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tgb

Votre enveloppe estivale

Fatalement, dans un pays où le référent journalistique, sous la haute direction déontologique d’Arlette Chabot, s’appelle David Pujadas, justement récompensé par une laisse d’or brillamment mérité, que des médiums indépendants, Médiapart ou le Canard Enchaîné, se mettent tout à coup à faire leur métier d’informer ne peut que casser l’ambiance.

Pensez donc, au pays même de Jean-Michel Aphatie, grand reporter de l’anecdote politicienne, que des journalistes se laissent aller à l’investigation, ne peut que confiner au « fascisme » (et encore le mot est faible, « nazisme » eut été mieux indiqué ).

Je conçois la stupeur du subtil et nuancé Xavier Bertrand. Quand on a pris l’habitude d’être servi à table par Laurence Ferrari, l’irruption soudaine  de questions  dérangeantes basées sur des recoupements factuels, ne peuvent que révéler une intention perfide et totalitaire assez déstabilisante.

Et ce n’est pas parce qu’à l’heure où je vous parle, de sympathiques collabos, tels que, Val, Hess, Olivennes, Askolovitch …redoutant d’être tondus à la libération, se commandent des perruques à la redoute, qu’il s’agit de céder toutefois à cette lâche déviance du journalisme :

l’information.

Car l’information pour les journalistes,  c’est un peu comme l’intérêt général pour un homme politique : une honteuse dérive.

A ce rythme-là, ne manquerait plus que la justice, elle aussi, fasse son travail. Dieu soit loué, on n’en est pas encore là. Tant qu’un magistrat tel que Courroye peut rester juge et partie, être cité dans les écoutes téléphoniques de l’affaire Bettencourt et en charge du dossier (et de tous les dossiers des hauts de Seine) la justice reste dépendante et sous contrôle politique. Marque évidente d’une démocratie digne et équitable.

Et quand on sait que, dans le monde des affaires, des joyeuses collusions et autres prévarications politico/économico/patronales, les  condamnations peuvent représenter jusqu à 0,002% des délits sanctionnés, il est sain et urgent effectivement d’envisager la suppression des juges d’instruction, véritables Khmers rouges du goulag pénal de l’oligarchie opprimée.

Et au-delà des calomnies, ragots, rumeurs qui courent sur internet, alors qu’il est si plaisant de s’adonner à l’intox officielle des grands médias de masse, s’il est une vérité première à rappeler au peuple français : » ce n’est pas de la pourriture dont se nourrit le populisme mais bien de sa dénonciation ».

Encore fallait-il, que ce soit dit.

Bref, maintenant, si vous êtes un peu juste pour partir en vacances (et vu ce qui vous attend à la rentrée ce sont sans doute les dernières de votre vie ) je vous suggère d’être méchamment créatif.

Par exemple, allez voir tata Liliane, dites que vous êtes un ami de Nicolas ( celui du bouclier fiscal) vérifiez qu’il n’y a aucun dictaphone sous le sofa, parlez fort et distinctement et demandez lui une enveloppe (modèle craft de préférence) :

paraît qu’elle distribue.

tgb

C’est la faute à Raymond

 

Si la France va mal, si elle cause mal dans le poste, si le chômage monte, si le pouvoir d’achat baisse, si la république est austère, le cigare public et le permis de construire complaisant, si l’image de la France est toute dégoûtante, si son minus président salope tout ce qu’il « moralise », si les pauvres sont plus pauvres et les riches plus riches, si la racaille sportive ne chante plus la marseillaise  tandis que la racaille financière, tu l’aimes ou tu la quitte, la chante sur sa valise en Suisse, cherchez pas midi à septante heure, ni du côté bancaire, ni du côté Medef : c’est la faute à Raymond. 

 

Si l’on ne crée pas de commission d’enquête, sur l’affaire Woerth et ses petits arrangements entre amis donateurs de la crème Chantilly, sur les 100 millions de vaccins H1N1 de la pharmacienne des caïds, la madame cachalot et fils de la santé en short, si on ne Karachi guère du sous marin en plongée off shore, mais qu’en revanche, on auditionne, façon confessionnal, en commission culture, les responsables du Waterloo footeux en diversion d’honneur, tandis que les journaleux  de cour n’oublient surtout de ne jamais poser la question qui tache : c’est la faute à Raymond.   

 

Si les héros 98 du mondial black blanc beur, ceux qui s’empressèrent, un lendemain de victoire, d’embrasser le crâne d’un mac do cheese sponsor, ceux qui cachetonnent à la pub addictive de l’arnaque en ligne et du consulting  Bouygues nous font aujourd’hui  leur pucelle  du crampon : c’est la faute à Raymond.

 

Si Laurent Blanc au nom prédestiné, plutôt irréprochable, nous fait fort Finkielkrautement  (de la bande à Botul) du team white white white, de l’équipe pas rebelle, du milliardaire pas gréviste, à faire jouir précoce l’encore  tout boutonneux aspirant Valls sur son banc de touche droite : c’est la faute à Raymond.

 

Si le clown Domenech devient officiellement le salaud expiatoire où acérer les crocs de l’abruti supporter tout bariolé encore de bave tricolore, histoire  de dégourdir les haines nationales, tandis que tranquillement, dans le genre petit pont, on le tacle méchant de ses acquis sociaux : c’est la faute à Raymond.

 

Et si les juges forcément « rouges », laxistes comme ils se doivent, condamnent à 5 ans de prison le lampiste  Kerviel, tandis que sans pitié, en toute discrétion, ils  donnent l’absolution  à Monsieur Messier de chez maître du monde : c’est la faute à Raymond.

 

Et si ça suffit pas, pour sauver le comptable Woerth et sa contre réforme, en ces temps de soldes et de bouclier fiscal, où l’on fait une ristourne à 30 millions d’Euros à mme Loréal, touriste fiscale nécessiteuse, parions que Bachelot poissonnière, ministre  brumisateur, prendra soin d‘hydrater en ouverture JT, illusoire variante, les riches retraités de la rente à rien foutre.

 

La faute à canicule

tgb

Kozy Baba et les 40 branleurs

 

Comment faire des économies de bout de chandelles sans en faire, tout en faisant croire qu’on en fait, en ces temps d’austérité pour les pauvres ?

 

Telle est la question ardue, en ces jours de bac, sur laquelle durent phosphorer les conseillers com du pique assiette présidentiel,  l’homme de chez Fouquet’s qui s’augmenta de 170% en une fois, à valeur d’exemple.

 

Question subsidiaire : Comment faire passer la pilule de la purge intestinale des masses laborieuses, à l’heure ou l’augmentation du gaz privatisé et de l’explosion du nombre de coupures, finit par dissuader même un salarié de France telecom d’opter pour ce moyen radical de suicide et tenter de mentholer la persistante odeur de putréfaction morale du gouvernement.

 

Idée numéro 1 : Demander aux collaborateurs de ministres une diminution de 10% de leur salaire alors qu’ils viennent d’être augmentés en 2009 de 21%.

 

Idée numéro 2 : supprimer les chasses présidentielles alors qu’elles l’avaient déjà été sous Chirac, et les remplacer par des battues régulatrices, ou l’art du glissement sémantique dans le refroidissement du fût du canon.

 

Idée numéro 3 : Exiger un maximum de 4 collaborateurs  par ministre, préconisation maintes fois exigée et selon Fillon jamais appliquée  dans les faits.

 

Idée numéro 4 : Faire démissionner Escalettes, président de la FFF, (fédération française de foot), plutôt que le ministre de la pénibilité  Woerth de la FFF (fédération de la fiscalité  fastoche)

 

Idée numéro 5 : supprimer 10 000 véhicules  et 7000 logements de fonction, d’instits tant qu’à faire…

 

Bref on le voit, la cure d’amaigrissement de l’arrière-train de l’état ne risque pas de faire gagner le moindre cran dans le serrage de ceinture de l’oligarchie partouzarde, si exigeante à corseter les autres, si complaisante avec son propre pétard.

 

On lui suggérerait bien pourtant, au pique ascète de Neuilly, à l’hyper crédible père la rigueur qui inaugura  sa présidence par une retraite méditative sur un yacht off shore, le non remplacement de 40 ministres sur 40, vu le nombre de commissions doublons et le staff élyséen faisant tout vite et mal, la réduction par deux des députés godillots cumulards gangrenés par l’exemplarité douteuse des cimes Elyséennes et autre mesure de vertu publique…

 

Mais bah, à l’heure où l’esbroufeur qui nous sert encore de président, nous fait son caprice à s’offrir un gros navion à 180 millions  d’euros (ça nous fait combien en cigares ?) qu’il ait renoncé à y installer un four à pizza est en soi un sacrifice si remarquable qu’il est déjà sage de s’en contenter.

 

A mettre le gros pognon au centre des valeurs, le frustré de Neuilly, qui pour la suite de sa carrière rêve de faire milliardaire comme métier et prendre sa revanche sur Auteuil Passy pour enfin en être, montre combien la politique n’est plus qu’un pis aller médiocre, rapport à la finance.

 

Et puisqu’en ce bientôt 14 juillet  républicain,  nous serons privés de Garden Party (mais pas de défilé militaire), acte symbolique fort discutable d’ailleurs que l’on peut percevoir autant comme une pseudo restriction budgétaire que comme la peur de l’irruption sauvage d’un apéro géant et populaire au beau milieu  du buffet garni, remplaçons le pince-fesses Elyséen par un pique nique joyeux à la Bastoche.

 

Inutile de perdre son temps à couper la tête du couple roturier, priver le pique assiette pourri gâté de chocolat, une compote et au lit, devrait suffire à générer une crise d’aérophagie fatale, chez le vagal bouffon.

    

 tgb

La machine à vide

Comme il est établi par quelques penseurs incontestables, Perdriel, Seguela, Denisot,…que  le Ouebe est une immonde saloperie ordurière propageant la rumeur, la calomnie et la désinformation, tournons nous vers cette presse indiscutable dont le travail fouillé d’enquêtes minutieuses,  d’investigations patientes et d’informations recoupées reste la référence objective.

Deux exemples récents pour montrer le sérieux et le professionnalisme de ces médias que le monde entier nous envie :

Une certaine Sylvie François, appelle le 18 juin à bouter hors de nos rues Barbesiennes, telle Jeanne d’Arc, sauciflard en étendard, le Saladin  allergique au jambon beurre.

Cette Sylvie François, de ce François le français qui sent si bon son pseudo facebook, Sylvie meurtrie, Sylvie outragée, Sylvie brisée mais Sylvie libérée des forces occupantes de la Musulmanie intérieure, est sensée habiter au cœur de la Goutte d’or décochonisée.

Que firent les médias exemplaires et notamment cette Radio France qui sent si bon son Val Hess, de ces jeunes putains qui font les vieilles bigotes, vérifièrent-elles l’adresse, l’identité et les allégations de la passionaria porcine ?

Que nenni, trop heureuses du buzz sentant bon son graillon, ils reprirent in extenso les élucubrations brameuses de l’avatar cochonne en leur tam tam médiatique pour ne pas dire ramdam, et amplifièrent l’intox identitaire autant qu’alimentaire.

Sylvie François n’existait pas, la presse sérieuse dans toute son intégrité factuelle ne se laissa pas parasiter par ce léger détail.

Exemple 2– Un certain Anelka, joueur millionnaire non imposable en France et « racaille musulmane » de son état, grommelle en sa barbichette de chez Maniatis dans un coin de vestiaire puant la sueur (enfin vu les résultats, pas tant que ça) un truc du genre : « va te faire foutre entraîneur de mes deux avec ton système de merde » commentaires d’une rare banalité, dans des coulisses à haute tension.

« L’équipe », journal sportif forcément de référence puisqu’il détient le monopole du créneau « short crampons et pédales à l’eau claire », organe du groupe Amaury, organisateur de tour de France irréprochable (comme la république  du caïd de Neuilly) et complice de Fifa incorruptible, reniflant l’affaire juteuse et putassière, épiça la sauce par un montage photo racoleur jouant de l’affrontement, tout en corsant l’insulte, histoire  de rentabiliser la pénétration anale.

Pas du ragot de chiottes, pas du potin lubrifié, pas du trou de serrure poilu et trash, mais de l’info coco, de celle qui fait la liberté de la presse et l’honneur Pulitzer et qui permit d’ailleurs à la philosophie de comptoir sans alcool,  de celle qui se choque du mot enculé mais cautionne indignée  la sodomie des mineurs de 13 ans; d’exalter la haine et la pensée vinaigre.

Tel est ce système médiatique exemplaire, celui qui regarde la main d’ Henry dans la culotte du coach Elyséen quand ça manifeste à millions, que ça Karachigrave ou que ça Woerthgate à mort. Affaires sorties par Mediapart sur le web ordurier d’ailleurs, pendant que l’ectoplasme du « Monde » se demande à quel cul il sera torché, de la bande à Sarko ou de celle à Strauss Kahn.

Non bien sûr : « On ne peut rien reprocher » (dixit Sarko) à Woerth et surtout pas du conflit d’intérêt, puisqu’en tant que ministre des finances, il se contentait de favoriser la fraude fiscale, par l’intermédiaire de sa femme, d’une pauvre milliardaire qui renflouait le parti dont il est lui même trésorier…

Non Woerth bien sûr, n’a pas une tête à couvrir les fraudes fiscales, tout juste une tronche à pratiquer le headfucking  sans les lunettes, tandis qu’un pauv’neg marron au faciès idoine est autrement plus vendeur à la une. Car non seulement il nous faut du coupable à donner en pâture, mais encore faut-il fournir la tête qui va avec.

Quand la rigueur ne peut être que sociale et surtout pas morale…

Oui exemplaires que ces journalistes, vierges héroïques, hurlant au loup à 20 millions contre 1, le temps du procès médiatique et du lynchage en direct et qui se corporatisent par réflexe de meute, dès qu’un Peillon, avant de s’excuser pour récupérer son rond de serviette télégénique, fait un instant dérailler la machine à cons ou qu’un Melenchon, sans s’excuser lui, botte le cul d’un apprenti Demorand (faible avec les forts fort avec les faibles) frappant à la porte de la société du spectacle.

Oui, quelle  était belle et émouvante dans sa nudité crue, cette presse racaille, sidérée soudain, comme un lapin pris dans les phares, par une équipe  de 23 ne jouant plus le jeu de l’enculage sponsorisé, crachant solidaire dans la soupe tiédie, et ne justifiant plus le tarif des consultants à masquer la vacuité de la machine à vide.

tgb

Le maître et l’esclave


ROME (Reuters) – Les 4642 ouvriers de l’usine Fiat de Pomigliano, près de Naples, ont voté à près des deux tiers en faveur d’un plan qui prévoit un accroissement de la flexibilité en échange d’investissements nécessaires pour maintenir le site ouvert et y relocaliser la production de la prochaine version de la Fiat Panda, aujourd’hui fabriquée en Pologne.

Le projet vise à accroître la productivité en introduisant davantage de flexibilité dans les horaires de travail, en limitant le droit de grève et en limitant certaines prestations, comme l’indemnisation des arrêts maladie.

Dans la célèbre dialectique du maître et de l’esclave (la phénoménologie de l’esprit) Hegel nous montre comment l’esclave n’est esclave que parce qu’il a peur de mourir, alors que « c’est seulement par le risque de sa vie qu’on conserve la liberté… »

La liberté ou la mort.

A préférer l’aliénation au risque de la mort, mort sociale j’entends, non seulement, les ouvriers de Pomigliano n ‘échapperont pas à la mort – car comme pour les Conti qui choisirent, validant le chantage et mettant le doigt dans l’infernal engrenage, de voter pour le retour aux 39 heures, la boîte mit tout de même deux ans plus tard la clef sous la porte – mais ils connaîtront comme Daladier, la honte et le déshonneur.

Oui, les ouvriers de Fiat ayant choisi la vie, ou plutôt une médiocre survie, vie de merde, vie de chien, vie de berlusconien abruti et lobotomisé, non seulement choisissent de rester esclaves, mais encore engagent tous les autres à le rester ou à le devenir.

Ce qu’évidemment saisi parfaitement au bond le ministre italien du Travail, Maurizio Sacconi qui déclare trop heureux de la capitulation en rase campagne d’une bande de prolos aplatis  « ce vote change les relations industrielles en s’éloignant du conflit pour se rapprocher de la collaboration ».

« Collaboration » en effet, le mot est bien choisi, que cette soumission sans condition au marché et au chantage patronal. Un patronat qui n’avance que parce que le prolo recule et qui aurait tort de se gêner devant de telles lopettes tétanisées.

Alors qu’en ces temps de crise, de colère et d’injustice insolente, c’est la ploutocratie qui devrait raser les murs la peur au ventre, c’est la classe ouvrière et tout le salariat qui baisse son froc, se courbe et se penche jusqu’à la reptation, jusqu’à retourner étrangement en bon névrosé, comme chez France télécom, l’arme contre soi plutôt que contre son oppresseur.

Le suicide et la fuite plutôt que la révolte.

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Oui je sais, il faut bien nourrir ses gosses et payer les traites du pavillon, de la playstation du gamin et de l’écran plasma pour suivre les exploits  trafiqués de la squadra azzurra en mondiovision mafieuse, mais quoi, leurs pères qui conquirent de haute lutte les acquis sociaux qu’eux bradent et bazardent sans lutter, se faisaient tirer dessus par les carabiniers et affrontaient les jaunes et serraient les dents.

La lutte de leurs aînés, ici ce sont les sans papiers qui la mènent et qui au bout de neuf mois d’une grève exemplaire dans la détermination et la solidarité a fait reculer (un peu ) le pouvoir en son sinistre représentant Besson, Ces mêmes sans papiers sur lesquels  les prolos lepénisés  soulagent leur haine et exorcisent leurs angoisses, le trouillomètre à zéro.

Certes, à cracher sur des plus miséreux et des plus immigrés et des plus basanés que soi, certes à humilier des plus dans la merde que soi, on a encore l’illusion de dominer quelqu’un et de prendre sa revanche et de n’être pas encore tout à fait un sous-homme, mais bon sang elle est passée où cette noblesse du prolo, cette dignité au cambouis, cette vergogne au charbon, qui fit les luttes et les combats et les avancées sociales et l’émancipation ?

En renonçant aux combats de leurs pères pour acheter un peu de temps avant l’inexorable venue du bourreau, les ouvriers de chez Fiat ont conservé le droit à être mieux exploités et mieux méprisés et mieux chosifiés et mourront quand même ;

tu parles d’un sursis.

Stefano Caldoro, gouverneur de la région peut le souligner avec emphase :

« La relance de l’usine Fiat de Pomigliano est une énorme opportunité pour la Campanie et tout le sud de l’Italie…le début d’une nouvelle phase ».

Le début oui d’un nouvel esclavage et d’une nouvelle barbarie.

Le début de la fin d’une civilisation.

tgb

photo 2 – Fortuno Sorano compagnon de Zapata et Pancho Villa  devant le peloton d’exécution

Nicolas ou Nicolas ?

Pour le plus mauvais coach jamais désigné à la tête de l’équipe France, le plus vulgaire, le plus vénal, le plus inculte, le plus vantard et le plus incompétent « si, les événements (autour de l’affaire Anelka) rapportés sont exacts, ils sont inacceptables ».

Grâce au Nicolas suprême, sportif vagal de son état, qui nous révèle ici son sens aigu des priorités (faire écran au raout Villepinien) nous avons enfin une vision claire de ce qui, en ce pays, est acceptable ou pas et dans quel cadre de références scandalisées nous évoluons.

Au tarif donc de l’acceptable digne et classieux nous avons l’exemplaire Nicolas du « casse toi pôv’con » proféré lors d’un déplacement public et le Nicolas de l’inacceptable racaille « va te faire enculer sale fils de pute » bougonné dans un coin de vestiaire.

Pour synthétiser l’ info donc
, s’il est tout à fait acceptable en tant que ministre des finances de placer sa femme conseillère fiscale de la première fortune française et de toucher un pourboire électoral au passage, il est inadmissible en revanche d’en parler sur les grands médias contrôlés impunément par un pouvoir veillant expressément à la liberté d’expression footeuse.

Fort acceptable pour une pharmacienne devenue ministre de la santé de placer son fils à une place stratégique de lobbyiste médical, après avoir passé commande de quelques millions de doses inutiles de vaccin, mais parfaitement inacceptable de rembourser une liste toujours plus longue de médicaments creusant on le sait, le trou poilu de la sécu sociale.

S’il est absolument inacceptable de fumer un joint au risque de se retrouver en garde à vue, il est en revanche parfaitement acceptable de se carboniser 12 000 euros de barreaux de chaise au frais du contribuable.

Il est parfaitement inacceptable de profaner le drapeau tricolore, mais totalement acceptable d’envoyer 44 soldats mourir pour des clous atlantistes en Afghanistan ainsi que 11ingénieurs de construction navale pour solde de rétro commissions Pakistanaises.

S’il est accepté, en notes de frais publics la location d’un jet privé, le détournement d’un permis de construire tropézien, le prêt à sa famille forcément nécessiteuse d’un logement de fonction, la privatisation des jeux en lignes au profit des amis du Fouquet’s et autre fils Balkany, il est évidemment inacceptable de laisser quelque SDF survivre sous une tente au cœur de la capitale.

Parfaitement acceptable de cumuler retraites de députés, salaires de ministre, rétributions pour missions superfétatoires, mais absolument inacceptable d’avoir au terme d’une vie de travail, une rente décente à 60 ans…

Entre augmentation de salaires gouvernementaux, explosion vertigineuse d’argent de poche élyséen, caprices aquatiques de ministre de l’armée, chèque de 450 patates complaisantes à Nanard.com…la liste est loin d’être exhaustive mais, économiquement moralement politiquement acceptable. Il est en revanche rigoureusement inacceptable d’espérer, par exemple, 25 élèves par classe pour donner une chance à l’avenir et à l’éducation, dans un contexte d’austérité acceptablement relative et admissiblement arbitraire.

Tant que l’inacceptable des uns (Nicolas) et l’acceptable des autres (Nicolas) est accepté par les uns (Nous) et cautionné par les autres (Eux) il se pourrait qu’on continue longtemps à considérer comme acceptable de refuser, comme Anelka, de payer ses impôts en France et d’admettre comme inacceptable deux grognements du même Nicolas en sueur à la une sordide d’une presse racoleuse.

Heureusement oui que les médias toujours vigilants nous indiquent précisément où s’indigner et quand et nous servent opportunément du punching ball « nègre » et calibré, des fois que la colère populaire s’exprimerait au bon endroit et sur le Nicolas approprié.

tgb

illustration : évidemment Sempé.

Les dindons de la farce

Couscous pinard ou saucisson thé à la menthe ?

La rue Affre est exactement perpendiculaire à la rue Myrha.
C’est dire si je connais le quartier, si je connais la question.

C’est dire aussi, si j’ai entendu causé de l’apéro cochon organisé par les Justin Bridou ras du front, planqués derrière les paravents Riposte Laïque et autres succursales vaguement présentables d’officines crapoteuses.

Une tranche de facho gras entre deux tranches de pain modérément moisi.
Les masques tombent, toujours ça de gagné.

L’histoire de la rue Myrha et de ses fidèles en levrette, le nez dans l’huile de vidange à se geler le fion, j’en ai déjà parlé et Là.

Pour faire simple et contrairement aux allégations putassières de certaines pernicieuses et certains jongleurs de haine, dont Fourest Caroline sur France culture qui, au milieu d’une démonstration impeccable, distille toujours de ce bon petit venin d’intox à bien foutre la zone  :

non, les fidèles de la mosquée ne prient pas sous la pluie par soucis fumeux de prosélytisme aigu et d’islamisation rampante, mais oui ce qui sert de mosquée est bêtement trop exigu pour y rassembler les croyants et cela y sera remédié dès que le lieu cultuel et culturel consacré au monde arabe et à l’islam sera achevé dans le 18ème.

Car s’il est un fait en notre république qu’aucune religion n’a le droit d investir l’espace public, encore faudrait-il par cohérence, qu’on ne retarde pas indéfiniment les travaux de la salle de prière, par un mauvais zèle suspect et autres pressions tendancieuses.

Pour tordre également le cou aux purs délires des fantasmeurs anti-auvergnats qui n’ont jamais foutu les pieds à la Goutte d’or mais qui savent tout et particulièrement instrumentaliser le jambon beurre, on trouve rue Myrha, entre deux boucheries Halal, un restaurant casher, une église  évangélique, une cave à vins et un Franprix flambant neuf où l’on peut se ravitailler en autant de cochonnailles et d’alcools pour se torcher.  

Si la rue Myrha n’est pas le paradis joyeux et bariolé de chez Benetton loin de là, elle n’est pas non plus, ce pays élucubré par je ne sais quel TF1 pour grabataires du crémol, de la Musulmanie intérieure étendant ses tentacules islamistes.

C’est juste un coin assez pourri en réhabilitation (et aseptisation) sociale, populaire et folklo, avec ses putes ghanéennes marchandisées et ses camés à la dérive. Avec ses gavroches aux 67 origines et sa vie de quartier. Un coin juste sordide et bon enfant.

Si j’ai, jusque-là, refusé d’aborder cette douteuse partouze porcine, c’est parce que, par stratégie et expérience, j’ai toujours considéré qu’il ne fallait pas offrir à une provocation misérable sa caisse de résonance et qu’évoquer ces mauvais relents de sauciSSons avec deux SS assez identifiables sur l’affiche (quelle connerie tactique d’ailleurs) c’est déjà valider ces sales manigances.

La provoc n’existe que si elle suscite son scandale, son ramdam et son indignation médiatique, bref que si elle génère sa réponse amplifiée. Y entrer c’est forcément la nourrir. Par absence de réaction, calculée ou pas, la provocation s’annule d’elle-même et s’éteint.

Je n’étais pas contre assister à l’errance de deux pelés trois tondus un litron à la main, se tartiner du sauciflard et gerber du pseudo tricolore, dans une rue Myrha indifférente, concentrée sur l’écran footeux d’un soir mondialisé.

C’est raté.

Vu l’ampleur de la polémique, interdit ou pas, l’apéro pochtron des Ducon Lajoie BBR a déjà atteint sa cible et produit ses effets.
C’est navrant.

Dans le contexte nauséabond de la montée des extrémismes, des nationalismes  et des xénophobies, exacerber les communautarismes et s’outrager avachi du drapeau risque de devenir un petit jeu malsain très à la mode.

Les petits minets inconscients de l’identité nationale, les Zemmour, les Besson, les commis charcutiers qui ont initié ça, pourraient bien finir par se prendre un retour de saucisson à l’ail en plein dans les dents.

Qu’ils ne viennent pas se plaindre.
Le problème c’est qu’on risque tous de déguster.
Les Merguez, les Chipolatas et même les Boudins noirs et de finir en chair à canon au profit du grand sanibroyeur capital.

triste farce !!!

tgb

Quand la Savoie fera trembler Wall Street…

La victoire du N_VA (nouvelle alliance) parti indépendantiste Néerlandophone, du leader populiste et télégénique Bart de Wever, 29,5% aux législatives belges, au détriment de la communauté francophone, confirme le processus inquiétant de balkanisation en Europe.

Le divorce progressif entre la Flandre (60% de la population) et la Wallonie conduisant à un état confédéral en un premier temps puis au risque d’une partition de moins en moins hypothétique de la Belgique serait d’ailleurs probablement acté, s’il n’y avait Bruxelles capitale, géographiquement Néerlandaise, sociologiquement Wallonne.

Lorsque l’on voit la prise de pouvoir progressive de la Ligue du Nord en Italie dont l’axe politique essentiel est de se désolidariser du sud en jouant sur les égoïsmes, lorsqu’au même moment on constate les émeutes interethniques au Kirghizstan entre Ouzbeks et Kirghiz (une centaine de morts 1200 blessés), on ne peut que trembler à l’idée du retour des crispations identitaires, des replis communautaires et des montées du nationalisme, voire des régionalismes les plus frileux, les plus étroits et sectaires.

C’est donc paradoxalement, mais somme toute de façon assez logique, que, dans ce monde financièrement globalisé , ce pseudo village planétaire, ce vaste supermarché libre et non faussé, où circulent sans entraves, images footeuses, (allez les bleus, la marseillaise et le drapeau sanglant élevé) marchandises frelatées et pognon défiscalisé, mais pas les gens, que les populations sacrifiées à l’autel du dividende et de la compétitivité, retrouvent leurs vieux réflexes moisis du regroupement clanique .

C’est donc paradoxalement encore, juste après l’effondrement du mur de Berlin, que nous assistons à la construction de centaines d’autres murs géographiques, politiques, culturels et mentaux.

Vieux comme le monde, que ces automatismes pavloviens de temps de crise.
Vieux comme le monde que ce refus rétracté de l’autre, que cette peur de l’étranger, que cette haine du plus pauvre que soi, que cette stigmatisation du bouc émissaire devenant la cause simpliste de tous nos maux.

Vieux comme le monde que l’instrumentalisation démagogique par les pouvoirs des clivages et l’accentuation des divisions pour mieux régner.Car si les peuples, ethnies et communautés réunis ne se combattaient pas les uns les autres, il est évident que ces mêmes populations unissant leur énergie iraient demander des comptes musclés aux castes dirigeantes, au club népotique directement responsables des désastres économiques, écologiques et sociaux actuels.

Quand on voit le peu d’influence aujourd’hui des états, des nations, sur les oligarchies financières, on imagine bien alors, le pouvoir misérable qu’auront autant d’états croupions, confédérés ou pas sur les puissances bancaires.

En cet anecdotique 150ème anniversaire du rattachement de la Savoie à la France, l’activisme rance et pathétique de la ligue savoisienne (mouvement indépendantiste savoyard sclérosé) en est une illustration supplémentaire.

Quand la Savoie libérée fera trembler Wall Street…

Arvi pâ !

tgb

La marée était en noir

Quand le dernier arbre aura été abattu
Quand la dernière rivière aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson aura été péché
Alors on saura que l’argent ne se mange pas

Go Kha Yeh dit Géronimo

Pendant que British Petroleum, plus connu sous son délicieux sobriquet BP, mollement préoccupé par la perte de contrôle de son puits violait ses propres règles de sécurité pour optimiser l’affaire, (encore un baril que les arabes n’auront pas) pendant que tous les indicateurs montraient que le coffrage métallique risquait de céder sous la haute pression, pendant que le gaz bouillonnait joyeusement par 1500 mètres de fond, signe annonciateur d’explosion, les cadres à bord de la conviviale plateforme Deepwater Horizon fêtaient le bilan sécurité du forage avec prime à la clef.

On n’allait quand même pas se laisser emmerder par ces légères contrariétés.

– chef ça va péter, qu’est ce qu’on fait ?
– on pompe

11 morts et une crise écologique sans précédent plus tard, ravalant les saloperies bretonnes de Total à un pet mazouté, les petits profits de la rentabilité mesquine et à court terme devinrent des pertes colossales irréversibles .

Le profit est-il rentable ?

Pour gagner des millions BP y laissera des milliards et la planète, son golfe du Mexique…

Faut voir !!!

A l’heure où BP, devient la proie d’Exxon ou de Shell, y a déjà laissé 30% de son calcif à la bourse, où les actionnaires trouvent que ça sent le gaz dans les bas de laine, la firme désemparée (on exploite d’abord, on réfléchit ensuite) s’en trouve réduite à racheter des mots clefs sur la Toile, pour ramener ses brebis goudronnées à son site propagandiste .

– quels mots clefs ?
– je sais pas moi…salopard, dégueulasse, crado, pourri, enfoiré,…ce genre-là.

Quand une civilisation tout entière se retrouve en état de dépendance totale, shooté, accro, addict à sa dose de gazoline surtaxée

– Vous reprendrez bien un petit baril ?
– ben juste un, pour la route.

tout en encourageant la cupidité durable, la compétitivité durable, la réduction des coûts durable, la profitabilité durable et autres développements néologiques à la con de cet acabit là, le simple instinct de survie ne peut que conseiller d’urgence, le sevrage et préconiser illico le cercle des pétroliers anonymes repentis.

On ne benzine pas avec l’amour.

Mais, quand, par ces temps d’hyper-crise et de panique générale, on envoie aux mastodontes industriels des messages aussi limpides que celui de la justice indienne rapport à Bhopal :

Vous me copierez cent fois :

– « je ne dois pas tuer 25 000 personnes et empoisonner un état sans me laver les mains après »

bref une impunité totale, on a quelques soucis à se faire.

En ces temps de privatisation nucléarisée par exemple :

– « Je ne dois pas irradier cent millions de personnes et foutre mes déchets sous le paillasson sans m’essuyer les pieds … »

Curieusement en ces heures fatales où ce sont les responsables aux mains sales de nos désastres économiques, sociologiques, politiques, écologiques, qui nous couvrent de goudron et de plumes dans l’assentiment général et l’étonnante atonie des peuples consentants, voir en ce naufrage BP (Halliburton …) et en cette marée noire engluant la Louisiane, la Floride

( peut être la plage privée à Miami du réfugié terroriste chimique Warren Anderson, PDG d’Union Carbide – à défaut de justice humaine une hypothétique justice divine …)

et jusqu’à l’atlantique, comme une métaphore sinistre du capitalisme, ne me paraît pas délirante.

Que le pitre Cohn Bendit ne nous raconte pas d’histoire, écologie et capitalisme sont tout simplement incompatibles, antinomiques et contradictoires, point barre.

A courir après le flouz, quand on ne sait plus où brancher les tuyaux, inutile de sortir la grande échelle verte :

C’est mort.

tgb