La révolution en tongs 2

Vu que le concept électoral « Votong » cher à Zgur ne donne pas que des satisfactions et que l’heure de la transhumance caravanière approche, revisitons donc cette notion de ‘révolution en tongs’, chère à Rue-Affre.

Le principe en est simple. On part en moto torturer des merguez chez des potes, vider des boutanches, jusqu’à refaire le monde et soulever des campeuses sur la plage comme d’hab, sauf qu’à l’heure d’hiver revenue, on reste à l’heure d’été et on ne revient pas.

On ne réintègre pas son open space, on ne reprend pas son métro bondé, on ne se réabonne pas au JT calamité de David Ferrari, on ne souscrit pas au bel emprunt national pour éponger leur crise de foie. On reste à glander.

Mieux on file au Honduras botter le cul de quelque apprenti Pinochet.

Bien sûr, très vite, faute d’honorer nos factures, les huissiers débarqueront, mais vu que de toute façon apparts ou maisons avec nos salaires de misère et nos crédits pourris, finiront pas être saisis autant anticiper. Certes nos gamins n’iront pas à l’école mais est ce bien éducatif de toute façon de les envoyer passer sous des détecteurs d’armes à feu afin d’ingurgiter des programmes où ne figurent même pas la Commune ?

Donc on ne rentre pas. On consomme au minimum. On coupe du bois, on ramasse des champignons en attendant les frimas et on se pelotonne tous ensemble en attendant de voir venir.

Si je fais ça tout seul, on appellera ça une clochardisation. En revanche si on fait ça à 20 millions (ceux qui bossent quoi) on appellera ça alors la « révolution en tongs ».

Car très vite nos patrons qui, soi disant ( justifiant en cela leur indécents salaires) font tout, tout seul seraient fort marris de ne pas revoir leur petites mains productives, les grandes surfaces désespéreraient de voir leur caddys s’enculer comme des cons sur des parkings vides et les chaînes de télé auraient beaucoup de mal à justifier le prix du cerveau disponible de deux trois glands en maison de retraite.

Il est fort à parier que très vite notre président chéri nous supplierait de rentrer à la maison, même qu’il promettrait d’augmenter nos salaires par 4 et de réviser ses propres émoluments à la baisse. Eventuellement même de troquer une Carla un peu trop voyante pour une Ginette un peu plus regardante sur la liste des commissions.

Et c’est là qu’on rigolerait, nos tongs en éventails, à nous faire désirer, à monter les enchères et à nous la jouer coquette et capricieuse du genre :

: – j’sais pas….j’me tâte…c’t’année j’le sens pas…j’voudrais bien rendre service mais y’a les châtaignes à ramasser…r’passez demain…au saut du lit vers midi…à la limite si not’ président nous récite par coeur à Versailles « la princesse de Clèves » j’peux faire un effort…

Qu’on parte ou qu’on ne parte pas, qu’on torture des merguez sur la plage de Bora Bora ou sur son balcon à la Courneuve ; mot d’ordre de la « révolution en tongs » : – à la rentrée on rentre pas –

Pas de rentrée chaude, pas de rentrée sociale agitée. Pas de rentrée du tout.

On les baise grave.

Qu’ils pigent bien que sans nous tout à peaufiner encore notre bronzage automnal, leurs visages pourraient être très très pâles.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

26 commentaires sur « La révolution en tongs 2 »

  1. J’adore ;-))
    Excellent billet, au train où vont les choses, les chômeurs sont de plus en plus nombreux donc le boycott du supermarché, les loyers impayés sont la rançon du succès de la politique. Quant à ceux qui travaillent, ils sont pour la plupart en état de décroissance forcée.
    J’enfile mes tongues pour ne pas continuer à exposer (exploser) mon postérieur (cf. fig 1) ;-))

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  2. Pourquoi ne pas pousser la logique jusqu’au bout ?
    Révolution en tongs + Ya pas de mai !
    J’explique : adoptons la charte sociale des bonobos ; tous à poil et en pénétrations constantes et diverses suivit du crie de ralliement, « ya pas de mai ! ».

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  3. Moi aussi, je kiffe.
    J’ai acheté ma paire de sandalette (j’espère que ça marche aussi), rempli le frigo de rosé et je n’ai plus une thune sur mon compte en banque. Bref : tu peux me compter de ta révolution, surtout s’il n’est nulle carte à prendre.
    (Et respect pour la première illus, fallait oser la balancer, celle-là…)

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  4. ben les poteaux belle brochette de révolutionnaires tongueurs – ah elle est belle la France !!! merci en tout cas de me rejoindre avec un tel enthousiasme
    oui par la glande énergique nous vaincrons
    je vois que tout le monde a bien aimé l’illustration number one
    oui mes amis sexe and kalachnikov autre variante de la revolution en tongs

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  5. Cher tgb
    Depuis le temps que je te lis en silence, presque en douce, bon, je vais mettre un gravier dans la mare (un pavé, on verra une autre fois).
    En tant qu’anarcho-bartelbiste débonnaire et invétéré, je plussoie avec une femermeté mollassonne (donc sincère) à ton propos du jour;
    Sauf sur un point :
    Elle est moche et conne ta première illustration.
    Oui, je sais c’est du 431 ème degré estivo-tropical, blabla.
    Elle est nulle c’est tout.
    C’est bête de ne t’écrire pour la première fois que pour te dire un truc aussi inintéressant.
    Je me rattraperai, en mieux,
    parce que je suis assidu à te lire depuis pas mal de temps,
    je m’en voudrais de rester sur ce pauvre désagrément .
    Amicalement

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  6. bah pas grave – pour sur qu’elle est moche l’illustration – on dirait du gérard de Villiers mais c’est justement ce mauvais goût qui m’enchante tant et puis ça aura déclenché au moins chez toi l’irruption irrépressible enfin d’un commentaire

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  7. Concernant la première illustration, je dirai qu’il a fait le trou, Fillion !
    Et je cours très vite me cacher dans mon abri, la tête couverte de cendres.

    Pour le reste et en un mot :
    Revoltong-nous !

    Merde, ça fait deux.
    Arf !
    Zgur

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  8. @zgur – hola c’est la grande forme – tant de concepts – peut plus suivre moi – ‘revoltong nous’ – mérite encore qu’on s’y arrete sur celui là
    @jide – ‘no pataugas’ – pt’ain je plussoie de joie

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  9. Disons que si tu mets le même enthousiasme à mettre une bite et un couteau comme illustration, ça rattrape la première… On voit tellement de nu féminin et trèèèèèès peu de masculin… ça fatigue, à la fin.
    Et j’ai pas de tooooongs!!! Merde, que faire?
    Bon ben moi ce sera pieds nus.
    Hop!

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  10. une bite et un couteau ? dés que je trouve Meriem, c’est vendu
    tu n’as pas de tongs mai tu as un Ritong – reste à trouver la paire

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  11. Je repasserai voir si tu trouves une bite et un couteau à afficher, je n’sais pas pourquoi mais ça m’a chatouillée!
    Un Ritong ou deux tongs? Je prends le Ritong.
    Mais du coup « la révolution en Ritong », ça veut plus rien dire…
    (ouuuuh, c’est vendredi soir, là, fatiguée, moi…)
    Je te mets dans ma liste chez moi, ça te va?

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  12. je trouverai quelque chose du genre un de ces 4 au hasard de mes pérégrinations ouebesques
    avec Henri la révolution en ritong veut sûrement dire quelque chose
    sinon…ben oui ça me va…

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