Mes vacances avec Tony

Quel déconneur ce Tony !!!

De ce genre d’humour so british qu’apprécient tellement les Irakiens, les Afghans, les enfermés de Gaza…avec toujours ce smile bronzé si communicatif dans les journaux de Murdock à la soupe Campbell (spindoctor Alastair)

Et chic type avec ça, à te rendre les bombes au phosphore trop sympa, la crise de la city so cute et le naufrage de la société britannique ‘ach’ment cool.

Le genre de gars, tout juste converti catho, qui te dévaste le monde entre deux piges faramineuses pour les banques, avec un flegme et une élégance qui frise le respect et donne envie d’adhérer illico à cette troisième voie sexy glamoureuse qu’électrise le jeune et sémillant Valls dont le programme politique tient dans son lipstick rose.

Oui trop décontracte le man, ce genre de gus de la gauche délavée, qui te fait regretter à l’occase de ne pas être vraiment de droite et que tu attends avec impatience pour présider à une Europe soft fasciste à l’haleine fluorée entre deux UV berlusconien.

Ce totalitarisme aux dents blanches, cette tartuferie si photogénique…

tgb

Lettre motivée, à Mr Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, s’attaquant courageusement aux phénomènes de bandes violentes et encagoulées.

En tant que bon citoyen français, soucieux de mon devoir civique et légitimement préoccupé par la sécurité et l’ordre public, je note, monsieur le ministre, que vous avez par une loi lumineuse élaborée par le brillant et indispensable ministre de l’industrie, de la motocyclette et de la salade niçoise, Mr Estrosi, décidé de vous attaquer en priorité aux phénomènes de bandes et je vous en félicite.

Troublé par la hausse constante de la délinquance, dénoncée, avec cette pertinence enthousiaste qui l’honore, par l’un de vos zélés supplétifs télévisuels, l’honorable JP Pernaud, je suis heureusement rasséréné par vos propos récemment martelés que je me permets de citer : « nous irons partout, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas de territoire négligé, il n’y aura pas de catégorie oubliée et qu’il n’y aura pas de forme de délinquance tolérée ».

Et ça tombe bien, car je voudrais précisément vous signaler quand même l’existence d’une bande organisée, dont les membres connus, identifiés,   quoi qu’arborant cagoule, sorte de burqa du casseur (prohibée par votre prédécesseur, je vous le rappelle au cas où ce détail législatif vous eut échappé) semblent jouir d’une incompréhensible indulgente implacable malchanceuse impunité depuis des années.

Quelques exactions passées et récentes de cette bande, facteur aggravant, parfaitement raciste et fascisante, qui je le suppose, n’ont pu échapper à votre si compétente vigilance :

– Agression au siège national du Mrap,
– Agression à la Fondation Danielle Mitterrand,
– Agression à la Cimade
– Agression à Orly de militants pacifistes
– Menaces de mort contre le président de « l’Union des Juifs Français pour la Paix ».
– Attaque le 8 janvier dernier de lycéens devant le lycée Janson-de-Sailly,
– Agression contre des militants du Centre International de Culture populaire
– Saccage de la mairie de Vitry, qui s’apprêtait à faire citoyen d’honneur le prisonnier résistant Marwan Barghouti
– Et enfin saccage de la librairie ‘Résistances’, librairie connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, le vendredi 3 juillet, dans le 17ème arrondissement avec destruction de livres et d’ordinateurs.

Ne doutant pas un instant de votre détermination indignée à éradiquer avec célérité cette bande violente, déjà interdite aux USA et en Israël, et qui met en péril le bon ordre républicain (d’autant que ses membres répertoriés ne devraient pas être bien difficiles à interpeller) et pariant que la police, dans son souci d’équité et tout à son efficacité légendaire (la rapidité avec laquelle elle arrêta le dangereux terroriste ferrovière Coupat suscite encore mon admiration) aura à cœur de mettre un terme aux agissements crapuleux de cette milice bande passivement nommée « ligue de défense juive » je vous prie monsieur le ministre de l’intérieur de recevoir toute ma profonde considération citoyenne qui ne demande qu’à être sécuritairement (ré)confortée.

tgb

On the Alzheimer Road

Si, quelque peu désorienté, sur les routes des wacances, dans le grand rush juilletiste, contrôlé radar par une police forcément

exemplaire,

Journée rouge, drapeau orange, asphalte noire fumante

coincé par quelque bouchon

encapsulé

ou autre désagrément Rance Info

qui te donnerais comme l’envie de scalper à l’Opinel 14, ce gros bouseux de Bison futé, tu commences par balancer de grands coups de lattes dans ce foutu GPS de chez Jean Darty qui déconne à plein régime sino-délocalisé…

Si tu commences à regretter

L’abandon de ton petit dernier

dans le congélateur et qu’une sorte de scrupule

(petit caillou dans la chaussure ou gros rocher dans le pare-brise) t’envahis peu à peu, d’autant que des pirates roms basanés, viennent
de tout te dérober sur l’aire d’autoroute à hauteur d’Avallon…

Enfin presque tout….

Y compris cela va de soi, les clefs de l’appart,

ce qui te fais penser et qui tourne maintenant à l’idée fixe, que tu n’as probablement pas fermé le gaz (qui vient de subir une énième augmentation )…

Si, entre bretelles et ceintures à péages privés, tu finis par te délester au hasard vers des chemins de traverse et que tu te retrouves par inadvertance nez à nez avec

Lance Amstrong en plein rétropédalage de chimio promotion d’une pseudo fondation vérolée et que courtoisement

tu ne manques pas

de le saluer de ma part…

Si malgré tout, tu continues à prendre pour argent décomptant les injonctions des panneaux officiels

et à négliger les recommandations confuses d’une opposition en pleine crise

dyslexique

menaçant ton dernier point sur ton permis et qu’obsédé par ta moyenne,

le soulagement urinaire

de ta petite famille n’est toujours pas d’actualité

Si, tes rêves furieux de liberté chérie

sont conditionnés par le budget gazoline,
et tes espérances de petite sirène d’Andersen

revues et corrigées par la surcharge pondérale de ta légitime, te font amèrement regretter

tes délires adolescents

et que te submerge alors, la conscience douloureuse d’un grand vide existentiel, accentué par le fait que tu vas louper pour la première fois de l’année le JT de David Ferrari, table d’orientation et indicateur planétaire indispensable pour décrypter la carte météo routière du marronnier mondial tel qu’il s ‘élague…

et si au moment où complètement largué paumé désaxé, tu te dis que, comme 50% des français fauchés par le baratineur du pouvoir d’achat qu’a beaucoup changé depuis la dernière fois où il avait déjà beaucoup changé, t’aurais mieux fait de rester à la maison

à rentabiliser économiquement le barboc électrique autonettoyant acquis avec un de ces crédits délicieusement revolving, échappant ainsi au crash et au H5N1

dis toi que rien n’est perdu, que ce n’est qu’un long tunnel un peu sombre un peu creux, et que par la grâce de la torche de ton kit sécuritaire, tu sais à présent que tu es approximativement ici

et qu’en tant qu’électeur néo-beauf sarkozien tu es grosso merdo à mi-parcours digestif du mandat présidentiel.

Une autre ingestion étant possible, cela ne manquera naturellement pas de te réjouir et de mettre du baume au cœur de tes vacances modernes en amnésie centrale.

Tgb

La révolution en tongs 2

Vu que le concept électoral « Votong » cher à Zgur ne donne pas que des satisfactions et que l’heure de la transhumance caravanière approche, revisitons donc cette notion de ‘révolution en tongs’, chère à Rue-Affre.

Le principe en est simple. On part en moto torturer des merguez chez des potes, vider des boutanches, jusqu’à refaire le monde et soulever des campeuses sur la plage comme d’hab, sauf qu’à l’heure d’hiver revenue, on reste à l’heure d’été et on ne revient pas.

On ne réintègre pas son open space, on ne reprend pas son métro bondé, on ne se réabonne pas au JT calamité de David Ferrari, on ne souscrit pas au bel emprunt national pour éponger leur crise de foie. On reste à glander.

Mieux on file au Honduras botter le cul de quelque apprenti Pinochet.

Bien sûr, très vite, faute d’honorer nos factures, les huissiers débarqueront, mais vu que de toute façon apparts ou maisons avec nos salaires de misère et nos crédits pourris, finiront pas être saisis autant anticiper. Certes nos gamins n’iront pas à l’école mais est ce bien éducatif de toute façon de les envoyer passer sous des détecteurs d’armes à feu afin d’ingurgiter des programmes où ne figurent même pas la Commune ?

Donc on ne rentre pas. On consomme au minimum. On coupe du bois, on ramasse des champignons en attendant les frimas et on se pelotonne tous ensemble en attendant de voir venir.

Si je fais ça tout seul, on appellera ça une clochardisation. En revanche si on fait ça à 20 millions (ceux qui bossent quoi) on appellera ça alors la « révolution en tongs ».

Car très vite nos patrons qui, soi disant ( justifiant en cela leur indécents salaires) font tout, tout seul seraient fort marris de ne pas revoir leur petites mains productives, les grandes surfaces désespéreraient de voir leur caddys s’enculer comme des cons sur des parkings vides et les chaînes de télé auraient beaucoup de mal à justifier le prix du cerveau disponible de deux trois glands en maison de retraite.

Il est fort à parier que très vite notre président chéri nous supplierait de rentrer à la maison, même qu’il promettrait d’augmenter nos salaires par 4 et de réviser ses propres émoluments à la baisse. Eventuellement même de troquer une Carla un peu trop voyante pour une Ginette un peu plus regardante sur la liste des commissions.

Et c’est là qu’on rigolerait, nos tongs en éventails, à nous faire désirer, à monter les enchères et à nous la jouer coquette et capricieuse du genre :

: – j’sais pas….j’me tâte…c’t’année j’le sens pas…j’voudrais bien rendre service mais y’a les châtaignes à ramasser…r’passez demain…au saut du lit vers midi…à la limite si not’ président nous récite par coeur à Versailles « la princesse de Clèves » j’peux faire un effort…

Qu’on parte ou qu’on ne parte pas, qu’on torture des merguez sur la plage de Bora Bora ou sur son balcon à la Courneuve ; mot d’ordre de la « révolution en tongs » : – à la rentrée on rentre pas –

Pas de rentrée chaude, pas de rentrée sociale agitée. Pas de rentrée du tout.

On les baise grave.

Qu’ils pigent bien que sans nous tout à peaufiner encore notre bronzage automnal, leurs visages pourraient être très très pâles.

tgb

thèse antithèse foutaise

Le BHV de la pensée (Bernard Henri Val)

Bernard Henri Lévy a sorti de son logiciel « spécial démocratie » une de ces formules toute faite, creuse comme un radis, dont il a l’exclu coco.

« Avec le peuple iranien plus que jamais »

Pratique ce logiciel du prêt à penser Béchamélien qui offre plusieurs propositions en kit, qu’il ne reste plus ensuite qu’à valider.

Avec le peuple Birman…
Avec le peuple Tibétain…
Avec le peuple Tchétchène…
Avec le peuple Georgien…
Avec le peuple Ukrainien…
Avec le peuple Palestinien… (bug)

Sympa ce « philosophe » qui apporte son soutien solidaire a un peuple oppressé, alors que quinze jours avant il se battait pour lui envoyer des bombes sur la gueule.

Pet’au casque

La plus grande faute de Madoff n’est pas d’avoir escroqué des centaines des gens. Ce jeu-là est pratiqué par tous les banquiers, cautionné par tous les états libéraux. Non, la plus grande faute de Madoff est d’avoir escroqué des gens de sa condition, assez cupides, pour encaisser du 10% d’intérêt sans se poser de questions. Et chez ces gens-là, ç’est très mal élevé.

Escroquer des pauvres ? rien que de plus normal ; ç’est l’essence même du capitalisme
Escroquer des riches ? inadmissible ! ç’est de la trahison de classe.

Placid et Muzo

Lang de mammouth à moumoute, pro-sarkoziste primaire constructeur reproche au PS « un anti-sarkozysme primaire destructeur »

Cohérent !

Bertrand Delanoë, lécheur de museau libéralo-bobo « veux servir son pays par les valeurs de la gauche. »

tendance Betancourt sans doute !

Le placide et vermoulu, Jean-Paul Huchon a de nouveau plaidé aujourd’hui pour « l’unité la plus large de la gauche »

…de Valls à Besson en gros.

Bref, ceux qui vont mourir disent leurs dernières conneries.

De profondis !

tgb

Abonnés, pour vos vacances, Rue-affre vous offre ce magnifique presse livres socialiste parisien. (voir photo du haut)

tgb

La talonnette d’Achille

Est-il utile de rappeler la légende du talon d’Achille ?

Au cours de la guerre de Troie, Achille mourut d’une blessure au talon, infligée par une flèche tirée par Pâris. Pourtant immergé tout bébé par sa mère, la déesse Thétis, dans le fleuve Styx, il était censé être invulnérable.

Sauf que, tenu par le talon, qui n’avait par conséquent, pas eu de contact avec l’eau protectrice, il conserva ce point faible.

Chez le nain vert décomplexé du menton et complexé de la cheville enflée, le point faible reste ce besoin irrépressible d’être à la hauteur, ce qui le conduit à évoluer en permanence sur la pointe des pieds.

A vouloir passer pour un géant, il ne fait que souligner en permanence ce nanisme qui l’obsède. Comme s’il ne se pensait jamais tout à fait légitime dans la cour des grands.

Ce besoin de revanche «  un jour, quand je serai grand je me vengerai… » cette volonté d’omni présence omnipotente dans un égo surdimensionné et narcissique, cette manière malsaine et mégalomaniaque de se projeter en maître du monde, démontre combien cette faille purulente le taraude.

Si la soif de puissance, son énergie brouillonne, son ambition quasi pathologique, le tirent et comment, vers le haut, ces talonnettes orthopédiques paradoxalement le ramènent en permanence vers le bas.   

Chez moman.

C’est bizarrement cette volonté de se grandir qui le rapetisse. C’est bizarrement cette nécessité de s’afficher avec des femmes qui le dépassent et qui s’imposent des talons plats, qui le rabaisse. C’est étrangement cette envie d’occulter son inculture en l’étalant qui le réduit.

Syndrome RouJon-Macquart.

A faire croire qu’il assume, il assome.
A faire croire qu’il assure, il ne rassure pas.

Et c’est heureusement ce hiatus, cet écartèlement qui dévoile sa faille.

Y’a du manque.
Il se manque.

Ce n’est évidemment pas une question de taille.
C’est évidemment une question d’envergure.
Ce volontaire qui apparemment ne doute jamais, est en fait un doute ambulant, activant sans cesse son complexe de supériorité suffisant pour masquer ce complexe d’infériorité initial et son insuffisance. 

Et ce vouloir absolu, cette soif de puissance et de gloire, cette obligation d’avoir toujours raison, relève au final plus du caprice nerveux que de l’autorité naturelle.

La grâce ne s’achète pas.

Obama, l’a bien compris. Lui qui se contente d’être ce qu’il est avec une élégante évidence, sans le souci constant de prouver et de justifier sa présence, fait sur cette photo officielle, unique témoignage de sa rencontre avec mr Bruni, le pire affront à notre autocrate de pacotille. Il n’accorde à l’aspirant géant, que l’importance d’un bras anonyme, soulignant combien à trépigner pour être sur la photo, on finit par s’en exclure.

A se demander même si la façon distinguée de Barack, de pulvériser une mouche parasite, d’un geste juste, n’est pas un message implicite adressé à un certain moucheron monté sur échasses.

La grenouille qui…
La mouche du coche…

Coluche disait avec raison, que la bonne hauteur pour un homme, c’est quand ses pieds touchent par terre. Le nabot vert, lui, n’est jamais ancré au sol. Il ne lévite pas non plus d’ailleurs.

Comme ses semelles, il compense.

C’est cette talonnette d’Achille (Zavatta) qui le perdra. 

tgb

Maintenant et à l’heure du sacre…

Maintenant et à l’heure du sacre du roi lampe de poche, tendance solaire à manivelle, en son meeting UMP versaillais et tandis que le parti des couillons socialisses en opposition boudeuse, un peu dedans un peu dehors, surtout nulle part, genre âne de Buridan, se tire la nouille politicarde et mollassonne, affirmer, revendiquer, clamer, claironner, décréter, pavoiser crânement, fièrement, viscéralement son antisarkozisme primaire secondaire…sans honte sans complexes sans scrupules sans états d’âme, sans atermoiements, me paraît plus que jamais un réflexe salutaire de salubrité publique, de lucidité exemplaire, d’hygiène mentale et la marque à coup sûr du bon goût universel.

Qu’il soit frontal, stratégique, pavlovien, reptilien, cérébral, pulsionnel, sophistiqué, subtil, bestial, brutal, chevaleresque, qu’on cogne à la massue cloutée ou à la matraque dialectique, au sabre laser de maître Jedi et de ses jeunes padawan ou au gourdin en caoutchouc façon guignol, l’antisarkozisme primaire, secondaire…, reste plus que jamais, honorable, élégant, judicieux, flamboyant, historiquement juste, intellectuellement noble, politiquement élémentaire.

Qu’il soit tendance ou ringard, in ou has been, respectable ou pas, qu’il fasse de l’audience ou pas, qu’il soit payant à court moyen ou long terme ou pas,  qu’il soit pas politiquement correct ou qu’il le soit, qu’il chatouille Valls quelque part, qu’il gratouille Lang où il veut, qu’il ne cartonne pas dans les sondages d’Opinion Ouais on s’en fout, l’antisarkozisme primaire fût, est et restera un impératif vital des défenses immunitaires, sociales, humanistes, et sanitaires. 

A nous, d’envoyer du lourd, du gros, du gras, du concentré, du centré, du qui pue, au-dessus de la ceinture ou en dessous peu importe, à la fronde ou au bazooka, en charge de cavalerie ou en harcèlement perpétuel, en bataille rangée ou à la guérilla, sans questions, sans fioritures, sans merci, loyalement ou sournoisement, de bonne ou de mauvaise foi tout est bon, dans un combat physique, psychologique, économique, idéologique, à la cro-Magnon, à la Bonobo, jusqu’à prendre l’ascendant.

Car n’en doutons pas un instant le sarkozisme lui est primaire, instinctif, abusif, sectaire, con et méchant, s’en flatte, s’en gausse, s’enorgueillit, s’en badigeonne les pectoraux. Il ne finasse pas, ne tremble pas, ne tisse pas de la dentelle à Calais, Il ment, il triche, il achète, il corrompt, il biaise, il baise, il dévaste. Il fonce dans le tas, force le passage, frappe pour l’exemple, vend ses salades, organise la claque, les distribue. Il n’esquive pas, ne respecte pas les règles, s’assoit sur les lois. Il ne s’excuse pas, ne se justifie pas, il canarde, il bombarde, il éparpille façon puzzle. S’il recule d’un pas, c’est pour mieux t’en coller une dans les roubignoles en invoquant sa déontologie.

Trivial, tripal, tribal, Il assume sa médiocrité. Il vante sa vulgarité. Il arbore son arrogance, son inculture, son mépris. Il brouille les valeurs, déplace les repères, efface la mémoire, joue de la compassion et de la confusion. Il se gonfle de morgue, bidouille les images, tronque les mots, noie le poisson. Il écologise le lundi, moralise le mardi, socialise le mercredi, droîtise le jeudi, vantardise le vendredi, populise le samedi, supprime le dimanche et s’augmente en te demandant des comptes. Il saoule, il abrutit, il flatte les parties intimes, il appelle un chat un chien, Il rend ton cerveau disponible. Il en rajoute une couche s’il le faut. Et tandis que le péhesse ménage la chèvre et le chouchou dans ses petits calculs de coliques néphrétiques, le bulldozer réactionnaire et merdeux dans ce qu’il a de plus primitif nous refourgue de sa modernité pour vieux.

Cette sale droite là, et son paltoquet capricieux, morveux, coquelet infatué, enivré de lui-même, du pays du rance, du toc, du clinquant miteux, finiront dans les chiottes de l’histoire de France : accélérons le mouvement.

Face à cette droite décomplexée du menton mais complexée du talon (d’Achille), ne complexifions rien, cessons de nous défendre, cessons de reculer, cessons de découper suivant les pointillés les arguments, les arguties  en quatre, de battre notre coulpe et de nous diviser par 60.

A la sauvage, à la barbare, telle une horde de loqueteux aristos, marchons, courons, partons à l’abordage en assumant avec orgueil notre antisarkozisme primaire, solaire, solidaire et conquérant ;

Stalinien s’il le faut.

tgb

Dommages légèrement collatéraux

Bon, c’est l’histoire d’un type, premier ministre de la France cohabitante, au temps où la fonction servait encore vaguement à quelque chose, et qui voulait devenir président.

Pas Président de la Société pour la construction et l’exploitation du Tunnel du Mont-Blanc, poste honorifique où l’on touche une fortune à produire de la sieste digestive, à peine troublée par de la catastrophe souterraine, non. Ça il l’était déjà.

Président de la France ; comme le deviendrait plus tard son Iznogoud associé, intriguant déjà méchamment pour devenir calife à la place du calife.

Je vous parle de ça…15 ans au moins, au siècle dernier.

Pour devenir président, c’est bête, mais vaut mieux y penser, des fois que l’idée vous viendrait : faut des sous.

Inspirés sans doute par les célèbres frégates de Taïwan, sauce Mitterrand, le genre de rafiots hautement technologiques avec rétro-commissions turbos injectées, le type et son associé, pas très imaginatifs sur le coup, se dirent qu’avec des sous-marin pakistanais ça pourrait bien le faire.

Ça paraît bien parti…

On a une tradition politique française de la magouille barbouze et maritime, sur un vieux fond d’armements, allez savoir pourquoi…

Bref, trois sous-marins et un « je vous demande de vous taire » plus tard, Chirac élu à la surprise générale des deux maladroits, recevant la facture du dessous-de-table en formica amélioré, considéra que ça ne le concernait pas outre mesure, que les promesses n’engageaient que ceux qui les écoutaient et partît tâter du cul de vache au salon de l’agriculture entre deux explosions nucléaires.

C’est là, que les généraux pakistanais assez ombrageux, par le biais de quelques islamistes oisifs et instrumentalisés, firent à Karachi, un rappel financier, (8 mai 2002)  sous la forme d’une bombinette débitrice, dans un bus de la DCN (direction des constructions navales)

Bilan comptable : 14 morts dont 11 français de chez ingénieurs prolos. Appelons ça, façon occidentale : dommages collatéraux. (légers finalement quand on songe que pour tuer un taliban les ricains rasent un village)

On mit ça sur l’ardoise d’Al Qaïda, vu que ça existait autant que ça rende service et l’on passa à autre chose.

L’histoire ne dit pas, si, suite à la relance du débiteur rancunier, on fit livrer les deux mallettes manquantes mais on se doute.

Et pendant qu’aujourd’hui se finalise laborieusement la vente de rafales Dassault tout pourris aux Emirats Arabes Unis, nos sous-marins cherchent toujours une certaine boîte noire au fond d’un océan.

– Dis donc Edouard ça existe toujours Al Qaïda ? –

Je dis ça je dis rien, rendez-vous dans dix ans.

tgb

Zorro et le sergent Garcia

Selon le rapport annuel des violations des droits syndicaux de la Confédération syndicale internationale (CSI), 76 syndicalistes ont été assassinés dans le monde en 2008. Si le nombre est en baisse par rapport à 2007, il est toujours en progression en Colombie. 49 assassinats chez le sinistre Uribe, malgré les assurances d’amélioration données par le binoclard fascisant Alvaro.

Comme quoi il vaut mieux être Sainte Thérèse de Bitancourt de la jet set Paris/Ibiza/Bogota victime mondaine des très « sanguinaires » Farc – couteau entre les dents – coke plein les gencives – que le François Chereque Bernard Thibault, que l’Evo Morales local, luttant contre les para militaires et les firmes spéculatives mondialisées.

Au Pérou, l’Evo Morales local s’appelle Alberto Pizango.

Leader de l’Association interethnique de la Jungle péruvienne (AIDESEP), collectif indigène représentant 65 groupes ethniques 1.300 communautés, 600.000 indiens sur 28 millions de Péruviens, il est réfugié aujourd’hui à la mission diplomatique du Nicaragua à Lima fuyant la justice expéditive du président Alan Garcia.

En effet depuis deux mois, l’AIDESEP proteste et organise des blocus ponctuels de routes, oléoducs ou fleuves dans le nord-est amazonien pour dénoncer les décrets-lois du très corrompu Garcia, favorisant l’exploitation hydrique, forestière et minière, bref la dévastation de la forêt amazonienne et accessoirement des territoires indigènes.

Résistance pacifique jusqu’aux affrontements violents du 5 juin dernier où la police du sergent Garcia tenta de déloger à coups de flingues, les barrages civils des autochtones.

Bilan : 25 policiers, 9 Indiens morts selon les cow-boys, l’inverse selon les indiens.

Rappelons que Garcia, dernier vestige droitier avec Uribe en Amérique latine, grand amateur de crise économique, son premier mandat (1985-1990) avait plongé le pays dans un marasme spectaculaire, s’appuyait lors des dernières présidentielles sur le slogan : « Aidez-moi à construire un Pérou plus juste »

On voit que c’est bien parti.

Qui pourrait bien se soucier en effet du scalp d’un peau rouge, syndicaliste qui plus est, au pays des grands propriétaires terriens et des compagnies pétrolières internationales ? certainement pas le peau vert de la tribu BOBO, Cohn-Bendit dont on attends toujours une vive réaction, certainement pas non plus l’héliporté de chez Pinault simple fric, dont on peut attendre longtemps une photo de cadavre indien.

Sauf qu’aujourd’hui dans l’Amérique Bolivarienne de Chavez, les amerindiens ont des frangins qui leur ouvrent l’asile diplomatique et ça change tout.

Car s’il est un espoir de changement quelque part, c’est bien ce retour de l’indianité et de leurs représentants, luttant pour recouvrir terres, droits et maîtrise de leur destin et arrachant peu à peu les pouvoirs exorbitants des mains des colonisateurs. Une juste revanche sur le génocide indien.

Enfin, notons au passage, que le groupe pétrolier Shell, accusé de complicité, après l’exécution de neufs militants des droits de l’Homme par l’armée nigériane en 1995, dont l’écrivain Ken Saro-Wiwa dans la région fort marécageuse (sic) du Delta, a finalement signé un accord de 15,5 millions de dollars avec les familles des victimes pour échapper au tribunal de New-York admettant ainsi, implicitement sa culpabilité.

Baril de sang contre baril de pétrole ? après tout, si parfois la lutte pour la justice payait ? Si en vrai, de temps en temps, Zorro bottait vraiment le cul du sergent Garcia ?

C’était mon message optimiste de l’année dans ce monde brutal du pétrole brut.

tgb

Martine et les garçons

La politique ce n’est qu’une certaine façon d’agiter le peuple avant de s’en servir. Talleyran

Ça phosphorait fort ce soir-là, dans le bunker Solférino. Ça carburait au brain-storming, rapport à la déculottée Européenne.

Martine A. 1er secrétaire G. du Parti S, agitait vigoureusement le shaker de la cogitation neuronale des camarades éléphants, élaborant un de ces cocktails trans-courants imbuvable dont seuls les socio démocrates avaient le secret.

Une recette que l’on se transmettait, de génération en génération de 1er secrétaire à 1er secrétaire exclusivement.

Mais là, y’avait urgence à dompter les idiosyncrasies des leaders des motions ABCDEF

Sur le paper board, on commençait à lister les fulgurances, jaillit de quelque cerveau de quadragénaire narcissique en pré orbite présidentielle du genre : déposer le dispositif – démission participative – celui qui dit qui y’est – rénovation 33 – remise à plat de l’organigramme dans sa verticalité – re-re-re-refondation – Jack Lang !? –

Pendant que Moscovici proposait de relooker le poing et Peillon de reverdir la rose, un militant de base qu’on avait invité là pour voir à quoi ça ressemblait en vrai, essayait vainement d’en placer une du genre :

– Oui mais quand même la trahison de Versailles…

Mais dans le vacarme dialectique et le concours touche pipi des jeunes fringants déclinants personne n’y prêtait attention.

– Le mot « socialiste ne veut plus rien dire » assénait le jeune Valls, tout frais épilé du maillot, dans une bouffée délirante confinant au sublime, due à des poussées d’hémorroïdes marxistes qui l’empêchaient encore de s’asseoir sur un strapontin gouvernemental.

– Oui mais quand même les camarades Lamy a l’OMC, Strauss Kahn au FMI…
essayait de dénoncer le militant inaudible.

Tout à ses élucubrations libérales de chez Bilderberg, de provocs pseudo iconoclastes par çi, de plus de blancs de whites et de blancos par là

– mais surtout moins de connards de droite au parti…tentait de placer abasourdi notre militant

le jeune Manuel, lové dans son fauteuil rotin, en plein acmé, (juvénile) concluait ravi qu’ UMP ça sonnait bien, et monsieur le ministre aussi.

– Oui mais nos valeurs…liberté égalité…

– Fra-ter-ni-té – reprenaient en cœur zénithal la chorale des quadras tout en se circonférençant voluptueusement le nombril.

Sur le paper board on lisait maintenant des mots comme : maison commune mais individuelle – repositionnement néo-stratégique – alliance verte/orange (avec un peu de rouge aussi mais pas trop) – primaires portes ouvertes – congres de Reims à Metz – Epinay mon amour – Back in SFIO – SOS Rolex – Julien Dray !? –

Au bout d’un moment comme ça phosphorait fort mais stérile, l’éléphanteau Hamon, qui venait de perdre son CDD au fond d’une putain d’urne se tournait alors vers le militant de base pour s’inspirer un peu du prolétariat.

– ben il est où ? demandait Benoît
– l’est parti répondait Mosco
– parti où ? demandait Aubry
– parti de Gauche répondait l’écho.

tgb