniquer copié collé, son substrat es tambouille d’arrière cuisine dans tous ces supports médias.

Un beau mercato pantouflard que voilà dans un turn over giratoire super émoustillant.

Passer ainsi de la LCR de sa jeunesse au groupe Lagardère en son début de sénilité, telle est devenu le parcours quasi obligatoire de la racaille tiédeuse et mondaine dont l’aboutissement digestif au dîner du siècle, comme nous l’enseigne le rond de serviette de Demorand côtoyant celui de Pujadas, marque le couronnement d’un plan de carrière rondement mené.

Rondement mené oui car, à ce jeu pittoresque de chaises musicales, où l’on prend les mêmes et l’on recommence, des cabinets ministériels à la direction des grandes entreprises, des fauteuils gouvernementaux rose bonbons aux maroquins bleu de France, un même bonneteau hasardeux et pourtant prévisible de transferts et de permutations d’un personnel gestionnaire et administratif interchangeable, dans un système oligarchique inamovible.

Nous pouvons donc dors et déjà envisager dans ce jeu enthousiasmant du haut du panier de crabes, la nomination prochaine de DSK à la présidence de la république, tandis que mr Bruni prendra la direction du FMI, à moins que Mme Aubry premier ministre de Mme Royal cède la place de premier secrétaire du parti socialiste à François Fillon ou Christine Lagarde.

Et tandis que radio Sarko se repositionne tactiquement en radio DSK, télé DSK se transmute en télé Sarko, alors même que Sarko hebdo s’empare du directeur de DSK magazine recruté une semaine plus tôt chez Sarko.com.

Rassurons nous toujours, si ce n’est la tête de gondole, les produits en rayon restent inchangés.

Dans une prospective incertaine quoique assez probable, nous ne pouvons exclure non plus que Bernard Kouchner sois justement nommé par le président Hollande à la tête du musée de l’histoire de France, tandis qu’Alain Juppé dirige avec autorité l’OMC et qu’Eric Besson plus légitime que jamais soit coopté à la direction de la Halde par le premier ministre d’un gouvernement socialiste, Jean François Coppé.

Ainsi va l’élite permutante et inamovible dans un certain périmètre, sous le regard faussement goguenard du nouveau directeur de Charlie hebdo : Max Gallo.

tgb

Faut-il karchériser Neuilly ?

C’est sur fond de vrombissement de pales d’hélicoptère et dans un faisceau de lumière balayant les barres de standing du quartier, qu’une vaste opération de police, entre 180 et 200 hommes, a été lancée hier à l’aube dans un immeuble suspect d’un quartier de la banlieue ouest de Paris sous l’autorité du préfet délégué à la sécurité et en présence de nombreux journalistes, une trentaine au moins qui assistaient à l’intervention « coup de poing » lancée à partir de 6 heures du matin avec des membres de la police judiciaire, des CRS et de la brigade cynophile.

Après plusieurs interpellations et la saisie record de 110 kgs de cocaïne représentant la coquette somme de 7 millions d’euros, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux tout en se félicitant, déclarait fort déterminé, que d’autres opérations de ce type auraient lieu, afin d’enrayer la vague de délinquance touchant de manière endémique la ville de Neuilly et promettant d’ailleurs de patrouiller lui même symboliquement dans les rues des Hauts de Seine, la nuit, afin de reconquérir cette zone de non-droit et remettre de l’ordre et de la république dans les « territoires ».

Ouvrant son JT de 13 heures par un reportage sans concession sur la délinquance stupéfiante des quartiers ouest, Jean-Pierre Pernaut, faisait un état des lieux sans concession de cette cité, devenue au cours des 30 dernières années la ‘capitale française de la cocaïne’ en nombre d’usagers, pointant la politique laxiste d’une municipalité à la politique longtemps gauchisante.

Pour Eric Ciotti – « secrétaire national de l’UMP en charge des questions de sécurité », que le fléau de la drogue touche un quartier favorisé montre bien que « trop d’emploi augmente la violence » et que « s’il y a plein emploi, la délinquance augmente, car il y a plus d’argent ».

Cette démonstration impeccable conduit à considérer fort logiquement que, puisque les petits dealers sont du 93 et les grossistes du 92 et que la hiérarchie sociale est ainsi respectée, pour contribuer à la sécurité, il faut maintenir coûte que coûte le chômage, y compris dans les quartiers résidentiels.

Quant au député Ump, Lionnel Luca, partisan de la thérapie de choc, il réagissait immédiatement à cette affaire en se déclarant « favorable à la reconquête des territoires perdus, avec des VAB (véhicules blindés) et des troupes spéciales, militarisées”.

« Les gendarmes savent très bien mener ces opérations de “pacification”, ils l’ont plusieurs fois démontré à l’étranger » surenchérissait François Rebsamen, député maire de Dijon et socialiste pragmatique de la mouvance révolutionnaire Strauss Khanienne, et faisait savoir qu’il proposerait rapidement à l’assemblée un projet de loi en ce sens, afin de montrer que la sociale démocratie « manageuse » était aussi réaliste que briseuse de tabous.

A l’heure actuelle, on attend toujours la réaction officielle de l’ex maire de la cité dortoir des Hauts de Seine, au cœur même de la polémique et obsédée par la question sécuritaire grenobloise.

En attendant, il neige sur Neuilly.

tgb

les phrases citées en italiques sont authentiques

7 façons de le dire

Qu’ils s’en aillent tous – France

Que se vayan todos – Espagne


Send them away – Grande Bretagne

Vanno tutti via – Italie

théann siad ar fad ar shiúl – Irlande

todos eles vão emboraPortugal

óloi páne makriáGrèce

Mon Europe à moi ?  Moins d’Euro, plus de peuple !!!

tgb

(pour les traductions, souvent du littéral, on doit pouvoir faire mieux)

Il eut semblé que le sparadrap sale de Karachi collât

Pour faire dans l’imparfait du subjonctif, fort tendance ces temps ci, depuis que l’illettré chef à décidé de se refaire à coups d’artifices communicants un vernis culturel, nous pourrions dire, qu’il eut semblé que le sparadrap sale de Karachi collât de plus en plus aux doigts crispés de l’ignare.

Dans le bouillon hargneux en zig du off
, ou en zag du on, de la diarrhée d’onomatopées indigné en tous points « désargumentée » mais nourrie de pétitions de principes du genre : vous allez pas me dire…non mais qui peut croire …mais où va t’on ma pauvre Lucette … et ah elle est belle la France journalistique…et au delà du fumet nauséeux d’un brouet pour le moins indigeste, s’il est une phrase digne d’intérêt c’est bien celle ci : 

« Y a-t-il un document qui montre à un moment ou à un autre que j’ai donné instruction de créer des sociétés luxembourgeoises ? Alors peut-être que le ministère l’a fait à un moment, j’ai été ministre du Budget deux ans, mais moi non, jamais ! »

Donc donc donc, et la perquisition fructueuse du juge Van Ruymbeke à Bercy, juge qui se trouve être l’exact opposé de Marin-Courroye, les Jacob-Delafon de la justice sanibroyeuse, ne doit pas y être tout à fait étrangère, comme le début des prémices du commencement de quelque chose qui ressemblât à une défausse en direction d’un lampiste, mais en même temps comme la validation de faits avérés devenus irréfutables. 

Il y aurait bien du côté ce chez Clearstream, comme un compte off shore, dans un de ces paradis fiscal qui n’existe plus, depuis que Vagal 1er moralisa d’une phrase hop là, le capitalisme démoralisé avec ses petits bras musclés.

Et pendant que le paltoquet polymorphe qu’à tellement changé qu’il est toujours pareil, tout à mentir et démentir deux en un, s’essuie consciencieusement les pieds sur la pédophilie journaleuse qui s’en pâme, les scribouillards tout à avaler leur clef usb de peur de se faire chourer leurs ordinateurs par le même (il est où ton dossier Karachi ? dans mon cul !) de ne voir rien venir sœur Anne, tel le sieur Leparmentier du journal de révérence centripète sans tripettes, le Monde.

Spécialité de hachis Leparmentier : refiler la patate chaude aux confrères et faire un billet pour expliquer pourquoi il n’en fait pas – un nouveau genre !!!

Non dans son délire autocentré, le petit commandeur des pipoles ne pète pas les plombs, il est juste méchamment kéblo en boucle sur un des disques durs de l’un de ses six cerveaux, à bugger tout seul sur un gouffre de non-dit qui affleure tant que ses dénégations oiseuses hurlent à la mords-moi-le-nœud.

En temps et en heure, donc il se pourrait que le cuistre de la république nous délivrât de ces documents un jour… que Fillon, Morin, Accoyer…refusèrent de fournir hier ; en temps en années ou en siècles plus qu’en heure d’ailleurs, tant, de Villepin à Chirac en passant par Juppé, le cul entre deux maroquins, de procès en procès, tout le gratin de la pataugeoire se tient les uns les autres par les poils pubiens.

Cette affaire Karachi d’autant plus révélatrice et tortueuse qu’elle touche ainsi à la faute originelle balladurienne qui vit la bande se déchirer entre les Jets et les Sharks, vient solder les comptes 15 ans plus tard et l’on pourrait trouver ça foutrement cocasse, si, entre temps, 14 personnes n’y avaient laissées leur peau.  

On croit mourir pour la France et on meure pour Séguéla.

Il nous faut bien reconnaître tout de même que si dans le genre casseroles, l’histrion de service n’est pas le premier à se trimballer de la grosse quincaillerie, il aura réussi en peu de temps à cumuler toute la batterie de cuisine, que ces précédents de la république irréprochable mirent à eux tous, des années à récurer : bel exploit.

Oui m’est avis depuis le début, que ce sparadrap sale de Karachi, n’a pas fini de coller à la plaie purulente initiale, et de s’infecter peu à peu, et de prendre le doigt, et la main et le bras, par cette insidieuse septicémie qui gangrène peu à peu le petit corps de l’état.

A la fin, même la poêle Tefal, en tétra-fluoroéthylène, finit par attacher.

tgb