la France d’après

 18 – 24 ans: Royal 53% / Sarkozy 47%
 25 – 34 ans: Royal 54% / Sarkozy 46%
 35 – 49 ans: Royal 56% / Sarkozy 44%
 50 – 64 ans: Royal 51% / Sarkozy 49%


  65 ans et +: Sarkozy 75% / Royal 25%

(d’après IFOP)

Juste un mot pour dire Que la canicule est de gauche et la climatisation de droite Que la France qui vote pour le travailler plus ne travaille plus Que la France qui se lève tôt se couche tôt et pour longtemps Qu’on met dans une urne un bulletin ou des cendres Que la France de demain va se faire avec des gens d’hier

télégramme


Télégramme de Foch au général Joffre :
– Mon centre cède ; mon aile gauche* plie. Situation excellente.
J’attaque demain.
(En vérité c’est droite… mais pour les besoins de la cause)
tgb

Ségo, Sarko, François ou le vaudeville pour les nuls

Un vrai vaudeville.
Du Feydeau du Labiche du Courteline
Façon star ac’
Ça vote côté cour
Ça vote côté jardin
En appels surtaxés
Ça désigne le vainqueur avant l’heure
Et puis rebondissement
La France change de Star
La France kiffe François
François l ‘éliminé.
Normalement l’éliminé sort de l’histoire
Sauf que là
NON !!!!
On sort du scénario.
Y’a du binz chez TF1
Du ramdam chez Chabot
les portes claquent
Les claques portent
Ça part en sucette chez les pros d’la com
Mais ça cartonne à l’audience…
Faut improviser
Pendant ce temps là, Ségolène (en finale) et François (éliminé)
se font du pied sous la table,
s’envoient des fleurs sur boite vocale,
des sms
se donnent des rencards en web cam
Des mamours des bisous ?
En prime time dans la piscine ?
Voire plus si affinités ?
Samedi 11 Heures sur Canal .
La suite.*
Et Jean Lefèbvre dans tout ça ?
Jean Lefèbvre (en finale )avec son casque de chantier
Et ses rires pré-enregistrés
Jean Lefèbvre tient la chandelle
Au placard le vieux jeune
Second rôle le mari jaloux
Encore dans son meilleur emploi
Décidément Cocu
Cocu le sarkocu
On lui vole la vedette
Et la jeune première
Pourtant il cabotine
Il ressort ses vieux gags
Ses tics, ses mimiques.
Ses Bessons pétomanes
N’importnawak
Ringardisé d’un coup
Le cabot de Neuilly
Le sarkorama rame
La télé réalité s’grippe
Au vainqueur on préfère le vaincu
C’est le loser qu’emballe la Loana.
Et l’audimat.
Ségo Sarko out
Ségolene et François
Saison 2
C’est l’printemps
Y’a du testostérone dans l’air et de la libido
de l’adultère ici du paparazzi là
Pipole machin et Voici truc sont sur le coup
Ça occupe la scéne médiatique
C’est Gala
Et Jean Lefèbvre alors ?
Le vainqueur programmé
Le vainqueur avant l’heure
De plus faire la une
A pris un coup de vieux
Que le cocu soit lui
C’est mieux que si c’est nous
Avec sa paire de cornes dans l’urne
Ça lui en fera deux
tgb
* La suite ? pas samedi 11 H sur canal – débat annulé – (vraiment jaloux le jaloux)

Aux (L)armes citoyens…

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« Les États Unis d’Amérique forment un pays qui est passé directement de la barbarie à la décadence, sans avoir jamais connu la civilisation. »
Attribué à Albert Einstein (1879-1955)
Décidément et ce dimanche d’élections me le confirme définitivement je ne comprends rien au film et à la logique de ce monde tel qu’il va (se planter)
Suite au carnage de Virginia Tech et au carton plein du psychopathe un tantinet soupe au lait Cho Seung-hui, je me dis simplement comme la plupart d’entre vous, qu’en limitant la circulation des armes à feu on limiterait d’autant le nombre des massacres.
Voilà bien une déduction de fiote européenne, d’intello de salon parisien avec deux neurones dont une Munichoise et l’autre du joli pays de Candy car dans une hyper-nation sérieuse où « le droit de posséder et de porter une arme » est inscrit dans la Constitution mieux vaut ne pas rigoler avec les munitions. Mieux vaut ne pas gâcher son barillet. Il est plutôt conseillé de finir son chargeur si on ne veut pas fâcher la maîtresse de maison.
Se poser donc la question scabreuse de la limitation des ventes libres d’armes à feu n’est évidemment pas l’interrogation idoine.
La bonne question est :
L’université aurait-elle connu la même tragédie si la loi, en Virginie, n’interdisait pas le port d’armes sur les campus ? (wahsington post)
En voilà une question qu’elle est bonne
En effet à l’instar des nombreux avocats du port d’arme, on est en droit de se demander si ces « zones désarmées » (gun-free zones) que sont les universités, ne privent pas les citoyens des moyens de se défendre. Car « Il est dangereusement irresponsable de décréter qu’on ne peut pas être armé à l’école » Larry Pratt, directeur des Gun Owners of America, (association de propriétaires d’armes à feu)
J’admire ce pragmatisme.
Effectivement si tout le monde est armé jusqu’aux dents, de l’école maternelle à l’université, le premier qui dégaine gagne sa première UV et c’est quand même vachement western et bon esprit comme philosophie de base et super formateur en plus.
En termes de pédagogie ça n’a que des intérêts.
– Apprendre à la jeunesse la saine concurrence
– L’entraîner à la fraternelle compétitivité
– La sensibiliser à la performance et au réflexe conditionné
– Récompenser le mérite, le travail et l’efficacité personnelle
– Opérer une juste sélection chez les futurs diplômés.
Et puis ça vous a un côté duel au soleil Charlesbransonien autrement plus viril et romantique qu’un concours de rhétorique à Jussieu.
Je vous fais grâce des autres questions essentielles qui découlent de cette remarquable analyse, du genre :
Doit-on renforcer les détecteurs de métaux et la vidéo surveillance dans les écoles ?
La sécurité deviendra-t’elle un élément majeur du choix de l’université ?

Questionnement admirable qui ouvre un espace formidable à la vente de gilets pare-balles chez les enseignants (qui y regarderont à deux fois avant de saquer votre copie) et à la vie bunkerisée dont on a tous rêvé.
Interrogé sur le contrôle des 240 millions d’armes à feu, entre les mains de 80 millions d’americains, le président Bush a répondu avec toute la pertinence qu’on lui connaît –
« Ce n’est pas le moment : je m’intéresse davantage à aider les gens dans la peine. »
Bien balancé : car à part la compassion larmoyante et chrétienne de junior versée en nature sur les cadavres tout frais des victimes, on ne voit pas bien ce que pourrait faire le cow-boy gros calibré face à ses 3,8millions d’amis fidèles, membres du lobby de la NRA (nationalrifle association)
Sauf qu’ avec mes deux neurones de fiote capitularde, là où je les trouve un peu courts les ricains, c’est qu’avec cette implacable logique, l’Iran devrait posséder l’arme nucléaire, ainsi que le Kurdistan, le Sierra Leone et le Costa Rica… de même chacun d’entre nous devrait pouvoir s’offrir une bombinette atomique de poche à sortir d’urgence en cas de légitime défense …ce qui indéniablement ferait réfléchir à deux fois le voisin du dessous qui a une certaine tendance à abuser du tapage nocturne.
Il ferait forcément moins le malin en pleine danse des canards surtout s’il ne remettait pas de suite la main sur son ogive perso planquée au fond du placard à balais.
Bref Avec de tels raisonnements, l’Amérique n’est pas près de maîtriser sa violence. Mais la violence n’est-t’elle pas après tout la meilleure propagande du flicage physique et mental ?
En tout cas dés le 6 mai nous aurons enfin un vrai Cow boy, doigt sur la gâchette et le bouton rouge, à la tête de ce foutu pays. Ce qui est tout de même rassurant quant à notre capacité à rejoindre enfin la connerie conforme et universelle.
Car il faut bien l’admettre le flingue c’est quand même autrement plus radical que le stylo-bille pour avoir le dernier mot.
Aux (L)armes citoyens….
tgb

Faucon ou faux cul ?

Quand Paul Wolfowitz, grand stratège de salon, menteur, tricheur et moralisateur de première ne joue pas à la guerre avec les 20 ans des gamins qu’il envoie crever pour les intérêts financiers, politiques et idéologiques de son clan, il joue au distributeur de billets de banque et traque la corruption sur la planète et tout spécialement dans le jardin des pays non-alignés sur la politique yankee.
Quand Wolfowitz, petit autocrate belliqueux, alliant incompétence et vanité ne prône pas les valeurs morales évangéliques et la bonne gouvernance, il continue par d’autres voies de prêcher l’ultralibéralisme aux pays africains notamment, qu’il oblige par un cynique chantage, à privatiser à tout va contre des aides économiques.
Quand le tartuffe Wolfowitz mis en cause dans les augmentations salariales accordées à Shaha Ali Riza, une collaboratrice avec laquelle il entretient une liaison (plus de 60 000 dollars d’augmentation de salaire portant ses émoluments à quelque 200 000 dollars par an) demande « un peu de compréhension » de la part de l’opinion publique, on se demande bien au nom de quoi cette opinion publique devrait l’absoudre, lui qui n’eut aucune compassion pour les centaines de milliers d’Irakiens envoyés à la mort.
Quand l’incorruptible corrompu Wolfowitz nie l’évidence et devant les preuves accablantes révélées par le Financial Times finit par reconnaître favoritisme et népotisme au sein de la Banque mondiale déclare comme si cela devait le dédouaner de tout – qu’il a fait une erreur et qu’il s’en excuse- on est en droit de se demander où Wolfowitz voit une erreur (technique) là où il est une faute (morale) qui devrait l’amener (s’il avait le moindre sens de l’honneur) à quitter définitivement la scène internationale et à se faire oublier dans une des poubelles de l’histoire à laquelle il a légitimement droit pour sa retraite.
Bref ce type malhonnête, veule, corrompu, hypocrite, poltron, incompétent quel que soit son domaine d’activité et curieusement propulsé à la tête de la banque mondiale dans une monstrueuse erreur de casting par Bush junior (qui en connaît un rayon) s’accroche pourtant à son poste comme un pétoncle à son rocher dans une indignité qui ferait honte à n’importe quel Forgeard à parachute doré qui pourtant n’est pas un exemple de probité et d’élégance.
A l’heure enfin où l’Amérique lucide et retrouvée se débarrasse un à un de ses tristes cuistres (Rumsfeld, Bolton, bientôt Gonzales, Rove…) ou l’Europe a réglé son compte à quelques collabos Bushien (Berlusconi Aznar) c’est en France qui pourtant il y a quatre ans avait courageusement fait entendre une autre voix, celle de la raison et tenter d’ouvrir une autre voie, celle de la diplomatie ONUSIENNE, cette France qui aujourd’hui pourrait toucher les dividendes de ses prises de position généreuse et clairvoyante, que les Électeurs intoxiqués et gagnés par la sarkoïsation des esprits risquent de mettre au pouvoir un des tout dernier héritier de cette bande de neo-cons.
Oui pitoyablement nous avons les mêmes à la maison – Pierre Lellouche Alain Madelin, Pascal Bruckner, André Glucksman… les mêmes qui frustrés aigris et revanchards, inspirent un certain petit facho en herbe qui aime a aller serrer certaines pognes dans des bureaux ovales en grimpant sur des échasses pour se donner l’illusion qu’il est un de ces grands du monde alors qu’il n’est qu’un petit paltoquet à grande gueule.
Les mêmes à la maison qui bandent à l’idée de nous faire payer notre liberté impertinente et notre lucide résistance.
Oser défier le patron…quel culot ces Gaulois.
Serions-nous devenus complètement cons ?
Que peut-il bien se passer dans la tête de nos concitoyens pour ne pas faire le lien entre ces fripouilles atlantistes has been et décrédibilisées et leur candidat quasi officiel surfant sur les mêmes thématiques, les mêmes valeurs, les mêmes logiciels de com à la con et les mêmes grosses ficelles de cheval ?
Quel décervelage à coups de matraquage complaisant et complice à t’on usé pour convaincre ces mêmes gaulois de rentrer dans le rang alors que tout le monde en sort avec soulagement, que Blair Rasmussen et Barroso, les derniers des Mohicans finiront par jeter l’éponge sanglante ?
Comment pouvons-nous même, nous imaginer porter au pouvoir l’ultime néo-ringard de la planète, aux thèses eugénistes, aux valeurs réactionnaires, grand attiseur de haine et chantre de la division et de l’affrontement qu’aucun peuple européen nous envie ?
Espérons et battons nous jusqu’au dernier jour pour que ce véritable cauchemar que risquent de nous infliger ces salauds de vieux cons (58 pour cent des retraités votent Sarko) repus, embourgeoisés, ayant bénéficié des trente glorieuses, de confortables retraites, d’une sécurité sociale avantageuse et vivant à crédit sur le dos de leurs propres mômes ne se réalise pas.
Pour que cette France no futur, pleutre, étroite, moisie, apathique (comme Jean-Michel) crétinisée par des années TF1, de Giesbert et de Minc soit mise définitivement hors-jeu.
Pour que cette France, rance, inculte, pétocharde, bref pétainiste, qui veut remettre la France au travail et qui ne travaille pas et vit de ses rentes s’overdose de Jean-Pierre Pernaut et nous lâche la grappe.
OUI que ce faucon de faux cul à la remorque de l’histoire, ce vieux jeune,, ce triste vendeur de bagnoles d’occasions, retourne à Neuilly bouffer son vélo entre deux Cecilia.
tgb


quant au nain sur la tombe du géant j’vous fais pas un dessin enfin presque : un clown

Un Grolandais à Paris


Dimanche dernier, jour de Pâques, j’ai pas perdu ma journée. (pour une fois)
A l’heure ou Monsieur16, Benoît de son prénom, nous la faisait urbi et orbi, j’avais l’insigne honneur d’être invité à une petite sauterie au consulat Grolandais à Paris.
Hôtes charmants, invités aimables, buffets copieux, vins délicats ( de Mufflins peut être…)
Une ambiance légère et familiale…
Bref, vu le climat électoral et ses relents nauséabonds dus aux défécations d’un candidat eugéniste à modifier génétiquement de toute urgence (et qui va péter un câble disons…avant le 6 mai)
j’en ai profité pour demander l’asile politique à la présipauté…
On est jamais trop prudent.
Voilà c’est fait. Je suis soulagé et ravi.
Je suis Grolandais.
Les formalités ne sont pas compliquées. Elles sont même assez simples et rapides :
Y’en a pas.
Nul besoin de prouver que vous maîtrisez le Grolandais
Nul besoin de chanter la Grolandaise en saluant le drapeau Grolandais
Inutile de réciter les quatre provinces Grolandaises et sa capitale Groville…
Rien, que dalle ;
Tu demandes à devenir Grolandais et tu deviens Grolandais. Point barre.

Le président Salengro a juste déclaré :
(oui car j’ai reçu mon passeport des mains-mêmes du président — un homme fort simple et accessible au demeurant – longue vie au président à vie -)
…juste déclaré donc :
– Viendez viendez au Groland…
Alors je viende je viende avant que les loups entrent dans paris.
Je viende dans un pays où on peut boire fumer bouloter la femme du voisin et n’être pas gavé par le matraquage média des lécheurs de mocassin compensé d’un certain ‘pourquoi j’ai sniffé mon père’
Je viende dans ce pays « joyeux, hospitalier et lâche. »
Je viende à toute blinde. Je viende, sans me retourner. Je viende, j’arrive.
J’ai fait mon sac. Un petit sac de réfugié. Façon Kouchner. Je me prépare mentalement aux joies de l’émigration et de l’exil. J’ai déjà un plan. Faire de Groville, le Londres de la résistance et lancer un appel… disons mi-juin…
Peut-être qu’un jour l’appel de Groville…dans les livres d’histoire…
En tout cas depuis que j’ai mon passeport tout va mieux. J’ai fait ma journée en touriste, au soleil, aux terrasses des cafés, genre : un Grolandais à Paris.…une ballade insouciante et flâneuse : un vrai bonheur.
Tout en ressassant la dernière « grumeur » qui court la capitale
– ON CONSTATERAIT EN PRÉSIPAUTÉ DE GROLAND UNE HAUSSE PLUS QUE SIGNIFICATIVE DES DEMANDES D’ASILE POLITIQUE VENANT DE FRANCE DEPUIS QUELQUES JOURS (de source bien informée) –
Et je voyais déjà les camps de réfugiés, les French doctors dépassés, les tentes Onu et les vivres de la Croix-Rouge, les téléthons et les appels aux dons, le reportage coup de gueule de BHL entre Tanger et Mufflins
dans… le Point.
N’empêche viendez.
Viendez à pied à cheval ou en rollers
Viendez avec qui vous voulez mais pas avec Johnny
Viendez avec votre bulletin de vote
Viendez par milliers, viendez par millions
Et le dernier parti éteint la lumière
banzaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !



http://groland-vidz.com/carte/
tgb

L’AMPHIGOURI DU TRIMARDEUR


Dans la série pause, pouce, pitié, non à la saturation râleuse, l’overdose politicarde, la nausée médiatique, les rumeurs de rumeurs…
Tapez A pour – violences à la conjugale
Tapez B pour – église à la totologie (salut Zgur)
Tapez C pour – paternité à la clandestine
Choisissez votre bruit qui court…
J’ai décidé cette semaine de faire dans le léger, le superficiel, le printanier bref dans l’anecdotique. J’ai décidé de me reposer le mauvais esprit et la critique hargneuse, de lâcher le bistouri rebelle et le scalpel sanglant élevé..bref de me la mettre un tantinet en veilleuse avant le sprint final.
Quoique…
Sur le site « technologies du langage » Jean Véronis conjugue informatique et linguistique avec un sens certain de la pédagogie active.
Compilant prés de deux cents discours de nos présidentiables
Il met à notre disposition une base de données rhétorique précieuse et pratique. Données lexicologiques qu’il croise, compare et analyse, nous proposant ainsi un outil redoutable qui en dit long sur les idées de nos postulants.
En cliquant sur « discours 2007 » ou « à vos souris » vous accédez aux 164 allocutions disponibles et surtout au moteur de recherche vous permettant (entre autres fonctions) de taper un mot de votre choix et de vérifier s’il est cité par tel ou tel candidat, avec quelle fréquence et dans quel contexte.
J’ai plongé là-dedans avec ravissement.
Bien sûr j’aurai pu avec mon cynisme légendaire et mon esprit tendancieux taper le mot ‘peur’ et m’apercevoir très vite que cette occurrence était la plus cité non pas comme on pouvait s’y attendre chez le candidat Lepen mais bien plutôt chez son fils spirituel…je vous laisse deviner qui.
Bien sûr avec mon esprit tordu j’aurais pu taper aussi le mot egalite sans qu’il n’apparaisse nulle part jusqu’à ce que je comprenne qu’ici on ne faisait pas dans l’approximatif Google et qu’il fallait rajouter tous les accents avant d’accéder aux résultats fort éloquents.
Certes j’aurais pu aussi avec mon esprit farceur, taper ‘Chirac’ et constater que dans le genre ‘spécial dédicace’ c’est le petit François qui décrochait le pompon.
Mais comme j’étais d’humeur taquine et superficielle, je tapais d’abord mon nom avant de me rendre à l’évidence : aucun candidat ne parlait de moi. Ce qui augurait carrément mal de mon vote futur.
Ensuite je ne sais pas bien pourquoi, le temps estival peut être, j’envoyais le mot « vélo » et découvrais que ça n’évoquait rien chez personne même pas chez un écologiste pédaleur. Je décidais de ne pas en parler à ma bicyclette qui déjà se languissait depuis septembre à la cave.
Ensuite, dans un sursaut fulgurant d’imagination créative j’envoyais le mot ‘frites’ et découvrais désappointé qu’au pays des ‘French fries’ et en ces temps de nationalisme Parmentier exacerbé, aucun postulant à la présidence française n’avait réussi à glisser ce mot-là dans un de ses discours. Aussi quand j’inscrivais le mot « mayonnaise » je ne me faisais plus aucune illusion :
J’avais bien raison.
Après, super inspiré, je tapais le mot « bisou » :
Rien.
Votantes votants, je vous signale qu’il n’y aura de bisou pour personne durant le prochain quinquennat. Autant vous faire une raison tout de suite.
Puis je tapais le terme « canabis » :
Oualou
Aucun candidat ne s’intéressait spécialement à la fumette et ça expliquait pas mal de choses dont le climat lourd et poisseux de cette campagne.
Toujours d’humeur facétieuse je tapais le mot « hémorroïde » avec curiosité :
Nada !!!
‘Hémorroïde’ c’est un peu ballot certes comme occurrence, mais quand on sait que des millions de Français en souffrent douloureusement comment se fait-il que nos aspirants présidents qui soi-disant se penchent sur nos problèmes, ne fassent aucune référence à ces indispositions-là ?
Existe-t’il un gène de l’Hémorroïde ?
Le déterminisme induit il l’hémorroïde ?
L’hémorroïde joue-t’elle un rôle dans l’ordre moral et le rendement au travail ?
Tous les concurrents à l’Elysée semblent avoir fait l’impasse là-dessus.
Pris d’une pulsion coquine j’envoyais plein d’espérance le mot ‘foufoune’ :
Evidemment (mais je le pressentais déjà) :
Nietz nieto nothing que dalle
Autant dire pas grand-chose.
J’en restais pour mes frais.
Pas de bisou, pas de foufoune, pas de canabis pour les cinq prochaines années, autant dire qu’il faudra se serrer la ceinture et qu’en ces temps de radicalisation régressive on suppute vite qu’on n’est pas parti pour rigoler.
Pareil pour les ’ White stripes’, (je suis fan mais pas eux) itou pour prolégomènes, (inconnu au bataillon) kifkif pour ‘pipistrelle’ (black-out total) quant à ‘batavia’ pas la moindre citation ; on se demande pourquoi un tel ostracisme envers les salades.
Pour vous faire gagner du temps, autant vous dire de suite qu’il est également inutile de taper « Oui-oui chauffeur de taxi » (pour la petite histoire c’est mon tout premier livre de chevet) cet ouvrage de base n’est à aucun moment évoqué dans les discours de nos hommes politiques.
Et je le déplore.
En revanche si je tapais ‘il faut’ ou ‘je veux’ alors là mazette, ça déboulait en avalanche, ça s’alignait en ribambelle, ça se ramassait à la pelle, à la brouette…ça s’organisait en listing entier, en colonnes par centaines, comme si un élève puni avait dû copier en série, un millier de fois des :
Il faut que nos agriculteurs puissent…
Il faut que la France soit…
Je veux être le président qui ….
Je veux que les français sachent que….
Une putain de litanie.
De vœux pieux
De creuses promesses
De mots et de mots et de mots…
Qui n’engagent que nous…
Bref,
Pour conclure et rien que pour le fun, je m’engage solennellement à voter pour le prochain aspirant à la fonction suprême qui arrivera subtilement à placer dans un de ses discours le mot « amphigourique » et le mot « trimardeur »
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai toujours eu une petite tendresse pour ces mots-là.
En tout cas si le cœur vous en dit, http://aixtal.blogspot.com/ ne vous gênez pas c’est Jean Véronis qui régale.
(désolé, j’ai du mal avec les liens, mon Mac n’aime pas)
tgb

Finkielkrault et la boîte à outils

Toolbox


La dernière fulgurance débile de Finkielkrault dit philosophe par manque d’imagination s’inscrit probablement dans cette citation anonyme :
– Quiconque tient un marteau a tendance à voir tout problème comme un clou –
Ce pauvre Finkie donc, névropathe confirmé, qui, comme la fort opportunément défini Philippe lançon – confond ses nerfs avec la pensée –
a définitivement sombré et son disque dur avec dans la paranoïa profonde en déclarant :
« Les juifs de France n’ont d’avenir que si la France reste une nation: il n’y a pas d’avenir possible pour les juifs dans une société multiculturelle, parce que le pouvoir des groupes antijuifs risque d’être plus important ». (Haaretz)
A voir tout en « judaïsme « tout en « islamisme « tout en tension, choc de civilisation et blacks blacks beurs, notre Alain tout en nerfs finit par ne plus rien voir du tout que ses propres angoisses et obsessions qu’il projette sur tous les sujets y compris sur les films qu’il n’a jamais vu (voir Kusturica)
Cet homme pourtant brillant, cultivé, sensible, a fini, victime de son solipsisme aigu (du latin solus – seul et ipse – soi-même, conception selon laquelle le moi constitue la seule réalité existante) par devenir complètement con.
A penser tout en glop pas glop, à voir de l’antisémitisme partout c’est-à-dire au final dangereusement nulle part, à considérer ainsi que tout le monde quasiment (Noam Chomsky, Michel Onfray, Bernard Langlois, Charles De Gaulle, Daniel Mermet, Edgar Morin, Renaud, Raymond Barre, Ronnie Brauman, Pascal Boniface, Olivier Besancenot, José Bové, Hugo Chavez, Jimmy Carter, l’abbé Pierre, les verts, les roses, les rouges…) est antisémite et donc au final plus personne, bref à considérer par réflexe que quand un moustique vous pique il est forcément judéophobe, il devient urgent de consulter.
Dénoncer tout le monde tout le temps jusqu’à épuiser le concept même, ne finit par rendre service ni au combat que l’on mène, ni à l’idée que l’on défend, ni à la communauté qu’on croit protéger ( à peu prés aussi débile que de voir des complots judéo-maçoniques partout)
L’obsessionnel Finkielkrault donc, qui finira en maison de repos et c’est ce qu’il peut lui arriver de plus paisible, voit tout en marteau, pense comme un clou.
Le manque d’humour et de distance est la tragédie de la pensée humaine et finalement une marque indélébile de connerie complaisante et particulièrement chez les éminents intellos qui savent beaucoup et sentent peu.
J’ai eu le loisir ( loisir c’est beaucoup dire) de croiser l’ami Finkie à un réveillon de France culture à l’hôtel Lutétia (ils ne s’emmerdent pas à Radio France)
Arrivé un peu tard je n’ eus que le temps de me jeter sur la dernière bouteille de champagne pour décoincer mon insociabilité un tantinet maladive et festoyer aimablement.
Au milieu de la fiesta joyeuse et de la « nuit magnétique », entre cotillons et rumba (c’est une image y’a pas de cotillons à France culture) un seul invité était assis, seul, taciturne, la tête entre les mains à s’introspecter gravement : Notre Finkie tout en drame.
Au-delà de la sympathie que son attitude pouvait m’inspirer (sombre au milieu de la liesse) je me suis dit un instant, ce type s’aggrave méchamment.
Je sais bien qu’il est des traumatismes douloureux et pesants mais j’ai assez de copains ‘feujs’ pour savoir qu’ils ne se trimballent pas tous la Shoah en permanence dans leur sac à dos et arrivent assez aisément à s’intéresser aux autres et aux vivants (et plutôt frénétiquement pour certains)
Bref s’il en est encore temps un conseil amical à Finkie : Respire et sors nous la clef à molette !!!
Cela dit dans le registre obsessionnel il n’est pas le seul et quand je regarde les 31 notes écrites à ce jour sur mon blog, je me demande un brin anxieux s’il y en a seulement une seule qui ne fait pas allusion à un certain Sarkoléon et je me dis que m’obnubiler ainsi n’est pas bon pour mes neurones.
Commencerais- je moi aussi à penser comme un clou ?…
L’heure de l’autocritique ayant sonné, il me revient comme en boomerang ce conseil éclairé d’un formateur en pilotage sur glace pour VRP en goguette, station Campanile :
– Plus vous fixez votre attention sur l’obstacle plus vous êtes certain de finir dedans –
A faire du Nabot (y compris dans ce texte encore, décidément on n’y échappe pas) le centre obsessionnel de mes préoccupations, ne serais-je pas en train de devenir aussi con que Finkie ?
A bloguer entre blogueurs convaincus (les blogueurs anti Sarko parlent aux blogueurs pro Ségo) ne verserions-nous pas dans une forme d’endogamie (mariage au sein d’une même famille) propice au défoulement narcissique général et vital pour notre santé mentale mais fort stérile au demeurant.
A faire de cet enjeu présidentiel un référendum pour ou contre, à mettre en permanence le personnage vulgaire au centre du jeu médiatique et politique, à rejeter les autres dans des rôles de figurants ou de deuxième emploi ne faisons nous pas le jeu de l’égotiste fou ? (parlez- moi de moi en bien en mal…)
Je sais bien (et après je vous lâche avec mes citations) – que la vérité , c’est ce qui est vrai pour soi – (Bouddha) mais changer d’angle, décaler le regard, nous aérer un peu, me, nous, ferait sûrement le plus grand bien. Car cette consanguinité finit par appauvrir la pensée et le combat lui-même à peu prés aussi sûrement que la bande des néo-cons atlantistes et sionistes du – meilleur des mondes – finissent par penser tout en rond jusqu’à sentir le renfermé, d’autant que leurs contradicteurs sont en général proscrits des débats et médias.
Bref à voir tout par le même filtre, on finit par tout occulter et à s’exciter sur le non-évênement de la gare du nord et son exploitation (j’y suis passé le matin, aucune trace de rien) on finit par nourrir le discours tout pourri de l’autre onaniste du nombril.
Donc promis, juré craché, aujourd’hui, merci Afflelou je chausse la deuxième paire et je regarde en rose. Quand même pas finir dans le décor comme Finkie, à enfoncer des clous comme des portes ouvertes.
et au moment précis où mon imprimante sans malice me signale
un bourrage papier au niveau de la fente
Je pose le marteau, je fouille dans la boîte à outils…tiens un tournevis…
Suffisait d’y penser.
tgb
De méchants connards viennent de profaner à Lille des tombes juives. Provoc, manip…? Tout ce qu’il faut en tout cas pour souffler sur les braises, nourrir les haines et les paranos en cette période électorale… spirale infernale et surenchère nauséabonde…

NationaZisme


Le Monde – 26 mars – A propos du match France – Lituanie de samedi dernier :
« …Du déplacement en Lituanie restera aussi une indigne banderole déployée pendant les hymnes par des supporteurs lituaniens. Sur un drap de dix mètres de large et de vingt de hauteur, il était écrit en français : « Bienvenue en Europe ». Mais la carte dessinée représentait le continent africain barré du drapeau français. Une allusion directe à la couleur de peau des Bleus. Une détestable référence aux discours xénophobes et racistes de certains leaders de l’extrême droite européenne. «
Ce commentaire du journal Le Monde m’inspire un certain nombre de remarques (16 exactement) :
1) Que juste après l’exécution des hymnes nationaux par une fanfare militaire, des supporters deviennent cons, belliqueux et haineux, on le sait.
2) Que des supporters lituaniens du haut des tribunes exhibant cette ignoble banderole (tifo) se soient crus désopilants (attention humour lituanien), qu’ils aient cherché (subtilement) à déstabiliser l’équipe de France ou qu’ils aient adressé un message signifiant la supériorité du blanc sur le noir, on pouvait s’en douter. On connaît le passé nazi de la Lituanie, (engagement massif des Lituaniens dans la Waffen SS) on connaît le passé raciste et antisémite de la Lituanie (son importante communauté juive a été décimée lors de la dernière guerre).
3) Que les supporters en général, du football en particulier, se shootent à l’hystérie collective et totalitaire, s’enivrent de violence primaire, de chauvinisme à la bière et se laissent aller aux pulsions crétines, aux saluts fascistes, aux cris de singes, et autres finesses de cet acabit on sait également. Phénomène groupal bien connu, hooliganisme étudié. Admettons que ces formes de transes servent d’exorcismes et d’expulsion du pire…
4) Que la compétition est un substitut à la guerre, un exutoire de l’agressivité et un prolongement de nos conflits ataviques (ah les matchs France Angleterre de rugby !!!) on suppute. Mieux vaut ces simulacres sans doute que de repartir en vrai pour une nouvelle guerre de cent ans…
5) Que le sport c’est l’opium du peuple (Lénine)…que pendant qu’on regarde les finales à la télé le visage peinturluré en cocarde BBR avec crête de coq sur la tête et maillot de Zizou sur le dos, les gouvernements passent en loucedé leurs réformes les plus impopulaires, on sait encore.
6) Que le langage du supporter exalté est d’une syntaxe affligeante, qu’elle se nourrit de 12 mots de vocabulaire – on va gagner – aux chiottes l’arbitre – ohhhhhenculé – on sait tout autant.
7) Que nos médias en général et le monde vespéral en particulier appelle justement un chat un chat et le racisme du racisme quand il s’agit de Lituaniens et qu’ils sont beaucoup plus indulgents avec un Georges Frêche ou un Alain Finkielkrault (l’honneur de l’intelligence française, je vous le rappelle, dixit un enfin tout nouvel ancien ministre de l’intérieur– l’équipe de France black black black … risée de l’Europe) qui vomissent leur haine xénophobe dans des médias aux pudeurs pleine de mansuétude et nomment ces saloperies « dérapages « on sait aussi.
8) Que l’on assiste un peu partout dans le monde à une poussée des nationalismes décomplexés, engendrés sans doute par un phénomène de mondialisation sauvage et déréglementé– plus le monde est grand ouvert plus on est petit fermé – on ne le sait que trop.
9) Que l’Europe de Maastricht et sa constitution libérale privilégie les mouvements de capitaux, sur les mouvements des hommes, l’argent sur les gens, à faire du plombier polonais notre adversaire économique, on est bien placé pour le savoir.
10) Qu’en ces temps réactionnaires et néo-féodaux où la lepénisation des esprits ne rampe plus mais parade franchement, certains candidats à la présidentielle, nez sur les sondages, dans une campagne électorale décidément fort nauséeuse, démago et populiste, exaltent le nationalisme racoleur à coups de slogans simplistes et réducteurs, de marseillaise par ci, de drapeau tricolore par là, de ministère de l’identité française et de l’immigration, on ne sait que ça.
11) Que pour diriger les masses, il faut les diviser, jouer les uns contre les autres, miser sur les peurs, flatter les bas instincts, la connerie plutôt que l’intelligence, faire appel au soi disant bon sens populaire prés de chez vous, nourrir les préjugés, caresser dans le sens du mauvais poil, on l’a toujours su.
12) Que si on appliquait la discrimination positive, il nous faudrait imposer un quotas de blancs à l’équipe de France de foot, pour faire propre et couleur locale, alors qu’un entraîneur je suppose, compose son équipe en choisissant tout simplement les meilleurs, on subodore.
13) Que je veux bien chanter la marseillaise le 14 juillet et agiter mon drapeau le soir de la finale mais pas plus, que je n’ai pas honte d’être français mais que je n’en suis pas spécialement fier non plus, vous ne le saviez peut-être pas mais maintenant si.
14) Que l’exacerbation du patriotisme finit toujours par le nationaZisme qui constitue essentiellement à foutre sur la gueule de l’autre, on a su mais on a tendance hélas à l’oublier.
15) Que le sport est un spectacle pourri par le fric, la dope, la triche et instrumentalisé par les pouvoirs qui en font une arme politique et une démonstration de puissance, si on ne le sait pas les JO de Pekin vont méchamment nous le démontrer.
16) Que « quand les drapeaux sont déployés toute l’intelligence est dans la trompette « (Stefan Zweig)
On vient une fois encore de le constater.
tgb