T’es de gauche à quelle heure ?

C’est une affaire entendue : Jérôme Cahuzac, ministre du budget, a réussi sa vie.

A 50 ans et quelques, il possède une Rolex. On est content pour lui. Sarko et Séguela aussi.

Non seulement Jérôme Cahuzac, ministre du budget et de la rigueur pour chacun, possède (ou possédait) une Rolex, une Breitling, une Jacger-Le-Contre, une Chaumet, une Boucheron, autant de luxueuses montres suisses, mais encore est il l’heureux propriétaire d’un 300 mètres/carrés dans le 16ème arrondissement

Grand bien lui fasse.

Qu’on soit bien d’accord ici, on peut être riche ET de gauche, payer l’ISF ET de gauche, dépenser son pognon comme on veut ET de gauche.

La gauche manque d’ailleurs cruellement de mécènes milliardaires et révolutionnaires, finançant la subversion. Il y en eut. Gérard Lebovici par exemple.

Sauf que quand même, quand on est ministre du budget, de la rigueur pour chacun et du sacrifice justement réparti, ça fait un peu tache de se faire dérober 10 tocantes pour 100 000 euros à son domicile parisien.

Soit grosso merdo une année de smic par montre.

Ça fait juste un peu tache quand, précisément, en tant que ministre du budget, de la rigueur pour chacun, du sacrifice justement réparti et de l’austérité pour tous, à savoir l’heureuse piétaille de ce nouveau continent dévasté rebaptisé « Prix Nobel de la paix », on a pour tâche d’augmenter taxes et impôts, de serrer le kiki à des gens qui n’en peuvent mais, de mettre en œuvre une effroyable régression sociale par des coupes claires et autres réductions de coûts, tout en se présentant comme un moine soldat de la discipline budgétaire.

Ça renforce juste un poil ce sentiment étrange de fort hiatus, de divorce radical, de méchante dichotomie entre une caste favorisée de droite de gauche et d’extrême centre qui ne semble pas particulièrement souffrir de fins de mois difficiles, pas contrainte de rogner sur les dépenses de santé, pas soumise au racket des crédits revolving, et le reste de la population qui se demande avec angoisse si elle pourra honorer ses putains de factures de gaz privatisé cet hiver.

Je n’ai certes rien contre un brin de luxe artisanal et d’élégance raffinée, rien contre la fascinante mécanique helvétique, mais de là à accumuler de l’horlogerie bling bling dans mon coffre…

Il faudrait d’ailleurs se pencher sérieusement sur cette manie bizarre qu’est la rétention quasi pathologique de montres hors de prix qu’ont certains socialistes finement embourgeoisés du gousset, Dray, Moscovici… sur ce goût pavlovien par la collectionnite aigüe des codes d’appartenance, sur ce besoin irrépressible de signes extérieurs de richesse, façon d’afficher au poignet qu’ils en sont.

Bienvenue en oligarchie : son impunité, ses privilèges, ses cumuls, ses passe-droits, son club du siècle, ses niches fiscales, ses codes culturels, son entregent, son entre soi.

Et pour tout vous dire, si j’étais pété de thunes comme le bon docteur Jérôme, ministre du budget, de la rigueur pour chacun, du sacrifice justement réparti, de l’austérité pour tous et du serrage de ceinture à cran renforcé semble l’être, j’aurais des projets autrement plus bandants que le cumul de boîtes à tic tac.

Même suisses.

Bref, tout ça pour vous dire, qu’en termes d’exemplarité, de confiance et d’empathie, ça laisse à désirer et que cette forme d’inconscience, d’insouciance et finalement de normalité indécente en termes de distorsions finissent par confirmer cette sale impression que décidément on n’est plus du même monde.

Surtout quand, comme nous le dit le très certainement honorable (et c’est encore pire) Jérôme avec affectation « le préjudice est avant tout moral, la perte a valeur sentimentale » y’a comme un ENORME malentendu : Perso, je n’ai jamais eu de perte de valeur sentimentale à ce prix là.

Au final, est-ce que la véritable fracture sociale, plutôt qu’un clivage droite/gauche, ne se jouerait pas entre ceux qui à 50 ans en ont une et ceux qui n’en n’ont pas, entre les possédants de Rolex et les possesseurs de Swatch.

Et si la lutte des classes finalement n’était qu’une question d’heures ?

tgb

Le prix Nobel se la pète

Bon, je vous préviens tout de suite va falloir me parler meilleur.

Depuis hier dans le sillage des illustres, Henri Kissinger à qui l’on doit l’admirable prolongement du lâcher de napalm au Vietnam, Elie Wiesel, qui proposa subtilement de torturer Bernard Madoff sans plus de gratitude pour les 10% de dividendes qu’il perçut durant des années sans trop d’état d’âme, et Barack Obama, éminent joueur de drone tueur avec dommages collatéraux, je suis prix Nobel de la paix.

Alors de la déférence du respect et tout ça.

Trêve de plaisanterie, ce n’est naturellement ni vous ni moi qui irons chercher en Norvège le prix de bonne camaraderie, manquerait plus qu’on donne une distinction à un peuple, mais plus sûrement l’un de ces trois guignols de la brochette ci-dessous

dignes représentants d’une de ces roues de la troïka dont le moindre grincement terrorise l’Europe tout entière.

On eut pu évidement envoyer à Oslo, l’un des représentants d’Aube Dorée, une de ces officines nazie générée par l’austérité européenne, ou le chef du gouvernement hongrois Viktor Orbán entre deux défilés de milices au pas de l’oie, ou quelque grec bouffant dans les poubelles, quelque espagnol expulsé de son logement, quelque fonctionnaire portugais au chomdu.

L’un de ces citoyens, victime de la guerre économique entre états de l’union européenne, de l’explosive concurrence libre et non faussée, du bombardement anti-social, issu de l’un de ces territoires ravagés, soumis à l’occupation des lobbies privés Monsanto, Goldman Sachs et consoeur, qui fait se détester grecs et allemands, chômeurs et immigrés, actifs et retraités.

Mais on préfèrera sans nul doute y déléguer un de ces larbins Barroso otanisé, une baronne Asthon non identifiée, un Herman Achille Van Rompuy à l’ectoplasme plat, pour avoir « contribué pendant plus de six décennies à promouvoir la paix et la réconciliation, la démocratie et les droits de l’homme en Europe », cette émouvante réconciliation des états par le marché, sur le cadavre des peuples.

De cette ardente démocratie des referendums sur lesquels on s’assit, de ces traités d’austérité que l’on imposa et des droits de l’homme auxquels il faut soustraire cela va de soi les droits des travailleurs dans la pure compétitivité.

Cela dit, l’académie de la star ac de la paix fait bien d’ attribuer son hochet cette année à la communauté européenne, vu que l’année prochaine il est possible que ce fut à titre posthume.

tgb

La compétitivité est-elle compétitive ?

C’est l’histoire de ces sales types qui squattent nos merdias à longueur de journée, qui récitent à l’envi les mêmes rengaines libérales, la même vulgate primaire et régressive, les mêmes slogans obsédants jusqu’à l’anesthésie :

Austérité, flexibilité, compétitivité.

jusqu’à te convaincre de crever la dalle trop cher, de vivre trop vieux, de pas ramper assez bas.

Vous les connaissez bien, ils sont inamovibles, intouchables, increvables, plus ils disent de conneries plus ils ont la parole, plus l’histoire les contredit, plus ils se répandent. Ils n’existent ni pour leur compétence, ni pour leur honnêteté, pas plus pour leur originalité que pour leur discernement, juste pour leur propension servile à repasser les plats, juste pour leur capacité à la reptation rémunérée, à vendre toujours la même soupe moisie en s’en réservant toujours deux cuillers.

Une pour le compte courant, une pour le compte off shore.

Non seulement ils préconisent pour les autres, tous les autres, les petits, les faibles, les crevards, la nécessaire précarité, la misère raisonnable, l’inévitable mouise certes mais pragmatique, drapés dans leur déontologie admirable mais encore en profitent-ils pour s’engraisser, se goinfrer, se gaver à nos frais jusqu’à la nausée.

Avec cette insolente indécence à s’empiffrer en douce tout en nous chipotant les miettes, à mieux nous culpabiliser de leur dette.

Leur fond de commerce ? la déche des autres.

Puisque ces salopards en sont à renverser la sémantique, à saloper les mots, à brouiller les concepts, autant ne pas nous gêner ; on les appelle des experts, appelons les des enculés.

Et posons nous donc la question :

ces bons à rien de parasites de collabos sont-ils eux-mêmes compétitifs ? Celui-là qui pérore de la rigueur à l’antenne et celle-là qui ergote de la régression sociale au micro sont-ils eux-mêmes rentables ? Combien nous coûtent t’ils ? Ne pourrait-on pas inventer un impôt sur la saloperie humaine, l’escroc du paf, l’enfoiré de l’entubage médiatique ?

Parce qu’à bien y réfléchir, les porte-flingues de la compétitivité sans alternative, du libéralisme sans concurrence ne rouleraient-ils pas pour un même monopole ?

C’est juste l’histoire gerbante de ces petits kapos de l’histoire, de cette caste de cadres sups au service de l’oligarchie ploutocrate. Demain ils nous harcèleront de l’urgence à privatiser la sécu, hier ils nous alertait du danger populo-chaviste, toujours au service des puissants, des mêmes lobbies, pro nucléaire, pro ogm, pro atlantiste, pro fric, quelqu’en soit le coût quelqu’en soit le prix, à toujours se préoccuper de l’avenir de nos enfants pour mieux les en priver.

Allez faites moi plaisir, si vous en croisez un avant moi, crachez lui à la gueule de ma part.

Pour la beauté du geste… gratuit !!!

tgb


photo : Patricia Muzard

La bombe au chocolat

Y’avait longtemps, au moins 2 jours, qu’on ne nous avait pas refourgué du barbu qui tue.

De l’hirsute anti-blanc avec tout plein de petits pains tnt au chocolat piégé dedans.

Ça manquait.

Oui mes amis, les terroristes sont dans nos quartiers. Les combattants du Djihad sont dans nos rues, les talibans dans l’escalier et si ça se trouve même sous nos lits, voire entre les poils de cul de Diam’s, comme le montre précisément la photo ci-dessus (prise en caméra cachée) de ce fanatique musulman sournois, ricanant menaçant tout à la fois, tout à manipuler ses deux grenades dégoulinantes de mort.

On a les twin tower qu’on peut.

Ainsi donc, ‘une cellule bien organisée’ avec à sa tête Jérémie Louis-Sidney, aspirant martyr de son état, ’failli commettre l’irréparable le 19 septembre à Sarcelles’ en jetant dans une épicerie casher, une grenade au plâtre…

Bilan de l’attentat : un blessé léger ; zéro dégât

…avant que de rejoindre les 70 vierges à Strasbourg, généreusement offertes par le GIGN.

Au martyr Jérémie aspirait, en martyr Jérémy mourut. voilà au moins un jeune de banlieue avec de la suite dans les idées et une véritable vocation.

Inchallah !

Pour mémoire je rappelle donc les ‘scores’ des extrémismes récents en Europe :

Breivik : islamophobe – 77 morts

Louis-Sidney : Islamofasciste – 1 mort (lui).

‘coup de filet antiterroriste’ ‘démantèlement d’une cellule islamiste radicale’’menace terroriste en France’ en racolèrent d’aise les merdias, tandis que notre ministre de l’intérieur en reporta sine die son voyage au Qatar, merveilleux pays de nos riches et gentils salafistes, finançant aimablement nos cités pour mieux éradiquer en direct sur nos plateaux tv, les pauvres et méchants salafistes de nos cités.

Faut suivre…

De la grosse diversion donc, avec de vieilles grosses ficelles de l’intérieur que pendant que tu regardes gouverné par la peur la grosse grenade couler sur le cornet tu fais moins gaffe au gros traité européen qui lui c’est sûr va vraiment te péter à la gueule.

Pendant le simulacre islamofaismoipeur, le terrorisme financier lui, continue.

tgb

La manif du dimanche

Oh le joli dimanche, bien automnal, bien ensoleillé pour retraiter le traité dans la pure tradition.

On a fait nos dix kilomètres à pied sur le trajet tout balisé.

La Nation, Place d’Italie, itinéraire en U. Presque à tourner en rond.

Deux jolies voitures de police ouvraient le défilé, tandis que de gentils cyclistes de la maréchaussée encadraient le cortège.

On avait sorti les drapeaux, les ballons, les flonflons, et même les déguisements façon carnaval. Oh les jolies photos.

Entre deux slogans téléphonés, un peu mous du mégaphone, on y apprenait que le socialiste était tout comme le radis, rose dehors, blanc dedans.

Dans les odeurs de merguez, une belle brochette de leaders radieux de la gauche réunie, faisait son sport dominical à petits pas comptés.

On beuglait résistance, bien plutôt qu’offensive, on poussait les poussettes, on distribuait les tracts, on déambulait tranquille région par région.

Et que voilà le Limousin et que voici la Charente marquée au maillot par la Picardie…sous les bannières multicolores des militants débonnaires.

L’ardeur était paresseuse ainsi que la moyenne d’âge.

Le peuple mobilisé quoiqu’un peu baladeur sur les jolis bords de seine.

On était 80 000 disaient les organisateurs

On était 15 000 disait la police.

On n’en parlera pas disaient les télés qui n’en parlaient pas.

On était 3 glands disait Aphatie en duplex de sa maison de campagne.

La prochaine fois, on criera Allah akbar pour faire la une de Charlie hebdo disaient les plus déconneurs.

A la fin on s’est dit que quand même, y’avait vachement de monde et que dimanche prochain on irait aux champignons. On s’est fait des bisous, on a plié le matos, on s’est éparpillé. La province est remontée dans les jolis cars, Paris a repris son joli métro. Les bagnoles ont repris leurs jolis boulevards, tandis qu’Hollande reprenait du joli gâteau de son joli quatre heures.

Les terroristes de la finance pouvaient continuer peinards à balancer leurs bombes économiques ici ou là sous le regard ému de la troïka. On pouvait continuer à ramasser du cadavre de licenciés broyés, de suicidés spéculés en s’indignant dans les pointillés entre deux salons de l’auto.

Y’avait bien, question rapport de force, d’autres façons de négocier mais bon…au grand jeu des tricheurs, fallait pas tricher.

Puisque le changement c’est maintenant alors, la prochaine fois, on fera le trajet dans l’autre sens, histoire de tout changer.

Ça va chier !

tgb

photo : Actualutte – dessin : Azo


On se le fume ou pas ?…

Prenez 3 gars dans le département de l’Aube, dans une de ces régions qui se désertifient, qui voit partir un à un ses services publics ; 3 gars qui, muent par le sens de l’initiative privée, l’esprit d’entreprise et la créativité, répondant pile poils aux critères européens, sans même céder par facilité à l’assistanat de l’ état providence, créent une sorte de start- up.

3 gars qui, se retroussant les manches, jouant le jeu de la concurrence libre et non faussée, petits entrepreneurs ambitieux et dynamiques, développent dans un secteur o combien concurrentiel, une production commerciale, française de surcroît.

Que croyez vous qu’il leur arrivât ?

On les mit en prison.

« Oui mais c’était de la drogue° » hurle scandalisé le chœur des pleureuses, de cctte bonne moitié de population gavée d’ antidépresseurs, d’anxiolytiques entre deux somnifères de chez Sanofi, le labo aux 900 licenciements boursiers et aux 5 milliards de benef, juste avant que d’aller prendre l’autoroute à contre sens.

Oui c’était de la drogue en effet. 3000 plants de juteux Canabis.

Ces 3 gus motivés, faisaient effectivement partie de cette joyeuse pépinière d’auto entrepreneurs, mouvance plus ou moins clandestine d’artisans qui n’en veulent, lancés sur le marché porteur du oinj, du segment de la beuh.

Ce réseau de PME spécialisées en herbes folles, par sa culture locale de qualité, sa proximité, son dynamisme commercial, vient même peu à peu tailler des croupières aux productions étrangères, marocaines notamment, faisant baisser jusqu’à 30% les importations.

Sans omettre que les investissements nécessaires, dispositif de laboratoire, lampes chauffantes, matériel hydroponique, stages de formation…ont inévitablement des effets dopant sur la croissance.

Le bio à la française avant que Monsanto s’en empare : une belle réussite.

Bref, une véritable perspective enthousiasmante que ce savoir faire, dans la morosité ambiante de l’économie raplapla.

Certes lorsque l’on découvre les élucubrations de Mitt Romney on est en droit de se demander si aux USA par exemple, ils n’en produiraient pas de la bonne, voire de la meilleure, pourtant en lisant les délires de Martial Saddier, obscur député UMP qui semble avoir fumé du clown et du bon, on peut se rassurer.

La fumette française à de beaux jours devant elle.

Que nos autorités socio-libérales, confrontées à la dette et tout à leur esprit de compétitivité, dans le souci noble et permanent de rassurer les marchés, prennent enfin leurs responsabilités.

Alors Manu, ce bédo on se le fume ou pas ?

tgb

(°je rappelle que fumer réduit considérablement les chances de mourir d’autre chose) .

Le voile et la kippa

La fine stratégie des francs tireurs de l’islamophobie, des agités du briquet en croisade, des briseurs de tabous de mes deux, façon Zemmour, Levy, ou Finkielkrault…, pourraient bien finir par embraser les synagogues.

A souffler sur les braises des haines et des phobies, à jouer les éclaireurs foireux du choc des civilisations, à flatter les bas instincts, à exalter du remugle, il pourrait bien se produire comme un retour de flamme, façon barbecue.

Bref à trop vouloir griller la merguez, ça pourrait bien finir par cramer les falafels.

Parce que le problème, quand on joue au pompier pyromane, c’est que si on maîtrise la mise à feu, à peu près l’embrasement, une fois que l’incendie se propage, il ne suffit plus de pisser sur les flammes pour le circonscrire.

L’ennui avec la haine c’est que ça ne se cloisonne pas.

Stigmatiser le hallal et voilà que le casher se retrouve sur le grill.

Considérer la circoncision comme une mutilation et voilà que Juifs et arabes font du cousinage.

Interdire le voile et voici que se pointe la kippa.

A réveiller les vieux instincts pétochards on retrouve très vite les vieilles habitudes pétainistes.

Parce que croire qu’en concentrant la haine sur les uns, ça protègera les autres, c’est faire le pari audacieux qu’une fois que le bourrin aura pris goût à s’essuyer les pieds sur une minorité, il respectera le paillasson des autres sans plus de surenchère.

A peu près aussi fiable que jeter une allumette chez le voisin en étant certain de ne pas embraser tout l’immeuble.

L’apprenti crétin qui décrète l’islamofasciste par ci et l’islamogauchiste par là pourrait bien finir par se retrouver à poils avec son judéofascisme à domicile.

Non, la haine n’est une garantie pour personne, pas plus que le petit calcul consistant à créer une hypothétique sainte alliance judéo-Chrétienne contre un fantasme d’islamisation rampante.

Parce qu’au petit jeu néo-con du lance-flammes idéologique, personne n’échappera à la fournaise.

A l’heure de la réapparition des mouvements néo nazis en Grèce, en Hongrie…, de ces immondes relents d’antisémitisme pavlovien, il se pourrait bien au contraire que la solidarité entre toutes les minorités soit le meilleur des remparts.

Le seul combat qui vaille n’est sûrement pas la lutte exacerbée entre quelque communauté que ce soit aux improbables croyances, mais bien un combat social des peuples contre leur oligarchie crachant leurs privilèges à la gueule.

Quand tout le monde a de quoi bouffer, on se fiche bien de ce que Mohamed ou David se fout sur la tête ou dans son assiette.

tgb

et sinon le nouveau FAKIR est en kiosque

Charlie te cherche

Ami lecteur vachement super de gauche tendance Fourest ascendant Patrick Bruel, toi qui comme chaque mercredi tout comme moi, n’achète pas Charlie hebdo et qui contrairement à moi, au premier coup de marketing tout en finesse, te désespère aujourd’hui de ne pas trouver en kiosque ce phare de l’anticonformisme tout confort, rassure toi !!!

peut-être, enfin à ton grand soulagement le trouveras-tu :

ou là

ou là

ou là…

avec tout plein de bons amis dedans, farouches défenseurs de la provoc libertaire et de la liberté d’expression super rigolote que même Breivik en Norvège se fend la poire.

marrant non ?

Effectivement ça doit être dur d’être aimé par des cons !

tgb

François en triporteur

C’est pas pour me moquer, pas mon genre, mais rien qu’à l’image, on suppute d’emblée que le road movie hollandais sera plat, voire chiant voire ramollo :

de l’Easy Rider charentais.

Flamby en triporteur, c’est Denis Hopper et Peter Fonda en tandem, poursuivis par Nicholson en chasse neige.

Raisonnablement, on ne devrait jamais confier la conduite d’un pays latin à un type qui roule en trois roues et probablement boit avec modération.

On subodore aisément que le pilote casqué, portant bretelles et ceinture, n’inscrira pas sa folle chevauchée dans la démesure.

Dans l’hybride, c’est sûr, dans l’hubris moins.

Parce qu’évidemment question Harley-Davidson, courbes à donf, roues arrières, ça risque franchement de manquer de cheveux dans le vent.

En termes d’audaces et de prises de risques, ça sent plutôt sa « prudence mère de sûreté » et sa traversée de désert dans les clous.

L’autonomie dans la demi-mesure

La liberté dans la stabilité.

La vitesse contrôlée au radar.

A porter ainsi, ceinture et bretelles, sûr qu’il risque de mécontenter à la fois les porteurs de bretelles un peu souples et les partisans de la ceinture un peu serrée, sans même réjouir les porteurs de rien du tout.

J’ose mais pas trop.

Sans les mains mais avec les petites roues latérales.

Tu me diras que c’est parfaitement anecdotique et je te dirai avec Dali que la politique est l’anecdote plus ou moins sale de l’Histoire.

Raoul Duke disait : « Je n’achèterais jamais une voiture d’occasion à Nixon, à moins qu’il ne soit soûl. » Je vais te faire une confidence, je ne monterais pour rien au monde sur le porte-bagages de François, à moins qu’il ne soit bourré.

Bref, les pilotes de tricycle me font penser à ces conducteurs de ‘quad’ cumulant avec un étrange enthousiasme tous les inconvénients de la bagnole, prix, bouchon, stationnement, avec ceux de la moto, pluie, vent, insectes…sans en avoir aucun des avantages.

Le parfait compromis pourri.

Même si j’ai une certaine admiration pour Emmanuel Todd, penser que ce motard du dimanche puisse se métamorphoser un jour en un Roosevelt me paraît fort téméraire.

Même en fauteuil roulant l’ami Franklin le prendrait au démarrage .

tgb