Le blues des castors

Ils avaient héroïquement fait don de leurs corps bulletin au jupitérien Macron, construisant un féroce barrage contre le péril brun qui menaçait de submerger la France en ce dimanche d’avril, non sans avoir préalablement mis en échec le dictateur bolivarien mangeur d’enfants qui risquait d’abreuver d’un sang impur nos sillons.

Ouf ! La patrie était sauvée. On pouvait ranger le FN dans le tiroir de la commode (très commode) au fond du cellier à droite et se rendormir tranquille pour un quinquennat.

Le propre du castor étant de se prendre pour le Jean Moulin de la signature une fois tous les 5ans par hygiène de conscience, pour mieux collaborer ensuite.

Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes libres et non faussés.

Les petits kapos du capital pouvaient continuer à nourrir le syndrome du larbin à la becquée et contribuer à envoyer au parlement quelques centaines de députés en ordre de marche.

Sauf que les castors ont beau aimer avaler des couleuvres, faut pas trop abuser du boa. Ils ont leur petite fierté. Bien que la vocation des castors soit de préserver le système pour mieux vivre du système en le dénonçant, ils ont des états d’âme.

Il ont leur dignité.

S’ils ne se font pas trop prier pour préférer le racisme d’état

au racisme cra cra

il est des jours où même les plus purs d’entre eux ont des renvois d’humanisme scrupuleux.

Ainsi, de l’instauration à venir de l’état d’urgence permanent, de la destruction des conquis sociaux, de la guerre aux migrants ou du renouvellement moderne du conflit d’intérêt récurrent

Encore un peu et on finirait même par rencontrer des castors notoires pour trouver qu’à 1200 euros par mois on n’est pas forcément un retraité privilégié.

Mais après tout les pauvres n’avaient qu’à devenir milliardaires.

tgb

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Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

2 commentaires sur « Le blues des castors »

  1. Voilà comment des trouducs qui sont juste le fils de leurs pères deviennent des prescripteurs d’opinion avec un vernis humanitaire qui les nourrit. Oui !Je suis vénère!

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