Mercato merdico-politique

En cette période de ‘mercato’, les rumeurs de transfert aux sommes astronomiques bruissent de toutes parts dans le landerneau footeux, renvoyant les salaires du belgo-russe Depardieu à des rémunérations de clubs de sous préfecture.

En revanche il semblerait que certaines récentes gloires nationales largement surestimées soient sur le déclin, voire déjà en fin de carrière, ainsi, le capitaine récemment promu d’une équipe de France (de pédalo ?) peu inspirée, sans stratégie, au jeu verrouillé en défense stéréotypé au centre et sans la moindre envergure en attaque.

Vu le physique relâché du numéro 10 français, en méforme depuis plusieurs mois, souffrant manifestement à nouveau de surcharge pondérale, il n’est pas étonnant que ses prestations peu tranchantes n’aient pas permis à François Hollande de retrouver les chemins du filet, nonobstant évidemment les buts nombreux, marqués contre son camp.

Sans cohérence ni autorité, abusant des petits ponts stériles et de dribbles foireux, épaulé par un avant-centre inconsistant, l’aéroporté Ayrault et l’ambitieux Valls, défenseur central au jeu particulièrement perso et se déportant systématiquement sur l’axe droit, délaissant désespérément toute offensive par le couloir gauche, on ne peut que constater la caramélisation du peu flamboyant Flanby.

Il nous faut rappeler néanmoins que longtemps remplaçant, il ne doit son poste et son brassard qu’à la sévère blessure aux adducteurs du titulaire canonnier du FMI sporting club, le mouilleur de maillot Strauss-Kahn, dont l’abus de tirs pas toujours cadrés et de tacles par derrière, finirent par briser net une carrière que l’on disait prometteuse.

Selon des sources autorisées, François Hollande pourrait finir la saison sur le banc de touche de la ligue arabe, du côté de Doha, rejoignant ainsi quelque transfuge naufragé, en perdition paraît-il, tant sur le plan professionnel que personnel

(mais cela ne nouuuuuus reeeeeegarde pas).

Tout aussi décevant, le fantasque gardien français Cahuzac,véritable passoire, aussi médiocre à la parade qu’à la relance, passant le plus clair de son temps à regarder filer les ballons dans la lucarne, pourrait être rapidement cédé au Servette de Geneve.

Le montant du transfert, transitant sur un compte anonyme reste pour l’instant inconnu.

Triste bilan donc d’un capitaine d’une équipe de France dont on n’attendait rien certes…

Mais que c’est pire !

tgb

13 heureuse

affr’euses, affr’eux,

En 2013, la fin du monde étant programmée pour le 13/13 à 13 heures, j’ai la joie de vous annoncer qu’on devrait échapper au pire. `

Je vous la souhaite donc,

13 hargneuse

13 amoureuse

et 13 à la douzaine (surtout à table).

NON à la triskaidékaphobie !

OUI à la triskaidékaphilie !

tgb (né un 13)

C’est la luuuuuuuuuuutte fiscale…

Opprimés du CAC 40, forçats du dividende, persécutés du stock option, fustigés de l’actionnariat, stigmatisés de la Rolex, du yacht et du jet privé, outragés fiscaux de tous pays, unissez vous !

Taxés du grand capital, réprouvés de la rente à rien foutre, bâillonnés des médias que vous possédez à 98% à peine, humiliés du blanchiment d’argent, réprimés du secret bancaire et de la société écran, indignez vous !

Exploiteurs poussés à la clandestinité, licencieurs humiliés, délocalisateurs assujettis, milliardaires traqués, chassés, lynchés jusque dans les chiottes du Ritz par l’inquisition bolchevique, révoltez vous !

Vous résistants de Gstaad, réfugiés de Monaco, exilés de Nechin, bannis de St Barth, expatriés de Londres, déportés de Genève, privilégiés accablés des îles Caïmans, rejoignez l’internationale capitaliste.

Oui camarades oligarques, déracinés du pognon, immigrés du fric, expatriés du chéquier, solidaires du profit privé, apatrides de la dette publique, contre la tyrannie Flanby-communiste – avec ses vieux démons staliniens, matrice idéologique du plus intolérant des archaïsmes sociopolitiques – c’est le grand soir défiscalisé, c’est la lutte fiscale.

Cher 0,001% de la population, chères 3000 victimes désignées de la terreur fiscale, refusez l’impôt à 75% pour deux ans (et pourquoi pas 3 pendant qu’on y est) à partir d’1 misérable million annuel, alors que les plus méritants d’entre vous subsistent avec à peine 240 smics par an.

Un smic que le despote Robespierandréou, au nom de l’état providence vient d’augmenter arbitrairement de 2%, soit 18 centimes de plus par heure, pour chaque travailleur assisté, tandis qu’on vous spolie.

Opprimés du CAC 40, vous qui sentez la lame aiguisée de l’ISF sanglante sur votre cou, vous, objets de toutes les haines sociales, de tous les racismes anti-riches, vous victimes de la ségrégation par l’argent, rejoignez le camp des patriotes du fric sans frontières et du tout pour ma gueule, descendez dans les palaces, sortez vos mégaphones griffés et avec Warren Buffet manifestez et hurlez :

« La lutte des classes existe, et c’est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner. »

tgb


Aussi extravaguant que ça puisse l’être, certaines expressions reprises ici sont extraites de textes écrits au premier degré. On oubliera par hygiène mentale le nom des larbins dégénérés profanants de telles conneries !!! 

Gare au barbu !

Le père noël n’existe pas, je l’ai rencontré.

C’est un homme rondouillard, ordinaire, binoclard, imberbe en vérité :

Le commun des immortels.

En ces temps d’austérité et de flux financier tout à la fois, tu lui commandes une copie de Rolex, histoire de faire semblant de pas rater ta vie, tu te retrouves avec un vrai traité européen de stabilité dans tes petits souliers, histoire de vraiment la rater.

C’est moche.

On a beau dire, depuis que le Santa Claus relooké par Coca a endossé le statut d’auto-entrepeneur précaire pour une plus grande compétitivité dans le secteur hautement concurrentiel de la livraison de colis à domicile (Chronopost, Fedex…) la magie de noël y a beaucoup perdue.

La gratuité aussi.

N’empêche, que toute cette marchandisation ne vous empêche pas, manants que vous êtes, assistés du RSA, d’avoir un peu de compassion pour les milliardaires en pleine souffrance sociale, obligés de fuir leur pays et de s’exiler dans quelque enfer fiscal.

N’oubliez surtout pas que vos minables problèmes de pauvres sont bien dérisoires face aux énormes problèmes des riches et qu’en cette nuit de noël un brin de solidarité avec les malheureux privilégiés du CAC 40 ne vous ferait pas de mal.

A cette occasion un sac à sapin Vuitton dont la recette ira intégralement aux riches immigrés réfugiés à Nechin est en vente dans tous les magasins Arnault.

Notons également au passage la perfidie de l’ennemi ‘islamofasciste’ qui tout à sa ruse sournoise, s’est commandé la panoplie complète de Saint Nicolas pour mieux nous abuser.

Méfiez vous des fourbes imitations et des paquets avec du bolduc autour qui font tic tac dans la hotte du barbu. Prévoyez immédiatement un périmètre de sécurité.

Une Rolex est si vite piégée.

De toute façon et quel que soit le gadget à la con, dont vous vous passiez fort bien jusque là, vous recevrez en cadeau, dés janvier et sa divine récession économique, le père fouettard de chez Goldman Sachs vous reprendra tout.

Sachez, et cela vous soulagera probablement, que vos angoisses de fin de mois ont l’insigne honneur de rassurer les marchés.

Les opprimés du CAC 40

Joyeux Noël !

tgb

Patrick Dewaere, de la carrière ou de l’ironie…

Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière. Michel Audiard

Comme l’affaire Géraaaaaaaard, sa fille Roxane, son scooter, sa poissonnerie, ses amis dictateurs et son premier cercle sarkozien de la France tu l’aimes ou tu la quittes me saoule, je vais vous parler de Patrick Dewaere, la couille gauche et sulfureuse « des valseuses ».

Non, Patrick Dewaere n’a pas quitté la France pour le beld pourri de Néchin (Belgique) situé à 1km de la frontière française afin d’échapper à l’enfer fiscal, au féroce Hollandréou et à ses hémorroïdes cinématographiques, Patrick Dewaere a quitté cette planète en se faisant sauter le caisson le 16 juillet 82, à l’âge de 35 ans.

Par cette option radicale, il échappe ainsi définitivement à la momification adipeuse tel son acolyte ventripotent tombé dans le chaudron du fric quand il était déjà gros, à l’impôt certes mais aussi au trou du cul du monde défiscalisé, à la dégénérescence égotique et à tout le toutim.

Tandis que l’ogre boulimique tout à sa rétention se goinfre et se gave et s’enfle de toute sa corpulence, à doubler son quintal dans sa fuite en avant, le maigre Dewaere par politesse du désespoir s’enfonce le canon d’une 22 long rifle dans sa bouche et s’exile avec panache au firmament.

Enfer ou paradis mais sûrement pas fiscal.

Dans l’ombre de son père omnivore et pesant qu’il ne sût ou ne pût tuer, Guillaume Depardieu autre innocent superbe et dévasté, l’y rejoint en claudicant.

Patrick Dewaere vitrifié reste pour toute éternité du moins jusqu’à demain soir si la fin d’un certain monde advenait, ce qu’il fut, ce personnage cabossé, rebelle fragile et magnifique, ce comédien électrique au destin fracassé, cet acteur paradoxal dans et hors système à la fois, cet écorché de la vie dans toute sa fulgurance.

Ainsi l’enfant de la balle Patrick Jean-Marie Henri Bourdeaux, alias Patrick Maurin, alias Patrick Dewaere, devenu culte et héros à se chercher enfin une identité, reste donc terriblement vivant tandis que tel acteur outrecuidant et institutionnalisé reste mort.

Dans sa trajectoire foudroyante, l’écorché Dewaere, comédien désinvolte et génial nous aura laissé quelques pépites irradiées par son talent instinctif et distancié, son jeu sauvage et élégant : « la meilleure façon de marcher », « Coup de tête », « un mauvais fils », et le glauque et solaire « série noire » où il forme ce couple de somptueux perdants décidément maudits avec cette autre étoile filante bouleversée, Marie Trintignant.

A lire ces destinées funestes et violentes, on dirait bien en effet que les meilleurs, les pas doués de la vie, les blessés du monde, les poètes éphémères, les intègres pas trop compromis se désintègrent les premiers.

De la grâce ou de la graisse, des inadaptés flamboyants ou des adaptés à l’ordre, on sait ce que ce monde à la crasse vulgarité privilégie.

Pour se rassurer on peut toujours se dire qu’il vaut mieux manquer qu’encombrer.

De la carrière ou de l’ironie, Patrick Dewaere a choisi ttc.

tgb

L’arme à l’œil

Barack Obama est un grand émotif.

Réagissant en direct à la tuerie de Newtown dans le Connecticut, le président y est allé de sa larme médiatique.

Nul doute que le complexe militaro-industriel du premier producteur et exportateur de mort y sera sensible, bien qu’il y ait une certaine logique à connaître le prix de dommages collatéraux chez soi quand on passe son temps à massacrer les gosses des autres.

Oui, Barack est un grand sentimental.

Par exemple quand on ramasse à la pelle les cadavres d’enfants palestiniens frais du jour, il a toujours une pensée émue pour Israël. C’est en cela qu’on reconnaît chez un président son degré d’universelle humanité.

Autre exemple probant, au moment d’ordonner une peine de mort arbitraire à quelque ennemi ricain par l’intermédiaire de drones et qu’à coups de joyeux joystick on dégomme malencontreusement une famille afghane, Obama prends toujours soin de se laver les mains.

Comme une manie sympathique de payer en liquide largement appréciée à Guantanamo.

Pleurer ses enfants tout en tuant ceux des autres nécessite forcément une science du pathos complexe.

En attendant toute l’Amérique pleure les victimes de la tragédie.

Toute non, l’Amérique du sud elle, prie pour le prompt rétablissement d’Hugo Chavez tandis qu’Obama prie pour qu’il crève et pour que la dictature hondurienne, que les USA god bless particulièrement, essaime et fasse des petits pinochets un peu partout.

Si ça c’est pas une preuve irréfutable d’empathie !

Nul doute qu’à la mort de BO, son chien d’eau portugais, le président tout à ses affects essuiera discrètement une perlouse au coin de l’œil.

Faut-il interdire les armes à feu en Amérique ? Cette question posée à chaque massacre ordinaire attendra donc le massacre suivant pour ne pas avoir de réponse.

Malgré les 100 000 blessés annuels par arme à feu, les 31 500 décès, il serait bien extravagant au far west, d’interdire les 283 millions d’armes en circulation (soit grosso modo une par habitant) remettant ainsi en cause le deuxième amendement de la constitution ricaine.

D’autant que la NRA (National Rifle Association) et ses 4 millions de membres à la fine gâchette apporte des solutions d’une subtile pertinence face à la recrudescence des boucheries scolaires, comme par exemple, armer les profs jusqu’aux oreilles.

D’une logique imparable.

Ainsi donc, l’Amérique psychopathe, une bible dans la main et un gun dans l’autre, de celle qui, par exorcisme sans doute aime à jouer l’apocalypse à domicile en 3D et Dolby stéréo perpétuera folklore et traditions jusqu’à l’apothéose, autrement nommée, défouraillement général.

Certes les zélotes atlantistes me répondront avec ce sens de l’argumentation phosphoré qui n’appartient qu’à eux :

– si t’aimes pas l’Amérique, t’as qu’à vivre à Cuba…

J’aime l’Amérique, mais pas celle-là, quant aux cubains, ils semblent tenir plus à leur gamin qu’à leur flingue, ce qui pourrait bien être une marque de civilisation.

Le Hollandréou américain dans toute son impuissance peut bien s’épancher à la télé des sanglots longs dans la voix, la violence étant consubstantielle aux USA, le lobby des armes n’est pas prêt de désarmer et les glandes lacrymales de Barack de turbiner.

tgb

Toi, Jérôme C. 60 ans, ministre du budget, fiscalement évadé…

Ben dis donc mon Jérôme, belle performance, hier encore je n’avais jamais entendu parler de toi et en quelques semaines, deux fois les honneurs de la Rue Affre pleine page.

Faudrait voir à pas trop abuser…

Alors comme ça t’aurais eu un compte en Suisse, transféré à Singapour ?

En soi, ça mérite pas les galères, si fallait lapider tous les pharmaciens, sportifs, députés…qu’ont un petit compte à l’ombre, resterait pas grand monde et puis on a bien compris que toi et tes amis aviez décidément les mêmes réflexes et codes que la caste dominante.

Plus se formaliser pour ça…

C’est pas tellement qu’on te veut irréprochable, vertueux et tout, la pureté tu sais c’est toujours un chouïa malsain, faut bien un peu de pourriture autour, histoire de fertiliser la chose, c’est juste que, quand on se la joue grand inquisiteur de la fraude fiscale et père la rigueur ça la fout un peu mal, ça fait mauvais genre, en termes de cohérence j’veux dire, rapport au message, déjà que…question crédibilité…

Regarde Papandréou et Mamandréou en tête de la liste des évadés fiscaux de Grèce, si ça fait pas un peu tâche. Tu m’étonnes que le listing soit resté confidentiel et que l’on préférât poursuivre le journaliste qui plutôt que le fraudeur que…Même qu’il aurait voulu résister le Geórgios Andréas qu’on te lui aurait sorti le dossier et qu’il aurait baissé son calbut recta.

Tu me diras ça l’empêche pas de faire des conférences à 100 000 euros…On se demande bien devant qui…

Prends garde mon Jérôme, qu’en ces temps troubles et austères où le peuple soupe au lait s’exaspère d’un rien, tu ne te retrouves sacrifié sur l’autel des vanités. On en a collé pour moins que ça à la lanterne. Quand l’élite n’est plus exemplaire, on se met forcément à faire des exemples. Faut bien se payer sur la bête, histoire de soulager…

Mais rassure toi, à priori tu ne risques pas grand chose. Il fut un temps où la décence recommandait à tout homme politique tombé à terre d’observer une longue période de chasteté politicienne, autrement nommée traversée du désert. Dans le climat d’impunité générale pour les élites aujourd’hui, quelques semaines d’abstinence suffisent et c’est tout auréolé d’une certaine gloire et d’un supplément d’âme que Woerth peut revenir expertiser sur les finances, Balkany sur l’éthique et DSK bientôt sur la vertu républicaine.

Les temps s’accélèrent, les mémoires zappent, les noms s’embrouillent.

Cite-moi Jérôme un seul politique qui ne soit jamais allé en prison…

Carignon d’accord mais à part lui…

On peut toujours chipoter sur la méthode pour te confondre. Ecouter aux portes, mater par le trou de la serrure – protège moi de mes amis mes ennemis je m’en charge – mais en ces temps dégueu, l’élégance n’est plus de mise.

Je n’ai pas que de l’estime pour Plenel que non, mais bon, un coup à droite, un coup à gauche, il fait son boulot d’investigation et ses coups mérdiatiques. Que les donneurs de leçon, les matamores carrés du menton se fassent chopper les doigts dans le pot de déconfiture est toujours revigorant.

C’est le jeu Jérôme.

C’est tellement le jeu d’ailleurs qu’il est marrant de constater à quel point les mêmes qui hier vénéraient Médiapart, hurlent aujourd’hui à la calomnie avec ce peu de fair-play du parti décidément pris.

Je ne sais si je dois te remercier Jérôme de participer à cette forme de déliquescence générale et aider à la désintégration du système vermoulu. La nature ayant horreur du vide… .

La politique pourtant ne devrait pas être affaire de personnes mais bien d’idées. Sauf que, comme il n’y a plus de politique, ni d’idées, il ne reste que des personnes et cet étrange sentiment surtout que, derrière ces personnes il n’y a plus personne.

Que nous.

C’est peut-être pas plus mal…

tgb

Le Plantu du crayon

C’est donc chez le plus grand pollueur du monde, au Qatar, ce pays grand comme une boîte à chaussures monégasque, futur organisateur en 2022 de la coupe du monde de football par 40° à l’ombre dans des stades climatisés, que se tint dans l’indifférence générale et pour oualou résultat, le sommet mondial sur le climat.

C’est également chez ce grand sponsor officiel du printemps arabe, de la rébellion syrienne et du financement des pires mouvements obscuranto-salafistes, qu’on emprisonne, torture, lapide, flagelle…sans particulièrement émouvoir nos pères la rigueur en ces temps austères assez sensibles du chéquier.

Et c’est donc tout naturellement à Doha, qu’un poète qatari de 36 ans, Mohamed Ibn al Dhib al Adjami tenu à l’isolement depuis un an, vient d’être condamné à la prison à vie pour avoir critiqué notre ami l’émir et fait l’éloge du « printemps arabe » à domicile.

Ce qui, convenez en, est tellement mal élevé qu’Al-Jazira préféra n’en point parler.

On notera pour la précision que le Zlatan de la poésie, Ibn al-Dhib, moins bien payé certes mais bien mieux embastillé, était jugé pour « incitation au renversement du pouvoir en place », chef d’inculpation passible de la peine de mort.

Cette évidente démonstration de la liberté d’expression qatari augure évidemment bien des « révolutions » qu’elle soutient de ci de là, Yemen, Tunisie, Egypte…et des émeutes dont elle n’a jamais entendu parler : Koweit, Bahreïn, Jordanie…tout à se tirer la bourre avec l’Arabie saoudite, autre exemple frappant d’une monarchie éclairée vouée à l’émancipation citoyenne, notamment féminine, et récemment en grandes manœuvres militaires avec nos pioupious nationaux, en vue, n’en doutons pas, de libérer quelque pays opprimé.

Bien sûr on sait et depuis toujours combien les tartufes de service se drapent dans leur vertu pour mieux planquer leur vice, et combien les grands prêcheurs d’austérité pour les autres aiment dénoncer l’assistanat public pour mieux vivre en parasite, aux frais de l’état.

Néanmoins on attend impatiemment un dessin désopilant (enfin) du Jacques Faizant du journal de révférence, le Monde, monsieur Plantu, afin de dénoncer à grands coups de cris du crayon, cette ordinaire saloperie qatari.

Ce même Plantu indigné, admirable pourfendeur par exemple de l’abominable dictateur Chavez élu récemment encore démocratiquement hélas, tandis qu’il aime à recevoir en toute discrétion, au nom de sa caricaturale association ‘cartooning for peace’ un chèque de 10 000 euros des mains de l’ambassadeur du Qatar, (137éme place dans le classement des pays démocratiques) et grand défenseur on le constate de la liberté d’opinion.

« Que ce soit au Qatar ou au Proche-Orient, j’apprends beaucoup sur la liberté d’expression et sur la liberté de penser » nous déclare l’hilarant dessinateur, dans un de ces traits d’humour digne de son fameux planqué planté du crayon.

Tu l’as dit bouffon.

tgb

La forêt qui pousse et l’arbre qui tombe…

« On ne va tout de même pas tomber dans la décroissance ! » se désole in petto, l’espèce d’ectoplasme qui nous sert de premier ministre, celui là même qui, au premier claquement de bec, lèche langoureusement les mocassins à glands du moindre pigeon de la finance mais lutte courageusement contre l’ennemi intérieur anarcho-autonome de Notre Dame des Landes encagoulée.

Ben non mon Jean-Marc, pas déconner, qu’on va tout de même pas tomber dans les abysses ténébreux de l’insondable gouffre de la décroissance profonde à s’allumer de la bougie tandis qu’au pays de la grenouille croassante, dilaté à se péter le bedon, la vie des sdf et autres postulants n’est que luxe calme et volupté.

Pas si cons.

Et c’est pourquoi, confiant dans les lendemains qui roucoulent et dans les perspectives visionnaires de la gestion libérale avancée, vue de la tour de contrôle, on attend avec impatience, le premier atterrissage du Concorde sur le 143éme aéroport Franco-Vinci, commenté en direct par Léon Zitrone, entre deux extractions de gaz chichiteux qu’on n’est quand même pas des archaïques.

D’autant qu’au rythme où montent les eaux, le grand parking à kérozène pourrait fort opportunément se recycler en port maritime avec tout plein de tankers dedans pour faire rouler plein de jolies bagnoles délocalisées sur les routes nationales aux financements publics mais aux bénéfices privés.

On est dans la modernité, merde !

Certes que cents ‘kistes’ ultra-gauchistes purulents et foutrement efficaces de la bande à Coupat-Baader fleurissent de par nos contrées outrageusement vertes pas mêmes OGM et fâcheusement non rentables et Valls tout vérolé n’aura plus qu’à postuler à la direction de l’ump en friches, mais devons nous prendre le risque de nous priver de fret et de ne plus spéculer sur toutes les saloperies importées à l’obsolescence programmée ?

Tant que les flics pauvres protègent les gens riches, nous n’avons rien à craindre derrière nos barbelés finement ciselés à l’or fin, mais que le grand soir illusoire se transforme en des millions de petits matins autonomes, sans plus rien attendre des pilotes dans l’avion et alors il faudra nous épuiser à piétiner chaque fleur éclose, à arracher chaque arbuste faisant de l’ombre à notre confort climatisé hautement compétitif.

«Si l’arbre savait ce que lui réserve la hache, il ne lui aurait pas fourni le manche.» (Boucar Diouf), heureusement que l’électeur lambda ne sait pas ce que lui réserve l’élu, sinon, il lui carrerrait son bulletin direct dans l’oignon.

Peut-être que « celui qui a planté un arbre avant de mourir n’a pas vécu inutilement. » (Proverbe béninois), une chose est sûre, celui qui botul du cul grâce à la déforestation de papa, peut se torcher la pensée du matin avec du papier de soie.

Nonobstant, il est plus avant-gardiste et révolutionnaire d’  » écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe » (Hegel).

tgb

Le choc de cUMPétitivité

Faudra penser à remercier les 2 pitres de l’umplouf pour cette épatante illustration du choc de compétitivité, ou comment mettre en concurrence deux petits caïds de gang politicard jusqu’à l’épuisement.

« Vous en avez assez de cette racaille ? Eh bien on va vous en débarrasser… » croyait pas si bien dire, l’autre.

Jean-François pignouf, arriviste en eaux troubles et briseur de tabous, de ceux qui protégeaient encore des bouffées de haine, des remontées de gerbe, du rot repu à table et du pet satisfait dans le lit conjugal.

Ce misérable Diafoirus opportuniste, ivre de lui-même, agitateur démago-populo de la pensée rectale, prêt à instrumentaliser toutes les bassesses buissonnières pour que son « inestimable » moi-je advienne. Ce libérateur de la parole ordurière, ce torcheur de petits vieux au militantisme incontinent, le cortex coincé entre deux intestins. Cet agitateur de transfuges fascisants, tricheur, tripatouilleur, tout décomplexé de la politique sale et du sale clivage qui finit par lui revenir dans sa tronche de petit péteux aviné mais à jeun.

contre

François Pignon, de la bourgeoisie notariale de province et des versaillais salonards avec plein de petits Ciotti derrière et autres étrons du dérapage droitier qui flottent à la surface, de cette droite si sociale qu’elle traque le cancer de l’assistanat jusque dans les slibards douteux de la France en faillite, de la France en déclin, en chasse neige, en missionnaire, en retraite et la raie au milieu.

De cet austère de la ceinture des autres, de ce loufiat du passage de plats à la sauce oligarque.

Droiteux contre droitards, les uns contre les autres, les uns ennemis des autres, de ceux qu’ont la plus grosse et qui pissent le plus loin, sous l’œil cuit mollet du président couard.

Mais que Pignouf et Pignon se neutralisent et se démolissent enfin à tant se dresser à tant s’affronter à tant s’abhorrer et qu’ils s’auto-éliminent et s’anéantissent si seulement, qu’ils finissent par se branler du chef ailleurs à tant se considérer du nombril, dans cette logique imparable, implacable du choc de compétitivité et d’une place pour deux, tandis que pour nous c’est une pour mille.

Le choc de compétitivité c’est la guerre faite à l’autre, la haine en carburant, la morgue en étendard. De cette connerie universelle qui affiche le même rictus hideux sur le visage du français arrogant, du nationaliste australien, de l’israélien aux pulsions nazillardes, tout à sa détestation, sa supposée supériorité ethnique, son mépris de classe tout confort jusqu’au jour où l’on découvre qu’on peut toujours être le minoritaire de quelqu’un, le bouc émissaire de quelque autre, le raton de service ;

Qu’il n’y a pas de frontières à la saloperie humaine qu’on n’est même pas à l’abri de son propre crachat tant je est un autre, tant l’autre c’est moi.

tgb