Le nabot vert

Confortablement installé dans son air force one, (dont on venait malheureusement de changer les pitots) à destination de Saint Barth (paradis fiscal moralisé) où se languissait le yacht de son pote Bolloré (déforestateur africain), le nabot à Ray-Ban, cacolac à la main, penché sur les résultats des élections européennes eut soudain une révélation :

« Repeignons l’ump en vert »

« génial !!! » réagit son porte-malette Devedjan (assouplisseur de code environnemental au nom de la croissance relancée) avant de s’interroger :

– mais qu’est ce qu’on fait de gros cul ?

Gros cul, pour la petite histoire avait eu la malencontreuse idée d’exprimer tout haut, rapport aux OGM et au réchauffement climatique, ce que pensait la bande tout bas, qui se branlait pas mal du trou d’ozone, d’autant qu’il n’était même pas privatisable.

– y’a qu’a l’envoyer chez les pingouins
– proposa, le porte-flingue Lefebvre avec un rictus malfaisant.

Y’a déjà la mère Michel – s’esclaffa le porte-malette officiel tout en se grattant les roubignoles.

– On va se le garder sous la pogne – réfléchit tout haut le nabot vert, entre deux gorgées de cacolac – si ça sert pas on le donnera à becqueter aux crocos des centrales nucléaires dés que j’aurai refilé Areva à Bouygues, en attendant d’en prendre la direction et de me faire des couilles en uranium enrichi –

– Trop fort !!! – s’exclama le porte flingue en retroussant les lèvres avec gourmandise.

Le « air force one » survolait maintenant, les centrales à gaz Poweo (profiteur d’énergie) qui dégageaient onctueusement leurs fumées blanchâtres chargées de CO2.

Le nabot vert se mit à regretter subitement d’avoir passé au broyeur les conclusions du Grenelle de l’environnement juste après avoir roulé dans la farine les écolos bobos de TF1.

– Préparez un Grenelle 2 et trouvez-moi un développé durable vaguement présentable

Le gros Airbus capitonné volait maintenant au dessus du circuit F1de Flins, délicatement tracé sur la nappe phréatique alimentant Paris.

– heu…Wechter…– proposa Lefebvre pas très convaincu
– Présentable j’ai dit !!! – grogna le nabot vert contenant un de ces tics nerveux
– Ben heu…Lalonde – murmura Devedjan se reculant instinctivement de peur de s’en prendre une
– L’est encore vivante l’écolo mondaine ? – s’informa le nabot vert un poil perplexe…- ça peut le faire avec un bon lifting bio…

Le porte malette venait de marquer un point face au porte flingue et en rougit de vanité.

Un ange déguisé en Jack Lang passa…

– et pour la taxe carbone on fait comment ? – reprit le porte-malette, cherchant à pousser l’avantage

Le nabot vert réfléchit un instant avant d’arborer un de ses sourires suffisants qui plaisait tant à sa dame guitareuse.

– y’a qu’à leur refaire le coup de la vignette auto que ces cons de socialos ont supprimés

– C’est grand !!! – siffla le porte-flingue, béat d’admiration

Verte, la vignette – renchérit le porte-malette, histoire de dire quelque chose.

Et les trois d’éclater de rire grisés par l’altitude et les tournées de Cacolac.

tgb

Jusqu’au-boutisme

Depuis que j’ai l’âge légal et que je reçois ma carte de membre du comité, j’ai toujours consciencieusement et par devoir citoyen et militant, été à la pêche le dimanche. Retrouvant ainsi camarades et compagnons qui comme moi cédaient à leur devoir piscicole et à leur passion républicaine poissonnière.

Ce droit, à taquiner le goujon acquis de haute lutte valait bien que l’on sacrifiât, je le crois, quelque grasse matinée paresseuse et confortable, donnant ainsi un juste exemple éducatif et formateur à mes enfants, futurs pratiquants de la pêche à la ligne dominicale en ce beau pays démocratique de France.

Pourtant et n’en déplaise à la fédération française de pêche et à son oligarchie dirigeante autiste et corrompue et pour la première fois de ma vie, la mort dans l’âme, ce dimanche 7 juin, je me suis abstenu.

Oui, ce dimanche, je l’avoue, pour protester contre l’inertie désinvolte des instances dirigeantes, son incapacité à ouvrir un débat avec la base et à entendre ses revendications, j’ai boycotté cannes hameçons et moulinets et j’ai préféré lâchement je l’admets, aller voter, rejoignant ainsi l’immense parti des abstentionnistes de la pêche à la truite.

Quoiqu’il ait pu m’en coûter, de couper ainsi au rituel dominical communautaire, je veux exprimer par ce geste radical que trop c’est trop, que la plaisanterie à maintenant assez durée et que le mépris des élites privilégiées de la pisciculture française, voire européenne n’est plus admissible.

Un geste que le bureau national de la fédération française serait bien inspiré d’entendre, un coup de semonce à interpréter comme un sérieux avertissement.

Car, et que nos élus de l’association en leur tour d’ivoire parisienne, en soient convaincus, cet acte outré, cet acte désespéré, comme une ultime protestation, mes amis et moi solidaires dans l’adversité, oui cet acte symbolique et mortifère nous sommes prêts à le renouveler.

Prêt à déserter nos rives, nos rivières, nos lacs et nos bords maritimes pour rejoindre l’ensemble des vieux pantouflards mal oxygénés (40%) dans d’obscures et sordides écoles primaires et glisser avec eux un bout de papier un peu vain dans une urne un peu rance.

Qu’ils en soient persuadés, si cette action n’était pas prise en compte dans de réelles négociations ouvrant enfin des perspectives, alors un de ces dimanche prochain, nous serions prêt, dans un vaste mouvement jusqu’au boutiste, à recommencer l’opération et alors, les irresponsables repus qui nous dirigent deviendraient les fossoyeurs de la pisciculture française.

Qu’ils se le tiennent pour dit.

tgb

Votons (f’) utile

Pour Nadal on sait. Comme quoi même les super héros, favoris des bookmakers peuvent aller au tapis. Pour le front de gauche, on sait pas, mais on peut toujours essayer.

Car,

Contrairement à ce que prétends Martine Aubry et ses petits camarades un peu sociaux ici et très libéraux là-bas, s’il est un vote utile en région parisienne c’est bien le vote Front de gauche.

En effet par la grâce d’une arithmétique électorale pour le moins complexe et alambiquée qui m’échappe, l’élu, que pourrait décrocher sur Paris le front de Gauche serait arraché à l’ump.

Une histoire de pourcentage à la mort moi l’vote qui fait qu’au delà des élus certains du PS, en rapport avec leur pourcentage, le score qu’il leur faudrait pour obtenir un siège supplémentaire est carrément improbable. Donc, chaque voix, au dessus de ce seuil, serait irrémédiablement perdue et ferait finalement le jeu de la yaourtière Barnier puisque, comme pour la sacem, au final c’est le plus riche qui touche.

En revanche, en revanche chaque voix allant au front de gauche et lui permettant de grimper à un certain étiage lui permettrait d’obtenir cet élu.

C’est de la cuisine politicienne d’expert-comptable certes, mais c’est bon à savoir.

Un élu, ça servirait à quoi ?

Et bien quand on voit le boulot abattu à lui tout seul par Francis Wurtz du pc (qui ne se représente hélas pas) ça pourrait bien servir à quelque chose.

A,

Foutre sa zone
Alerter
Contester
Dénoncer
Hurler dans l’hémicycle
Mettre un doigt à Barroso
Tout ça quoi…

Donc affre’uses affr’eux de la région parisienne, je ne sais pas ce que vous foutez dimanche, sûrement pas que des choses intelligentes, je vous connais allez allez, mais je serais vous (remarquez je dis ça mais j’aime autant pas je suis déjà moi et c’est bien assez pénible), j’irai quand même glisser un petit quelque chose dans l’urne.

Election piège à con je sais mais abstention piége à néo-couillons. Pas mieux.

Je dis ça je dis rien
Z’êtes pas obligé
C’est juste pour vous éviter, si ça se jouait à quelques voix, de vous en mordre les doigts et les miens par la même occase.

tgb

La boîte noire

Y’a pas que les gros avions qui disparaissent des écrans radars et qui viennent s’écraser sur le parvis de Notre Dame pour un grand moment de compassion sondagier, entre Roland Garros et Nouvelle Star, y’a aussi les infos dont on nous abreuve à longueur d’ondes et de pixels et qui subitement disparaissent de nos écrans de contrôle sans qu’on en retrouve jamais la boite noire.

Quid, des suites, par exemple de l’appel bouleversant de notre porte manteau national avec bibi anglais, pour la libération de la Birmane Aung San Suu Ky ? Serait ce que les murmures caritatifs de notre première dame de France portent si peu que les échos ne soient encore parvenus aux oreilles d’une junte militaire tétanisée sans doute ?

Quid du corbeau épistolier, mauvais gâcheur de bonnes balles de 9mm qu’il envoyait sous pli (hélas) à quelques baltringues de l’ump et qui participait si bien à créer cette atmosphère incomparable de tension sulfureuse et de vigilance sécuritaire face au terrorisme ?

Quid encore, de cette pandémie dramatique qui tout en prenant en grippe les cochons faisaient les joies  audimateuses de Laurence Pujadas et de son JT spécial court-bouillon pour les nuls ?

Portées disparues ces infos là, tout comme le vol AF447 tout juteux, qui une fois bien essoré par Paris match et consorts, avec de vrais morceaux de douleur de familles à la une, retournera pourrir par 4000 mètres de fond.

Tant il est vrai que ce n’est pas l’écran plasma qui fait l’info mais bien l’info à la con qui fait écran.

tgb

Chouchou s’en va t’en guerre !!!

Le dernier néo-conservateur de la planète s’appelle Chouchou.

Ce Chouchou-là est tellement moderne qu’il est devenu le caniche à Bush sans Bush.

Juste un léger retard à l’allumage.

Comme, avec ses petits camarades de la mouvance « meilleur des mondes et philosophons gaiement au Flore » il a raté, à sa grande amertume, l’héroïque libération de l’Irak du mal par les forces civilisées du bien (de cette civilisation supérieure que nous sert en ses télés le Papounet au fascisme burlesque par exemple) Chouchou atomique ne rêve que d’en découdre pour épater peut être la femme de Chouchou.

T’as vu comment que j’en ai une grosse …de bombe.

Et comme tous les types qui ont joués à la guerre, planqués dans les couloirs d’un ministère, épaulé par le très populaire docteur Folamour expert en sparadrap à phosphore humanitaire, qui a peine nommé aux affaires étrangères déclarait « qu’il fallait se préparer à faire la guerre à l’Iran » le dernier intégriste du choc des civilisations vient de foutre la France en plein milieu du merdier.

Une base de 500 militaires à Abu Dhabi, tout juste en face de l’Iran ; comme quoi le monde est petit.

Chouchou non content d’envoyer mille types de plus se faire dessouder en Afghanistan pour des clous, non content de réintégrer l’OTAN pour des nèfles vient d’engager la France au cœur de toutes les tensions qui s’y retrouvera évidemment piégée à la première bombe Israélienne tombant à tout hasard sur les perses.

Comme quoi y’a des coïncidences dans la vie.

De plus quand on a 60 mirages pourris de chez Dassault distributeur officiel d’enveloppes électorales, à refourguer à quelqu’un, on regarde pas à la dépense.

Je serai militaire, j’aurai d’avance les boules d’aller mourir pour Chouchou, et autant dire pour rien, mais chacun son métier.

Il est aujourd’hui assez navrant de constater que plus Barack Obama tente de rééquilibrer sa politique au moyen orient, plus Chouchou 1er  tente d’incliner la sienne, au service de Netanyahou.

Mais a-t-on le droit de déclarer tout haut, que « derrière la politique du gouvernement d’extrême droite israélien, Chouchou je te vois ? »

Cela dit quand on a une vocation de caniche nain consistant à mordre les faibles et à faire le beau devant les puissants, l’essentiel n’est pas la longueur de la laisse mais bien la qualité de la gamelle.

Je prends le pari qu’à l’instar de Bush junior, dans quelques années on pourra dire que Chouchou fût le plus mauvais président de la France.

Une façon comme une autre de rentrer dans l’histoire.

Tgb

Photo : skalpa

Zoé sort du zoo

Elle s’appelait Zoé Aveilla.
Elle avait 23 ans.
Elle était ardéchoise et vivait dans un camion.
Elle fréquentait vaguement ce qu’on appelle pour lui donner un nom, la « mouvance anarcho-autonome, et avait participé à quelques manifestations.

Dans la nuit du 30 avril, à Cognin, banlieue de Chambery, avec son copain, Mickaël Dupanloup, jeune marginal suisse, elle bricolait dans une usine désaffectée, une bombe artisanale.

Ce qu’ils comptaient en faire ?
On n’en sait rien et on s’en fout.
Pas grand chose, la preuve :
La bombinette leur péta à la gueule.

Il fut gravement brûlé.
Elle y laissa la vie.

Mourir à 20 ans
Plutôt qu’à trente
Quand on voit le destin du triste Romain Goupil, pourquoi pas ?

Mourir pour des idées d’accord mais de mort lente lui répondrait Brassens dans sa bonhomie lucide.

Ni héroïne, ni anonyme, Zoé n’est évidemment pas Nathalie Menigon qui n‘était évidemment pas Louise Michel. Si elle est un peu plus qu’un fait divers, elle est un peu moins qu’un symbole. Tout au plus un syndrome.

Le syndrome d’une désespérance face à pas d’avenir, pas d’utopie, pas de perspectives, face à une machine froide, sans amour, sans pitié, instrumentalisant par l’émotionnel le moindre fait divers et désignant à la foule des victimes expiatoires affublées du terme anesthésiant « terroriste »  comme en fait les frais dans une manipulation étatique arbitraire, Julien Coupat. (libérable aujourd’hui ?)

Une machine jouant à la fois le rôle de majorité et d’opposition, faisant les questions et les réponses et n’acceptant aucune alternative hors la radicalisation qui l’autorise à justifier l’incessant grignotage des libertés.

Combien d’apprentis bricolos boum boum jouant à la guerre romantique au fond de leur garage contre ce soft totalitarisme insaisissable et rampant ?

A l’heure où la connerie démago installe ses portiques à l’école et ses miradors sur le net flattant la médiocrité de la France d’en dessous la ceinture qui applaudit à la fabrication de sa propre aliénation, il est au moins toujours mieux, comme Zoé de « gâcher sa jeunesse plutôt que de ne rien en faire ».

Si, sous les pavés la plage, sous la plage à nouveau les pavés…

Face à cette impossible impasse où trouver la mer ?

En attendant la résolution de cette question vitale et peut-être insoluble ce qui n’empêche heureusement pas d’y réfléchir (sinon quoi faire ?) les anarchistes grecs viennent de perpétrer deux attentats contre des commissariats et dédiés à ZOE.

Drôle de légion d’honneur et drôle de dédicace certes , mais finalement bien plus honorable que de finir ministre de l’immigration et de l’identité nationale.

tgb

La révolution en tongs


Le temps des cerises

Au moment où on efface « la commune » des manuels d’histoires qui n’avait déjà pas une place démesurée dans le programme, et puisque l’insurrection ne vient pas, on peut avec Jean Baptiste Clément, l’auteur communard de la chanson révolutionnaire, célébrer dans une nouvelle version post crise, « le temps des noyaux de cerise. »

Clément par Nadar

Pas sûr, qu’elle gagne l’Eurovision cette chanson là.

‘Quand l’Europe veut l’Europe peut.’

Je ne sais qui est l’auteur de ce plan com au slogan fulgurant. J’espère simplement que le « créatif » qui a pondu cette niaiserie au volontarisme douteux a soulagé d’un max de blé l’ump.

Variante gratos que j’offre à tous les cocus du PS à Bové, empapaoutés un soir à Versailles.

« Quand le peuple ne veut pas, l’Europe peut quand même »

Un hommage à la démocratie participative à méditer le 7 juin au fond de l’isoloir.

Sous les pavés la plage

En cette période de canicule n’oubliez pas votre kit « la révolution en tongs » qui vous assurera un bronzage estivalement révolutionnaire et prolétarien.

Le marcel est conseillé.

tgb

L’idiome du village

L’homme dont on ne peut plus prononcer le nom
(appelons le « la chose ») sous risque de sanction de 100 euros, je le vois.

Je le vois, s’effacer derrière le mot, je le vois disparaître dans la chose.

« la chose » donc, je la vois, derrière l’arrestation de deux jeunes et dangereux terroristes basanés de 6 et 12 ans, armés, d’un tricycle piégé et embarqués au poste pour une de ces gardes à vue dont le nombre explose.

« la chose » je la vois aussi, derrière ces six policiers obéissant sans états d’âme, aux ordres hiérarchiques, qui me font mieux comprendre, comment des pandores consciencieux, pouvaient rafler tranquille des enfants juifs en 40, avant de retourner paisibles, border leurs propres gosses le soir à la veillée.

« la chose je la vois encore, derrière les commentaires pathétiques des « bons français » des « honnêtes citoyens » laudateurs du tout sécuritaire, justifiant le pire de la saloperie, et monstrueux dans la certitude hideuse de leur « normalité » sale.

«  la chose » je la vois toujours, derrière l’ arithmétique froide, du reporting débile, basant le rapport humain sur la statistique et l’objectif quantitatif, faisant de la relation sociale, un sinistre bilan comptable, un tableau excel motivé par les primes au rendement. 

Oui la chose je la vois avant de ne plus la voir.

Car l’homme dont on ne peut plus prononcer le nom, celui, qu’on ne qualifie pas, qu’on identifie plus, qu’on ne peut même plus citer « casse toi pov’ c… » sans risquer le procès verbal, cet homme oui, qu’on prénomme tour à tour Chouchou, Naboléon, omniprésident, ou mr Bruni, cet homme aux mille surnoms gratifiés, s’interdit lui-même de patronyme.

Et le piège, par le jeu abusif et absurde de ses propres zélateurs, de se refermer sur l’abus de présence, l’excès de suffisance dans l’insuffisance, dans la surexposition banalisée, passant du stade de l’omniprésence, au stade intermédiaire de l’indifférence avant d’atteindre le stade fatal de la transparence :

L’homme dont on ne peut prononcer le nom et que l’on ne voit plus, tant on s’est habitué à ne plus voir que lui entre outrance et outrage, jusqu’à l’interdiction.

Et conscient de l’effet pervers, ses sbires, pas si cons, de tenter de désamorcer déjà : « Excès de zèle » par çi, « inadmissible » par là…à remettre de la mesure tenable dans la disproportion improductive, à réancrer de l’identifiable dans l’anonymat . Car le risque de ne plus dire son nom, c’est devoir se passer du martèlement obsédant de l’occurrence dans l’esprit conditionné. C’est devoir accepter le glissement progressif et sémantique du mot vers « la chose ».

De cette chose abstraite, indéfinissable, qui ne serait plus nommée. Le risque même du prénom impersonnel.

Un patronyme devenant dans le langage usuel et familier, du propre au commun, une insulte, un gros mot, une injure, un ustensile, un objet, une chose accessoire et triviale, voire une entité.

Comme ce monsieur Poubelle, ce monsieur Guillotin, ce Sir Sandwich, ce Besson de la « bessonade » : traîtrise

Jusqu’à cette question terrible dans sa stérilité ;

De quoi donc est le nom de l’homme dont on ne peut plus prononcer le nom ?

Car alors, le nom de l’homme dont on ne peut plus prononcer le nom, peut-il être transmis en gage d’hérédité, d’héritage politique et filial, au fils de l’homme dont on ne peut plus prononcer le nom, sans que ce nom devienne en insulte suprême au quotidien dans l’idiome du village

Jean, fils de…,enfant de S…selon que tu seras  tricycle ou bien scooter ?

tgb

L’insurrection qui vient pas !!!

Non seulement l’insurrection vient pas, mais en plus, d’après l’institut de sondage CBIPOE (Csa-Bolloré/Ifop-Parisot/Opinionway-Elysée), la liste UMP ferait 98,7% aux prochaines européennes, la liste PS 1,2%, les autres listes se partageant les 0,1% restant.

Non seulement l’insurrection vient toujours pas, mais en plus, record d’audience France 3 pour Patricia Kaas à l’Eurodaube en tube que personne n’aura jamais l’idée de télécharger. Une belle allégorie de l’EUROPE pour les euroscons, nivelée par l’euro-bas. Two points.

Non seulement l’insurrection viendra pas, mais en plus 51% des français n’aiment pas les jeunes qui ne s’insurgeront pas et n‘iront pas voter tandis que les plus de 65 ans eux, iront voter confort moderne ; ça leur fera une sortie dominicale.

Non seulement l’insurrection viendra jamais, mais Martine Aubry qui n’est même pas l’opposante numéro 72 veut être « la proposante » numéro 1.

Non seulement l’insurrection vient pas, mais en plus je bosse trois jours pour la multinationale qui sponsorise (sans le savoir) les conneries que j’écris et ça me fait même plus marrer.

Bonne semaine.

tgb

photo : skalpa