Le gros bide du vide ou le trop plein du rien

Ainsi donc, les trois coups marketing de la rentrée littéraire ayant fait un gros flop du bide, la ventripotence éditoriale germanopratine se trouva fort dépourvue quand, après l’à valoir fort dispendieux et pas remboursable dépensé, le pilon hivernal fut venu.

Au pilon donc l’œuvre titanesque de deux génies du siècle, en leur correspondance webienne autant supermarketé que fétatoire :

les péripéties acidaminées de quelques aigreurs stomacales d’un certain Michel O en sa parka customisée, mixées aux bouleversantes flatulences conscientisées d’un Bernard Henri L. en sa blanche chemise échancrée.

(par déontologie et pour ne pas nuire à une carrière audacieuse, nous protégerons ici leur anonymat)

Pourtant ces deux lucidités du siècle (mais lequel ?) éclairant de leurs lumières nos obscurités contemporaines et se prenant légitimement pour Baudelaire et Hugo (quand même le minimum) confrontés à leur « insupportable » célébrité, à leur « insoutenable » opulence et aux ignobles éloges d’une cabale médiatique unanime et comploteuse en hommages surtartinés, nous rappellent avec urgence leurs conditions évidentes d’ :

Ecrivains maudits.

Flop.

600 000 euros d’à valoir à peine…
pour trente mille exemplaires…

ça fait cher du bouillon ( du bRouillon comme dit ZGUR)

Flop également les amours contrariées d’une androgyne masturbatrice de nombril et d’un rappeur de joint fiscalisé Sarko
Oui flop pour  l’impossible et sublime enculade à sec d’une Christine A.  trop serrée de l’œillet et d’un Doc G. trop mou de la dread.

250 000 euros d’avance
pour 20 000 exemplaires :
ça fait cher la vaseline

FLop encore l’opus en jalousie de l’animatrice chef de l’atelier « Gang-bang et art plastique », l’incontournable Catherine M. qui pour quelques 15 000 rondelles ne touchera qu’à peine 500 000 euros.

cher de la tranche.

De là à considérer qu’en ces temps où soudain on redécouvre par le joyeux Nobel, Un pur de vrai de chez Ecrivain nommé Le Clézio, tatoué au sang d’encre, les quinzaines commerciales du conditionné sous-vide à consommer en 4éme de couverture et (facultatif) à lire entre les lignes sentent trop le faisandé…

Et que l’on retrouve très prochainement les trois flops en pack comme autant de rouleaux de PQ… dont 1 gratuit

lequel ?

En tout cas, si en ces mois de crise, le survendu, le prévendu et le vendu tout court ne semblent plus faire recette, il se pourrait bien que le carton littéraire de la rentrée provienne de l’excellentissime maison d’édition « la fabrique », de l’ irremplaçable Ecrivain Editeur, Eric Hazan.

Opuscule au titre prometteur et un poil lubrique de :

« L’insurrection qui vient »

mais quand ? (c’est moi qui souligne)

Quelques années de prison pour l’auteur
Pour quelques centaines d’exemplaires

Rapport qualité prix : the bonne affaire.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

5 commentaires sur « Le gros bide du vide ou le trop plein du rien »

  1. « ça fait cher du bouillon »
    Ça fait cher du bRouillon, oui !
    J’imagine la tête des banquiers des éditeurs impécunieux qui va les traiter de petits joueurs et les envoyer bouler faute de (mort à) crédit.
    Arf !
    Zgur

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  2. Bigre Tgb, c’est du bouillon de truffes !
    J’ai assisté à leur show sur Canal + pour la promotion de leur « hors d’oeuvre » à ce couple improbable. Lorsque tu les cpmpares à Baudelaire et Victor Hugo, j’ai l’impression que ces modestes écrivains trouvent le parallèle un peu trop restreint…
    ;-))

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