Prise d’otage à l’hôpital de Nancy

C’est donc en début de matinée, mardi 12 mai, qu’un forcené se retranchait dans le CHU de Nancy, prenant en otage tout le personnel hospitalier, menaçant de faire sauter avec des explosifs cachés dans les talonnettes de ses chaussures, l’hôpital public.

Très vite, un dispositif policier impressionnant mettait en place une zone sécurisée de 400 mètres autour du CHU, tandis que des tireurs d’élite du GIGN prenaient position sur les toits alentours.

C’est ainsi que durant toute la journée que devait durer la prise d’otage spectaculaire, la ville de Nancy devenait un véritable camp retranché, quadrillé par les forces de l’ordre.

Un dangereux récidiviste

L’individu, sous l’emprise de susbtances illicites probablement, un homme de petite taille, très agité, au comportement agressif et ne jouissant visiblement pas de toutes ses facultés mentales semblait en revanche particulièrement déterminé dans son entreprise criminelle.

Rapidement identifié, Nicolas S., s’avérait être un dangereux récidiviste étant par deux fois au moins à Saint Quentin et à Nîmes, à l’origine de graves troubles à l’ordre public.

On ne peut que s’étonner d’ailleurs, malgré toutes les lois sécuritaires justement votées, que cet individu, multi-récidiviste en liberté conditionnelle, ait pu bénéficier de la part d’une justice trop laxiste, d’un régime de faveur.

Des revendications confuses

Le preneur d’otage, selon certaines sources autorisées, n’aurait pas réclamé de rançon, mais fait part d’exigences pour le moins délirantes :

– la moralisation du capitalisme
– la privatisation du secteur hospitalier
– la présence de la chanteuse Shiva (??) Bruni (voir photo) pour un concert privé
– L ‘adoption immédiate de la loi hadopi
– Un air force One pour fuir à l’étranger

Très vite des négociations s’engageaient.

Dans une déclaration, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, se disait prête à faire « des gestes d’ouverture » et cédait rapidement au chantage du déséquilibré, sur la loi hadopi en guise d’apaisement.

Après d’âpres négociations, le forcené libérait une partie de ses otages avant de se retrancher à nouveau dans un gymnase occupé par des centaines de personnes du troisième âge, réunis à l’occasion d’un congrès sur l’Alzheimer.

On craint d’ailleurs, durant quelques minutes, que Mme Juliette Gréco, ainsi que Messieurs Pierre Arditi, Maxime Le Forestier et Michel Piccoli firent partie de l’assistance.

Un démenti rapide nous rassurait enfin.

Un heureux dénouement

C’est seulement en début de soirée, que, suite à l’appel bouleversant et persuasif de la chanteuse Carla Bruni, le forcené, très éprouvé psychologiquement, se rendait aux forces de police et était rapidement évacué vers un lieu tenu secret. Vraisemblablement un établissement spécialisé.

Un dénouement pour le moins miraculeux cette fois çi. Mais faut-il le répéter encore, combien de drames comme celui çi, avant que ce genre d’individu soit définitivement mis hors d’état de nuire.

Pour le Fogaro notre reporter à Nancy

tgb

photo titre ; skalpa

Publié par rueaffre2

TG.Bertin - formation de philo - consultant en com - chargé de cours à Paris 4 - Sorbonne - Auteur Dilettante, électron libre et mauvais esprit.

15 commentaires sur « Prise d’otage à l’hôpital de Nancy »

  1. @ claobella – c’est le jeu même du pastiche
    @ yelrah – par expérience je cherche le jeu de mot la contrepétrie je sèche y’en a peut être pas

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  2. Bravo, une fois de plus…
    Le fort sonné est aussi atteint (voire 3ème (et étrange) photo) d’une maladie très rare, mais très dangereuse, proche de l’anthropophagie : le sandwich vivant qui consiste à prendre en sandwich un otage avec sa compagne…

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  3. @ jules « le fort sonné » 🙂 – ben oui à force de retoucher les photos pour produire du mièvre électoral ça finit par faire de la monstruosité génétique
    @ yelrah – hola camarade j’aurai pas trouvé tout seul – faut admettre que c’est pas ta meilleure hihihi – un poil tirée par les cheveux quand même

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  4. Ben les cheveux et moi, c’est de l’histoire préh…euh lointaine, alors…
    C’est pas un truc comme la came qu’elle a chanté ?
    la came coupe de la réalité,
    la came isole, c’est Sarkompatible .

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  5. Eheh…
    Il me semble que le sort fait à ce preneur d’otage devrait être celui qu’il a réservé à Human Bomb. Ce ne serait que justice, non ?

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  6. je me souviens d’ailleurs d’un texte de mr Val (je ne sais plus où c’est si loin) où il se foutait de la g. de son nouveau patron à propos de son rôle dans la prise d’otage d’Human Bomb – c’etait une époque ou mr le directeur de Rance Inter avait encore un peu d’humour et d’intégrité. Il ne faisait pas encore semblant de se prendre pour une conscience.

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  7. Excellent ! (Mais affolant).
    Suite probable : L’établissement spécialisé est complet, suite à la création de cellules d’observations de délinquance pour enfants de trois ans et donc cet individu a été relâché pour des questions de rentabilité.

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