De l’intérêt économique à délocaliser Jean-Michel Aphatie (et ses frères)

 Depuis qu’Al Jazeera, télé qatari au salafisme étrangement occidentalo-compatible, lance sa chaîne sportive footbalistico-islamo-sunite pété de thunes à l’abonnement imbattable de 11 euros mensuels, débauchant au passage quelques commentateurs d’en face, Canal + me propose soudainement de troquer mon abonnement d’une trentaine d’euros chez eux contre un nouveau contrat de quelques 12 euros modiques.

J’y vois volontiers comme un lien de cause à effet.

Je sais bien que cette concurrence libre et non faussée, au nom de la sacro sainte compétitivité que les perroquets du paf radotent à loisirs à ceci de particulier, que tel le low cost, il pousse à la réduction des salaires, des conditions de travail, des charges cotisations sociales, (éducation, santé, retraite…) et par conséquent oblige les entreprises à vendre toujours moins cher à des gens toujours moins riches au détriment de la qualité, de l’environnement, et de la sécurité ;

Spirale infernale de l’appauvrissement général ;

mais quitte à me convertir un temps au libéralisme effréné, j’aurais bien quelques suggestions de réduction des coûts à proposer à Bertrand Meheut.

Puisque nous en sommes à délocaliser l’industrie, à faire dans le dentiste roumain ou le plombier polonais, il me semble que l’on gagnerait à remplacer du chroniqueur mondain au mépris de classe bien trempé par du journaliste malien francophone, en duplex du côté de Bamako payé des clopinettes.

Pour ce qui est de reproduire le bréviaire de la classe dirigeante, inutile d’exiger de l’éditorialiste un talent particulier ou une créativité débordante et de gaspiller près de 30 000 euros mensuel pour répéter en boucle, la dette la dette la dette.

Aphatie lui-même, grand pragmatique devant l’éternel ne pourrait qu’en convenir. Les larbins payés en larbins parlant aux larbins seraient autrement plus crédibles à s’offusquer de l’augmentation irresponsable du smic qu’un privilégié de la bretelle appelant les damnés de la zapette à se serrer de la ceinture.

Belle adéquation de la chronique austère et de la vie smicarde de l’éditorialiste enfin en cohérence.

Certes, encore un peu réticent à la politique qu’il préconise pourtant, l’ami Jean-mimi et son orchestre affirme mériter son mirobolant salaire.

Soyons également pragmatiques, un éboueur tout autant mérite son misérable salaire, sauf qu’en termes d’utilité et d’hygiène publiques, l’absence d’un ramassage d’ordures durant une semaine a autrement plus de conséquence que la ménopause chroniqueuse d’un Jean-mimi aphone.

Pour ce qui est de l’obséquieux Denisot, passeur de plat et torcheur de cul promotionnel, j’imagine qu’un stagiaire à 300 euros pourrait largement faire l’affaire et dégager ainsi quelques marges financières.

Au grand jeu du Dumping social, il se pourrait bien que commençant par le prolo permutable de la plateforme de télé travail externalisé au Maroc, on finisse par remonter aux cadres supérieurs, aux dirigeants à parachute doré, aux députés surprotégés, aux experts à deux balles surpayés et que par une fine ironie tout le monde se retrouve au rabais.

Etre grassement payé pour promouvoir l’austérité sur toutes les antennes n’est plus la garantie d’échapper à retourner un jour, gratter de la pige précaire à 50 euros et encore…

je connais d’excellents journalistes tunisiens qui pourraient faire ça pour 30.

tgb

Printemps normal

 – Nous voulons notre place au soleil monsieur…

– Alors faites du soleil plutôt que de la place.

Jean Giono

Non c’est pas le printemps arabe, c’est pas non plus le printemps érable, c’est juste le printemps normal, pourri de chez pourave d’un pays tempéré aux deux saisons contrastées :

L’hiver et le 15 aout.

A la Saint Medard (8 juin) si le temps est pluvieux, il pleut 40 jours plus tard sauf si la Saint Barnabé (11 juin) vient tout réparer. Autant vous dire de suite, que le 8 et le 11 furent harmonieusement pourris.

Le printemps est fini et l’été est mort. Bonnes vacances.

Et pour peu que t’ aies réservé au camping des flots bleus, t’auras la tong chafouine, le chien mouillé et les vacances spongieuses.

Et t’auras beau te réjouir pour la nappe phréatique, la nappe du pique nique aura intérêt à être waterproof.

Pour pousser encore un peu dans l’optimisme béat, évidemment, l’arrière-saison autrement nommée rentrée, sera ensoleillée et pour citer un chanteur opportunément électrocuté

– Les lundis au soleil, c’est une chose qu’on n’aura jamais. Chaque fois c’est pareil. C’est quand on est derrière les carreaux. Quand on travaille que le ciel est beau.

Inutile de te dire donc qu’au seuil d’un automne austère et d’un hiver rigoureux, dans le registre ni ni, ni fromage, ni dessert, le moral des ménages risque bien de méchamment plonger.

Devant des perspectives aussi radieuses, je le dis comme je le pense, je vais pas me priver de m’offrir du soleil low cost, au pays des plus pauvres que moi, sans plus d’état d’âme.

Au pays du tourisme muséifié si on en est à externaliser même le soleil on est mal.

tgb

photo D.A

Le ‘barbarisme’ à visage humain

Avec sa ‘bravitude’ légendaire et cette once de ‘méprisance’ qui lui va si bien lorsqu’il barbote dans une de ces piscines d’un de ces non-minables à plus de 5000 euros par mois, Jef Copé, en son ump opposante, condamne le « barbarisme » en Afghanistan :

« cet acte de barbarisme sans nom… »

Si ‘cet acte de ‘barbarisme’ n’a pas de nom, c’est précisément, qu’il ne doit pas être le concept idoine et cette locution mal à propos, pas des plus appropriées, rapport à l’usage que fait Jeff de notre langue française.

Rappelons donc que le barbarisme du latin barbarismus (expression vicieuse) est une faute de langage qui consiste, soit à se servir de mots forgés ou altérés, soit de donner aux mots un sens différent de celui qu’ils ont reçu de l’usage.

autrement nommé, solécisme.

« cet acte de barbarisme » est donc l’illustration parfaite de ce qu’est un barbarisme.

Le barbarisme n’ayant donc aucun rapport avec la barbarie, on peut en conclure que Copé non seulement dit des conneries (on le savait déjà) mais en plus en écrit direct à l’AFP sous forme de communiqué.

Il doit y avoir là comme l’acte manqué d’un isme fulgurant faisant pendant plus ou moins consciemment à un islamisme affleurant aussi pratique à dénoncer au Pakistan qu’utile à encaisser au Qatar.

On remarquera au passage que ce sont ces fins illettrés, nourris à l’idiome du village et au souverain poncif de managers comptables, qui exigent des étrangers la maîtrise d’une langue qu’ils maltraitent eux-mêmes.

qui de la femme  burqa ou du sac poubelle explosera en premier…?

Si, comme l’écrit médiocrement Jef, « rien n’est plus odieux et plus lâche qu’un attentat kamikaze » (un homme avec ceinture explosive sous une burqa) on peut se demander pourtant en quoi un tapis de bombes phosphorées où l’exécution d’une silhouette par joystick et drone interposée auraient quelque chose de plus noble et de plus loyal.

83 + 4 soldats morts pour des figues…de barbarie, triste gâchis certes, mais c’est quand même le principe des guerres, que des militaires y meurent la tripaille à l’air ; de ces guerres disproportionnées, du drone contre la pétoire, et qui nous ont donné cette sordide habitude du zéro mort chez nous, sans trop s’effaroucher de l’hécatombe d’en face.

Si comme l’écrit admirablement Camus, ‘mal nommer les choses c’est participer au malheur du monde’ alors ces perversions du langage, ces approximations sémantiques, cette misère littéraire pourraient bien finir par recouvrir de toute vacuité le sens des choses et l’appréhension du réel.

A vider les mots de leur sens, à les dévier, les nier, les contraindre, les châtrer, à appauvrir le langage pour mieux anesthésier la pensée, à corrompre le discours jusqu’à énoncer que :

le travail c’est la liberté

la liberté c’est l’esclavage

la guerre c’est la paix

la droite c’est le peuple

alors devenons nous étrangers à notre propre langue, devenons nous nos propres barbares, terroristes incultes de notre propre et confuse civilisation.

C’est le vocabulaire qu’il nous faut reconquérir d’abord pour botter le cul de l’économique.

Pour que le mot reprenne le pouvoir sur le chiffre enfin.

tgb

Chouchou star, ministre d’intérieur

C’est l’histoire d’un type qui entre au PS par anticommunisme.

ça démarre fort.

Un PS dont le mot socialiste lui donne de l’urticaire.

UMP c’était bien comme sigle, mais c’était déjà pris.

C’est ballot.

6% qu’il obtient, chouchou star, lors des primaires.

Moins il pèse, plus on l’expose.

Un pur produit de chez Golderberg

fabricateur de larbins sups depuis 3 générations

Blair, Cameron, Obama…

programmé le manu pour la tête de gondole

avec plan de carrière pour finir kapo chef du nouvel ordre mondial

quand il sera grand.

72% de popularité le néo-Guéant en flanelle.

bon flic bon genre bon gendre.

Du néo-Drucker relooké Façon pavillonnaire et lotissement.

De la tribu des bien coiffés, du poil irréprochable

Le Laurent Delahousse de la politique policée ou de la police politique

Ses dossiers, ses écoutes, son bon docteur Bauer.

Ah Alain Bauer, le Sarko-Vallso compatible du complexe panico-sécuritaire avec retours sur investissements, option CIA…le parrain…

Chouchou star, c’est un, de la trempe de l’épave politique Kouchner.

Au moins !

Aussi Populaire que fifrelin.

Mais le bon vrai français à toujours eu du goût pour la canaille médiatique, l’escroc du pixel, le Tapie hertzien.

Va te faire un quinquennat de la star Ac de la mort, notre ministre vu de l’intérieur

Le super héros en extérieur jour en intérieur nuit à se zoomer le nombril en 3 D.

Le fils caché de Sarko et Zahia.

Un partisan de la video surveillance oui mais coquette

De la bavure certes mais pomponnée

Du tazer oui mais avec cravate assortie.

Le Gérard Philippe de l’interné expulsé

Le petit marquis du Rom sans papier,

Le pomponné de l’islamophobie facile

qui plait à ma gauche qui plait à ma droite

Aux gars de la marine aussi.

Plus casher que halal.

mais les goûts et les couleurs, savez…

Mon cauchemar :

Copé/Valls aux prochaines présidentielles

Un combat de titans.

Le vide contre le rien mais propre.

Hygiène irréprochable.

Chouchou star, mr tout en com finira avec du sang sur les mains

mais manucurées, impeccables.

On a sa dignité !

0n a ses convictions !

tgb

Mélenchon chez rue Affre, ou presque…

Hier matin, 30 mai, Goutte d’or, sous un doux soleil de printemps, Jean-Luc Mélenchon vient soutenir le candidat du Front de gauche aux législatives dans la 17e circonscription, Ian Brossat.

Première Station, Marcadet-Poissonnier, au milieu d’un essaim bon enfant de militants, tracts et drapeaux à la main, il apparaît soudain à l’arrière d’une moto, avant de plonger dans la mêlée. Un gamin intimidé poussé par sa mère en djellaba lui remet une lettre. Mélenchon chausse ses lunettes, la lit attentivement , puis, d’un air entendu la confie à Yann Brossat rayonnant.

Le cortège s’ébranle.

Coups de klaxons chaleureux, passants surpris, riverains au balcon, Mélenchon refuse d’être une rock star et en est une quand même, enchaînant bises, poignées de main, autographes, encouragements, sous le feu incessant des appareils photos et autres téléphones brandis à bout de bras.

Station 2 – Thé à la menthe au comptoir d’un bistrot. Débat impromptu ; une vanne par ci, une tape amicale par là ; un jeune black lui demande ce qu’il compte faire pour lui : « rien ! » répond Mélenchon,     « c’est vous qui allez faire » – le type en reste comme deux ronds de flan.

Et hop c’est reparti au pas de charge, dans une déambulation au timing serré qui sait prendre son temps ; savoir faire de l’animal politique comme un poisson dans l’eau, étonnamment présent et spontané dans un exercice de figures imposées quasi mécanique.

« Je me sens bien dans les quartiers populaires, il y a une espèce de connivence » dit-il et ça se voit.

Mot juste, geste approprié, regard attentif, le tout à l’accéléré.

Le métier.

Station 3 – « Au cochon d’or », institution charcutière au cœur de « Château Rouge » entre deux boucheries halal. Trois sans papiers supplient JLM d’intervenir pour eux. Yann Brossat note leurs coordonnés fébrilement ; le périple se poursuit.

Rue Myrha, un jeune mec sur un scooter n’en revient pas :

« Mélenchon à la goutte d’or, putain c’est bien ! »

La goutte d’or où se côtoient, se frottent et se mélangent plus ou moins une centaine d’ethnies et de cultures, où le FN fait à peine 6%, là où dans mon bled natal en Savoie il triomphe à 40 % sans qu’il y ait la moindre trace basanée.

On évite d’un cheveu la rue Affre ; un scandale !

Station 4 : square Leon ; la petite troupe s’égaille et prend ses aises sur les pelouses. Les mères de famille présentent leurs bambins, quatre « chibanis » attablés suspendent leur jeu de dames, un éboueur vert fluo retire ses gants pour aller en serrer une, tandis que JLM nettoie ses pompes à même le flot du caniveau.

Station 5 : rue de la mode ; les portes s’ouvrent, les visages s’illuminent, Méluche s’engouffre dans une boutique, disparaît un moment, en ressort tout sourire…

Dernière station, pas loin de mon bureau de vote rue Saint Mathieu où le Front de Gauche culmine à 21%, mieux que Sarkozy et Le Pen réunis, JLM enfile son blouson de cuir et grimpe à l’arrière de la moto.

Prochaine station Hénin-Beaumont, tandis que Ian Brossat reste à entretenir la flamme de « l’humain d’abord » à la Goutte d’or.

tgb

photos tirées du site de Ian Brossat

Christine Lagarde et ses pinces à vélo

Comme nous l’allons le démontrer brillamment sur cette note minutieuse, Christine Lagarde, un de ces douteux résidus laissé par l’ancien locataire de l’Elysée, réfugié au Maroc, à bouffer du halal royal, n’est pas la moitié d’une conne puisqu’elle sait compter jusqu’à 4.

Car Christine Lagarde non seulement allie aux qualités physiques de l’ancienne championne de natation synchronisée qu’elle fut, d’indéniables facultés intellectuelles à la tête du FMI qu’elle est, sans compter un doigté psychologique rare.

1 ) Par exemple dans sa dernière déclaration, si Christine Lagarde juge que ‘les Grecs ont moins besoin d’aide que les enfants du Niger’ qui, eux même, ont bien moins besoin d’aide que Bernard Tapie qui à titre humanitaire et au prix de quelques acrobaties comptables reçu quelques centaines de millions d’euros à nos frais pour s’offrir un yacht défiscalisé, elle démontre une incontestable cohérence dans sa vision de la hiérarchie nécessiteuse.

2) Qu’en exigeant des grecs saignés à mort qu’ils payent leurs impôts, ce que font sans échappatoire (prélèvement à la source) tous les salariés et fonctionnaires helléniques, Christine Lagarde au statut de diplomate international jouissant d’un salaire de 380 989 euros annuel assez décent, sans compter les 50 000 euros de frais de représentation dont je me contenterai largement, est elle-même exonérée de la moindre ponction financière, c’est dire sa légitimité à encourager l’esprit civique au nom d’un intérêt général bien senti.

3) Que, si en matière de paradis fiscal qui n’existe plus comme tout le monde le sait à Davos, elle avait encore quelque lacune, elle pourrait toujours demander à son compagnon Xavier Giocanti, dont les sociétés installées à Saint Martin échappent sournoisement à l’impôt, des conseils judicieux, rapport à l’exemplarité citoyenne.

4) Qu’enfin nous rappellerons avec affection la formule désopilante de Marie Antoinette Lagarde toujours prompte au bon mot : « si les français ne peuvent pas se payer l’essence qu’ils aillent a vélo!!! » Un sens de l’humour qui nous fait regretter soudain que Christine n’ait aucun goût pour les Sofitel et les femmes de chambre.

En fait, je me fiche bien de cette gourdasse et de sa propension à éléphanter grave dans de la porcelaine fine, c’est juste que la pâle Christine est emblématique de ces porte-flingues de l’ordre mondial qu’on nous présente incessamment comme exclusif et dont l’incompétence n’a d’égal que le cynisme ou l’inconscience.

Un mépris de classe bon enfant allant de soi.

On peut juste se demander de quel degré de lucidité jouissent encore ces valets des puissants, dont la spectaculaire médiocrité couverte par une totale impunité, pourrait bien finir par être au final, le talon d’Achille d’un système aussi puissant que pourri.

Car, à nous refourguer du haut fonctionnaire, du haut banquier, du haut expert hyper super privilégié dont la mission est d’exiger chaque jour des pauvres gens d’impossibles sacrifices pourrait bien être comme une stratégie suicidaire.

Au final, savoir que le nouvel ordre mondial repose sur des rouages aussi consternant que Gaston Lagarde pourrait bien être une bonne nouvelle.

tgb

Je voudrais faire du vélo…

Bon, je voudrais pas casser l’ambiance, à l’heure du Hollandisme mollasson, de l’apéro triomphant et juste avant le barboc dominical, mais il y a en ce moment dans les geôles israéliennes et depuis le 17 avril, 2000 prisonniers politiques en grève de la faim dont certains, Bilal Thiab, Tha’ir Halahleh, en danger de mort imminente, après 72 jours de refus de s’alimenter.

Rappelons que le député Bobby Sands et ses 9 camarades républicains irlandais, sous le règne de la salope aujourd’hui totalement gâteuse Thatcher mais hélas polluant toujours de sa présence ce bas monde, moururent au bout de 66 jours d’abstinence.

De là à dire qu’un palestinien est plus coriace qu’un irlandais serait juste de mauvais goût.

Hier donc, j’étais à la bourse du travail de Paris, à écouter le témoignage poignant de Salah Hamouri, portant à l’extérieur sa terrible expérience et les revendications de ses camarades avec qui il vécut à l’intérieur des prisons coloniales d’Israël, six ans, neuf mois et 15 jours de détention arbitraire.

Qu’osent revendiquer les 2000 prisonniers sur 4700 détenus palestiniens, dont 185 enfants, 11 femmes, une centaine de malades et d’handicapés, 29 parlementaires, 41 universitaires, 8 journalistes…certains enfermés depuis plus de 30 ans ?

Rien d’extravagant, simplement dans un état vanté ‘exemplaire et démocratique’ le simple respect du droit international et de la convention de Genève à savoir :

– En finir avec la détention administrative (véritable garde à vue illimitée sans inculpation ni jugement ) 

– Mettre un terme à l’isolement carcéral (certains y croupissent depuis 13 ans)

– Lever les restrictions imposées aux visites des proches et les humiliations

– Améliorer les conditions de vie des prisonniers (soins, droit à l’information, aux études…)

Pour tous ces palestiniens qui aiment passionnément la vie, mais sont prêt à la sacrifier pour le respect de leur dignité, faire de leur corps une arme absolue est l’ultime combat.

A un adolescent, détenu depuis l’âge de 12 ans, auquel Salah Hamouri demandait quel était son rêve de liberté, il eut pour réponse :

– je voudrais faire du vélo…

Israël ne sera jamais un état légitime tant que les enfants palestiniens n’auront pas le loisir de grimper sur une bicyclette.

tgb

Salade grecque

A la question tout à fait considérable du nouvel Obs, fade officine d’une sociale démocratie déclinante en son ‘Hollandisme’ momentanément triomphant : « Grèce. Qui sont les néonazis qui entrent au parlement ? nous préférerons positivement nous demander « Grèce. Qu’elle est cette nouvelle gauche qui triomphe aux élections ? au risque de défriser le Joffrin barbichu.

En effet plutôt que de se polariser sur une brochette de bourrins racistes biberonnés au Mein Kampf, le parti Chryssi Avghi obtenant 23 députés au parlement avec 6,9% et siphonnant le « Laos » parti d’extrême droite passant de 15% à 3% après avoir participé à une impitoyable coalition gouvernementale, focalisons nous sur la SYRIZA, gauche radicale, nos voisins, nos cousins, nos frères en front de gauche.

Sous la direction du jeune leader Alexis Tsipras, ce mouvement anti-libéral, passant de 4,6% et 13 députés en 2009 à 16, 8% et 52 députés en 2012, vire en tête dans toutes les grandes villes, devenant la première force de gauche hellénique devant un Pasok agonisant à 13, 2% et talonnant la « nouvelle démocratie » cette droite magouilleuse à l’origine de la crise grecque : 18,85%.

On notera que dans le système électoral grec, avec seulement deux points supplémentaires, la nouvelle démocratie obtient 54 députés de plus que SYRIZA. Une de ces acrobaties locales.

A la recherche d’une majorité impossible, les communistes et autres socio-machins, refusant de participer à un gouvernement anti-austérité, Alexis Tsipras venant opportunément mettre sa zone dans les saignées européennes, devrait finir par lâcher l’affaire et laisser la Grèce dans l’état où il l’a trouvé en entrant, ouvrant la perspective de nouvelles élections législatives.

Après l’effondrement heureux d’un bipartisme gestionnaire aux ordres de l’oligarchie bancaire, que sortira au final de ce bordel ambiant, brillamment élaboré par les maîtres chanteurs européens dont l’aptitude à écraser les peuples n’a d’égal que leur étonnement à voir grimper les populismes ?

– sortie de la zone euro ?

– retour des colonels ?

– chaos et guerre civile ?

– émergence d’une alternative versus argentine ou islandaise ?

Pendant qu’en Italie, en Espagne au Portugal… les travaux de démolition continuent, il se pourrait bien que la Grèce, laboratoire in vitro de toutes les expérimentations antisociales, à la recherche du point X de rupture des populations humiliées, ébauche enfin l’embryon d’une Alter Europe fraternelle et coopérative.

Celle précisément qu’on préfère taire à la une des merdias, privilégiant justement au gros rouge qui tâche, l’épouvantail néofacho.

La fille d’Agénor ne se laissera pas toujours abuser par ce gros lourdaud de taureau mugissant à Bruxelles nom de Zeus !

tgb

OUF !!!

C’est fait. Et ça n’a pas été facile.

Le petit con dégage.

Et peut aller se faire foutre au Fouquet’s

Casse toi pauv’ con !

Et bonjour à Carla.

Sauf que la bête bouge encore

Blessé mais pas mort.

Penser à le finir

au goudron et aux plumes

Sinon il a pas fini de nous faire chier.

Le merdeux.

François Hollande, bravo et respect !

Honnêtement je n’aurai pas misé une demi-cacahuète sur ce garçon.

Je ne demande qu’à être surpris

Et lui souhaite bon courage.

Mais je ne l’envie pas.

A l’heure ou en Grèce ravagée, la gauche de la gauche représente ce soir plus de 30% de la population ( les néo nazis 7%) et taille des croupières au Pasok, le PS local, François est prévenu, va falloir être créatif,

voire de gauche.

En option

mais bon…

Ce soir, c’est le soulagement et la fête.

3 bières, 1 pétard et la bastille sans moi.

Demain j’ai opposition.

Ça me changera pas.

Car mon projet c’est l’alternative

Pas l’alternance

et peut être même que l’alternance repousse d’une case l’alternative…

Mais demain c’est demain et ce soir

profitons d’être libre, d’être ivre,

et d’avoir congédié l’avorton.

Ce nuisible.

tchin !

tgb