Le début de la faim

On a faim – hurlent les manifestants Ivoiriens à Laurent Gbagbo en pleine danse tektonik avec ses poteaux super socialistes Jack Lang et Jean-Marie le Guen, deux aspirants ministres en antichambre de sarkozisme et dont la haute conscience sociale n’a d’égale que la pratique flambeuse de la jet-set clubbing bien plus bandant encore en pays de famine.

Emeutes pour le pain en Egypte
Emeutes pour la tortilla au Mexique
Emeutes pour le riz en Asie

Le prix du blé explose
Le prix du maïs flambe
Le prix du riz cavale à la hausse

Une affaire d’offre et de demande me direz vous et vous raconteront consciencieusement, histoire comme d’hab de pas trop déranger l’ordre établi d’une mondialisation harmonieuse et performante, les médias collabos.

Certes

Mais aussi à l’heure de la crise des subprimes, une histoire de spéculation sur les matières premières ; heureux refuge des capitaux échaudés par le jack pot virtuel et pariant réalistement sur du solide, du fondamental, de la valeur sûre et incontournable :

La bouffe la flotte et l’énergie.

Mais aussi une histoire d’agrocarburant, d’éthanol de mais, écologiquement discutable et économiquement désastreux pour les salauds de pauvres.

Un plein de 4X4 = 1 Ration annuelle de céréale pour un humain.

Non content de paupériser la planète, de gerber les ouvriers, d’exploiter les enfants, au travail, au bordel, le capitalisme au bout du rouleau veut maintenant, ultime phase de son projet idéologique et civilisateur :

Nous faire crever la dalle.

Baverez, Marseille et tous ces culs-bénis du catéchisme libéral ont bien raison de souligner à longueur de colonnes louangeuses les bienfaits d’une mondialisation profitable à tous.

A tous mais surtout à certains comme ce brave et honnête Antoine Zacharias, ex pdg de Vinci, tout juste sorti de sa retraite en suisse pour réclamer, devant le tribunal de commerce de Nanterre, 81 millions d’euros à son ex-entreprise. Somme représentant le bénéfice des stock-options qu’il n’a pas pu exercer depuis son départ mais aussi quelques milliers d’années de smics (je n’ose convertir en RMI).

A l’heure et c’est véridique où je m’acharne à récupérer 81 euros auprès d’une comptabilité administrative en sous effectif chronique, je prends conscience enfin d’avoir opté pour la mauvaise filière à l’école ;

philo ? on se demande

Bref  Voici enfin venir l’arme alimentaire.
Celle dont le capitalisme rêve de nous imposer depuis toujours.
Voici que Monsanto se frise les moustaches et celles de nos élus avec.
Voici que l’OGM va pouvoir prospérer au grand bénéfice (temporaire) d’une FNSEA si servile qu’elle finira par en crever.

Mais voici aussi que le téméraire et apparemment intègre sénateur Legrand (ump si si) dénonce courageusement ceux qui « ont fait main basse sur l’UMP afin de défendre des intérêts mercantiles », en qualifiant de « phénoménale » la « force de frappe de Monsanto et des autres semenciers ».

Immédiatement mis au piquet par le très subtile et dévoué président de l’assemblée nationale Accoyer, le très charismatique et accommodant Barnier (ministre de l’agriculture aux dernières nouvelles) et par l’ensemble de leurs collègues s’en prenant plus héroîquement au lobby surpuissant et tentaculaire des faucheurs Bovéiste.

On a la décence citoyenne qu’on peut.

Comme si en effet il était imaginable que des sénateurs ou députés soient dans la manche du Medef, de la FNSEA ou de Monsanto – qu’ils relaient sans broncher les amendements concoctés par les services juridiques de quelque multinationale – Allons allons quelle idée affreusement saugrenue en effet.

Donc au lieu de nourrir la planète, nos ‘pauvres cons’ du salon de l’agriculture vont pouvoir continuer allégrement à la pourrir.

Pourquoi en effet se contenter de saloper les nappes phréatiques.

Pour conclure ce joyeux revival des grandes famines à la Dickens, on peut toujours se demander ce que Cuba sous blocus Américain depuis 50 ans serait sans Castro, et subodorer sûrement que ça ressemblerait beaucoup à Haïti.

Vous savez ce pays si doux, amoureusement choyé par le FMI, ce pays  où la vie est moins chère, où les tontons macoutes sont si exotiques et où les enfants se délectent de délicieuses et roboratives galettes de terre.

tgb

Un vélo dans la tête

Il y cinq mois, autant dire une éternité pour le temps médiatico-zapping, l’indignation des professionnels de l’indignation, un sacré fonds de commerce humanitaro-juteux, en croquait grave et urgent pour le moine birman.

Pour peu que vous ayez raté un épisode, je vous signale que le moine tout frais du jour sur lequel s’indigner courageusement en robe de chambre et pantoufles en ce lundi post-hivernal et en cette heure d’été tristounette est plutôt tibétain.

Quid du bonze de Birmanie ?

On s’en fout, du moment qu’on a toujours du sang sur le safran et de la matraque sur la tonsure. On n’est pas là pour assurer le service après vente, pas déconner, on a l’indignation spontanée à consommer de loin avant la date de péremption.

Point barre.

Quitte à recycler les témoignages de septembre et les refourguer estampillés Lama.

Faut pas gâcher.

Donc à la grande foire du scandale outragé et du cri déchirant super engagé, Lundi c’est Birmanie, Mardi c’est Dalaï, mercredi c’est  Tchetcheni et jeudi c’est Betancourt entre deux raviolis.

On se garde le vendredi pour le boycott, façon RTT
Et le week-end pour tenir la banderole et la boutique.

Dans la grande famille de l’indignation rémunérée, outre la branche Nanard (Nanard Laporte, Nanard Kouchner Nanard Levy, Nanard Tapie) nous avons le clan Robert qui marche toujours par deux

Forcément.

Le Bob Menard
Le Bob Redeker

Chacun tenant un bout de la banderole protestataire et atlantiste à ne pas confondre avec la banderole anti-ch’ti du PSG, quoique…

Dans ce twist endiablé et nombriliste de l’indignation rentable et de la liberté d’expression à dividendes : la sentinelle Ménard, pétitionnaire de métier et secrétaire général à vie de la bonne conscience Robert et formatée.

Le courageux Robert sans frontières mais en class affaires de chez C.I.A  qui s’indigne à pied par la chine, à cuba par le Venezuela et se la ferme quand torture à Abou Grahib et génocide en Palestine à bien mérité de sa légion d’honneur, pour léchage actif des parties capitales.

Tandis que le Robert Razducul, rangé à nos frais sur une étagère du CNRS et qu’on aère une fois l’an pour faire sortir tout le renfermé de dedans sa tête, lâche son aigreur avec témérité sur une pauvre comédienne à peine actrice et vaguement conspirationniste.

 (La théorie du complot ? comme dirait Kyle de South Park, encore un coup du FBI !!!)

De l’envergure le razducul.
Et pas sceptique pour un rond, je résume : Tout ce que Bush dit est vrai ou sinon t’es un enfoiré d’ antisémite.

Bref de la philo de placard à balai.
 
(vous aurez remarqué comme Bush se fait discret question Tibet, pas facile de s’indigner courageusement quand le chinois vous tient le  dollar par la peau des déficits commerciaux)

A cette belle paire de Robert, un qui aurait pu se joindre à la brochette mais qui opta pour un Georges Marc plus classieux est le Benamou réversible.

Le seul talent avéré de cet opportuniste exemplaire étant la trahison mondaine le voilà obligé de se retrouver un nouveau plan de planche toute pourrie, tant la planque à la Villa Médicis qu’il convoitait pour finir tranquille son livre de vomis sur Sarkozy quand Sarkozy sera mort (façon Giesbert) semble lui échapper.

A vous dégoûter d’une vocation de serpillère chef.

Bref, de guerre lasse, mieux vaut regarder tomber la neige qui recouvre les choses et qui rend tout moelleux et frais et feutré et adoucit les lignes et assourdi ce tapage à la con.

Bernard au balcon, Robert au piston…

Plutôt un vélo dans la tête…en attendant le printemps.

tgb

Fume c’est de l’Afghan

Bon tout s’est bien passé. Le petit nigaud à grandes z’oreilles n’a pas mis ses doigts dans son nez, ni collé les boulettes sous la banquette sang et or du carrosse Windsor, ne s’est pas bourré au whisky en se foutant du bibi vert pomme de la queen, ni tripoté son Nokia en envoyant des vannes pas drôles sur les rosbeefs à sa copine Rachida Darty pendant les discours officiels.

La jouvencelle présidente a fait sa révérence protocolaire sans se croire obliger de sussurer en karaoké et dans la langue de SMS – kelk1madi – au prince consort.

Ce qu’on appelle chez Paris Match avec 22 pages de photos couleurs sauce Bern (Stéphane) tout en pamoison victorienne :
 
un voyage réussi.

Faut pas être trop exigeant avec ces gens-là.
Que le président n’ait pas chouravé l’argenterie c’est quasiment un exploit dont la France peut s’enorgueillir.

C’est dire si on part de loin.

Mais y’a d’autres manières d’être vulgaire et par exemple :

– en annonçant sur le sol britannique, sans en informer personne, sans débat au parlement et suivant la doctrine néo Glucksmano-Kouchnerienne d’arrière-garde, l’envoi probable de 2000 soldats en Afghanistan. (ça fera 4000 troufions au bas mot)

– en embrassant pleine bouche et avec la langue l’Otan maussade, juste pour faire plaisir à tonton Bush et tata Blair et pisser une fois de plus sur la croix de Lorraine avec solennité.

Après s’être fait mettre minable par Fraau Merkel lui confisquant son club med, voilà que le petit va t’en guerre dans un axe tout franco-anglais na !!!, qui à son grand dam avait raté le désastre irakien tente de rattraper le coup en plongeant direct dans la débâcle Afghane.

Nouveau hobby bandant pour le stroumph à Ray-ban sans Ray-ban mais avec filet à papillon nucléaire :

la chasse auTaliban.

A la remorque de l’histoire, le néo-moderne, néo-ringard et néo-super atlantiste, dans l’autobus du Tourmalet avec Tapie et Séguela en pleine crise d’années 80 le has been de chez glinglin.

Caniche Bushien d’un Bush carbonisé
Milou libéral d’un Tintin Brown qui re-nationalise ses banques à l’agonie.

‘ Une bien belle performance’ dirait le grand philosophe humaniste, découvreur du vaccin contre le sida et dont on célébra la mort prématurée sur TF1 durant une demi-heure de JT : le professeur Thierry Gilardi.

Pas philosophe ?
pas chercheur ?
commentateur sportif !?
me voilà rassuré – je me disais aussi, tant d’emphase pour un savant, c’était fort suspect, et à part BHL, le métaphysicien de la pensée 4-4-2 en short, aucune chance de consacrer un jt à la mort d’un penseur d’utilité publique, pas déconner, tandis qu’un gueuleur de surface de réparation, c’est quand même autre chose bref,….

Bref nous voilà englués dans le bourbier Afghan.
Bientôt, comme nos voisins, nous pourrons compter avec fierté, les cercueils pavoisés revenant du Taliban-land, au pas cadencé des clairons.

La classe.
La France… pas un pays de pédés bordel !!!

De bien belles victimes, et des funérailles bien émouvantes pourra nous déclarer Jpee Pernaut, le Gilardi embedded du fait divers en direct du stade des Invalides, pendant que la mari de Carla, en auto-contrôle précaire et en pleine lévitation présidentielle versera sa larme 18 carats face aux caméras tricolores.

Qu’il est doux pour un héros planqué tout en gueule de bois, d’envoyer des plus jeunes que soi, mourir et tuer pour oualou.

L’Afghanistan au temps des talibans

l’Afghanisan débarrassé des talibans

 Grâce à l’occident bien gentil contre la barbarie trop méchante

Un grand pas pour la civilisation.

Merci encore aux 53% d’abrutis qui nous ont mis dans ce champ de bataille-là ; je crains juste que ce soit leurs gosses allongés entre quatre planches de bois comme un bulletin morbide dans une urne.

tgb 

ça peut toujours servir

ça peut toujours servir :

L’article 68 institue une procédure originale de destitution du Président de la République en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat, notion qui n’est définie ni par la nature, ni par la gravité du manquement mais par son caractère inconciliable avec la poursuite du mandat. Afin d’en souligner le caractère politique, la destitution est prononcée par le Parlement tout entier réuni en Haute Cour, instance qui remplace la Haute Cour de justice.
La procédure de saisine et de décision de la Haute Cour obéit à des règles particulièrement strictes et exigeantes. La Haute Cour doit être saisie par une résolution adoptée par chacune des deux assemblées. Une fois réunie, elle se prononce à bulletins secrets sur la destitution dans un délai d’un mois. Les décisions de réunion de la Haute Cour et de destitution doivent être prises à la majorité des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée ou la Haute Cour, sans délégation de vote, et seuls les votes favorables à la décision étant recensés.                                         
                                                                 tgb

Citus, altus et detritus

S ‘il y a bien une chose qui m’exaspère les soirs d’élections, c’est lorsque les politiques se permettent de déclarer sur un ton péremptoire et vaguement inspiré :

«  les français veulent… »
«  les français nous disent… »
«  nous avons entendu le message des français… »

 
Comme il se trouve que je suis français, et que généralement (ne serait ce que par esprit de contradiction) je pense exactement le contraire ou que l’interprétation de mon message éventuel (s’il y’en avait un) n’est pas la lecture assez loufoque qu’en font les professionnels de la profession politique, je leur serai gré qu ’ils se contentent de déclarer :

«  ma femme pense que… »
«  les trois militants de ma permanence m’ont dit que … »
«  les estimations partielles des sondages aléatoires nous indiquent que… »

ET si par un magistral consensus miraculeux les 64 000 millions de français (et pas seulement les électeurs) se trouvaient tous à penser pareil sur un même sujet le même jour à la même heure (ce qui reste quand même assez improbable mais admettons) alors je serais reconnaissant aux portes plumes, flingues, valoches, paroles, des politicards de tous poils, abonnés aux plateaux télévisés et à la langue de bois avec tout plein de gros copeaux dedans d’annoncer officiellement que (par exemple) :

« les français nous demandent d’accélérer les reformes, sauf tgb de la rue Affre… »
( et quelques autres sans doute – inscrivez vous ici on leur enverra la liste)

Et Si comme l’ineffable et désopilant colonel Brice Boutefeux qui semble mal entendre des voix venues du fin fond des urnes le déclare :

« les français souhaitent que le gouvernement aille encore plus loin, plus vite, plus fort »

soit le ‘citus altus fortus’ cher aux latinistes distingués et au baron de Coubertin pas encore shooté à l’EPO, il se pourrait bien que ce petit malentendu électoral se finisse carrément ‘droitdanslemurus’.

Suffit pas d’être à l’écoute des « Français » encore faut il les entendre y compris ceux (et ils sont légion apparemment) qui ne mettent plus leur voix dans l’urne.

Les abstentionnistes ne sont pas forcément aphones.

Ça s’entendra !!!

 
tgb

Quant à moi je vais reposer la mienne (de voix) sous d’autres cieux plus cléments (j’espère)

service minimum pour une dizaine

Arthur et Marius

Lazare Ponticelli, le dernier poilu français de la guerre de 14-18, cet italien d’origine au destin peu banal et qui connut trois siècles pas moins, est mort.  A l’age de 110 ans.

C’est donc le dernier témoin de cette immonde boucherie qui vient de disparaître. La dernière mémoire du carnage absurde, des frères de merde, de boue et de sang tombés au combat, des gamins éventrés entre les barbelés au milieu du no man’s land crépusculaire.

Arthur et Marius, mes deux grands pères auraient pu le croiser, au chemin des dames, à Douaumont ou ailleurs. Tous deux comme Lazare ne s’en tirèrent pas si mal.

En gros, il évitèrent d’orner de leurs patronymes, les monuments aux morts de leur village natal. Une performance en soi.

Dans cette guerre pour rien, aux millions de morts européens, Arthur mon grand père paternel y laissa ses poumons, Marius mon grand père maternel sa jambe gauche.

J’ai toujours vu Arthur, mort au début des années 80, un grand mouchoir à carreaux à la main. Mouchant crachant sa morve, séquelle presque bénigne dans le contexte monstrueux finalement de la der des ders, de gazages divers et expérimentaux.

La guerre sert aussi à ça.

J’ai toujours vu Marius, mort au début des années 60, que je connus à peine, avec sa jambe de bois cauchemardesque au harnachement rudimentaire, bien loin des prothèses orthopédiques d’aujourd’hui..
Sa jambe, il l’avait laissée dans un trou d’obus où il croupît des heures, bouffé par la gangrène..

Au moins Arthur et Marius eurent droit à leur vie après. J’en suis la preuve. Ce ne fut pas le cas du frère cadet de ma grand-mère maternelle qui partit un jour, et pour la première fois de sa jeune vie, de la ferme familiale pour ne jamais revenir.

Verdun : Ce fut le dernier voyage d’Andréa ma grand-mère, morte quasi centenaire. Chercher le nom de son petit frère, au milieu des ossuaires, sur les listes interminables des nécropoles, chercher le corps de ce petit frère au visage figé à 18 ans comme en arrêt sur image et à jamais porté disparu.

Comme si 80 ans après, la simple présence d’Andréa à arpenter les champs de bataille muséifiés, les tranchées comblées d’où seules pointent encore les baïonnettes des enterrés vivants et entretenant encore l’illusion de revoir son frangin, pouvait réincarner le corps de son cadet volatilisé.

C’est toute la mémoire vivante, de toute cette immense saignée d’une génération entière, de tous ces fils de la campagne, qu’ils furent allemands, français, belges ou sénégalais, qui vient de s’éteindre avec Lazare.

Tous ces jeunes gens, ennemis artificiels, sacrifiés officiellement au nom de la patrie mais surtout officieusement au nom d’intérêts économiques les dépassant et amis fraternels dans la douleur, l’angoisse, le froid, la charogne et la mort.

Tous ces enfants du 20éme siècle ayant plus de points communs entre eux jusqu’à la fraternisation ou la mutinerie, qu’avec leur propre hiérarchie, jouant aux petits soldats, les envoyant par milliers crever en enfer pour un galon de plus, vérifier une stratégie débile ou jouir de leur droit pervers de vie et de mort.

La guerre, une lutte de classe en fait, moyen politique radical de régler les problèmes sociaux tout en faisant pour une élite, du fric avec.

Rien n’a changé. Les marchands de canon du complexe militaro-industriel et autre, les Wandel-Seillière ici, les Halliburton ailleurs sont toujours là, à spéculer toujours sur le cadavre des plus pauvres.
 
Avant que le récupérateur élyséen de cadavres tout frais, expert en victimes triées et choisies, l’ami des prédateurs et autres spéculateurs mortifères offre en grandes pompes nationales un grand moment d’émotion pipole merdique et sondagier à Lazare, celui qui refusait les honneurs et qui finit par donner son accord à des obsèques nationales « au nom de tous ceux qui sont morts » :

La chanson anonyme de Craonne, l’hymne des mutinés longtemps interdite par les autorités, en hommage à Arthur, Marius, le petit frère d’Andréa et pour les millions d’autres soldats inconnus, qu’on obligea à s’entre mutiler, s’entre-massacrer, s’entre-exterminer pour des prunes.

La guerre ? le meurtre des fils par d’abominables vieillards

Michel Serres

tgb

Et bientôt la commémoration par nos anciens combattants dernière génération des 40 ans de mai 68. Kouchner amènera le sparadrap… .waouhhhhhh !!!!!! à ne pas manquer surtout. 

Petit cours de sémiologie subjective à l’usage des mal-votants

                                                       Je ne connais pas ce type


Le type de la photo
Juste vu sa photo partout, affichée bien électoralement
dans le secteur stratégique (banlieue ouest) où je gagne laborieusement mon Kebab quotidien cette semaine. (c’est en cela que c’est stratégique pour moi)

Vu que cette tronche est désormais du domaine public
Je me permets de me l’accaparer en toute légitimité

Si ce type est à lui
Son image est à moi.

Bon deal.

J’aime beaucoup cette image.
Elle fétichise, il me semble, une sorte de matérialisation assez subtile du néant.
En cela je la trouve particulièrement non-signifiante et donc méchamment révélatrice.

L’image même de la modernité du siècle dernier

La tronche probable d’un sup de co relifté sciences po.
La poignée de main vaguement franche et exsangue d’un chef de cabinet ou d’un adjoint à quelque chose en attendant de savoir quoi
La cravate bleue pas trop mais quand même de droite
La blondeur à mèche jeansarkozienne
Le sourire faucon de chez faux cul en miroir à son nombril
Un soupçon de juvenilité ambitieuse dont l’accomplissement serait en toute mégalomanie pathétique d’être consacré un jour et dans pas trop longtemps quand même par un spécial Vivement dimanche France 2 totalitairement consensuel et épilé maillot. (ça ferait tellement plaisir à ses beaux parents)
 
Net, lisse, propre et aseptisé de chez personne
Bref du quelque chose qui n’existe pas.

(Rassurez vous son nom propre qui nous importe peu est en pure adéquation avec sa photomaton municipale)

Un chef d’œuvre d’objet clinique avec code barre en promo.

Finira maire ou ministre ou garçon coiffeur
Bref finira mal ou finira pas
C’est son problème.

C’est pour moi la nouvelle tronche hideuse du fascisme moelleux, anesthésiant et piteusement séducteur

Le fascisme rien
Le fascisme vide
Le fascisme même pas mal
Le fascismemêmepasfasciste

Le faascisme par consentement mutuel
Le fascisme Druckerien

La modération centrée du policé synchrétique
La vacuité dans son jus d’inanité soft
La normalité ordinaire
Celle qui précisément n’existe pas

Et donc comme cette photo ne montre rien
Forcément elle cache.

La part d’ombre
Le non dit
Le pas dire
Le rien à dire
Le plan de carrière

De toute façon servil aux prédateurs 

 
Et moi je rêve de sale
D’un grand coup de gueule avec plein de dents cariées dedans
Du crade qui dépasse
Du cruel en sueur
Du méchant pas cool pas super sympa mal rasé
Du pareil dans les idées avec de l’islamo-communiste dedans
Du pas correct du tout
Avec 0 pour cent d’humanitaire
Et plein de mégots autour.


Juste pour faire chier Philippe Val.

L’image châtrée de ce jeune Rastignac blondinet est à la modernité ce que le formol est au cadavre.

Une vieille illusion.

Décidément ce pays dans sa fadeur tiède manque tragiquement de mouches et d’imagination.

 tgb

Façon Oedipe

Dans la grande superette électorale

quand on a le choix entre

UMP       ou 

Ps

                                                      entre la

 Gauche ou la

droite

 la gauche qui                    

caviar et la droite qui….

caviarde 

quand on rève de

et qu’on nous propose

la gueule du conseil municipal

           on s’en fout un peu

encore au premier tour y’a ceux


 

qui veulent remunicipaliser l’eau du robinet

ça mérite bien un effort

mais pour l’autre dimanche                franchement  

façcon Oedipe. 

tgb 

L’effet pervers et le cercle vicieux

Faut l’admettre.
Le Sarko-Bruni en tête de gondole c’est du lourd.
Du méga-bancable
Du pur produit de grande consommation.
L’aurait déposé la marque le gus
Des roupettes en or qu’il aurait
Son poids en Rolex
A faire honte à Bill Gates.

Question promo le Bruni
Il te fait péter stats et  commentaires.
Un coup de mou dans la fréquentation du bloug
Et hop
Une connerie de président
Et t’as la courbe en érection
L’asymptote turgescente
T’exploses direct les scores

Tu vérifies tes mots clefs :

– Casse toi pauvre con –
– Casse toi con –
– casse-toi pauvre con –

Dans l’ordre ou le désordre :
Jack-pot (en gloire pas en blé)

A côté tu peux chiader laborieusement
De la note de fond sur la casse sociale,
La misère au travail,
Le réchauffement climatique
L’apocalypse…
Macache bonnot
A peine si la courbe frétille
Si le commentaire bourgeonne

Faudra un jour penser quand même à remercier
Le grossier personnage
Pour le coup de turbo
A la presse
A la toile
L’avoir converti au pipole.

(Les gaffes de la nonne du Poitou à côté c’est pitié)

Un inconscient imagina
Dans un moment d’égarement
Une Journée sans Sarko
Le Bide
Une journée sans S.
C’est encore du S.
En creux

A la rentrée moi-même résolu
J’avais décidé d’échapper au piège
De dénoncer sans personnaliser

Louable mais intenable avait dit l’ami Zgur
Je confirme.
Me faisais pas d’illusion faut dire
Au moins boycottais-je un temps le nom
La tronche en tranches

Mais

Faut sa dose
Sa nicotine en intraveineuse
La France addict en veut
J’en deale
Et d’la bonne.

Car l’andouille président
Mine inépuisable
Avec son quotas d’inepties au quotidien
Sa France d’après et d’à peu prés
Tout haut, tout bas
A la scène ou à la ville
Inspire
Motive
dope le ringardos.
Au caveau d’la république même le squelette
d’Amadou fait rire encore
C’est dire.

C’est tout le paradoxe
Nourrir la bête
En la traquant à mort
Se nourrir mutuellement
Dans la mise en abyme
Et le larsen diabolique

C’est le syndrome capote anglaise
Le préservatif pire ennemi du sida
Le sida meilleur allié du préservatif

Effet pervers et cercle vicieux
A l’ère du recyclage seconde
Du zapping permanent
Le jeu médiatique
Façon tamtam

Deux jours sans conneries
De l’idiot planétaire
Et te voilà orphelin
En manque
En rade

Peut bien pleuvoir des bombes
Génocider du palestinien
Guerroyer en merdef
M’ouais bof….
Faut de l’Ingrid avec les dents
Du sms Carla
De la Bruni en cloque
Du Sarko merde in France

Jusqu’à l’overdose
Jusqu’à l’usure
Jusqu’au prochain produit
Plus nul
Plus tocard
Plus glauque
Plus scabreux
Plus vendeur

Dur dur !!!

Cette nuit a dream
Un vrai président
Un géant
Un visionnaire
Classe, cultivé, inspiré
Humain, républicain…
Respectable

A dream ?

Le cauchemar du blogueur oui !!!

tgb

l’image cons sots mateurs vient de chez skalpa

l’image de Sarko en serie est de Françoise