Rien à la télé

Nan nan nan, je le dis comme je le pense : marre des multi rediffusions jusqu’à l’écoeurement, des programmes sur programmés, des « films cultes » assurant un audimat pas cher durant les fêtes – le père Noël est une ordure – la grande vadrouille – les Bronzés – Sissi

Impératrice…, des soirées télégéniques si peu hygiéniques mais à répétition.

Marre des remakes paresseux

Marre des scénars indigents

Marre des mêmes tronches cabotines qui squattent nos mêmes plateaux repas .

Le genre : un beauf un peu con, sensé représenter la France moyenne, servant de faire valoir à un tueur né dont l’objectif (et l’on devine d’avance qu’il n’y parviendra pas) est d’atteindre sa cible…

Pffffffffff…

On connaît la recette, l’affligeante dramaturgie .

On sait d’avance les dialogues téléphonés.

On sature d’entrée au numéro éculé de l’auguste et du clown blanc ou chacun en miroir se retrouve être le révélateur de l’autre, tout à surjouer des situations factices, conçues pour que le comédien principal en mal d’inspiration puisse se pignoler en gros plan, tandis que les seconds rôles ravalés à de la figuration à peine intelligente, finissent par se fondre dans un dispositif scénique parfaitement tartignolle.

Cette sorte de complicité faussement contrariée où l’antagonisme navrant n’est qu’un prétexte grossier à la connivence et au marketing. Collusion plutôt que collision.

Nan nan nan…je ne regarderai pas.

Déjà au premier visionnage, c’était plutôt raté, on ne pouvait s’empêcher de comparer avec les grands prédécesseurs. On ne retrouvait ni l’implacable mécanique, ni la force de conviction, ni même le rythme ou l’originalité du dialogue. A la deuxième vision ça devenait franchement pénible tant on avait repéré les grosses ficelles foireuses, les ressorts rouillés et ramollos d’un comique assisté. Au troisième visionnage, ça devient insupportable, les effets à la truelle ne faisant plus illusion et ne masquant pas un manque évident de créativité.

C’est donc sur Canal + cinéma qu’on ose nous refourguer encore et pour la enième fois « l’emmerdeur » ce navet revisité façon Veber Berry Timsit, triste copie poussive de l’excellent Opus éponyme d’Edouard Molinaro, avec les irremplaçables Brel et Ventura tout à leur délicieuse confrontation.

Pour résumer donc par un dicton ce triste lundi soir de janvier 25ême jour du mois

Oualou à la télé : James Ellroy au chevet.

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

6 commentaires sur « Rien à la télé »

  1. Je suis bien d’accord, ne regardez pas TF1 d’ailleurs, ils n’auront pas de défection eux, ils n’ont invité que des partisans et un épouvantail syndicaliste censé s’agiter mais que les réponses du Président colleront au mur …

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  2. merci pour l’info cui cui – c’est bien ça je savais même pas que ça existait mais nooooooooooooooooooon je ne suis pas le blog du moment je suis le blog de tout le temps 🙂

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