Le sort du hareng

L’Europe ça se joue à 28 et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne !

Tu sais que ça bouffe une chancelière allemande !

Ça te baffre un député syriza tous les matins au p’tit déj !

Y’a bien deux trois arrêtes démocratiques qui restent en travers de la gorge mais bah, quand, dans ton histoire, t’as déjà gobé en une bouchée la Pologne, c’est quand même pas un « gauchiste » grec, même plébiscité qui va t’empêcher de digérer ta poiscaille.

Allez hop au réveil ça te l’avale direct comme un hareng le Tsipras et son peuple en garniture. Ça doit être pour ça que dans sa tentation récurrente et refoulée de puissance prussienne l’Allemagne exhale cette haleine fraîche et ce subtil sens de l’humour qui fait tellement rire le gratin bruxellois.

Mais oui, que les vieux retraités grecs pauvres et par répartition paient pour les riches retraités allemands par capitalisation. Et c’est ainsi que les touristes teutons, enfermés dans leurs villages vacances jouiront du soleil hellénique tandis que les jeunes travailleurs grecs bien formés vendront leur force de travail pour deux balles à une Allemagne sénile et arrogante.

C’est y pas bien organisé l’Europe des peuples ?

L’appétit venant en mangeant, le Schaüble à roulettes accro au pot de vin, te bouletterait tout aussi bien la France –

Quelques citations désopilantes de Wolfgang :

– La France serait contente que quelqu’un (la) force à réformer –

– le coût d’un Grexit …un investissement intéressant comme moyen de discipliner la France –

Citations que l’iconoclaste et fouteur de pied dans la choucroute Varoufakis, te résume en une formule fulgurante :

– L’Allemagne veut un grexit pour susciter la peur chez les français –

Bien vu !

Et te voilà déjà à visualiser avec un certain émoi, frau Merkel saisir le petit François cherchant encore la synthèse avant de te l’engloutir tête en bas d’un grand sluuuuuuuuuuuuuuurrrp !!!!

– Nous avons accepté ces demandes pour montrer que s’il y a un grexit, c’est une décision politique et pas financière – déclare lucide Tsipras.

On l’aura compris, le problème n’est pas économique mais politique. Il ne s’agit pas de négociations en vue d’ un compromis, où l’on fait monter les enchères à chaque fois dans un ignoble chantage mais bien d’obtenir une capitulation pour l’exemple.

Quand l’Europe refile 11 milliards à l’Ukraine hors UE sans contreparties tout en en refusant 1 à la Grèce, quand elle négocie avec les partis d’opposition au gouvernement grec légitime tout en crachant au visage de son premier ministre, il est clair que l’on est dans la logique malsaine d’une hégémonie allemande dans sa toute puissance et son souverain mépris.

Gageons avec certitude qu’Aube Dorée eut été mieux traitée.

Non pas que je confonde pouvoir et peuple allemand, mais dans la mesure ou la coalition dirigeant le pays va de la CDU à cette saloperie soc-dem du SPD, ça représente quand même un large spectre.

Oui nous dit la véreuse et vénéneuse pourriture Schaüble, les démocraties doivent se soumettre au marché et l’Europe à l’Allemagne. Non il n’y a pas, il n’y aura pas, il ne doit pas y avoir, jamais, nulle part d’alternative. Les petits collabos de l’éditocratie française en font pipi de joie.

Véritable déclaration de guerre de cette Europe du fric à l’Europe des peuples. Non pas la guerre d’un état contre un autre, mais d’une classe à une autre. Aujourd’hui c’est notre Europe (d’origine grecque) fraternelle contre la leur, bancaire, qui se joue.

Merci à Tsipras d’avoir fait tomber les masques du fascisme financier.

L’Europe ça se joue à 28 et à la fin c’est l’Allemagne qui sème sa zone (euro) !

tgb

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La maïeutique expliquée en une leçon

 Ils marchent en toge, en tongs, à l’ombre (quand y’en a ) en ce début de juillet caniculaire rue Affre…

– Dis moi mon disciple…

– Oui mon maître…

– Un pays où il n’y aurait pas de choix démocratique contre les traités tu appellerais ça comment… ?

– J’sais pas, …un truc pourri…

– Y’a de l’idée mon disciple …mais mieux énoncé, clarifions…un truc en ure…

– Heu…une …caricature…

– En quelque sorte oui et du genre qui diktat en sortant ses dents que c’est comme ça et pas autrement et que je te putsch financier pour faire un exemple…et qui se finit en ure…

– C’est dur maître…une…

– Qui diktat …et se finit en ure…

– Une diktat-ure ??!! –

C’est bien mon disciple…et en un mot

– Une dik-ta..…une dictature mon maître

– Nous y sommes…et si l’Europe technocratique voulait tuer le pays de la démocratie pour y mettre des technocrates et des chefs de bureau nets d’impôts ce serait où mon disciple ?

– ….heu…par là bas…

– je rajoute un indice…

– …en Provence ???

– un PAYS mon boulet de disciple…

– la Mollandie ?

– quoi la Mollandie ?!! …un pays pas une colonie de l’Europe de l’Amérique des Banques géré par un comptable…un PAYS… l’Odyssée…Ulysse… Zorba merde…

– …autre indice ??

– on va s’y faire voir et surtout toi mon crétin de disciple…

– chez les grecs ?

– chez les grecs oui et quel pays défendrait enfin ici, en relevant la tête bravement, la démocratie dont elle est le berceau ???

– j’ai droit à un joker ?

– non !

– La Grèce !

– C’est cela ! –

– Cela est beau…

– Et surprenant…et donc cette Grèce qui nous attend et à qui l’on doit tant …c’est là que commence…

– Les vacances ?

– Oui aussi …mais pas seulement …concentre toi mon andouille de disciple…

– La…..le….banquet ????

– La terre qui tourne autour du soleil crétois…

– ……………

– un an….

– ……………

– 1789….

– …………..Louis 16 ???

– rrrrr…

– Raki ???

– Mais non pas raki mon disciple tout ramolli, la rrrrrrrréeeeeeeev…

– …..Olution

– OUI !!! la …

– révolution ???!!!

– nous y voilà mon disciple pas dégourdi mais attention pas n’importe quelle révolution, à l’Eurocratie encravaté nous répondons par la révolution en… ????….

– short ???

– pas si mal mon disciple fulgurant

– merci mon maître

– la révolution en ???

– Bermu… ??!! maillot de… ??!! slip ??? …sandales… !!??? …

– Presque…

– Tongs !!!

– Enfin !

– J’y suis !

– C’est pas dommage…hé oui mon disciple pas aidé des merdias, c’est là que naît enfin la révolution en tongs…en Grèce…cet été…et nous y serons…

– Si je m’attendais…

– Et sans te contraindre ni t’obliger je t’ai fait découvrir cette vérité première qui sommeillait en toi en accouchant ton esprit par la méthode maïeuticienne de Socrate…

– Carrément ???

– Ça te la coupe hein mon disciple dégoulinant….?

– On peut le dire mon maître

– Alors dis le nom de nom…

– OXI !!!

– brave petit !!!

tgb

photos 1, 3, 4 D. Atala

Pullcinella …

Polichinelle, (bec de poulet) est né à Naples, à l’antiquité. Chez les Romains, il s’appelait Maccus, déjà un farceur. De l’antique, il est passé au classique, est devenu un personnage de la commedia dell’arte comme Pierrot, Arlequin, Colombine, Cassandre…

Le nez en bec d’oiseau, en demi-masque noir, c’est le napolitain typique : hâbleur, narquois, bagarreur sur les bords, il chante : « Quand je marche, la terre tremble. C’est moi qui conduis le soleil ». c’est dire le fanfaron.

Il est cynique et dépravé, effronté, suffisant, parfois bossu et parfois pas.

Comme marionnette, c’est notre guignol/gnafron à nous, notre vengeur au galop qui surgit dans la nuit avec une tarte à la crème masquée…

le burlesque ? la vengeance des faibles face aux puissants et à leurs flics !

Un secret de polichinelle…

Un polichinelle dans l’tiroir…

Un secret de polichinelle qu’elle a un polichinelle dans l’tiroir…

Pour relier les expressions

Un polichinelle dans l’terroir aussi, vu ses origines paysannes et son accent nigaud mais madré le bougre ! pour ressusciter un mot en voie de disparition.

pourquoi je vous parle de ça ?

pour rien pour parler d’autre chose.

parce que c’est mon cousin

parce qu’après avoir passé des années devant le triste et lamentable spectacle des guignols politiques, on a des envies de marionnettes crédibles

de bouffons sérieux.

vivement l’été…

tgb

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L’angoisse du gardien de la paix au moment du flashball

Lundi 8 juin – Paris, de nouvelles expulsions de migrants à la halle Pajol cette fois ci…- titrent les journalistes que je n’ai pas vu sur place, qui ne s’intéressent à rien et surtout pas à l’info, sinon ils sauraient au moins ce que je sais et ce que savent les veilleurs des réseaux sociaux qui font le boulot à leur place, à savoir, que ce sont les mêmes migrants expulsés de leur campement de la Chapelle il y a six jours. –

– oui les mêmes !

Ceux là même dont Anne Hidalgo, maire de Paris, a demandé l’évacuation, tout en la conditionnant à la mise en place d’un hébergement d’urgence pour les migrants concernés.

Une nuit d’hébergement plus tard, on dispersait les migrants par groupe de 5 dans le métro avec ce mot d’ordre assez explicite : démerdez vous !

Toute la politique du PS dans son écrin de faux-semblant

Une couche de com

Une couche de matraques

Une couche de com

Une couche de tonfa

Bref, la strictement même politique que celle de la droite, l’hypocrisie en plus.

Ou comment expulser des demandeurs d’asile tout en célébrant le droit d’asile intangible pour le 60eme anniversaire du haut commissariat aux réfugiés.

Ça doit être ça, l’esprit du 11 janvier.

– Nous les interpellons pacifiquement afin de connaître leur projet de vie – déclare la préfecture en négociation avec Eric Coquerel et Danièle Simonnet du PG tandis que Besancenot, puis Melenchon font leur apparition.

On se doute en effet que les autorités se préoccupent du projet de vie des crève-la-faim et même qu’après c’est sûr, ils leur font un bilan de compétence.Y’a qu’à voir déjà comment ils considèrent les fraudeurs de feignasses de chômeurs pour s’en persuader.

C’est donc dans un incessant concert de sirènes sous un chaud soleil estival qu’on fit monter manu militari une cinquantaine de migrants dans des bus aveugles, avant que de les essaimer à nouveau plus tard aux quatre coins de la ville façon puzzle dans un fort intéressant jeu de pistes.

On peut se demander d’ailleurs rapport aux dévoués militants communistes dormant à même le sol avec les réfugiés politiques, économiques, climatiques, et faisant courageusement une chaîne humaine pour les protéger, comment ils vivent cette étrange schizophrénie rapport à leur direction qui cogère Paris avec ce PS nauséeux.

Et tandis que je surveillais le surveillant de masse, que je le filmais tandis qu’il me filmait, à chacun ses fichiers, je croisais une jolie robocop aux grands yeux de biche, tout en me demandant si accéder au droit de réprimer du plus faible était une grande avancée de la parité et du féminisme.

Et de me demander encore ce qu’ils pouvaient bien avoir dans la tête comprimée par le casque, ces pandores-là, à se cuire le cul, harnachés dans leur carapace de playmobil, dans cette sorte de routine consistant à expulser du migrant de là à là, à tirer du zadiste comme du lapin ou à nettoyer du bébé rom au karcher, avant que de courater du manifestant, une lacrymo à la main.

Il faut sans doute de tout pour faire un monde, y compris de sales métiers.

Encore faut-il ne pas le faire salement…

tgb

L’entartage !

  « On ne peut pas se laisser intimider par des incultes pareils qui ne savent même pas qui est Baudelaire » Charles Botul

Bon je reconnais, c’est le sujet facile, marronnier, putassier mais on ne s’en lasse pas, même à la 8ème vision : l’entartage.

Je tiens à parier que l’histoire retiendra de BHL, qui vient d’entrer dans le dictionnaire :

BHL ou Botul : entarté cornichon ( 8 fois ! )

Non, tant que Bernard H n’aura pas capté le concept profond de la chantilly et par exemple, que ça se mange comme ça…

ou comme ça…

mais pas comme ça…

il pourra prolonger longtemps sa carte fidélité au pressing !

Une telle constance dans l’art de s’en prendre une devient une performance

Onfray ferait pas mieux c’est dire.

Il y a du De Funes chez cet homme-là.

Le sens du gag, du quiproquo !

Etre interdit chez Poutine et se prendre une tarte dans la gueule le même jour, montre l’envergure du Boloss, la palette du badinguet. Il ira donc nuire ailleurs… pas les pays qui manquent.

Oui BHL entarté, c’est comme la « Grande Vadrouille » ou « les Ch’tis », ça fait partie du patrimoine. Un incontournable de la culture populaire du dimanche soir, un « bronzés font du ski ». Une sorte de balise de la société française. Une maille.

Des entartés il y en eut plein, de Duras à Godard en passant par Bismuth, mais non le seul qui restera, qui incarnera à la postérité cette notion crémeuse inventée par Noël Godin dit le Gloupier, c’est l’ami Botul, le plus doué de sa génération, question tête à claque et comique de répétition.

Et c’est bien mérité ! (Comme la palme d’or à Vincent Lindon qui fait plaisir à tout le monde, y compris moi).

Oui, l’entartage de Botul alias Baudelaire entre deux gardes du corps, fait consensus. Comme toucher le pompon du pompeux, décrocher la queue du Mickey, ou le dîner de con.

Un jeu. Où quand comment ?

Chez les anglais , y’aurait des bookmakers.

tgb

Narcisse et moi

En faisant un selfie, un révolver sur la tempe, une femme russe appuie confusément sur la gâchette…

Ho le joli mythe de Narcisse revisité.

En me baladant à Montmartre l’autre jour, je me demandais bien à quoi pouvaient servir ces tiges extensibles que proposaient avec insistance aux touristes les vendeurs à la sauvette, avant de comprendre qu’elles n’étaient rien d’autre qu’une extension de soi-même, une sorte de membre bionique rétractable, bref, une barre de selfie.

En ces temps d’égocentrisme exacerbé, d’individualisme forcené, le selfie, autrement appelé, avant de nous faire défoncer par la sous-culture mainstream, autoportrait, est un magnifique révélateur de l’obsession de soi, de l’auto congratulation, de l’autolâtrie.

Dans cet amour de soi, tout à son autarcie, son autisme, à se prosterner du nombril, il n’est pas très étonnant que le monde soit vu, comme un décor où l’on se met en scène et où les autres sont de pâles figurants dans un indigent scénario.

Tourné sur soi, en soi, vers soi, à se contempler , à délimiter à soi son triste territoire sans plus d’horizons, il est assez logique que l’on n’ait plus rien à foutre du naufragé, du SDF, du voisin, de l’autre, à s’admirer sans plus d’altérité, devant les ruines de Sophie Marceau, le sourire de Palmyre, ou le décolleté de la Joconde, dans l’ordre ou le désordre peu importe puisque tous les chemins ramènent exclusivement à soi.

Je me parle à moi-même, comme la télé parle de la télé à la télé, dans cette superbe mise en abîme de l’acteur spectateur en boucle, de la vacuité en larsen, de la banalité en écho, sorte de vortex et de spirale sans fin.

[Entendu sur BFM TV] – Vous êtes à 200 mètres de l’entrepôt. Qu’est ce que vous voyez ? – Je regarde BFM TV ».

Dans la tyrannie de l’immédiateté et du remplissage du vide par du rien, le témoin d’à côté du drame, qui n’a rien vu, qui ne voit rien, regarde la télé pour se voir, tandis que la télé se voit en interrogeant le témoin, chacun n’ayant d’yeux que pour soi-même.

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A peine le temps de s’indigner d’une chose qu’il faut déjà s’indigner d’une autre, forme d’indifférence finalement dans l’unique miroir de soi. Je zappe d’une indifférence à l’autre sans plus me chercher puisque à me regarder toujours je me trouve.

S’il existait une Star Ac du djihadisme, nul doute que les frères Kouachi ou le baltringue de la kalach Coulibaly, nos enfants de la télé, seraient allés en finale en ce besoin viscéral et contemporain du quart d’heure de célébrité mondiale, à vérifier à l’écran qu’ils existent. Ils se seraient alors sans doute contentés d’un attentat virtuel , noté par un jury expert en infatuation du côté de Koh-Lanta.

Ainsi quand le pauvre stagiaire exténué s’emberlificote de la bande passante, comme une forme de distanciation aimable et artificielle de surgir. Marque de civilisation au théâtre de l’absurde, à la société de son triste spectacle.

Suis-je et qui suis-je ? Je suis tant que je me vois, je suis ce que les pixels me renvoient, je suis mon image, je suis mon propre masque ; je ne me présente plus, je me représente, ne me connais plus mais me reconnaît. Je suis, si ma réalité rejoint mon auto-fiction.

Dans cette société de contrôle, sourions nous sommes filmés et comme ça ne suffit pas encore, sourions nous nous filmons, dans cette forme nouvelle d’auto surveillance à vérifier en permanence son bonheur béat.

Le rapport au monde n’étant plus qu’un rapport à soi, la réalité qu’une fiction, qu’importe l’histoire vraie tant qu’on se raconte vraiment une histoire.

Miroir mon beau miroir…

Et si alors dans ce monde d’images virtuelles tout à coup, exister consistait à ne justement pas être sur la photo ? Et si finalement ne plus paraître redonnait du sens à l’être :

Je me fuis donc je suis !

tgb

Apartheid judiciaire

Si Zyed et Bouna avaient été dirigeants actionnaires d’EADS et avaient commis un délit d’initiés empochant au passage une très juteuse plus value tout comme le « malhonnête et incompétent « héritier Lagardère, ils seraient toujours vivants, vivraient confortablement de leurs indemnités et toujours pas condamnés même symboliquement, auraient rebaptisés EADS en Airbus Group, tout comme France Télécom en Orange et pis voilà.

Si Zyad et Bouna avaient été ancien président de la république avec une dizaine d’affaires accrochées aux baloches, ils seraient déjà en campagne électorale, auraient changé le nom de l’UMP en « les Républicains » et bénéficieraient d’une émission quotidienne de service publique « C dans l’air » pour se disculper et porter la bonne parole.

Si Zyed et Bouna avaient dirigé la Société Générale, ils se seraient déchargés de toute responsabilité en accablant le lampiste Kerviel, auraient coûté à chaque français la somme de 30 euros, l’état épongeant généreusement les pertes et profits, comme dans l’affaire Dexia, tandis que ses dirigeants touchent joyeusement leur retraite chapeau.

Si Zyed et Bouna n’avaient pas eu la courtoisie d’être Charlie en le proclamant haut et fort à l’école, ils seraient passés immédiatement en comparution directe et auraient écopé de quelques mois de prison, histoire de leur apprendre le charlisme des bonnes manières.

Si Zyed et Bouna avaient habité Tarnac,ils seraient encore et toujours poursuivis par une justice française fort persévérante sur ce coup là, tandis que s’ils avaient légitimement tués Rémi Fraisse manifestant pour un barrage inutile et arbitraire ils seraient pris en charge psychologiquement pour le traumatisme occasionné.

Si Zyed et Bouna avaient fabriqué des Rafale, vendus à des pays aussi laïques démocratiques et exemplaires que les monarchies obscurantistes à pétrodollars, qu’ils avaient achetés quelques élections en banlieue parisienne à coups d’enveloppes garnies, il se serait trouvé une majorité de sénateurs pour refuser la levée de leur immunité parlementaire.

Si Zyed et Bouna s’étaient appelés Woerth, Copé, Rebsamen ou Balkany, ils iraient une breloque à la boutonnière, ne sauraient pas où ils ont rangé leur Rolex, et posséderaient quelques villas défiscalisées aux caraïbes.

Si Zyed et Bouna étaient morts à Ferguson ou Baltimore assassinés par des flics un peu trop blancs on ergoterait dans les JT sur le racisme latent et institutionnel de la société américaine.

Si Zyed et Bouna avaient été policiers et s’étaient planqués dans un transformateur, les petites racailles assistants au drame sans lever le petit doigt et en se disant qu’ils ne donnaient pas chers de leur peau, auraient été condamnés manu militari pour non-assistance à flic en danger.

Si Zyed et Bouna avaient été grands actionnaires, énarques,ministres, crs, banquiers ou membres de la FNSEA, quoi qu’ils aient faits, ils auraient été à priori lavés de tout soupçon, amnistiés, blanchis et recasés avec félicitations du jury.

Mais comme Zyed et Bouna ne sont que de misérables gavroches de banlieue n’ayant rien à se reprocher , qu’ils soient morts comme des chiens, la justice de classe s’en balance.

tgb

Née quelque part

Elle n’aura pas servi de matière sirupeuse à squatter du temps de cerveau disponible, ni rempli les poches des bookmakers à coups de paris sur l’heure de la layette, le jour de la couleur des yeux de l’arrondi du menton, ni dynamisé le tourisme péridural , ni orné de son effigie quelque mug mercantile, pas plus que servi d’écran de fumée au milliardaire Cameron pour masquer la misère du pays des enfants pauvres en ce jour d’élection qui ne changera rien comme d’hab.

Ce pays où des fils à papa bien nés décrètent au nom d’une idéologie de classe, que la survie se mérite, qu’un travailleur ayant bossé une heure dans le mois n’est pas chômeur, tandis que le déterminisme social fait loi.

Elle n’aura donc pas l’honneur de chier en direct sous les caméras mondialisées dans des couches en soie, comme certaine princesse au petit pois donnée en pâture au peuple affamé et infantilisé, dont le destin après tout, n’est peut-être pas si enviable.

A peine éclose et déjà instrumentalisée.

Francesca Marina née le 3 mai sur un navire de l’armée italienne le Bettica, n’ira au moins pas nourrir les poissons comme près de 30 000 immigrés de ses sœurs ou frères qui au grand soulagement des obsédés de la théorie paranoïaque du grand remplacement ne viendront pas vider leurs ordures ni les torcher ici pour 3 sous de l’heure.

Ils pourront faire fièrement sous eux dans la continuité de leur œuvre charitable.

Cette Italo-nigériane donc, née un jour après la petite fille du prince aux grandes oreilles ne part pas pas et c’est le moins que l’on puisse dire, avec les mêmes privilèges, si ce n’est d’être en vie quand même. Restant à démontrer toutefois que la vie soit un luxe.

Les deux petites filles ne se croiseront pas, ne joueront évidemment pas dans la même cour des grands, d’école, n’ont aucune chance d’être amies ou de se crêper le chignon. L’une entendra parler de l’autre tandis que l’autre n’aura aucune conscience de l’une dans autant de mondes parallèles et oligarchiques.

Au moins si Francesca Marina nommée ainsi par les marins italiens a l’idée saugrenue de se réfugier à Beziers, échappera t’elle à la liste de Robert, tout comme Charlotte Elizabeth Diana, Anders Breivik, Mickael dos Santos ou Maxime Hauchard, les biens nommés.

Le prénom ne faisant ni le terroriste ni le djihadiste, comme l’habit ne fait pas le fanatique, il doit bien exister des Robert fréquentables qui ne soient pas d’authentiques saligauds en costume croisé et en chemise vichy.

A la star Ac des princesses, Francesca Marina n’a aucune chance de finir reine à chapeau vert gélatine, pas plus que de se déplacer en carrosse ou d’inquiéter la monarchie à cause d’une varicelle. Nonobstant si l’aristocratie s’acquiert à la naissance, certainement pas la noblesse.

En attendant de faire leur vie, toutes les petites filles naissent princesses avant de devenir pour certaine et par triste héritage, maquerelle d’extrême droite.

Que les fées qui se penchent sur le couffin de fortune de Francesca Marina l’en préserve.

tgb

L’invasion de la pizza hallal

Je sais bien qu’il y a des catastrophes internationales qui captent autrement  l’attention des medias : drames, calamités, séismes et autres tragédies. Je sais bien que le chômage, le coût de la vie, la disparition du petit Kevin.. sont la priorité des choix éditoriaux. Je sais bien qu’il ne faut pas alimenter le choc des civilisations et se conformer au politiquement correct de la pensée unique et défaitiste.

Mais il est quand même bien étrange, pour ne pas dire suspect, que cette arme de conversion massive, cette forme déguisée de djihadisme alimentaire,  cette insinuation sournoise de la tomate en burka, de la merguez islamo-fasciste, de la mozzarella barbue ne soit pas dénoncée à grand fracas :

L’invasion de la pizza hallal

L’islamisation de la quatre fromages

Le complot mondial de la calzone à ceinture explosive

Le conspirationisme du pizzaïolo intégriste

Le « Pizza Akbar » hurlé comme une menace par le kamikaze en mob rouge

Bref, le terrorisme contagieux de la livraison radicale en moins de dix minutes. 

Pourquoi ce silence gouvernemental , lâche et munichois ?

Pourquoi cette omerta complice d’une presse gauchisante et bienpensante aux ordres ?

Qui dénoncera enfin les fourbes agissements de la cinquième colonne musulmane infiltrée dans la pâte à pain ?

Qui osera lutter contre l’éradication ethnique des petits lardons en garniture ?

Qui, loin de tout atermoiement  complaisant alertera la population française menacée dans son identité nationale et culturelle ?

Alors que l’on sait que dés la première bouchée de Régina, l’envie irrépressible de vous précipiter à la mosquée vous prend, qu’à peine la digestion entamée, une pulsion irrésistible de conversion vous saisit, pas plus Fourest, Botul ou Finkielkrault de nous alarmer sur ce fléau, comme pas la moindre une sur cette guerre rampante dans le Point, l’Express ou Valeurs Poubelles.

Comme si soudainement tous les lanceurs d’alerte islamophobes avaient mystérieusement désertés le combat patriotiquement gastronomique.

Consommatrices, consommateurs français de pizza de souche, il est urgent de relancer, revendiquer, défendre et multiplier comme des petits pains la pizza Reine cochonnaille hostie, entièrement  garantie d’origine chrétienne :

Notre civilisation éclairée et nos valeurs occidentales en dépendent.

tgb

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Faire du bruit avec sa bouche

D’après un tweet un brin désabusé de Laurence Haïm, journaliste d’I télé aux USA : – « Hillary » selon son « pool » a fait une visite surprise dans un café du New Hampshire qui proposait une tarte aux légumes. »

Fin de  l’information.

Et l’on en reste pantois et sur sa faim…

Quel café ? Quels légumes ? pâte maison ? combien la part ?…

On n’en saura rien.

Vous me direz qu’au moins pour une fois, l’info est sans doute fiable, vérifiable, et qu’une investigation assez basique permettrait facilement de la recouper. Certes, il reste bien des questions en suspend mais en enquêtant un peu…

Bien sûr, tout le monde se fout déjà, du futur combat titanesque et médiatique à coups de milliards de la deuxième Clinton contre le troisième Bush pour faire pareil et balancer des bombes partout, mais ne pas savoir si la tarte aux légumes est bio ou pas reste quand même assez frustrant.

Quant à notre tarte aux légumes à nous, elle est venue paraît-il dimanche sur canal + dans l’émission de je ne sais qui, dire je ne sais quoi, devant, et d’après un sondage personnel sur un échantillon de pas grand monde mais quand même, à peu prés personne.

Honnêtement qui a regardé Flanby à la télé dimanche ?

Quand François Trollande n’a rien à dire, il se précipite à la télé pour l’annoncer et ça tombe bien vu que personne ne l’écoute. Je parle pour ne rien dire à des gens qui ne m’écoutent pas : on peut donc en conclure positivement que le peuple français et son président sont enfin en phase.

Bref, quand les politiques n’ont rien à dire, ils font un communiqué, quand ils n’ont prise sur rien, ils font de la com, quand ils n’ont pas de fond, ils font dans la forme. La forme étant le fond qui remonte à la surface d’après Victor Hugo, quand il n’y a pas de fond, il n’y a plus de forme, plus qu’un type ou une nana qui fait du bruit avec sa bouche.

Du vide avec du rien !

Cette inanité qui les pousse à réfléchir au vote obligatoire. Cette vacuité qui les oblige à faire dans le métalangage, à coups d‘éléments sémantiques préparés par une batterie de communicants.

Parler donc jusqu’à trouver enfin quelque chose à dire.

Quand on ne peut veut pas changer les choses on change les mots.

Quand on est tout poisseux on change le sigle : France Télécom/Orange, UMP/Républicains…

Quand on a tout abandonné de la politique, on s’en tient à la course à l’échalote et à ses pronostics.

Quand on en est au stade de la gestion comptable, obscur rouage d’une oligarchie financière et technocratique on fait dans l’algorithme verbal.

Quand on est la voix de son maître, on ventriloque.

Ainsi donc, après moult remue méninges élyséens et analyses scrupuleuses des courbes et camemberts, notre motard à trois roues était venu nous dire les pantalons sur les chevilles, qu’il ne lâchait rien, que l’épouvantail Jean-Marine Lepen était très méchante, histoire de ramener les brebis égarées à l’abattoir.

Fin de la représentation.

Quand on est dans l’indigence politicarde à ce point, on pourrait au moins faire l’effort d’avoir un minimum de talent pour donner illusion : même pas !

Tu crois que dans le secret des dieux et d’états monsieur Poireau nous aurait révélé à quels légumes était la tarte ?

Macache !

tgb