Par la porte de derrière…

Une note signée par le directeur de cabinet du ministre de l’intérieur stipule dorénavant, que les fonctionnaires de rang subalterne ne devront plus passer par la grande porte donnant sur la place Beauveau.

C’est donc à ces petits riens, ces menus détails, ces délicates attentions, que l’on voit combien le changement c’est maintenant et que Valls plein de morgue et de morve est de gauche.

Et donc, tout à cette décision de la porte d’entrée et de la porte de service, selon que vous serez maître ou domestique, notable ou petit personnel, membre de la grande confrérie ‘goinfreuse’ ou loufiat de la petite gamelle, par l’avant tu entreras ou par l’arrière tu te faufileras en loucedé.

Cachez ce manant que je ne saurais voir.

La porte tambour pour l’apparat

La porte cochère pour le cocher,

Le grand portail pour l’important

Le portillon pour la piétaille.

Et tandis que l’homme de pédalo tranche de son couteau de Lichtenberg, sans lame auquel ne manque que le manche, Léonarda en deux, tentant l’hybride synthèse de l’escalier colimaçon dans l’ascenseur social, que le parti communiste se Roberthuse et se nanise du jardin, la rentrée des castes se fera selon grade et rémunération, histoire de pas trop mélanger le torchon Franprix et la serviette Hermes.

Même Sarko/Guéant n’avaient pas osés.

Nul doute qu’à ce jeu-là, l’ambassadeur américain, son supermarket transatlantique et ses grandes oreilles passeront par l’entrée principale, tandis que l’avion de Morales se glissera par l’issue de secours.

De même, l’on ouvrira avec gants blancs les portes officielles au patronat, pas du genre à se fatiguer de la poignée, tandis que les 7 syndicalistes de PSA/Poissy en grève de la faim pourront crever dans l’indifférence générale sur le pas de porte de derrière.

Ainsi aussi, l’on déroulera au seuil des merdias du merdef le tapis rouge à la fille à papa Leborgne, tandis que le front de gauche ou ce qu’il en reste se contera de la porte dérobée (par les roms il va de soi).

Faudrait voir à pas trop déranger du porche.

Eloquente métaphore, que ce mépris de classe par la lutte des portes, illustration parfaite s’il en est du pantin hautain préfabriqué Valls, consacré vice-président par Fouks/Bauer, en attendant (mais pas longtemps) mieux.

Amis subalternes, ma conclusion du jour, sera qu’il n’est qu’une façon intelligente d’entrer dans un ministère. Que ce soit par devant ou par derrière, avec la seule et aimable intention de les sortir par la fenêtre.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

12 commentaires sur « Par la porte de derrière… »

  1. On a beau ouvrir portes et fenêtres, faire appel aux dieux de l’ouest pour un courant-d’air salutaire, ça poisse toujours autant dans l’tarbouif !
    Mais, chut, j’ai des amis socialistes qui me reprochent de souffrir d’hypersomie ou augmentation inquiétante de la capacité olfactive.

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  2. Si la perruque blanche et les bas de soie c’est pour masquer l’odeur de charogne, c’est loupé. Ou quand gauche morale est pire que les pires connards de droite à prétention élite aristocratique. C’est vraiment un pauvre petit mec. !!!

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  3. Comment tu arrives,  » en loucedé » , à nous parler de tout un tas de sujets essentiels dans un même billet !
    Et comment tu arrives à mettre en éveil les esprits, toujours  » en loucedé » !

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  4. S’il faut les sortir par la fenêtre, que ce soit celle de tout en haut, celle de la « chambre de bonne » qu’ils n’ont jamais visitée, et pour que le dernier centimètre en arrivant au niveau du sol soit un peu pénible.

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