L’Erasmus du cocktail Molotov

S’il est bien une des rares réussites Européenne, c’est le programme Erasmus.

S’il est bien une arme de la jeunesse saccagée et révoltée c’est le cocktail Molotov.

S’il est une identité commune à la génération Européenne qui vient, c’est l’Erasmus du cocktail Molotov.

En effet

Quelle différence y a t’il

entre une voiture qui brûle à Athènes

et une voiture qui crame à Montfermeil ?

Entre un tonfa sur la tête d’un Brestois et une matraque sur le crâne d’un Athénien ?

Entre une grenade lacrymo sauce Bolognaise ou une grenade assourdissante sauce Bordelaise ?

A l’heure, du déni Irlandais, où Bruxelles essuie ses pieds crades, une fois de plus, sur la démocratie populaire, se sentir enfin, se sentir vraiment Européen en la mémoire d’Andréas Grigoropoulos peut être le terreau d’une autre Europe.

A l’heure de l’aumône sociale ici à défaut de justice, du mépris politique et de la violence économique, que la fureur monte des rues gréco-latines nous rappelle enfin notre culture humaniste et rebelle.

Non pas les mêmes problématiques, mais le même mépris d’une même oligarchie qui exige toujours plus de sacrifices modernes et s’octroie en permanence toujours plus de privilèges féodaux.

Que toute cette caste si peu exemplaire, qui aujourd’hui même se vote la sécurité de l’emploi, pour les élus, bénéficiant déjà de niches fiscales, de retraites mirifiques, de 60 mois de chômage luxueux aille se faire voir chez les grecs.

Aux mêmes causes mêmes conséquences. Au même crachat satisfait et moralisateur au visage de la jeunesse de Grêce, d’Italie, ou de France, d’Athènes, de Bologne ou de Brest, le même glaviot à la gueule de la nomenklatura corrompue et repue.

Du énième ricochet de balle, selon l’autopsie officielle, là-bas où des disparitions de dossiers ici, la même police au-dessus des lois et la même impunité pour les shérifs aux ordres du formatage institutionnalisé à 700 euros.

Alors quand enfin, les facs et les lycées convergeront vers les cités et se rejoindront au cœur de Paris, comme une odeur de foudre
comme une traînée de poudre, comme une odeur de printemps en hiver.

Juste une question d’étincelle.

Révoltés de tous les pays d’Europe, réservez votre mois de Janvier. De Berlin à Salonique en passant par Nantes et Paris, la tendance sera au blanc moussant. Le surf se pratiquera direct sur la neige carbonique.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

5 commentaires sur « L’Erasmus du cocktail Molotov »

  1. ben ouais faut bien et pis si ça démarre dans le froid ça ira plus loin et plus fort qu’une nouba estudiantine de printemps qu’a donnée Kouchner glucksman et Cohn Bendit les notaires de la pensée incontinente.

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  2. La différence est claire comme du super sans plomb :
    A Montfermeil les brûleurs de voitures s’appellent « racaille » et à Athènes, ils s’appellent « anarchistes ».
    A Montfermeil ce sont les bagnoles des voisins qui brûlent et Athènes les bagnoles du centre ville.
    Et puis à Montfermeil, Erasmus n’y a jamais mis les pieds.

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