La duplicité des choses

Kubrick nous avait prévenu, depuis que Hall 9000 (simple ordinateur de son état) dans 2001 l’Odyssée de l’espace, avait pris le contrôle de la navette spatiale, que Deep Blue, son frère cadet, avait mis une pâtée aux échecs à Kasparov, les objets inanimés avaient donc une âme.

Valait mieux pas les vexer.

On s’en doutait déjà, tandis que les platanes traversaient hors des clous pour mieux emplafonner les conducteurs du dimanche et que les machines à laver fort susceptibles pour peu qu’on leur parle sèchement, s’évertuent par vengeance à inonder la salle de bain exprès.

On en avait enfin la preuve, alors que les seringues folles profitant du sommeil des justes, lardaient à l’insu de son plein gré, le cul vérolé de Virenque. (Son avocat laborieux d’ailleurs fut par la suite quelque peu instrumentalisé par Jean Marine Lepen mais c’est une autre histoire).

Oui à force de marchandiser la femme, de chosifier le bonhomme, de mettre les bébés en pourcentage (2,1% d’enfant par femme) à force d’humaniser l’entreprise, de déshumaniser ses salariés, de rassurer les marchés en rentabilisant les gens, à réifier les sentiments, à personnifier la matière, fallait bien que ça arrive :

Buisson victime d’un dictaphone intelligent : les machines contre attaquent.

Et tandis que le non-minable Copé, déjà victime d’une tentative de noyade par une piscine étrangère, était littéralement agressé par une horde de petits pains au chocolat à poils et surfacturés, Sarko, souffre douleur de son téléphone portable était physiquement menacé par une nouvelle affaire, alors que trafics d’influence insidieux et autres corruptions sournoises tapis dans l’ombre attendaient leur heure pour violenter sauvagement de l’homme politique.

Après que Dassault fut victime d’argent liquide échappé de sa poche, que des évadés fiscaux célèbres subirent la rouerie de comptes suisses s’alimentant tout seuls, c’est maintenant au tour du Juge Azibert, informateur à ses heures d’être la proie d’un perfide escalier.

Doit-on céder à la psychose ?

En tout cas, on ne se méfiera jamais assez de la fourberie des objets malfaisants, pots belges, pots de vin, pots aux roses, tandis que mon écran commence à me regarder d’un sale œil.

Non, nul ripoux, nulle racaille, nulle canaille, nulle association de malfaiteurs encravatés à l’impunité joyeuse et revendiquée ici, pas plus d’un nettoyage par le vide d’un système putréfié, espérant son Deus ex Machina, juste d’honnêtes citoyens, victimes acharnées de la tyrannie des choses, de l’intelligence artificielle, tandis que la connerie en cette pantomime, reste naturellement humaine.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

10 commentaires sur « La duplicité des choses »

  1. Et que dire des ordinateurs qui, à l’insu de l’appareil situé entre le clavier et le dossier du siège, racontent pis que pendre sur le contenu de cet appareil. Contenu pas toujours ragoûtant, il est vrai.
    Il arrive même que certains de ces appareils soient qualifiés  » d’humains  » : mais ce n’est pas la généralité. Il arrive même que rue Affre, il y ait plus  » d’humains  » qu’ailleurs. Ce serait une bonne nouvelle. Cela éviterait de sortir par ce soleil, avec une lanterne, pour en chercher.

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  2. Sarkozy, alias Paul Bismuth. Ledit Paul, paisible citoyen qui apprécie moyennement l’usurpation d’identité !!! Sa surprise courroucée pourrait venir du fait qu’il n’habite pas en France. Moi, plus grand chose ne me surprend. Je veux dire, dans le registre habituel de l’ex.

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  3. Mais comment font ils pour tomber encore et encore, toujours plus bas, ils semblent defier les lois de la pesanteur ,leur passif est si lourd qu’il creve le plancher de la realité! gaffe le trou noir est pour bientot…

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  4. A l’instar de Frank Ribéry (qui a lui des excuses)je dirais que nos politiques ont « doublé par cinq » leurs conneries.

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