La fRance profondément

J’aime beaucoup cette photo si si, qu’elle est bien emblématique, qu’elle sent bon son nouvel esprit français… des années 70, qu’il manque que l’inspecteur Derrick et Danièle Gilbert.

ça te projette pas de suite dans le 21ème siècle ce cliché mais bon, au rayon quincaillerie de Gnangnan les Bains, sur fond de radio Nostalgie avec du vrai Mike Brant dedans, ça peut toujours faire illusion, un poil contemporain d’ici et maintenant : la France de demain que c’était mieux avant.

Que c’est donc ça, du français de souche de France, que c’est beau, que c’est frais, que ça a l’air fin intelligent, en prise directe avec son temps. Que ça sent bon son croisement consanguin, son Boutin et cousin, qu’on est chez nous, qu’on se renifle le trou de balle qu’entre nous, congénitalement parlant.

Allez allez, on en connaît tous de ce genre de brochettes de gens, des repas de famille, du comité des fêtes, des copains d’avant, qu’on retrouve trente ans plus tard avec cette question qui taraude :

– Ai-je moi aussi cette foutue tête de gland ?

Avec par ordre d’apparition : Philippe, courtier en assurances, l’intello de la bande qui connaît par cœur tous les vainqueurs du plus grand tour de France du monde et tata Paulette

qu’a toujours du poil au menton et du rouge à lèvre sur les dents et qu’a tellement aimé « les Choristes » et Bernard pharmacien, tiré à quatre épingles qu’il fait toujours un malheur au repas du troisième âge quand il imite Pierre Tornade et Colette qu’anime le catéchisme entre deux ventes de charité anti IVG et Marcel qui raterait pour rien au monde le banquet des accordéonistes et qui mourra sur scène comme Molière accroché au comptoir du Balto où il passa trente ans à dire que les jeunes c’est tous des feignants.

Oui on les connaît et même que des fois, nous « les bobos » on leur ressemblerait, qu’on doit avoir du gêne quelque part de cette drôle d’engeance-là, parce qu’un soupçon de beauf, c’est presque attendrissant, que ça nous fait des vacances, qu’on est tous quelque part des enfants de Pétain avec de l’encre anonyme sur les mains.

Oui belle brochette de boubours, de ces bourgeois bourrins, qu’il y en a toujours un, en fin de repas pour raconter des histoires graves et grasses…

qu’un ça va, c’est quand il y en a plusieurs…

tgb

Botul, croque mort en décolleté

Mauvaise nouvelle pour l’Ukraine : BHL !

Si une hirondelle ne fait pas le printemps, ni arabe ni slave, BHL, vautour de mauvaise augure fait l’hiver partout où il passe.

Nous sommes tous des Ukrainiens ! clame-t-il, vous noterez l’originalité du propos, comme nous fûmes tous des bosniaques, des libyens, des soudanais, des syriens…autant de peuples dévastés, des états dépecés, qui gardent un souvenir mitigé de la visite du meilleur client médias du tour opérateur gore.

Oui, partout où le néo-con Botul y va de ses fadaises pour le compte de l’Otan ou d’Israël, pas en Arabie Saoudite, ni au Qatar, ni même au Maroc où il réside à nos frais et où tout baigne cela va de soi,

partout où le poseur se pose, l’imposteur s’impose, survient le chaos quelques semaines plus tard, selon l’adage maintenant fameux : quand Botul venir Pays Otan détruire !

Sans compter qu’ensuite il se sent obligé de nous infliger son génie cinématographique sous la forme d’une soirée diapos moi moi moi…moi sur la barricade, moi héros libérateur, moi en smoking dans les ruines, moi en ruines dans mon smoking, qui dévaste également le cinéma français.

Le cuistre atlantiste est hélas assez bigleux. A Gaza, il ne voit pas de cadavres d’enfants, mais note que les chars israéliens prennent toujours les patins avant d’écraser les palestiniens, en Ukraine il ne voit pas de néo-nazis et mais la volonté de revivifier le rêve européen.

Si Botul puisant aux meilleures sources de l’agence Gorafi (sans l’humour), a un angle de vision réduit, il a heureusement la connerie lyrique.

Bernard Riri, belliciste en mocassins, c’est le mec qui te transforme sur ordre, une manif en guerre civile, une émeute en désastre, une révolte en apocalypse. Entre deux bains de sang, il se fait tirer le portrait avant d’en tirer profit et d’aller détacher ses chemises blanches au pressing où visiblement on lui fait des prix.

Membre du conseil de surveillance d’à peu près tous les médias, dès qu’il n’a rien à écrire, il en fait une chronique, dés qu’il n’a rien à dire, il se précipite à la télé, dés qu’il n’a rien à penser il bâcle un livre que tout le monde achète et que personne ne lit.

Cela dit l’inénarrable Nanard Henri est quand même assez pratique. Quand il se répand en inepties suffit de penser le contraire et vous vous retrouvez inévitablement dans le sens de l’histoire.

Cet étrange mercenaire du va t’en guerre pour les autres, à peine a t’il « libéré » un pays d’un dictateur en en fabriquant cent…

«avant, on avait un Kadhafi, maintenant, on en a des milliers… » 

qu’il ne peut plus y foutre les pieds.

De là à en envier sa population…

tgb

Managez les bébés…

« Il faut enseigner la culture de l’entreprenariat dés la maternelle » G. Fioraso

En voilà une idée qu’elle est excellente, quoique encore timorée.

Et pourquoi ne pas former de bons petits managers dés la fécondation in vitro ? Fabriquer des fœtus performants afin d’obtenir des bébés compétitifs qui donneraient enfin des bambins rentables dans une mise en concurrence, plus communément nommée dumping bon enfant ?

Par exemple à la crèche, la notion d’un biberon pour dix, créerait à n’en pas douter, une saine émulation et l’esprit d’entreprendre, notamment à marcher sur les autres.

Depuis que la dictature économique a pris le pas sur le politique, que le vocabulaire, les valeurs, la culture de l’idéologie entreprenariale s’est imposée puis disséminée dans nos sociétés, notre quotidien, notre vie intime, à gérer le frigo, tchéquer la liste de commissions et benchmarquer le Lidl et le ED, tout le monde sait parfaitement que le but intrinsèque de notre humanité tout entière est de faire du profit, de conquérir des parts de marché et d’accéder à l’Eveil façon Bill Gates ou plus prosaïquement Bernard Tapie.

Nous avions fait un rêve, le monde considéré comme un vaste supermarché, Fioraso Geneviève, ministre de l’université, des multinationales et de la recherche en dividendes va nous le réaliser recta.

La start up dés la couveuse…

Mais rappelons tout d’abord les quelques faits d’armes de l’ultra visionnaire Fioraso.

Très proche des cercles nucléocrates, privilégiant Proust en version doublée, genre globish d’aéroport, elle n’hésite pas à l’occasion à censurer tel ou tel spectacle n’ayant pas reçu l’approbation du ministre de l’intérieur et du bon goût.

Inspirée par Richard Descoing (paix à ses cendres), ancien patron de Sciences PO, chantre de l’enseignement libéralo-rentable, notamment pour l’équipe de direction, elle prône une université pragmatique de profitabilité supérieure ou le savoir consistera à réciter par cœur le classement de Shanghaï dans la langue de novlangue avec option CDD.

Considérant que la culture Générale ne sert à rien d’autre qu’affûter un esprit critique assez peu utile chez Mac DO ou Wallmart, elle préfère, tel un ancien président citant Roland Barthesse dans le texte ou les RouJon Macquart, les 10 propositions du Medef à « la princesse de Clèves » pas même diplômée d’HEC.

Avec ses petits camarades Pellerin, Moscovici, Cazeneuve… et les autres membres d’un gouvernement élu pour faire chier systématiquement ses électeurs, Fioraso se livre à un concours de haute voltige pour savoir qui placera le plus souvent le terme « entreprise » dans son discours ; le gagnant recevant « le petit livre bleu » dédicacé par son auteur, l’immense poète du CAC 40 Pierre Gattaz.

Pour en revenir à une polémique consternante, quitte à enseigner une connerie à la maternelle, j’aime autant que ce soit la masturbation. Cela dit, je me doute bien que les petits nenfants trouveront la technique tout seuls, contrairement à madame Fioraso qui visiblement ne sait que se branler du chef devant l’oligarchie.

tgb

Faut-il euthanasier le parti socialiste ?

 A ce stade de régression sociale et de reniement, seul faisait encore vaguement illusion l’aspect sociétal et ses quelques avancées servant de paravent au grand renoncement.

Mais depuis…

Devant cette énième capitulation, il devient urgent en tout cas de sauver une ultime réforme avant une totale dissolution solférinienne : « la légalisation du suicide médicalement assisté »

En effet lorsque l’on voit l’état de délabrement tout autant physique que cérébral du PS, il faudrait être bien insensible ou cruel pour ne pas songer à l’euthanasie.

Franchement, j’ai beau n’avoir aucune estime pour Hollandréou (et son orchestre), je ne peux assister à sa terrible agonie, ses râles et convulsions, sans éprouver un sentiment profond de compassion et d’empathie.

Oui en tant qu’humaniste, quand on voit que même les fortes doses de morphine libérales n’ont plus aucun effet sur le mourant, qu’il n’est plus même un seul instant de lucidité socio-démocrate, on est en droit de se poser la question thérapeutique de l’acharnement politique.

Jusqu’où, jusqu’à quand doit-on ainsi laisser un parti en souffrance ? Au nom de quoi ou de qui peut-on légitimement imposer la douleur ? Qu’espérer encore d’un gouvernement à l’état végétatif ? Est-il digne de maintenir en vie un cadavre ambulant si peu compétitif ?

Il me semble évident que les multiples tentatives de suicide de ce parti dégénérescent, ses automutilations à répétition, ses plongées soudaines et comateuses, sont autant d’appels à l’aide pour en finir, autant de signes révélateurs d’une véritable pulsion de mort.

Le Parti Solférinien veut mourir : c’est son droit ! respectons le.

S’il est déjà trop tard pour qu’il le fasse dans la dignité, du moins pourrait-on l’accompagner dans le soulagement et éviter ainsi que dans sa volonté de se détruire à tout prix, il produise certains dégâts collatéraux comme y entraîner le parti communiste, voire la gauche tout entière.

En Grèce, l’exemple du Pasok, parti zombi à l’état de décomposition avancée (de 44% en 2009 à 4% selon les derniers sondages) devrait largement nous alerter.

Oui, mes amis, aux prochaines élections, votons utiles, abrégeons fraternellement les souffrances du parti socialiste français.

tgb

E pericoloso sporgersi

@Attention, pendant que vous vaquez à vos occupations ordinaires, des gens malfaisants en profitent, pour vous ouvrir un compte en Suisse, et comble de malhonnêteté, vous l’approvisionner. Même si les sommes déposées paraissent dérisoires, 2 ou 3 000 000 euros, tout juste un reliquat, ces manœuvres abusives doivent être condamnées avec la plus grande fermeté. (Un compte aux 3 suisses reste toutefois toléré).

@Attention, le commissaire européen UMP Michel Barnier, dans une timide tentative de réforme bancaire assez inoffensive, essaie d’usurper sournoisement le titre d’ennemi de la finance au moi président. Heureusement François Hollande, vigilant, déjoue immédiatement les manigances gauchistes du commissaire. – Faudrait voir à pas oublier qui c’est le moins dangerous de la bande ! – déclare solennellement le président Français avec autorité.

@Attention, si l’ami Cavanna vient de mourir, Charlie Hebdo est enterré depuis longtemps. Et tandis que l’anar François hélas se décompose, c’est Philippe Val qui pue.

@Attention, à propos de « Ce soir ou jamais » animé par le dangereux esprit libre Taddeï échappant à la pensée eunuque, Régis Debray écrit : “Cette émission est à mes yeux l’honneur de la télévision publique française. La liberté a son prix et le prix à payer, c’est que l’on a les cons contre soi.” « Et les connes ! » Sœur Caroline de rajouter outrée par tant de machisme.

@Attention, si le gouvernement français voulait bien être « la putain » de l’obscurantisme en acceptant éventuellement de faire la guerre à la Syrie contre un chèque de l’Arabie Saoudite, il est en revanche rigoureusement interdit aux jeunes exaltés de France d’aller faire le Djihad en amateur. Non à la concurrence déloyale. Nous rappelons que l’armée française recrute.

@Attention, la laïcité française instrumentalisée contre l’islam en France est priée de fermer sa gueule au Qatar.

@ Attention, par simple courtoisie, penser à remercier fiston Gattaz pour les contreparties diverses et attentionnées, relatives au pacte de responsabilité.

@ Attention, pour Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur made in globish, Arthur Rimbaud ne serait pas assez compétitif.

tgb !

Dur du mou !

Pour rejoindre la grande cohorte du bourrage de mou médiatique aux éléments de langage rudimentaires pas besoin d’avoir fait polytechnique, puisqu’il vous suffit d’apprendre par cœur une poignée d’éléments de langage rudimentaire, summum de la pensée dans toute sa vacuité :

Baisser : les charges, les dépenses publiques, les impôts, le coût du travail !

Briser le tabou de : l’assistanat, de l’état providence, du smic…

Réduire le nombre de fonctionnaires…

En intégrant adroitement le mot « compétitivité » quelque part.

Félicitations donc à Valérie Pécresse qui aura réussi l’exploit de placer quasiment tous les mots clés en une seule phrase :

 » Le gouvernement dit que notre politique est la bonne, la baisse des charges, la compétitivité, l’emploi marchand, la baisse des dépenses, la baisse des impôts. Maintenant, qu’il le prouve ! »

On regrettera toutefois qu’elle n’ait pas pu placer le « coût du travail » pour réussir d’emblée le grand chelem et le côté un peu scolaire et laborieux du procédé façon Valou.

Avec ce bréviaire basique et minimal, vous pouvez maintenant courir en tant qu’expert les émissions radios télés, tenir chroniques dans quasiment tous les journaux hebdos et mensuels rédiger ou faire rédiger une dizaine de best-seller opportunément déclinistes ou entreprendre une brillante carrière politique.

On notera l’économie de moyens, le peu d’investissement intellectuel nécessaire et la facilité d’assimilation de cette méthode. Ne reste plus ensuite qu’à la décliner inlassablement avec une évidence de conviction.

Bien sûr dans la vraie vie, tout le monde sait qu’appliquer ce discours ne fonctionne pas. Qu’il est folie de répéter les mêmes erreurs en espérant des résultats différents.

Sauf qu’en fait, personne n’espère de résultats différents.

Dans la vraie vie, Hollande sait que Moscovici sait que la CFDT sait que Gattaz père et fils savent que tout cela n’est qu’un vulgaire habillage pour au final « défaire méthodiquement le programme du CNR » comme l’a déclaré explicitement et sans complexes Denis Kessler vice président du Merdef.

Bref, qu’il s’agit dans un esprit revanchard de détruire ni plus ni moins l’état social, profitant d’un rapport de force favorable.

Prochaine cible miam -miam : la sécu !

Dans la vraie vie, l’on mesure depuis 30 ans que pas plus la niche fiscale Copé, que la suppression de la taxe professionnelle, ou la baisse de TVA pour restaurateurs, ou quelque CICE ou ANI quelconque n’a crée le moindre emploi ou « libéré » quelque croissance que ce soit.

Le pacte de responsabilité mon cul pas davantage.

Dans la vraie vie quand papa Gattaz déclarait «Supprimez l’autorisation administrative de licenciement, et je m’engage à échéance de trois ans à créer 540 000 emplois.» tout le monde sait que 3 ans plus tard, la France comptait 200 000 chômeurs de plus et que Gattaz senior s’engageait à que dalle.

Dans la vraie vie, l’on s’insurge surtout du coût du capital, des salaires dépassant tout entendement, du creusement des inégalités, des paradis fiscaux et d’une nouvelle forme de communisme inversé : le nivellement par le bas.

Dans la vraie vie, l’on se doute qu’avoir pour toute utopie un taux de croissance à 3% ne peut constituer sérieusement le socle d’un projet de civilisation durable et enthousiasmant. Qu’il faut avoir toute la finesse d’un expert-comptable flatulent pour saliver devant une courbe power point.

Il faut donc bien du décervelage pour nous persuader que l’on peut envisager le 21éme siècle avec une mentalité du 19éme et bien du matraquage pour nous contraindre à faire notre malheur nous-même.

tgb

Le premier de la classe

Si, comme le disait Confucius, une image vaut mille mots, alors cette photo devrait nous épargner un long discours, tant elle est emblématique de l’organisation du monde politique occidental tel qu’il se présente.

Le maître et ses deux assistants de cours assidus devant un parterre d’élèves studieux et appliqués prenant des notes.

Notons qu’au premier rang de ce joyeux cénacle, nous retrouvons ce qui nous sert de faux cul président, concentré et attentif, dans cette attitude familière que nous reconnaissons tous. Celle du putain d’enfoiré de fayot cafteur et zélé dont on cassait la gueule à la récré, après quand même on n’est pas des sauvages, lui avoir retiré ses lunettes.

Rappelons au passage histoire de rigoler ou de libérer une grosse bouffée de haine, qu’aujourd’hui même est l’anniversaire du discours du Bourget et que l’ennemi de la finance qui n’a pas de nom mais peut-être bien des listes de noms qui s’évaporent entre deux renvois d’ascenseurs, sert de valet de pied à la banque tout autant qu’au fils à papaz du merdef.

A propos du Pacte de responsabilité : – ‘Hollande a changé le nom mais c’est bien le pacte de confiance que nous avons proposé. Ne le répétez pas, surtout vous les médias, mais le président Hollande est à la solde du Medef » dixit le président du MEDEF de la région Anjou.

Flanby terrassant sur son beau scooter blanc l’hydre spéculative et le dragon financier , une image d’Epinal qu’on n’est pas prêt de voir sur nos écrans.

Finalement quand on constate combien le cassage de gueule au collège finit par nous coûter des années plus tard on est en droit de regretter soit le côté brutal et primaire du défoulement bon enfant, soit le fait de ne pas avoir bien fait le travail à grands coups de tatanes.

Encore sur cette photo, n’avons-nous qu’une simple représentation des petits Kapos et autres cadres sups de l’oligarchie mondialisée, puisque l’on sait aujourd’hui que les 85 personnes les plus riches du monde pèsent autant que les 3,5 milliards d’entre nous les plus pauvres et que ce ramassis de chefs de bureau en séminaire n’est rien d’autre au final que la courroie de transmission laborieuse et appliquée des donneurs d’ordre.

Pour se faire une idée, 85 personnes dans un pré,

                            ça donne à peu prés ça !

On peut se demander comment quelques gardes-chiourmes au service d’une poignée de seigneurs féodaux arrivent à juguler la colère de plusieurs milliards d’individus, mais le monde étant cupidement malade et l’argent son unique médicament, on peut comprendre aisément comment s’achète la servilité des uns, promotion sociale assurée, l’abrutissement de masse des autres par le jeu des merdias, sans même parler d’asservissement volontaire ou de syndrome du larbin.

Au gré d’un triste fait divers, on pourrait se mettre un instant à rêver, mais compter sur la fatalité paraît bien hasardeux. Le plus raisonnable serait évidemment d’aller chercher l’argent où il est, plutôt que là où il n’est plus et de le répartir justement tout en s’asseyant sereinement sur leurs dettes.

Il semble assez évident que ce n’est pas avec des premiers de la classe en triporteur qu’on risque d’y arriver.

C’est à quelle heure la récré ?

tgb

A Paris, place aux arts

L’art et la culture s’invitent dans la campagne du Front de gauche

AU LAVOIR MODERNE PARISIEN – Samedi 18 janvier de 14h30 à 18h 35, rue Léon 75018

Événement animé par Valérie de Saint Do, journaliste culturelle et auteur. en présence de Danielle SIMONNET, candidate à la Mairie de Paris et de Danièle ATALA, tête de liste pour le 18ème arrondissement, artiste plasticienne et membre du front de gauche Culture.

Liste non exhaustive des intervenants : Nicolas Frize, Grand Magasin, Judith Bernard, Quentin Cherrier, Queer flat, Julien Beller, Libre accès, 100 mètres de bande d’interdiction, Anaïs Massola, Marina Damestoy et la fédération des arts de la rue, Xavier Duchaussoy,…

Convaincus que l’art et la culture sont le laboratoire d’une société meilleure, qu’ils permettent d’accueillir la diversité, qu’ils sont la condition du débat, de l’invention et de la circulation des idées, nous parions que la création est une clef essentielle de l’accès à la citoyenneté et à la vie politique.

Construire une société basée sur la participation et l’échange est une urgence pour le Front de Gauche et ses listes municipales « A Paris, place au peuple ».

Paris, ville lumière a sa part d’ombre. Le budget de la culture parisien est très inférieur en proportion à celui de toutes des grandes villes de France (moins de 6%). Ce budget privilégie la ville vitrine, la ville musée au détriment de l’art en vie, de l’art en ville. Face à la consommation de produits culturels, à l’art-spéculation, à l’asphyxie des cultures populaires et des lieux indépendants, nous proposons au contraire de libérer l’expérimentation, d’encourager les pratiques amateurs, d’abattre les murs entre créateurs et spectateurs.

Aux opérations médiatiques nous opposons la présence artistique urbaine, pour mieux nous emparer de nouveaux lieux pour l’art, d’espaces publics de réalisation et de partage. Le 18 janvier 2014 au Lavoir Moderne, au cœur de la Goutte d’Or, des artistes, des amateurs, des acteurs culturels feront irruption dans cette campagne pour évoquer leur vécu des lieux de création, pour croiser leurs aspirations.

Cette respiration artistique et donc politique sera jalonnée d’installations, de performances et d’interventions dans la rue et dans le lieu. Ce temps pour la culture dans la campagne « A Paris place au peuple » sera le point d’orgue d’une semaine pour un Paris sans pub, ponctuée d’actions créatives, artistiques, éphémères, parce que créer c’est résister. 

tgb

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tête à queue

C’est une affaire entendue !

Que le gélatineux se tape Ségo, Valou, Julie ou les trois à la fois, on s’en fout !

Que le socio flapi, le soir en son alcôve, joue au scrabble ou au docteur, on s’en tape !

Que les vapeurs de la Marietoinette la conduise d’urgence à l’hosto, on s’en carre !

SAUF QUE NON !!!

Sauf que quand ce président tout en fromage mou et blanc fait adopter l’article 20, promulgue la loi LPM, portant massivement atteinte aux droits fondamentaux, autorisant la surveillance généralisée des contenus et communications sur internet, alors on ne s’en fout plus du tout.

Si comme l’affirme Edward Snowden, un bébé qui naît aujourd’hui ne connaîtra plus jamais de vie privée, alors il est juste, il est légitime, il est de salut public que nos politiques qui confisquent nos vies privées soient privés de leur vie et tenus en joue en permanence par nos zooms et objectifs.

A poil le Flanby transparent. Qu’on le démoule l’inconsistant. Qu’on le répande et qu’on l’ausculte. Aux rayons X le Fanfoué ! Qu’on le fouille anal, qu’on le coloscopie, qu’on lui colle une webcam et qu’on le scanne. Que l’on sache tout de lui, tout et tout le temps.

Et s’il chie dur et s’il chie mou, et combien il pèse et combien il pète, et ce qu’ il a sur son compte officiel et ce qu’il planque sur son compte off shore et s’il fait du chasse neige avec Merkel, et s’il roule des pelles à Gattaz…

Pas de quartier pour les vilains tartufes, les voyous, les voyeurs, le ministère des flics et de la culture, l’œil collé à l’œilleton, nous vidéo surveillants à l’envi, faisant de nos sociétés de vastes « loft story », tandis que nous bons cons et bons joueurs serions sommés de respecter l’intimité de nos big brothers.

Que nenni que non ! ils sont indignes soyons le.

Que le président banal nous épargne sa conférence de presse à rien dire et nous montre son cul.

Il ressemble tellement à sa politique qu’un thermomètre suffira pour prendre la température.

On gagnera du temps.

tgb

Chercher le clown

Dans cette société du spectacle, ce grand barnum à l’hystérie médiatique, depuis que les comiques ont l’humour noir et glauque et que les politiques maquillés font rire jaune, chercher le clown.

Chercher le clown, derrière la courbe qui grimpe tout en s’inversant dans la hausse tendancielle de la baisse du grand nawak de France ; derrière le masque à gag, chercher l’impunité du marchand d’armes et la condamnation du syndicaliste.

Même pas drôle.

Derrière la diversion outragée au gros nez rouge, le grand marché atlantique pas farce, la tva pas marrante, et le choc de l’austérité dans ta gueule façon tarte à la crème pas burlesque du tout, chercher Charlie.

Depuis que le président dans sa gélatine, qui couche on s’en fout mais surtout qui se couche devant le fils à papaz, en appelle de chez les obscurs Saoud à guerroyer fort moralement contre de la quenelle géante envahissant Paris, ici et , chercher le clown.

Chercher le clown derrière l’homme au triporteur qui ne prend pas plus de tournant libéral, qu’il ne va socio tout droit tant il fait avec zèle, depuis son GPS programmé, de l’itinéraire à droite, sa seule priorité.

Chercher le clown derrière le fabriqué de chez Fouks, au racisme ordinaire, à l’islamophobie tranquille, à l’anti rom de circonstance, donnant dans la censure préalable et l’interdiction de principe, ouvrant la boîte de pandore de l’arbitraire démocratique et de l’art officiel.

L’humour sur ordonnance. De la banalisation du mal à la bananisation tout court.

Dans l’industrie du rire, à produire du pas déranger, à consommer sur place ou a emporter, chercher le clown réfugié monégasque, le clown à légion d’honneur, le clown cloné, le bouffon autorisé, le comique légal, à touiller du vulgos, à alimenter la machine à bien décérébrer, à faire pleurer de rire pour ne pas rire aux larmes.

Derrière le sinistre auguste chercher le clown blanc, white, blancos.

tgb