L’antidote

TGV, garde de Lyon, place 104, fenêtre

 A ma place, quadra blonde, bagousée

 moi gentleman : « préférez fenêtre ? »

 elle : « et vous ? »

 moi : « oui ! »

Elle me rend ma place.

Je m’installe

Je sors mon Fakir nouveau

Je l’étale sur la tablette

« La semaine où la gauche est passée à droite »

J’ouvre, page 6, je lis :

 – Yves Calvi, animateur de C dans l’air : « Le seul enjeu de 2012 ne doit il pas être la réduction de la dette… ? »

Nicolas Baverez du point : oui !

Nicolas Beytout des Echos : Si !

Jean-Pierre Gaillard de LCI : bah oui !

Philippe Dessertine de Libé : Bien sûr !

 Yves Calvi : tout le monde est d’accord ?

Nicolas Baverez : Il n’y a pas d’alternative… (France 5, 14 septembre 2011) –

Tiré d’un dossier consacré au livre collectif Fakir « Vive la banqueroute » ou comment dans l’histoire de France et contrairement à la Star Ac du « qu’un choix possible », Sully, Colbert, Talleyrand,Poincaré, entre autres, s’assirent sur la dette en beauté…

suivi d’un dialogue avec Lordon

Instructif !

Je tourne la tête vers ma voisine, elle lit, « réveillez vous » de Nicolas Baverez

l’indignez vous tendance CAC 40 du révolé du Fouquet’s opprimé

le oui oui du déclin et de la daube en gare.

–  Bien content de pas lui avoir cédé ma place, j’me dis.

Deux mondes opposés en parallèle

Moi Fakir, elle Flikar

3 heures sans un mot un regard

et chacun dans sa bulle

A l’arrivée, comme à chaque fois, je laisse mon Fakir sur la tablette pour que quelqu’un en profite, ou découvre…

Elle dit : je peux ?

Je dis : c’est l’antidote !

Pas sûr qu’elle ait compris…

Je m’éloigne.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

9 commentaires sur « L’antidote »

  1. J’ai découvert Fakir sur internet et je viens de m’y abonner. Un vrai bonheur à répandre effectivement !

    J'aime

  2. A la place de la  » quadra blonde, bagousée », je ne t’aurais pas permis de lire tout ton  » antidote ». En effet, je t’aurais peut-être reconnu, et aurais certainement profité d’une conversation d’au moins 3 heures. « Un révolutionnaire en tongs », ça se repère !

    J'aime

  3. @cui cui 🙂
    @Turandot – bé oui mais je suis du genre pas causant, un vrai taiseux
    mieux vaut dix taupes dans son jardin qu’un bauju comme voisin (je suis bauju – c’est pour dire )

    J'aime

Commentaires fermés

%d blogueurs aiment cette page :