Douillet, là où ça fait mal !

Douillet est un grand Judoka.
C’est une affaire entendue
D’autant que je n’y connais rien :
ça c’est fait.

Sinon, Douillet est un sportif
Il aime la compétitivité 
Donc la gagne, donc le fric, donc la droite
tendance tatamis.

c’est son choix comme disait Sainte Evelyne Thomas recyclée sur Bolloré TV dans la même soupe analphabète

de droite aussi.

Douillet n’a pas mis les queues aux cerises
Ni la cerise sur le gâteau.
C’est un esprit simple dans un corset
Il n’a pas mis non plus son pognon dans un paradis fiscal
Vu qu’il y’en a plus (dixit son patron)
Douillet ne fait pas peur aux enfants
Pourtant il devrait
L’effet Schrek sûrement.
Il porte des flammes Olympiques
Qui s’éteignent
Et des pin’s Olympiques
Qui font peur aux chinois
Du genre ; « le sport c’est la paix… »

Cela dit c’est vrai que ça fait peur quand même
Un truc aussi violent

Sinon quoi …

En Asie,
Douillet ne pratique pas le tourisme sexuel
Ne s’accouple pas avec des boxeurs de 40 ans, pas même des sumos,
(ça peut être un handicap – BHL ne se fendra pas d’un appel dans le journal)
Douillet claque la bise à Bernadette C.
a du être complexé par son nom
Jusqu’à complexer les autres
Une leçon président

Enfin,

Douillet veut devenir Député UMP
Dans les Yvelines pourquoi pas !
Il répond des conneries aux questions qu’on lui pose et quand il ne sait pas quoi dire, il file de la métaphore sportive, au niveau de la ceinture (noire minimum)

‘La compétition m’a appris qu’il faut savoir rester humble et concentré. Si la demi-finale s’est bien passée, ce n’est pas la fin du combat’.

Assez branché sport de combat le gars.

Comme Douillet pratique la politique bisounours , qu’il parle dans le poste, qu’il est dans le top ten des personnalités préférées des Français, comme les électeurs vraiment de gauche ont le dégoût et ne se mobilisent plus, que les autres ont de la patasse dans la tête et vu la culture générale ambiante, avec 44% des voix pour 30% de participation au premier tour, c’est à dire moins de 15% des inscrits, il sera donc légitimement élu.

La démocratie en kimono, c’est un peu comme le string chez les sumos

Ça sépare à peu prés la droite de la gauche tout en masquant le trou du cul

Comme quoi,
Moi aussi je sais filer de la métaphore.

tgb

Le multi récidiviste

Ainsi donc, dans ce grand barnum compassionnel, à l’heure de passer au confessionnal  TF1, selon que vous saurez émouvoir ou pas, bouleverser ou pas, endosser avec sincérité le rôle de la victime en arborant vos stigmates ou pas, souffrir le martyr au JT du Golgotha 20 heures, faire pénitence en reconnaissant vos erreurs mais pas vos fautes ni votre responsabilité ou culpabilité jamais, vous serez, par le tribunal médiatique et l’avis du public, la courbe de l’audimat faisant foi, absout ou crucifié, promu ou démissionné, exonéré ou éliminé du jeu à 1 euro 20 la minute. 

Storytelling – tv réalité même combat.

Car au-delà des faits, des principes et des lois, des petits arrangements avec la vérité travaillés en média/training, ce qui importe n’est pas d’avoir la conscience ou l’inconscience tranquille, d’assumer ses actes ou ses lâchetés, mais bien, et on le sait depuis Meursault (l’Etranger – Camus)  d’avoir la capacité à bien pleurer aux enterrements devant la caméra.

C’est donc bien, au détecteur de mensonges télévisuel, selon que vous serez zappé ou pas, que le tremolo dans la voix vous fera coupable ou innocent.

Qu’on vous prenne en direct, la main dans la culotte raciste de l’auvergnat ou en flagrant délit d’escroquerie mise en scène chez Leclerc, du moment que vous saurez toucher le cœur de cible, déballer vos blessures narcissiques dans une audacieuse impudeur, vous indigner avec les mots qui gagnent, vous serez gracié ou supplicié pile  poil à l’heure du plateau repas.

Depuis qu’on a vidé, étripé, édulcoré Guy Moquet pour mieux le rendre inoffensif,  depuis qu’on a instrumentalisé le jeune communiste, jusque  dans les chiottes d’une triste équipe de France, depuis qu’on lui a dénié toute vérité historique, tout combat et engagement politique pour n’ en laisser qu’un fils châtré et bouleversant disant adieu à sa mère, le glissement progressif du sens au sensitif, de la chair au derme, n’à cessé d’en rajouter à la confusion et au simulacre.

A jouer, les gros bras d’un côté, le renforcement mécanique des lois contre la récidive, les chiens méchants, la pédophilie ou la pulsion criminelle, à parler d’homosexualité ou de délinquance génétique, à pousser au lynchage à chaque fait divers, à flatter les bas instincts, les je rote tout haut ce que les français pètent tout bas, tandis que de l’autre côté, on compatit avec une indulgence raffinée aux errements existentiels, aux déviances esthétisées des pipoles, des nantis, des fils ou neveux de …y’a bien des chances que cette injonction paradoxale perverse, finisse par faire d’irréparables dégâts.

A trop miser sur la sainte trinité : Logos Pathos et Laurence Ferrari, à trop brasser le cul la comm et la réalité, à botter le cul de l’ethos quand ça arrange tout en imposant une morale de classe à coups de flics et de fric, à exacerber la sensiblerie contre la sensibilité, l’émotivité contre l’émotion, on pourrait bien revoir effectivement quelque foule hystérique criant « à mort » et du bouc émissaire pendu aux branches.

Dans cette époque dramatiquement épidermique qui parle aux tripes du consommateur et à ses intestins et surtout pas, au cerveau du citoyen qui, je vous le rappelle, doit rester absolument disponible  au gavage, au gobage et à l’abêtissement, jouer régulièrement avec les affects des gens pourrait bien être considéré comme de l’incitation au crime.

C’est à la tête de l’état qu’officie en toute impunité le pire des récidivistes.

tgb

In rectum diabolicum

Voilà  donc qu’ Al qaïda nous invente la bombe-suppositoire !
Un nouveau mode opératoire dans la kamikazerie moderne et pétomane.

Le terroriste s’enfile la nitro (glycérine) ou quelque chose du genre recta rectum et au moindre prout de téléphone portable : boum ça explose.
Pour peu en plus que le flatuleur ait la grippe H1N1…

Première réflexion à chaud – On peut constater une fois de plus que le manque de moyens logistiques dope la créativité, illustrant à merveille cette maxime à méditer chez les dénués de tout : la liberté naît des contraintes – Formule qui ne manquera pas de les ragaillardir.

Deuxième réflexion refroidie : je crains le pire question zone d’embarquement ;

Déjà qu’il fallait enlever ses pompes et se faire peloter au passage des portiques, on risque maintenant un toucher rectal douanier, pas comme celui de Johnny nonnon, pas un toucher rectal défiscalisé remboursé par la sécu mais bien un doigt caoutchouté réglementaire, tandis qu’une file de voyageurs à quatre pattes  – toussez trois fois hop au suivant…– fait dans la reptation.

Savoureux préambule au décollage.
Je ne doute pas que cela fasse quelques envieux mais enfin…

Une bombe-suppositoire donc, indétectable sauf aux rayons X, sur le modèle des capsules de cocaïne ingérées par les passeurs et autres fourmis : honnêtement, on n’avait rien inventé d’aussi fendard depuis le coussin péteur, produit phare et indémodable côté farce.

Connaissant l’esprit grivois gaulois de mes concitoyens de chez Rabelais, je doute fortement que cela puisse terroriser qui que ce soit. Parce que dés qu’il s’agit de trou du cul, de pet et de thermomètre dans les anales du pays des grosses têtes :

– Une question de Mr Letrou de Bâle…

– elle  est où la bombe ?
– dans ton cul !

c’est la grosse poilade.

Non, ni les intégristes nihilistes barbus barbares ennemis intimes et fonds de commerce de Philippe Val, ni la chorale médiatique chargée de nous refourguer ça en caisse (sic) de résonance n’arrivera à tétaniser la population avec ce genre de dispositif.

Je n’imagine même pas Jean-Pierre Pernaut nous annoncer d’un ton grave et bouleversifié la désintégration d’un airbus A 320 et ses 213 victimes, suite à un attentat monstrueux, perpétré à coup de bombe-suppositoire, sans un fou rire général et incontinent dans les maisons de retraite françaises. 

Cela dit, in rectum diabolicum peut être, mais si pour chaque voyage en transit, on doit se taper une coloscopie avant les turbulences plus maintenant des risques de flatulences létales, je le dis comme je le pense, ma prochaine destination estivale c’est chez moi.

tgb

La Sorcière au placard

Il était une fois, à Montmartre, entre l’avenue Junot et la rue Lepic, un gentil petit passage champêtre, escalier mystérieux, arboré et bucolique  ouvert au public :

le passage de la Sorcière.

Apprécié des riverains, des flâneurs et des touristes hors des sentiers battus, ce passage piétonnier, dernier vestige du « maquis de Montmartre » vient d’être fermé arbitrairement par le syndic des copropriétaires sous les prétextes usuels et bien rodés  – quand on veut tuer son chien on l’accuse de la rage – de la sécurité et de la dangerosité du lieu.

Bref cet espace public, collectif, vient tout simplement d’être privatisé.

Certes, ce coup de force ne changera ni la face du monde, ni celle de Paris, ni même n’affectera la qualité de la sieste manageuse du maire Delanoë, suite à sa nuit blanche.

Cette (petite) affaire pourtant me semble assez emblématique de la posture embourgeoisée de l’élu socialiste lambda et de l’accaparement par des intérêts particuliers de l’espace public et social au détriment d’une cohabitation citoyenne et d’un certain art de vivre ensemble.

Bref du délabrement de la république et du délitement de son esprit civique.

Un nouveau ghetto de riches avec hôtel de luxe, vient donc de naître à Montmartre, sorte de « gate community » d’Anglosaxonie, segmentant un peu plus l’espace commun et refoulant le vulgum pecus sur la route à bagnoles entre deux merdes de chien.

Un accord, il y a quelques années, avait été conclu entre les différents co-propriétaires, dont la marie, possédant un charmant et discret terrain de boules (il me revient un pastis délectable sur invitation…) afin de garantir le passage public. C’est sur cet accord, sans concertation, et unilatéralement qu’est revenu le syndic interdisant ainsi par une méchante grille avec digicode  (un peu comme le bunker PS de Solférino) le lieu commun.

Lors de la manif bon enfant de samedi dernier, 150 participants remontés, six flics débonnaires  et une poignée d’élus, il était fort éducatif  d’entendre Monsieur Christophe Caresche, député PS de Paris, censé défendre le bien public, se fendre d’un discours copieusement sifflé du genre :

« les copropriétaires sont aussi des citoyens de Paris, ils ont aussi des droits, nous défendons le droit à la propriété privée et en conséquence nous ne ferons rien qui aille à l’encontre de leurs droits »!!!

Tandis que l’adjoint vert se démarquait courageusement de la majorité municipale dans une intervention mémorable qui pourrait se résumer en :  – c’est pas moi c’est ma soeur qu’a laissé blinder la grille centrale –

Bref à l’heure où notre cœur Vaillant, maire somnolent de la rente 18eme, semble plus préoccupé de récupérer l’action contre la privatisation de la poste et ses bulletins, (action pour laquelle il n’a guère décollé son postérieur de son fauteuil en cuir de notable véritable et qui avec ses amis de la dream team Jospinienne avait largement œuvré pour l’ouverture du capital de la société de services publics), que de protéger le bien collectif, cette anecdotique affaire illustre parfaitement le dévoiement et le déphasage azimuté des sociaux démocrates définitivement à l’ouest. Et bientôt nulle part…

Preuve s’il en est ce délicieux et édifiant petit dialogue que j’eus avec une militante socialiste  (il en reste si si, enfin au moins une)  :

Elle – Il faut que la gauche se rassemble
Moi – encore faudrait-il définir ce que vous mettez derrière le mot gauche
Elle – ah ben si on commence comme ça !!!

L’histoire du passage de la Sorcière donc, toute anecdotique qu’elle soit, révèle bien ce glissement de l’intérêt général vers l’intérêt particulier et comment le PS, un coup dans le zig, un coup dans le zag, a finalement choisi son camp.

Quant à l’escalier romantique, nul doute que les signatures de Richard Berry, Charles Berling, Jean-Paul Rouve…sur la pétition citoyenne, sauront émouvoir nos élus, entre deux camomilles, plus sensibles à la causerie du pipole qu’à la cause du peuple. 

Affaire à suivre….

tgb

Faut-il castrer Polanski ?

(chimiquement)

Nan !!!!!!  j’déconne…..
mais la question est bonne
Parce que, faudrait savoir
On Castre (chimiquement) les pédophiles récidivistes côté populo démago
Ou on célèbre (esthétiquement ) Mitterrand Polanski, côté cercle d’amis

Les intimes…

L’axe Sarko/Bruni nous la joue Frankenstein
Il nous sort le Bobo-poujado–populo-people
La droite neuilly-camembert macquée à la jet set épidermiquement de gauche

le croisement contre nature de la droite beauf et de la bof gauche

l’accouplement hybride Hortefeux/Kouchner – petit doigt en l’air/ecrase merde :

Et y’a schizophrénie.

Car, en principe, en république j’veux dire, il ne peut y avoir une morale éthérée pour les uns qui se l’achètent ou se l’indemnisent amen, et une loi pour les autres, les gens qu’on karcherise ou qu’on castratrise, chimiquement .

Ou alors faut le dire clairement.
Un cercle de privilégiés est au-dessus des lois ; au balcon

Et tout le reste, est en dessous,

de la matraque.

au charbon

Ce serait t’y pas un vieux retour de classes ça ?

J’aime bien Polanski – j’ai lu son roman « Roman »
Sa vie son œuvre, ses anges son diable ! quel destin !

J’aime ses films, pas Rosemary‘baby, trop gore pour moi, ni les derniers trop propres, mais le couteau dans l’eau, Répulsion, Cul de sac, Le Locataire, Chinatown tout ça…j’adore.

Y’a du Kafka chez ce mec là, de la souffrance et du génie
Du sulfureux aussi : Ce chic pour se foutre dans des trucs tordus
ou ce fatum…

Je me fous bien de savoir où Polanski met sa queue  ?
(enfin y’a des limites)

Je le crois honorable.

(Et puis j’ai un faible pour les petits comme moi – Woody Allen, Chaplin,
Dustin Hoffman, Pierre Etaix, même Playmobil Pujadas pour dire, moins un :
A talonnettes

Qu’on lui foute la paix à Roman, à commencer par son fan culb pétitioniste, pas fin sur ce coup, (même David Linch), et qui lui rend pas service.

S’il doit y avoir indulgence pour une œuvre, qui a tous les droits, et pour Polanski, qui a assez morflé comme ça, il n’y a aucune raison que la justice fasse la différence entre deux hommes qu’il soit une star, qu’il soit un gueux (et même une ordure)

Il ne peut y avoir une loi pour les jean-foutre comme nous, qu’on traite à la chimie, au valium ou au H1N1 et une exemption générale pour les prédateurs et leurs invités, les fous du roi ou les protégés de la dame.

Ou alors faut dire,
faut sortir le contrat
Faut dire qu’on n’est plus du même monde
Qu’on n’a plus les mêmes droits et devoirs
Qu’on est tout juste bon à payer los conneries
les crises les outrances les outrages
Et à bouffer du people en guise de politique.

(Là-dessus, c’est un sans-faute, le mouton est devenu tellement con qu’il vote pour le loup.)

Non faut pas lyncher Polanski, faut lui lâcher la grappe et aimer ses films (ou pas)
mais faut pas non plus que la ploutocratie se croit tout permis et qu’à chaque fait divers aussi horrible soit il, elle nous ponde une loi fétide de plus dans la confusion et le pathos général.

Personne castre personne
On se parle pas comme ça
On n’est pas des chiens.

tgb

La carpette coréenne

Quand même c’est caustique ;

Quasi humiliant ;

Missionner Jack Lang en Corée du nord, faut admettre, c’est limite cruel.

Moi même, qui n’éprouve pas une tendresse démesurée pour la précieuse ridicule moumoutée, l’égérie 80 des  » love parade  » et autres joyeusetés carnavalo-cultureuses, je n’aurais pas osé.

Je sais bien que lécher langoureusement le fion gominé du président, faire adopter (à deux voix prés) la réforme de la constitution française ou soutenir, seul membre du PS, la loi Hadopi (sans la lire) ne suffit pas à vous faire passer de l’ombre à la lumière sarko-télévisuelle, ou de la gauche caviar à la droite camembert qui pue, mais tout de même, on aurait pu espérer de la part du nabocrate un peu plus de mansuétude.

Du genre  : Mesdames messieurs nous allons passer parmi vous, si vous avez un petit maroquin ministériel, un ticket électoral ou une quelconque  mission gouvernementale un tantinet prestigieuse, soyez généreux, cela aidera notre collègue sans domicile fixe de Calais, à se tenir propre et à payer sa chambre du Ritz cette nuit.

J’t’en fous, directement déporté en Corée du nord, le Jack.
Déjà que parachuter Michel Rocard au pôle nord frisait l’ingratitude.

J’admets qu’en France, on manque terriblement de mines de sel, qu’on a fermé les bagnes de Cayenne et qu’il a beau faire frisquet dans le Doubs du côté de Mouth, ce n’est quand même pas la Sibérie, mais est-ce une raison suffisante pour infliger aux renégats zélés en pré-retraite, des heures de fanfares officielles lors des fêtes de musiques coréennes ?

Sûr qu’il va pas rigoler tous les jours le Jack, sûr que c’est pas du côté de chez Pyongyang qu’il va s’émoustiller le col mao, versus carpette coréenne, en se chatouillant sous les bras avec le pote Polanski.

Et imaginez que le facétieux Kim jong-il nous le garde en otage…
Ou pire qu’il nous le renvoie fissa 
accompagné d’un courrier diplomatique du style :

On est salaud, mais quand même on n’a pas mérité ça
Recyclez vous-même vos déchets politicards !

On aura l’air malin.

Je suis bien conscient qu’exporter à l’étranger nos députés absentéistes aussi grandiloquents qu’inutiles, aussi verbeux que désopilants et aussi coûteux qu’improductifs, pourrait, à terme, doper notre balance commerciale mais quand même, doit on pour cela sacrifier nos vieilles reliques de style pompier, traces mineures mais caractéristiques de notre patrimoine national ?

Je pose la question.

tgb

Démanagement – 2

Ben moi je dis y’en a la dedans !!!

De la ressource, de la créativité, de l’esprit de synthèse finaud, rapport à de l’analyse systémique trapue.

Faut reconnaître : ça phosphore fort du brain storming dans la téléphonie française sur fond de quatre saisons vivaldiennes à 1 euro 34 la minute..

Car, quand on a du haut cadre manager, capable, face à une situation dégradée de pondre de la réponse idoine et adaptée, y’a pas, tout mauvais esprit au sarcasme facile que l’on soit, faut la jouer fair-play, voire élégant.

J’admire donc, je m’incline  platement. Et je m’explique :

Ainsi donc France-tétécom, suite à quelques dégâts collatéraux dans  le bétail humain, la ressource humaine construit à saint Denis, un immeuble zero suicide « le Balthazar », pour prévenir toute défénestration dommageable.

Fenêtres condamnées – passerelles  et terrasses inaccessibles  – rambardes rehaussées –  » un immeuble le plus sécuritaire possible  »  nous déclare avec fierté Sylvie Robin, membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)

et je plussoie.

Je plussoie  avec un enthousiasme non dissimulé, car un esprit simple (disons moi ) se serait naturellement penché (pas trop quand même) sur les causes des multiples dépressions et autres comportements mortifères dans cette bonne vieille entreprise du 22 à Asnières.

Je sais pas moi au hasard : management par la terreur – objectifs hors d’atteinte – turn over systématique – ambiance malsaine et délétère sur les plateformes téléphoniques  – déconsidération et harcèlement des salariés poussés à la démission …

Mais le côté visionnaire  de l’équipe dirigeante m’ouvre des perspectives que je ne soupçonnais pas. Andouille que je j’étais, puisque là où les managers de France télécom sont balèzes, c’est qu’eux, sans atermoiements inutiles, s’en prennent directement aux conséquences en s’épargnant le facteur causes et ç’est à cela que l’on reconnaît le fleuron du haut commandement français formé aux méthodes performantes d’Anglosaxonie.

Donc, c’est dans un climat sympathiquement carcéral, forcément ragaillardissant que va pouvoir s’épanouir le salarié orange choyé aux petits ognons managériaux.

Soulagé de clope café et de pause détente sur la terrasse ensoleillée, protégé de l’air frais et vicié de l’extérieur, avec ce sentiment rassurant d’être enfermé à l’intérieur d’un bunker sur la ligne Maginot de l’accident du travail, nul doute que le moral du travailleur s’en trouvera fortement rassénéré.

Dans la tension de l’hyper compétitivité inter personnelle, le climat oppressant de l’enfermement ne peut, et c’est une évidence, que générer un sain et serein sentiment maternel confortable et protecteur.  

Remercions donc France télécom pour cette brillante  initiative et cette avancée sociale éminemment cogitée en vue de la protection de l’intégrité  physique et de l’hygiène mentale du salarié passé au presse orange.

Un bémol toutefois : je me demande si cet immeuble zéro suicide, empêchera de se taillader les veines dans les toilettes, de se pendre dans la salle de réunion au barko, ou d’avaler des barbituriques à la cantine …je ne parle même pas de faire un carton sur le comité de direction dont l’humanisme lucide le dispute à la fertile imagination. 

– Ah zut de zut –
nous déclarerait sans ambages Sylvie Robin, un tantinet perplexe, ressortant illico son paper board pour circonvenir ces derniers détails :

– avec des couverts en plastique à la cantine, de la vidéo surveillance dans les toilettes et des détecteurs à l’entrée ça peut le faire…accoucherait elle sans doute du haut de son mirador neuronal.

Apprécions donc la finesse de tant de jus de crâne : quand la société atteint une telle sophistication dans l’intelligence, c’est que notre civilisation  n’en a plus pour longtemps.

On peut prendre ça comme une bonne nouvelle !!!

tgb

photo : D.A

Regarde les Rafale tomber


Dialogue téléphonique (virtuel) entre Baratin 1er, président bonimenteur de foire expo, technico commercial de la maison Dassault père fils et retrocommissions, refourgueur laborieux d’avions plongeurs et Serge D, fabricateur subventionné d’avions invendables et submersibles et de jet Falcon pour la jet set siliconée

– Dis donc mon Sergio, t’te foutrais pas un peu de ma fiole des fois ?

– Oh président, mais quoi mais qu’est ce ? z’êtes pas jouasse de vous trouver si beau en ce miroir du Figaro, vous le sauveur messianique du monde militaro-industriel libre ?

– te cause pas de ça mon Sergio, ni de tes électeurs achetés à coups de bifetons dans l’urne, j’te parle de tes avionnettes pourries qui font rien qu’à sombrer dans la piscine de Carlita, qu’après faut tout serpiller des heures. Y sont water-proof tes engins ? parce que s’ils sont amphibies, faut l’dire, ça peut aider à la retape.

– ben non monsieur le président, en principe pas, mais c’est juste une malencontreuse collision entre deux chauffards avinés mon président, une regrettable erreur humaine qui va leur coûter un max de points sur leur permis de pilote d’essai, je vous le garantis.

– tu m’étonnes !!!  j’me doute qu’on va pas crier sur les toits que c’est tes zincs de merde qui tiennent pas la route en l’air, mais franchement ça la fout mal, moi qui me casse la teub à les refourguer à des péquenots brésiliens et qu’aussi sec, pour me donner un coup de moule, tu me les plonges dans la bouillasse, si je disais ça à Tonton Marcel…

– C’était pas signé monsieur le président ?

– Ben mon Sergio, tu regardes trop la télé toi, si tu crois toutes les conneries que j’raconte sur le paf de Chabot. A c’t’heure et à ce jour, pas un qu’on en a refilé aux bouseux, pas un. On a du réquisitionné l’armée Française pour nous les éponger tes aéroplanes aquatiques, en menaçant de fusiller quelques généraux en plus, c’est dire…

– On a quand même récupéré un pilote monsieur le président…

– Et alors y vaut 500 000 patates ton aviateur ? parce que larguer un milliard d’euros dans la méditerranée, j’te cache pas que ça fait cher de l’épuisette. Une chance qu’ils soient pas tombés direct sur le yacht de Bolloré encore…

– On va leur faire une ristourne aux cariocas, ça va s’arranger…

– Ouais et à part que tes hydravions sont hors de prix, qu’ils pompent un max, qu’ils adorent se baigner et que leur entretien coûte la peau des fesses liftées de Carlita, t’as d’autres arguments de vente ?

– Que le siège éjectable  est en véritable cuir de yack…

– …

– qu’ils font des looping avec des jolies fumées tricolores le 14 juillet

– des loupés ?!…

– ….que les Emirats Arabes Unis sont preneurs…

– Sont preneurs que dalle, comme Kadhafi, et avec tes avions dans la poiscaille, ça va pas s’arranger. A part nous les faire exploser direct en vol t’as une autre idée de promo ? parce que j’lui dis quoi au barbudo, que je lui refile du sous marin nucléaire gratos pour aller se les chercher au fond de l’aquarium ses épaves…

– y’a qu’à dire que c’est un coup des Iraniens, monsieur le président…

– ….

– ou de la bande à Tarnac ou de Galouzeau de Villepin

– Ils sont cons à gober du calamar géant, mais là, ça va quand même être duraille à faire avaler mon Sergio…va falloir sacrément lubrifier…

– On demande qu’à lubrifier à la une du Figaro mon président, Mougeotte demande qu’à…

– Et sinon mon Falcon il avance ? parce qu’avec ma petite douzaine d’appareils, j’te raconte pas comment que j’suis un peu juste pour faire les courses à monop moi

– un siège éjectable en véritable cuir de yack ça vous dirait ?

– et pourquoi pas un strapontin en ronce de noyer…le siège éjectable c’est pour Fillon et sans parachute doré encore. C’est le roi de la turbulence le François, avec sortie en vol plané double salto crashé

– on a qu’à dire que c’est lui qui pilotait alors…

– t’en as d’autres des idées à la con mon Sergio ?

– ben…sinon on a sorti un gros dossier bien dégueu sur les aiguilleurs du ciel qu’en branlent pas une…

– ben voilà quand tu veux mon pépère, une idée à creuser bien à fond, bien au fond…j’t’envoie les palmes…

– académiques ?

– t’es au radar ou quoi ? quand t’auras lu tout Alain Proust comme moi sur la photo du Figaro mon Sergio.

– Et pour ma flotte de Rafale alors monsieur le président ?

– Ma flotte pfffff….

– Monsieur le président ?

– Appelle Manaudou….

tgb

photo 2 : D.A

J’ai du rater un épisode…

Mais  c’est que moi, j’en étais resté au dégazage du maréchal Hortefeux, au buzz sur fond de pet refoulé qui finit par s’échapper malencontreusement des sphincters auvergnats. Un peu, comme on largue une caisse en douce, une de ces pensées rectales qu’on programme discrète, sinon malodorante, et qui, manque de bol, finit par claironner du cul à grand ramdam, vous désignant impitoyablement comme le crado de l’assistance …

Douze buzz plus tard, il n’en reste rien, rien de plus qu’un prout Vallsien, Frêchien, Kouchnerien, ou Finkielkrautien, un de ces lâchers ordinaires  de CO2 fétide, du, aux troubles digestifs d’intellectualo-poujadistes, participant à l’empuantissement tranquille de l’atmosphère.

Et pour tout dire ça ne m’étonne guère, car dans le grand discount, de l’hyper marché de l’info marketée, conformée à la surface des choses, que le sport soit à la chasse à courre du gueux dans la jungle de Calais, (prononcer jungle – entre jingle et google – plus frais et sympa) ou à l’excommunication définitive par la chorale officielle de la police de la pensée formateuse, rapport au moindre doute ou questionnement émis face à la thèse officielle du 11 septembre, je sais depuis longtemps que la volatilité de l’actu, le dispute  à la frilosité du médium, voire, à sa frivolité  :

Plus belle la vie :

Michèle est-elle la véritable mère de Lara ?
Giscard a t’il vraiment brouté lady di ?

Et me voilà donc à nouveau dans l’allée centrale de l’usine médiatico-marchande.  A traîner dans les rayons, à me demander ce que je vais bien pouvoir mettre sous la dent de mon caddy blasé, avant la caisse enregistreuse, avec cette envie de rien ou de pas grand-chose :

Entre une boîte de consommation des ménages en recul
Et un paquet de moral des patrons en hausse
Un lot en promo de Mache1 ben1
Et du Clearstream limite frelaté en tête de gondole…

Bof,

Le suicidé France télecom ne faisant plus recette, déjà qu’en ces temps de grève postière, la balle du corbeau n’atteint plus la chieuse colombe, attendre éventuellement que le salarié névropathe tout à sa mortification se transforme en psychopathe performant et flingue de çi de là du manager productiviste…

n’en doutons pas ça viendra…

Mais non, il y a des jours comme ça, où, peu vous chaut, même les flatulences gazeuses de Bhl Glucksmann et Cohn Bendit, le néo con à col vert, qui nous ressortent pour la énième fois du munichois par ci et de l’antisémitisme par là, les deux axiomes de la pensée double branche, versus Afflelou.

Alors quoi ? juste ressortir du grand bazar, avant la nausée, miser sur le côté éminemment sombrero sparadrap de Manuel Zelaya, qui a, j’en ai l’impression , pas fini de coller aux doigts pourris et poisseux d’apprentis Pinochet génétiquement modifiés que la machine à gaver voudrait nous refourguer

et batifoler au soleil, tant qu’il y’en a tant qu’on ne l’a pas encore privatisé.

N’en doutons pas ça viendra aussi

tgb