Sarkozy ment, Sarkozy est allemand (mais le 16)

Donc, le mythomane président n’était pas dans la face nord du mur de Berlin avec son piolet de chez casto à enfourcher l’histoire le 9 novembre, mais le 16 comme tous les couillons de touristes lambda.

Les faits sont établis, l’affaire  est entendue :
Sarkozy ment, Sarkozy était bien allemand, mais à retardement.
(pas très réactif sur le coup en fait)

Fondamentalement qu’il ait été là ou ailleurs, ce jour-là ou un autre, on s’en contrebalance, d’autant que pendant le buzz, les travaux continuent.

On privatise la poste, on taxe les accidentés du travail, on oublie de faire le bilan d’un mi-mandat foireux.

Pourtant il est symptomatique de constater l’étrange tendance pathologique de Fanfaron 1er, à toujours en rajouter une couche, à toujours (se) nous la raconter-moi je, à systématiquement tirer la couverture (des journaux)  à lui,  à toujours se hisser sur la pointe de ses ergots, en petit coq prétentieux, pour imposer sa crête d’ahuri gominé, retouchée sur la photo.

Et de se donner une mention à un bac laborieux
Et de se choisir des plus petits que lui pour se sentir plus grand
Et de se stopper les Russes d’un seul regard Poutinien en Georgie
Et de se libérer à la OSS117, les infirmières roumaines en Lybie
Et de se moraliser le capitalisme d’un claquement de doigt hop là…

C’est plus fort que lui, tout à son story telling, faut qu’il  se la pète, qu’il se la ramène, qu’il se vante du col, dans une politique survendue du tout à l’esbroufe.

Sauf que, et c’est nouveau, certains journalistes commencent à faire leur boulot.

Sauf que, échaudés, les blogueurs qui parlent aux blogueurs , se méfiant pour le moins de l’arracheur de dents (de lait) vérifient les infos.
Sauf que, à chaque fois que le bonimenteur nous (se) la raconte, il se fait chopper les doigts dans le pot de déconfiture.
Sauf que, même si sur ce coup-là, l’embrouille paraît dérisoire, on imagine les enfumades sur les faits essentiels.
Sauf que, et c’est une manie assez immature, plutôt que de corriger le tir et de s’ écraser platement, (après tout on peut se tromper) le petit capricieux insiste lourdement, jusqu’à vouloir avoir raison na ! jusqu’à imposer à ses sbires et larbins de piètres parjures.

Pour quelqu’un qui n’a pour seul talent que sa tchatche de VRP et sa com de spin doctor, le fait que son discours soit à ce point décrédibilisé et inaudible est un véritable tournant.

Le roitelet est nu. Et c’est pas beau à voir.

Entre l’appel du 18 juin qui fait l’histoire et la pioche du 9 16 novembre qui nous en raconte une, comme un sacré problème d’envergure.

Tandis que le géant écrit l’histoire, le nabot la contrefait.
La marque et sa contrefaçon.

Et si finalement, ce laborieux prétendant à la postérité historique, au prix Nabot de la paix, qui ne sait pas plus orthographier le prénom d’Obama au soir des félicitations, qu’endosser le costume trop grand pour lui d’un JFK modélisé, jusqu’à boire le bouillon Berlinois, n’était définitivement  qu’une simple et ridicule anecdote ?

tgb

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

9 commentaires sur « Sarkozy ment, Sarkozy est allemand (mais le 16) »

  1. Et de plus les 39% d’électeurs sarkozystes, qui ne se fient qu’au journal de TF1, ne sont pas au courant de la supercherie.

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  2. Yeah, ça c’est envoyé.
    Il restera dans l’histoire comme un petit président médiocre et egocentrique, l’histoire érodera son bilan artificiellement bon, préfabriqué à l’UMP par des gros fayots unicellulaires.

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