Elections, poils au menton !

J’voudrais pas critiquer, pas mon genre, mais quand même, on se demande bien à quoi ça sert de faire terroriste comme métier si on n’a même pas la gueule de l’emploi avec Djihad marqué dessus.

Pensez donc, un Mohamed Merah, ça ressemble à quoi ? à une vague racaille à capuche, tout juste bon à tirer sur un portable et un joint en même temps. Ça fait du quoi ça…du 1 point dans les sondages, pas mieux.

Du travail d’amateur pour ne pas dire d’arabe.

Si vous croyez que c’est avec ça qu’on va foutre la trouille aux déambulateurs de chez Pernaud.

Tandis qu’avec la bande de Forsane Alizza, alors là c’est du lourd, du sérieux, du crédible. Du terroriste consciencieux que c’est tellement marqué dessus, que ça fait plaisir à voir. Voilà des gars au moins qui prennent à cœur leur boulot de méchants.

Rien que la tronche de Mohamed Achamlane, du barbu de chez polygame patibulaire avec babouches assorties, du genre à se faire chopper direct à l’aéroport tellement que ça clignote fondamentaliste, ben c’est de la tête de pro.

Que t’as même pas besoin de sortir la kalach pour foutre les miquettes à l’électeur moyen qu’il file direct à la droite-sécurité-j’ai peur avec video surveillance dans l’urne sans passer par la case isoloir.

Après, reste plus qu’a imprimer du gros rouge dégoulinant avec de gros morceaux d’ islamofascistes dedans, de l’ intégrisme radical tout poilu, et là, c’est du 3 ou 4 % minimum ou c’est à vous dégoûter de faire Guéant comme métier.

On change de division.

Après bien sûr, faut pas rentrer dans la subtilité du détail de la chose, bien rester collé au pileux de l’affaire, parce que si on fait dans la complexité, on est tous à l’ouest, au delà même de l’Otan…

Prenons « salafisme » par exemple, ce mot qui fout la courante à n’importe quel apprenti Rioufol rasé frais du Figaro du matin, faudrait déjà clarifier.

De quel « salafisme » parle t’on ? de celui avec lequel on s’allie en Libye et qui depuis fout le bazar total jusqu’à Tombouctou, de celui qui zigouille le manifestant au Bahreïn, au Yemen, ou de celui qui, au nom de l’exemplaire « ligue arabe » zigouille du soldat régulier qui zigouille du manifestant pas régulier en Syrie ?

Du « salafisme » qui finance les mouvements extrémistes en Egypte, en Tunisie, du « salafisme » sauce saoudienne qui coupe les mains, découpe les têtes, œil pour oeil, ou du « salafisme » qatari, qui achète Lagardere, le PSG tout en un, et soutient les projets en banlieue avec la bénédiction de notre gouvernement reconnaissant plus trop regardant question épilation ?

Et la déjà on en perd son Zemmour.

Et AL Qaida ? savez ce truc qui fait qu’on se sent déjà oppressé par une ceinture d’explosifs à la taille rien que de prononcer, de quel Al Qaida il s’agit ? du gentil Al Qaida, copain copain, que la charia Libyenne ça va bien dixit BHL, à pas confondre avec la charia d’à côté qui va pas ? ou de l’Al Qaïda qu’on sort à chaque élection histoire de se faire un peu mousser du savon au menton ?

Parce que dans le grand box du double triple jeu, du qui manipule qui, instrumentalise qui et se sert de qui pour aboutir à quoi c’est un sacré beau merdier.

Alors pas trop se poser de questions, à 15 jours des élections, faire de la chasse au barbu, pas du barbichu avec collier, genre socialo socio-cul des années 70, non de l’hirsute louche et de la broussaille halal avec encore du couscous explosif dedans.

Faire de la rafle spectacle à la Tarnac un peu trop glabre, jusqu’à faire passer une bande de pieds nickelés un peu cons à peine foutus de penser à un attentat et surtout pas foutus d’en faire, pour la bande à Laden.

A la touffe, pas à l’épilé, c’est comme ça qu’à la DCRI, fins limiers, on choppe les terroristes ou qu’on les rate.

Elections poils aux cons.

tgb

La victoire ou la taule

 « Si Sarko passe pas, ils sont tous morts »

Ainsi s’exprimait Nastasia, fille de Thierry Gaubert, au téléphone avec son ami David C, rapport aux révélations que Mme Ex Gaubert venait de faire à la police.

Et c’est bien de ce léger dilemme dont il s’agit ici :

la victoire ou la taule.

Rien d’étonnant donc, à ce que le petit salopeur en chef d’une république si irréprochable que toute la bande des voyoutocrates élyséens, Gaubert, Bazire, Copé, Hortefeux, Takieddine, Guéant, Balladur, … cauchemarde déjà du toucher rectal, se débâte comme un chien enragé, dos au mur, tout à perdre.

Forcément plus motivant que de savoir qu’au pire, on retournera finir son régime de croisière sur les légers clapotis d’une assoupie Corrèze.

Car pour ce qui est des affaires, c’est l’embarras du choix. Tant peut-être que trop d’affaires lâchent l’affaire et que la multitude des scandales finisse par donner le tournis jusqu’à ne plus savoir où donner du scandale.

Là où dans un pays du nord la moindre facture de travers vous envoie finir votre carrière en maison de retraite politicarde, ici dans le panier de crabes parfumés à l’oseille, l’accumulation des tripatouillages de premier cercle, peut vous garantir la légion d’honneur.

On a les faits d’armes qu’on peut.

Au rayon petites saloperies entre amis vous avez au choix : L’Affaire Karachi, Kadhafi, Bettencourt, Tapie, Wildenstein, Servier, Bongo, de la Jatte, Bruni…(lire ici liste relativement exhaustive ) pour ne citer que les plus immergées.

L’halal plutôt que l’hallali

Et pendant que le chœur des pleureuses entonne son refrain préféré « la dette la dette la dette » la France qui s’enrichit, continue de se payer sur la bête.

Que le plus grand assisté de France aux 175% d’augmentation, demandant une modeste rallonge de 115 milliards d’efforts aux contribuables exsangues décroche sa seconde queue de Mickey, et l’on verra alors une à une s’étouffer les affaires, qu’il nous débarrasse enfin le plancher de ses mocassins merdeux et le petit trafiquant es truanderies pourrait alors finir sur un croc de boucher, sa bande de racailles y compris dans une ravissante installation de carcasses alignées, la Rolex au poignet.

« Un jour, j’irai faire du fric » déclarait en 2005 le petit paltoquet tout ripoux.

Son patrimoine ayant progressé de 30 % depuis 2007, il semblerait que tout à son obsession vénale, l’affaire soit bien engagée.

En ce qui le concerne du moins, sa promesse d’augmentation du pouvoir d’achat a été tenue.

On ne peut pas lui enlever ça.

tgb

La France statistique ou le pays du camembert

A force de sonder l’âme humaine, d’en faire des courbes qui se croisent et des graphiques à la sauce power point pour mieux remplir les poches de Parisot (Ifop) et de Bolloré (CSA), ne restait plus qu’à nous enfiler un thermomètre quelque part pour prendre la température de notre libido électorale versus Ogino.

Voilà c’est fait, par l’Ifop pour le magazine porno, Hot vidéo.

Inutile de vous dire que je me fous de cet échantillonnage représentatif comme de ma première branlette, m’intéressant davantage à ce qu’il y a dans mon slip kangourou, qu’à ce qui se trouve dans le boxer du voisin.

Quant au string de ma voisine, c’est une autre histoire.

Nonobstant et pour l’anecdote, que toutes ces préventions ne nous empêchent pas de faire quelques commentaires fulgurants :

1 – où l’on découvre sans surprise que les électeurs de droite ont une vie sexuelle plus stable et moins intense que ceux de gauche. Bref que ça baise moins chez le pénis à talonnettes (6,7 rapports mensuels) et Bayrou balle au centre (5,9) ce dont on se doutait, rapport à la clientèle – les cathos de plus de 75 ans n’étant pas forcément des accros de la galipette – tandis qu’on tend davantage vers la méthode Bonobo, chez les tenants de la bite et de la faucille entre les dents (7,7).

(dans une moyenne de 7,8 pour l’ensemble des français. Supposant que le 0,8 est la part prise par les spéculateurs précoces.)

2 – que plus on se radicalise et plus on baise. Ce que nous confirme aisément la tronche d’un Charles-Henri de chez jeune pop, un tantinet engorgé du poireau, malgré les multiples érections matinales épanchées sur les tracts torrides de Nadine Morano ou Jean-François Copé.

3 – qu’à droite, on déclare avoir eu 7 partenaires selon les organisateurs mais 2354 selon Carla Bruni, 9 à gauche selon François et Ségolène, 1234 selon DSK dont 9 pas tarifés, et 10 au FN si l’on inclue les viols collectifs sur du Wagner.

4 – que la pipe est de gauche, tendance Rocard, la sodomie, radicale et protestataire, ce qui certes ne nous empêche pas de nous faire enculer par le patronat, et le cunnilingus porté mystérieusement disparu, ce qui est assez révélateur de cette société de peu de parité.

Le 69 grand absent de la présidentielle.

5 – qu’au front de gauche, on privilégie volontiers l’échangisme, et c’est bien normal pour un mouvement basé sur la redistribution, le collectif et le mélange social, tandis qu’à droite, tout à l’onanisme, on partage pas, sauf si on peut se faire une plus value sur du rapport compétitif.

Bref pour conclure et faire court, plus on est frustré aigris coincé, plus on vote à droite, plus on est insatisfait, révolté, indigné, plus on vote à gauche.

Tu parles d’un scoop.

Et que donc, il est où ton bulletin de vote ?

Dans ton cul !

tgb ( acronyme qui ne signifie pas forcément Très Grosse Bite)

C’est mieux que si c’était pire

Dieu que ça avait phosphoré sous les lambris dorés de la république.

Dieu que le remue méninge fut productif, jusqu’à s’empouler des neurones.

Dieu que le jus de crâne des têtes d’œuf de l’énarchie centrale fut finement pressé.

Oh charme envoûtant de la poésie communicationnelle, exquise volupté de l’amphigouri gouvernemental, faisant du vrai un délicat moment du faux et d’une annonce officielle, un fumeux attrape-couillon pour électeur pas regardant.

 » baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs »

J’aime la beauté sémantique de cette phrase. J’aime à me laisser happer par le vertigineux sabir technico-linguistique. A ce niveau d’élucubrations étatiques, le n’importenawak frisant l’œuvre d’art post moderne.

A décliner toute influence sur le réel, ne restait plus qu’à jouer sur les mots, tant la perception de la réalité finissant par s’imposer aux faits.

La logomachie comme programme.

Il en était tellement fier de ce galimatias de spin docteur jouant au touche pipi sondagier, que le président d’origine hongroise et d’apparence non identifiée voire point d’allure, tint à l’annoncer lui-même et derechef à la France.

« Le président candidat a affirmé que les chiffres du chômage, communiqués ce lundi soir par l’INSEE, montreraient « une baisse tendancielle de l’augmentation du nombre de chômeurs » pour février… »

Autrement traduit par de la métaphore cyclo-touristique à deux rétropédales :

« la pente baisserait dans la montée »

Certes pour obtenir ce brillantissime résultat il fallut forcer sur le scalpel, rapport aux multiples radiations des assistés chômeurs, consommer les deux tiers des 340 000 contrats aidés 2012 autrement nommés stages parking, bricoler les catégories ABCDE.. par de subtils jeux de repporting et autres glissements comptables de colonnes statistiques, envoyer en délégation le doucereux Bertrand quémander sournoisement aux patrons d’entreprises, l’obligeance de repousser la date de péremption de quelques milliers de salariés à une date ultérieure : après les présidentielles, voire les législatives de préférence.

Autant vous dire donc futur chair à canon de l’emploi prébradé, comment que la pente va s’élever brutalement dans les derniers lacets du printemps et comment que la fringale risque bien de vous la chanter tout l’été, avant même que l’hiver fût venu.

S’il vient.

Nonobstant ces hardis tripatouillages convenons tout de même que la formule magique abracadabra qui permit à l’esbroufeur président candidat de prononcer habilement le mot baisse rapport à une augmentation ne manque pas de créativité.

A ce stade d’irréalité et de l’ombre du doigt sur les vessies de la caverne, tandis que la lune se lanterne, on pourrait juste espérer qu’au moins pendant qu’ils écrivent des conneries, oublient ils d’en faire…

J’t’en fous !!!

tgb

dessin du génial Voutch piqué à Zgur

L’assassin était presque parfait

Pour résumer les épisodes précédents : Florence Cassez reste en prison, Mohamed Merah reste mort, le candidat président reste président candidat en alternance et la France reste un peu forte sur les bords.

La partouze émotionnelle étant terminée, les merdias peuvent remballer leur emballement compassionnel avec du bolduc autour, continuer à remplir de vide leur rien en live or dead, le président en sursis d’origine hongroise, s’efforcer d’engranger son butin électoral et l’assassin au profil presque parfait, jeune racaille délinquante, islamo-salafiste de chez Al-qaïda assisté (RSA) et bouffeur de halal, ayant définitivement fermé sa sale gueule, être jeté dans la Garonne, sans autres formes de procès, selon les rites musulmans bien connus.

Assez dépité sans doute de ne pas y retrouver 70 vierges au fond.

On peut ainsi se remettre tranquillement dans les réunions publiques pour retraités oisifs de l’ump, à huer l’immigré, le chômeur, le fonctionnaire et le syndicaliste dans la plus exquise des « Frances » rassemblées par un président d’origine hongroise, diviseur/protecteur, promulguéant du liberticide selon la vieille recette dans la vieille marmite d’un fait divers/une loi, exhumant de la sciure le bon vieux débat sur la peine de mort dans une totale sérénité.

Faire peur plus pour rassurer plus.

« Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera plus de générosité, plus de tolérance, plus de démocratie”– Maire d’Oslo.

« Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera moins de liberté, plus de surveillance, moins de démocratie”– Président/candidat en alternance d’origine hongroise de France. (je résume)

Rappelons au passage pour le lecteur distrait le podium du massacreur d’enfants de l’année 2011/2012

Anders Breivik (Norvège) – Fondamentaliste Rioufolien – 77 morts

Robert Bales (Afghanistan) – Fondamentalement ultraricain : 16 morts dont 9 enfants

Mohamed Merah – Fondamentaliste qui tombe bien : 7 morts dont 3 enfants

Et pendant que les intégristes de l’intégrisme d’en face (ou d’à côté) exultent, tout au soulagement de ne pas se retrouver pour une fois sur la photo, les chaînes de télé en continu, de soupeser avidement leurs jolis taux d’audience, repues par tant de cadavres d’enfant tout frais sortis d’un bus belge en bouillie ou d’une école juive.

Il sera toujours temps de se demander, ce que pouvait bien foutre ce bon à rien de ministre de l’intérieur de la civilisation supérieure et pour le coup méchamment laxiste qui laissa égorger nos femmes et nos enfants dans la campagne, en restant indulgent pour Bernard Squarcini, patron d’une DCRI historiquement en grève, bien trop occupé à éplucher les fadettes des terroristes journalistes.

Une mission autrement prioritaire que de surveiller le territoire.

A l’issue de cette triste mascarade, il se pourrait bien que le con de votant toujours enthousiaste à l’idée de se faire mettre soit assez étonné de ne pas retrouver dans l’au-delà des présidentielles les 70 promesses qu’un margoulin d’origine hongroise lui fit miroiter.

Mais après tout sans doute, vaut-il mieux être cocu que mort.

tgb

illustration 1 :Thomas Doyle

Le temps des noyaux de cerises

Bon j’y étais.

Et je confirme. Au grand jeu de ki ka la plus grosse, incontestablement, le front de gauche, versus Meluche, les a tous défoncés.

J’y étais, j’ai vu, j’ai remonté le cortège Nation/Bastille, j’ai vécu l’extrême densité sur place, j’ai joué des pointes pour chopper un bout d’écran géant, le paradoxe étant que même immergé dans le réel, on le vit encore par l’entremise des pixels, j’ai écouté le discours aux accents gaulliens du héros, j’ai remonté les flux, avant de ne plus pouvoir remonter rien du tout, puis j’ai enfin opéré un repli stratégique d’avant reflux.

Combien étions-nous ? je sais pas – 50 000 c’est évident, 100 000 c’est bien possible. Il est certainement plus facile de mesurer le nombre de participants dans une salle de 30 000 places que de jauger la foule compacte dans tout un quartier de Paris.

Ce qui n’empêcha pourtant pas les larbins du journalisme complaisant de relayer les chiffres sarko-loufoques de la convention des retraités de Villepinte, entre deux croisières Costa, 40, 50, 80 000 allons-y et d’avoir soudainement de charmantes pudeurs de pucelle, et autres scrupules et coquetteries rapport à la fréquentation massive de la Bastoche.

Des dizaines de milliers… c’est à dire 2, 3 ou 12 ? En termes sémantiques 100 000 ou quelques dizaines de milliers ne disant effectivement pas la tout à fait la même chose.

En tout cas, constatons une fois de plus que le manque de moyens, c’est au moins ça, contrairement au confort économique des nantis pousse à l’inventivité. Quand on n’a pas de quoi s’offrir une grande salle, on s’offre une grande place dans l’histoire.

Restons créatifs.

Si Dimanche il y eut un événement remarquable, c’était ce moment-là, cette célébration de la Commune, rayée des manuels scolaires, du temps des cerises et du printemps des peuples.

Pendant ce temps-là Flamby, à contre-temps, faisait son cirque d’hiver.

Fort logiquement donc, suivant cette démonstration pour ne pas dire déflagration populaire, c’est 5 minutes chrono qu’offrit à Melenchon le jt de France 2 dont 15 secondes de reportage bâclé sur la manifestation, suivies de dix généreuses minutes servies sur un plateau à Nanard Tapie :

A quel titre ?

Escroc ? exilé fiscal ? yachtman ? Cabotineur ?

qui vint porter son petit écot de gratitude au collègue président charlatan pour le chèque de nos 210 Millions publics, comme le fit Depardieu pour divers services rendus et autres ristournes et valider l’arnaque avec ce sans-gêne et cette goujaterie qui n’appartiennent qu’à lui.

La crapule soutenant le bonimenteur, comme le vice s’appuyant sur le bras du crime, parfaite synthèse d’un vulgaire quinquennat.

Bref, pendant que l’insurrection civique patiemment se propageait par cercles concentriques, l’on continuait fort médiatiquement à célébrer les petites combines ordinaires de l’entre soi aux dépends des autres, sous les applaudissements des cocus de service tout prêt à remettre ça.

Mon intuition du jour qui vaut ce qu’elle vaut : malheur au prochain président, quel qu’il soit, qui se fera botter le cul d’une manière ou d’une autre avant la fin de son mandat.

Il pourrait bien y avoir comme un mot de trop dans l’expression « insurrection civique ».

Je vous laisse deviner…

tgb


photos : A. Roges, actualutte, T. Pizard…


L’enfer c’est les uns

Sur 10 crimes commis, 9 le sont par un proche de la victime :

un conjoint, un ami, un collègue, un voisin…quelqu’un de familier , quelqu’un à qui il est inutile d’ouvrir la porte blindée, après avoir neutralisé le système de vidéo surveillance, puisqu’il est à priori déjà à l’intérieur.

On a donc peu de chance ou plutôt de malchance, d’être violé, agressé, spolié, détroussé par un inconnu, un étranger, un autre, à moins d’être au mauvais endroit au mauvais moment et d’avoir gagné au loto mais à l’envers.

C’est au sein même de la famille que la violence, 9 fois sur 10 surgit.

Violence conjugale, drames familiaux , incestes, crimes passionnels, jalousies, ressentiments, vengeances, carnages…

Particulièrement les soirs de noël, l’alcool aidant, nous dit-on !

Si l’on est trahi, cela ne peut être que par l’un des siens, vu qu’il est assez rare que l’on accorde sa confiance à quelqu’un de l’extérieur .

L’autre n’est donc pas forcément l’ennemi, (qui est sot, puisque comme le disait le regretté Desproges, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui) et finalement en allant jusqu’à l’absurde, il ne pourrait le devenir qu’à partir du moment où il devient notre ami.

On ne tue bien que ceux qu’on aime.

Pourtant dans cette nauséeuse campagne électorale on compte sur les uns (et pour compter on compte) tout en dénonçant les autres, la faute de l’autre, le danger de l’autre, le risque de l’autre…

A cause de..

L’immigré, le musulman, le chinois, le grec, l’allemand, le sans papier, le chômeur, l’assisté, l’improductif, le pauvre, voire même le riche. Comme si être riche ou pauvre était une identité. Il y a toutes sortes de riches et toutes sortes de pauvres et bien des manières honorables ou pas de dépenser son argent ou de ne pas en gagner. Le problème n’étant pas le statut de riche mais le partage et la redistribution. Le problème n’étant pas le statut de pauvre mais les conditions de l’évolution sociale.

Le syndrome fort Alamo, c’est concevoir son espace (Schengen par exemple) en vue de se prémunir des autres. Sauf qu’à s’enfermer comme ça, se refermer sur soi, c’est précisément prendre le risque en crevant de peur que le danger vienne de l’intérieur, jusqu’à cet ironique fait divers où l’on retrouva un riche propriétaire mort dans sa ‘panic room’ inviolable.

Comme ces gens de ma propre famille (que je ne fréquente pas rassurez-vous) possédant une maison de vacances avec une vue superbe et imprenable et s’étant privé volontairement de balcon et de terrasse par peur du cambriolage.( fallait y penser). Et pourquoi pas comme le propose ce crétin de Klarsfeld, au sujet de la maison Europe, mettre des barbelés autour et des miradors.

Etrange tournure d’esprit du pavillonnaire que de se priver pour toujours d’un plaisir quotidien à cause d’un déplaisir éventuel.

Un peu comme s’empêcher de vivre de peur de mourir.

A vivre reclus entre soi, à se réduire en se barricadant, à opter pour l’enfermement, à établir des camps retranchés, des bunkers, c’est choisir volontairement de s’asphyxier, de se bouffer de l’intérieur, jusqu’au pétage de plombs de l’heureux proprio, versus de Ligonnès, quand le père dépressif en instance de divorce, dézingue méthodiquement la famille entière.

Nous sommes sans doute notre propre ennemi intérieur, et la plaie et le couteau et la victime et le bourreau, tant on n’est jamais aussi bien asservi que par soi-même.

C’est bien pourquoi plutôt que de faire contre les autres, il serait sans doute plus enthousiasmant d’avoir pour projet de faire avec.

Les uns avec les autres, ensemble.

Je préfère une vue sur la mer, plutôt que sur un coffre-fort.

tgb

Chez Modeste et Pompon

C’est donc dans une de ces familles modestes, gens du peuple, gens de peu, que RUE AFFRE, n’hésitant pas à aller sur le terrain de la vraie vie des vrais gens de la vraie France profonde d’en bas, a décidé de poser dans la noble gadoue populaire, ses bottines Louboutin toutes crottées.

Rencontre donc à la bonne franquette, avec une famille de beaufs citoyens ordinaires, plein de bons sens et de Jean-Pierre Pernaut, donnant enfin la parole à cette majorité silencieuse, menant ce laborieux combat quotidien des braves et honnêtes Français qui se lèvent tôt, tout en refusant dignement de vivre par facilité aux crochets de l’état providence.

C’est dans la cuisine même d’un petit pavillon de banlieue, au confort simple à la déco rudimentaire que nous avons échangé à bâtons rompus avec la famille S. et quelques amis réunis, autour d’un pack de Kro achetés pour l’occasion à Leader Price. Un luxe pour ces gens- là, aussi modestes que géniaux généreux.

Nous avons volontairement changé les prénoms par discrétion :

Rue-Affre – Pour vous, citoyens méritants et exemplaires, la vie est devenue de plus en plus difficile, à quoi attribuez vous cette dégradation du pouvoir d’achat ?

Robert S. – C’est quand même un peu la faute de la crise halal des 35 heures et des islamistes drogués de Tarnac, parce qu’avant tous ces chômeurs immigrés en burqa, y’avait du boulot. On peut dire c’qu’on veut , j’suis pas raciste mais…(il boit une lichette de Kro)

Monica S. – et pis faut dire, c’est pas pour dire du mal, mais c’est aussi la faute à cette salope d’ex de mon mari qui lui suce tout son pognon en pension alimentaire qu’elle change de ‘twingo’ tous les six mois…

Robert S. (entre deux Kro) -…Ouais mais bon maintenant j’ai une famille…et pis quand même mon fils à eu son CAP en droit…

Jean-Pierre C. – Moi j’dis que si on avait viré tous ces feignants de profs gauchistes, de fonctionnaires socialos, tous ces déchets, ces cloportes, la France elle irait mieux, que non seulement ces minables ça fout rien mais qu’en plus c’est tout syndiqué et compagnie…(il empoigne une cannette)

Robert S. – bah quand y’a une grève y’a plus personne qui s’en aperçoit…(tout en décapsulant une Kro)

Rue-Affre – parce que vous faites quoi dans la vie Jean-Pierre ?

Jean-Pierre C. – ah ben moi j’suis fonctionnaire, mais attention moi c’est pas pareil, moi j’bosse, faudrait pas confondre avec tous ces assistés qu’on a depuis Mitt’rrand. Tenez prenez ma belle sœur, elle est bientôt au chômage mais…(le chien se met à aboyer)… couché Brice…

Martine M. (après s’être envoyé une cannette cul sec) – bah ouais quoi, moi j’étais dans l’usine à poissons que ça va bientôt fermer rapport aux Roms polygames à qui qu’on a donné la r’traite à 60 ans qu’ça a fait monter la dette à nos enfants…

Michel F – qu’on t’as retiré, rapport à la picole hein… ta gueule le chien !!! (qui jappe toujours)

Martine M. – oui ben alors là, j’en connais qui f’rait bien d’la mettre en veilleuse, parce que si on épluche les comptes de ton garage au Mans le fisc y pourrait avoir des surprises… (elle lui arrache sa cannette)

Michel F – ça veut dire quoi ça, s’pèce de morue…(en lui reprenant la Kro)

Jean-Pierre C. (coupant court) – n’empêche que la Martine, elle a un projet dans la coiffure pour chien, pas vrai Brice (il interpelle le chien qui se remet à japper) elle est pas comme toute cette racaille de fraudeurs des allocs…rien que les bougnoules d’la maison d’à côté…(il repose sa Kro)

Eric B. – que t’as dénoncé par lettre anonyme d’ailleurs…(entre deux gorgées de Kro)

Jean-Pierre C. – j’ai fait que mon devoir… parce que si tout l’monde laisse faire…(il menace de sa cannette)

Annick B. – une tradition familiale quand même…( entre deux rots de Kro)

Jean-Pierre C. … pour me faire la leçon faudrait que toi et ton fils fassent pas des magouilles avec la sécu…ta gueule le chien (qui commence à hurler)

Rue-Affre – …c’est sympa chez vous…bon enfant, sans chichis…

Robert S. – hé ho les larbins faudrait voir à causer correct sous mon toit…parce que si y’en a que ça les démange… ma baraque (coup de pied dans le ventre du clébard) tu l’aimes ou tu la quittes… m’étonne pas qu’avec une bande de connards comme vous, que je s’rai pas réélu à la présidence de l’amicale bouliste…

Monica S. – surtout que tu vas y laisser ta santé chouchou tellement que tu donnes tout…(en suçotant du bout des lèvres sa Kro)

Brice le chien hurle à la mort, la tension monte, les cadavres de cannetes s’amoncellent

Jean-Pierre C. (décapsulant sa 3ème cannette avec les dents) – y tape surtout beaucoup dans la caisse…le chouchou hongrois…y va la fermer, ce putain de clebs à la con…

Annick B. – c’est pas comme toi qui tape sur tes gosses…(en sortant une cannette du pack)

Eric B. – quand il est pas à la piscine à se taper la femme du Libanais…(en posant sa cannette)

Michel F.(mort de rire en éclusant une 6ème cannette)

Martine M. – toi le mécano ta gueule… (cannette qui vole et explose évité de justesse par Michel F )

Robert S. (titubant renversant soudain la table) – vous commencez tous à me faire chier bande de parasites à la con…que j’écoute mais que je tiens pas compte…enfin si…mais…

Monica S. – t’énerves pas chouchou…que tu vas me réveiller Pamela…

Martine M. – ho toi la ritale que y’a que le tgv qui t’ai pas passé dessus…(en vidant sa 7éme Kro)…

Baffe qui part à gauche, coup de poing qui part à droite, chien qui hurle à la mort, cannetes qui volent, mêlée et confusion générale, cris, insultes, bruits de verres…

Rue Affre range prudemment son Nagra, puis se retire pudiquement, laissant cette charmante famille modèle de la France moyenne et modeste à son rituel apéro en toute convivialité.

Dehors il fait un froid de gueux, je file à la brasserie populaire du Fouquet’s m’en jeter un.

tgb

 photo trouvée sur le blog de Vincent Feltesse

Du renvoi d’ascenseur pas tellement social à la pensée consanguine

Comme tous les matins, je me réveille sur les bruissements plus ou moins pertinents, mais au moins pollués ni par les pubs ni par les jingles débilitants, de France Culture.

Ce matin-là donc, entre deux somnolences, comme les bribes arrachées au ronron récurrent du discours hégémoniquement plat d’une de ces préposées à la pensée sous vide :

Etat providence…Melenchon populiste….capitalisme sans alternative… blablabla blablabla…

qui me prolongent un temps le roupillon.

M’extirpant enfin de ma torpeur, entre deux lampées de thé/café en alternance et juste avant la première taffe salvatrice, je m’intéresse vaguement à la question :

Qui est cette dame aux fadaises ordinaires ?

Que fait-elle dans la vie entre deux vacuités mentales ?

De quel droit se permet-elle de s’étaler médiocrement sur mes tartines ?

Dominique Schnapper donc.

Connais pas.

Je dégaine illico mon Wikipédia.

Sorte de sociologue directeur d’études, fille de Raymond Aron d’accord, légion d’honneur tout ça, ex membre éminent, du conseil constitutionnel, toujours membre du conseil scientifique (sic) de la Fondapol (Fondation pour l’innovation politique contribuant au pluralisme de la pensée (unique) et au renouvellement du débat public (sans alternative) ;

Bref, une succursale du Medef et de l’Ump réunis, saloperie autrement baptisée dans le sabir péteux à la mords moi TINA : THINK TANK.

CV aux petits oignons donc, de la petite sœur des riches à la pensée fauteuil club.

Cerise sur le gâteau : Dominique Schnapper préside le jury du livre politique de l’année.

Et c’est là que ça fait tilt et qu’on se dit que, décidément le monde est petit et le réseau est grand :

Lauréat 2012 du livre politique de l’année : Dominique Reynié, ergoteur officieux du catéchisme ambiant, abonné de plateau télé sous cellophane et accessoirement, directeur général de la Fondapol, (tiens tiens) pour son opus pas-la-peine « Populismes, la pente fatale ».

De ce genre de populisme qu’il voit partout dès que ça sort du cadre et nulle part dès que ça reste entre nous, sauce Guéant.

Coïncidence ? je ne crois pas.

Bon, c’est pas que c’est plus important que ça qu’un membre lambda de la Fondapol, paravent pudique de la haute direction, récompense gentiment son patron, c’est même une attention touchante et délicate, c’est juste que c’est une parfaite illustration de l’état de connivence en France, des menus conflits d’intérêts et autre petits arrangements entre soi.

De ces petites combines quotidiennes à renvois d’ascenseur pas tellement social, de ce carnet d’adresse qui sert de talent au plagiat, de ce fin maillage à l’envers à l’endroit qui tricote avantageusement le tissu soyeux de notre intelligentsia à la pensée foutrement consanguine.

Je te cite tu m’invites

Je te suce tu m’honores.

On tire sur un fil et toute la pelote vient.

De cet accélérateur de carrière dans le sens du vent, dans la mesure où ni ça dérange ni ça se voit de trop et qui verrouille sournoisement la marmite merdiatique avec de petits morceaux d’expertise dedans.

Au monument du subtil ralliement – Val et Fourest reconnaissants.

Oui, rien de bien méchant, juste un exemple parmi d’autre du conformisme gnangnan, de la doxa qui va de soi dans la consensuelle anesthésie collabo qui finit franchement et à la longue par sentir le renfermé, si ce n’est pas des pieds.

tgb

La boucherie sociale

– Et pour la p’tite dame ça sera ?

qu’il dit le Claude, boucher traiteur et gras du bide à l’intérieur, un tonfa sur l’oreille, le tablier blanc maculé de gros rouge qui tâche, derrière le comptoir de la boucherie sociale.

Et qu’il te désosse le Mr Claude, à la feuille effilée du stagiaire attendri, de l’agneau de printemps au temps de cervelle disponible élevé sous la mère, du mouton grégaire bien de chez nous, tandis que la Ginette, sa dame à la caisse, le genre Morano boudinée en moins vulgaire quand même, taille une bavette distinguée avec la clientèle :

– et que les français sont des veaux…

– et que l’amour est dans le pré…

– et que du jambon d’accord mais surtout pas de Bayonne.

Rapport au retour précipité du gérant d’la boutique, qui faillit y laisser sa queue et ses oreilles.

Et qu’est ce que je lui mets à la bourgeoise ?

qu’il dit le Claude ensanglanté, un hachoir à la main, un tantinet sournois derrière ses fines lunettes cerclées d’intello rôtisseur :

– du steak d’immigré sans papiers expédié par charter ?

– du feignant de chômeur assisté, élevé en batterie ?

– du pâté de salarié tout juste défenestré ?

– de la bidoche de pauvre avec label RSA ?

Mr Claude c’est l’employé modèle de la Boucherie Européenne Libre et Franchisée. Un de ces serviteurs zélés qui aime à accrocher sur des crocs de boucher, les carcasses des ennemis de classe et de l’intérieur.

Et qu’il te découpe les corps intermédiaires, et qu’il te débite de la bidoche de pauvre, te tranche de la tête de turc, te charcute du bouc émissaire frais ou faisandé, te dissèque de la viande de travailleur dans son jus de sueur, te clive de la barbaque sociale à coups de hache, te gratte au couteau l’os de cochon d’prolo jusqu’au dernier gras.

Chez Sarkotes de porc et fils, succursale de la chaîne alimentaire néo conservée des charcuteries Merkel et compagnie de chez saucisses and Frankfort.

Le nec plus ultra de la chair à marchés pour banquiers adipeux. (en voie de liquidation)

Et pour la p’tite dame ça sera ?

qu’il dit le Claude couperosé, en s’essuyant les mains poisseuses sur son tablier sale dans une insistante odeur de graillon nazillon :

– de la dinde génétiquement modifiée ? (un peu comme la patronne épidermiquement de gauche, de droite jusqu’à la moelle)

– de la bouillie de terroriste islamique Afghan, explosé du jour avec de juteux morceaux de soldats français dedans ?

– du gigot d’UMP avec de la grosse ficelle autour, spécialité de la maison ?

– du halal, du casher, de la bio à fumer, de l’abattage rituel, de l’égorgé vivant dans des baignoires de banlieue certifiées avec choc de civilisation ?

– de la viande à Bardot, vieille carne désincarnée avec étourdissement ?

– je suis végétarienne !!! qu’elle lui dit la p’tite dame, en tournant les talons, venant de se convertir illico au vert, après tant de salades.

tgb

sinon, à par ça le nouveau Fakir est à lire