décontracté du Staline

Face à la violence d’une droite décomplexée, d’une classe dominante dont l’arrogance assumée est un crachat quotidien au visage des peuples, face au triomphe de la culture rance et moisie, si tu commences à t’excuser de Castro, tu finis par te justifier, en comparution immédiate devant Pujadas, d’une chemise arrachée.

Quand on courbe l’échine, ce sont les hors la loi qui font la loi et les victimes qui sont punies.

Quand l’ordre oligarchique se réserve précisément l’impunité, les privilèges et les profits défiscalisés, on nous demande à nous misérables, d’être parfaitement irréprochables et de battre notre coulpe de toute insoumission. Ne le faisons nous pas que nos propres garde chiourmes d’agitateurs digérés nous font ravaler notre salive, exigeant notre immédiate autocritique médiatique, tout en nous tutoyant dans le dos.

Quand cette droite versaillaise et ses valets de pisse rose, en est à revendiquer travail famille patrie et que : « le patriotisme (devient) la seule façon de transcender nos races » (Fion), devons nous encore nous sentir morveux de Chavez, de Robespierre ou de Lénine et nous répandre en états d’âme coupables ?

Devons nous avoir honte de nos révolutions au point d’abandonner le mot même au banquier Macron et à ses autobus dans lesquels voyagent à l’oeil quelque repenti du pavé à dividendes ?

pauvre Cohn !!!

Pourquoi devoir se sentir comptable du livre noir du communisme quand personne n’a jugé utile d’écrire le bottin mondain du capitalisme sanglant en son cortège de calamités impériales, sociales, écologiques, atomiques….?

Il n’est plus l’heure de faire profil bas ni de raser les murs, ni de lire les Castras de la philo pour les nuls.

Pour Castro l’histoire jugera en ses ombres et ses lumières. Moi pas. En cet état d’urgence, je me contenterai éventuellement de laver mon linge sale à la main et d’arrêter illico de faire des machines en regardant tourner le tambour de mon méa culpa.

Mon conseil du jour ? quand un abonné du Monde bien épilé du maillot commence à venir vous chipoter des droits de l’homme à Cuba tout bronzé de ses vacances à Doha, répondez dans un demi sourire que perso vous avez toujours considéré Staline comme un peu trop social démocrate.

Je vous garantie que le regard abasourdi empli de vide panique et de sidération de votre interlocuteur est d’une vertigineuse volupté.

C’est à Stalingrad qu’on renverse le rapport de force contre la barbarie pas aux prochaines primaires, (s’il y en a) du PS.



tgb

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Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

14 commentaires sur « décontracté du Staline »

  1. 18 ans en 1980, j’ai des souvenirs.Au diapason des « réformes » de l’enseignement, la populace a ingurgité la saloperie dite culturelle de l’appauvrissement intellectuel. Les politicards et leurs affidés sur-smicards pensent ce que doit penser la piétaille. Ce « machin » grouillant de gueux qui rappelle qu’à 7 milliards sur la planète Terre, il va falloir purger… En 81 j’ai voté Mitterrand, comme d’autres pour foutre le châtelain d’Estaing dehors; à l’Ouest comme partout rien de nouveau depuis.No more comment…

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  2. « Le livre noir du capitalisme » existe, il a été publié en 1997 et a été réédité 3 fois aux éditions « Le temps des cerises »
    Bizarrement ni l’OBS, ni Le Monde, ni Libération n’en n’ont parlé !

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  3. Faut se dépécher de faire la révolution, l’ingénierie sociale va faire de gros progrés.
    – Des modèles mathématiques permettent de prévoir le comportement social d’un grand groupe:
    http://www.techno-science.net/?onglet=news&news=15729
    – Dans les systèmes complexes, ce n’est pas le choix majoritaire qui s’impose:
    http://www.internetactu.net/a-lire-ailleurs/le-plus-intolerant-lemporte-toujours-la-dictature-de-la-plus-petite-minorite/
    – Conditionnement inconscient:
    https://www.newscientist.com/article/2113507-unconscious-brain-training-beats-phobias-without-the-stress/

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  4. @tgb Parce que les désespérés connaissent la souffrance et ne l’infligeraient pas délibérément à autrui, même à un tortionnaire. Cependant il leur est nécessaire de se débarrasser de cette souffrance, existentielle au demeurant; et après éventuellement avoir extériorisé avec force leur désarroi sur des choses et n’avoir rien soigné; ils finissent par se rendre à l’évidence : leurs propres corps, et par là leur petites personnes sont finalement les victimes de cette auto-destruction innée chez homo sapiens sapiens. Si c’est pas de la psychanalyse, ça !

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