
Donc nous aurions mal compris les propos de la mère Michèle qu’aurait perdu, si ce n’est son chat, du moins une occasion de se taire. Ce qu’elle fit admirablement et fort servilement pourtant, en tant qu’incompétente ministre de la défense, inconsistante ministre de la justice, transparente ministre de l’intérieur et indécente ministre des affaires qui semblent lui être étrangères, du moins jusqu’à la semaine dernière, appliquant scrupuleusement et en toute lucidité, la phrase du facétieux Pierre Dac:
« Mieux vaut fermer sa gueule et passer pour un con que de l’ouvrir et ne laisser aucun doute à ce sujet »
Nous voilà donc fixés. Faire pire que Kouchner relève quand même de l’exploit à signaler.
Non seulement donc, nous aurions mal compris ses propos, mais en plus, malveillants que nous sommes, nous, français, tunisiens, occidentaux, arabes, terriens, …les aurions déformés.
Vieille rengaine laborieuse ‘des propos sortis de leur contexte et insidieusement interprétés…’
Retournons donc au verbatim et penchons nous tranquillement sur la question sémantique :
…Le deuxième problème est effectivement celui des décès et des violences constatées à l’occasion de ces manifestations.
Mme Fiasco donc identifie comme un « problème » et pourquoi pas un dysfonctionnement pendant qu’on y est, les « décès » apprécions l’euphémisme (glissades ? infarctus ? tourista ? ) et les « violences » lesquelles ? celles des manifestants ? de la police ? du dictateur ? (ça doit être une sorte de mix de tout ça ) constatées...
On ne hiérarchisera donc pas entre les gourdins d’un côté et les balles réelles de l’autre, on s’en tiendra prudemment à la précaution oratoire et au flou diplomatique.
On ne peut que déplorer
Notons dans la déploration, le zest à minima du constat à l’amiable, nulle condamnation, nulle indignation cela va de soi
des violences (toujours non identifiées) concernant les peuples amis..
vu l’ampleur de la réaction officielle ici, je vous laisse imaginer comment les autres peuples pas amis (du Honduras, de la Colombie…) peuvent aller se faire foutre.
Ça c’était la mise en bouche, comme qui dirait le minimum syndical de la compassion vaine et obligée, les mignardises de la solidarité française, au côté paraît-il des peuples opprimés (voir note précédente).
Entrons joyeusement maintenant dans le cœur du sujet et de la polémique :
Pour autant,
bien comprendre, dans le pour autant, que la mini dose compatissante et préliminaire étant expédiée on peut attaquer le fond du lourd :
je rappelle que cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type.
Et là, je ne vois pas très bien en toute objectivité comment nous pourrions lire autre chose dans le dénoté que ce qui y est écrit. Nul sous entendu, rien d’implicite : du simple du brut du technique ;

Relisons :
je rappelle que cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type.
La France propose donc à un peuple en train de se faire massacrer en direct, de la formation sécuritaire à sa police, (training, performance, efficacité) du flash ball à ses milices, du taser à son ministre de l’intérieur, du tonfa et de la lacrymo à Mr Ben Ali. De la répression donc mais allégée.
Touchante marque de sensibilité humanisto-humanitaire, dont on ne peut que s’enorgueillir.
Enfin finissons en avec cette charmante offre de prestation commerciale (elle ne donne pas les tarifs, mais on suppose que tout est négociable)
C’est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays (Tunisie Algerie – peut être qu’une commande groupée pourrait occasionner quelque rabais) de permettre, dans le cadre de la coopération, d’agir dans ce sens, afin que le droit de manifester soit assuré,
bien aimable pour la bougnoulie.
de même que la sécurité.
Quelle sécurité ? celle du tyran local ? des populations ? du club med ?
Applaudissements sur les bancs du groupe UMP. Silence poli sur les bancs socialistes, qui, bien que nous n’ayons plus d’illusions sur leur inanité, nous étonneront quand même toujours.
Constatons donc, qu’à l’heure du carnage mme Fiasco n’a d’autre proposition que de la balle à blanc à offrir pour maintenir à flot une dictature afin que ça ne dégouline pas de trop sur le plasma de la télé.
Si mme Fiasco avait la moindre dignité, le moindre sens de l’honneur et de la responsabilité, (concept si cher aux libéraux qu’ils préconisent aux autres mais ne s’appliquent jamais) elle aurait évidemment démissionné sur l’heure, et, ne serait ce que par intelligence ou stratégie, se serait excusée au pire de sa maladresse, au plus juste, de sa grossièreté.

Bien sûr elle ne s’excusera, ni ne démissionnera pas, pas plus que le ministre de la santé Servier, pas plus que mme H1N1, pas plus que mr Univoque ou Mr Auvergnat, les baltringues obscènes d’un gouvernement mort né et pas plus naturellement que mr Flop, à son niveau d’incompétence avéré particulièrement en forme ces temps ci.
tgb




































