Autodestruction à crédit

  » La croissance pour le bien de la croissance est l’idéologie de la cellule cancéreuse » Edward Abbey 

J’aime beaucoup cette photo si si, du genre allégorique ; le capitalisme se faisant dessus, enseveli en son triomphe, façon sépulture.

Aussi beau, aussi clairvoyant que du Alain Minc c’est dire : « Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c’est de là que vient le progrès. »

Et c’est vrai que question mouvement, du geste pour le geste, de la productivité pour produire et du fric se nourrissant de fric pour faire plus de fric, paradigme de la vache folle, ça a tout de du syndrome suicidaire de l’île de Pâques, ou de Nauru.

S’exploiter soi-même jusqu’à en crever et après on avise.

Lénine disait : « les capitalistes nous vendront jusqu’à la corde pour les pendre« 

Il n’avait pas prévu que ce serait à crédit.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

17 commentaires sur « Autodestruction à crédit »

  1. m’étonnerait quand même qu’il ignore mon existence – côté blogo, depuis le temps, je fais partie des meubles – y’en a quelques uns comme ça que j’aime beaucoup et qui me snobent je sais pas trop pourquoi

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  2. Aussi beau, aussi clairvoyant que du Alain Minc c’est dire : « Le capitalisme est un pari sur le mouvement : c’est de là que vient le progrès. »
    Ben voui mais c’est un poète cet homme la aussi !

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  3. Lenine l’avait d’autant mieux prévu qu’en lecteur attentif de Marx (la phrase que tu cites est un commentaire direct de Marx, où Lenine évoquait si mon souvenir est bon l’avant-dernier capitaliste qui vendrait la corde pour pendre le dernier), il avait naturellement à l’esprit le texte « canonique » de Marx ( livre premier du Capital) :
    « La dette publique, en d’autres termes l’aliénation de l’État, qu’il soit despotique, constitutionnel ou républicain, marque de son empreinte l’ère capitaliste. La seule partie de la soi-disant richesse nationale qui entre réellement dans la possession collective des peuples modernes, c’est leur dette publique . Il n’y a donc pas à s’étonner de la doctrine moderne que plus un peuple s’endette, plus il s’enrichit. Le crédit public, voilà le credo du capital. Aussi le manque de foi en la dette publique vient-il, dès l’incubation de celle-ci, prendre la place du péché contre le Saint-Esprit, jadis le seul impardonnable .
    La dette publique opère comme un des agents les plus énergiques de l’accumulation primitive. Par un coup de baguette, elle doue l’argent improductif de la vertu reproductive et le convertit ainsi en capital, sans qu’il ait pour cela à subir les risques, les troubles inséparables de son emploi industriel et même de l’usure privée. Les créditeurs publics, à vrai dire, ne donnent rien, car leur principal, métamorphosé en effets publics d’un transfert facile, continue à fonctionner entre leurs mains comme autant de numéraire. Mais, à part la classe de rentiers oisifs ainsi créée, à part la fortune improvisée des financiers intermédiaires entre le gouvernement et la nation – de même que celle des traitants, marchands, manufacturiers particuliers, auxquels une bonne partie de tout emprunt rend le service d’un capital tombé du ciel – la dette publique a donné le branle aux sociétés par actions, au commerce de toute sorte de papiers négociables, aux opérations aléatoires, à l’agiotage, en somme, aux jeux de bourse et à la bancocratie moderne. »

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  4. D’ailleurs une de ses premières décisions quand il prend le pouvoir est de récuser la dette russe ( le fameux « emprunt russe » de nos (arrière)grand-mères ).
    Suivez mon regard…

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  5. @rushes.infos – merci donc de le rediffuser
    @urbain – ahhhh citer Lenine ou Marx, meilleure façon de faire sortir l’ami Dominique de sa réserve et de parfaire sa culture Marxiste Léniniste 🙂

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