JUPETEUX

Si la pensée « complexe » de Jupiterminator s’accommode mal des questions de journalistes, fussent-ils triés sur le volet élyséen, alors peut on s’étonner des sorties en mode binaire du Jupéteux versaillais plutôt rudimentaires du genre :

« Une gare, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien. »

qui me semble pour le moins indigent et primaire mais assez révélateur du fonctionnement mental du monsieur qui n’en veut et de l’état d’esprit général décomplexé des gagnants du loto planétaire et de leurs larbins.

Au délà du mépris ordinaire du casté de la caste, pour qui en toute simplicité on est tout milliardaire ou rien smicard (et encore c’est au dessus de nos moyens), ça peut renvoyer opportunément à cette citation assez basique de Clint Eastwood dans «  le Bon, la brute et le truand » :

“Tu vois, le monde se divise en deux catégories: ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses!”

Inutile ici d’analyser la métaphore, question rapport de force, on a bien compris que dans l’esprit sophistiqué du mannequin des 3 Suisses, il y a le dominant et le dominé, celui qui à l’étage supérieur donne les ordres et celui qui trime dans le cul de basse fosse, contredisant au passage une autre des fulgurances du paltoquet du Touquet :

La meilleure façon de se payer un costard est de travailler. (l’histoire ne dit pas si la cravate est fournie avec ou pas).

Apparemment et par expérience en tout cas, c’est pas tellement en creusant qu’on amasse à la pelle mais surtout visiblement en faisant creuser et suer le burnous des gueux de la gare à triage.

Donc nous les creusants, nous les rien, nous les sans cravate, nous qui ne nous levons pas pour Danette,

nous les irrespectueux rapports au code vestimentaire tandis que les estimables s’essuient les pieds sur le code du travail, nous les sans manières, les grossiers en tee shirt tandis que les bien costumés sans parole ni signature étalent leur vulgarité de classe comme leurs conflits d’intérêts, n’avons plus qu’à réviser le refrain de l’internationale soudain très tendance :

Debout ! les damnés de la terre !

Debout ! les forçats de la faim !

La raison tonne en son cratère,

C’est l’éruption de la fin.

Du passé faisons table rase,

Foule esclave, debout ! debout !

Le monde va changer de base :

Nous ne sommes rien, soyons tout !

Bref, en termes de complexité de la pensée du pétomane startuppé, on a assez bien compris qu’il n’y avait pas particulièrement de méandres subtiles à décrypter mais que hors contrôle le pantin aux deux neurones merdiques lâchait en « free style » un certain nombre de conneries refoulées et qu’en fait de Jupiter on avait plutôt affaire à un petit con.

ça fait tout de suite mois céleste c’est sûr.

tgb

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Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

7 commentaires sur « JUPETEUX »

  1. Sartre disait: « L’Homme est libre d’être libre ». Ce ne sont pas les informations qui font défaut au public, ni son désir de changements, mais il lui reste à accomplir la révolution contre soi. « Nous ne sommes rien, soyons tout! »

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  2. Jolie formule!
    Il faut favoriser les dispositions de la pensée vagabonde qui nous habitent et nous mènent au refus de toute forme d’assujettissement.

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